Feux de forêt Au Québec et Canada

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le 26/08/2018 à 07:20

Fumée et feux de forêt : des effets à long terme sur la santé?

Publié le vendredi 24 août 2018 à 20 h 29 Mis à jour le 25 août 2018 à 11 h 11

En raison des changements climatiques, la fréquence des feux de forêt doit croître; elle touchera ainsi davantage de zones densément peuplées, comme c'est le cas actuellement en Colombie-Britannique. Les chercheurs craignent qu'une exposition répétée à la fumée ne crée des troubles chroniques de santé.

Un texte d'Étienne Leblanc, journaliste spécialisé en environnement

Les grands feux de forêt deviendront-ils « la nouvelle norme »? C'est du moins ce qu'ont affirmé récemment le gouverneur de la Californie, Jerry Brown, et le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan.

Le phénomène des feux de forêt va aller en s'accélérant, s'il faut en croire les données du dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), rattaché aux Nations unies. En Colombie-Britannique, 2018 est déjà au 4e rang des pires saisons des feux depuis le milieu du XXe siècle, 560 brasiers étant toujours actifs. De fait, depuis 1950, 4 des 10 pires années pour les feux dans cette province sont survenues depuis 2014.

À chaque fois, des populations doivent être évacuées. En raison des risques d'incendie, bien entendu, mais surtout à cause des effets de la fumée.
Vue sur une ville avec des bâtisses qu'on ne voit à peine en raison de la fumée.
La ville de Calgary recouverte d'un épais nuage de fumée en raison des feux de forêt. Photo : Justin Pennell

En quelques semaines, certaines villes comme Vancouver, Kelowna et Calgary se sont hissées au sommet du palmarès des villes de la planète ayant la pire qualité de l'air.

Dans certaines régions, la concentration des particules les plus fines a dépassé le seuil des 300 microgrammes/mètre cube, des chiffres qu'on associe plutôt à des villes comme Pékin ou Lahore. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) évalue qu'un seuil normal se situe plutôt autour de 10 microgrammes/mètre cube.
Jean Bourbeau, pneumologue à l'université McGill
Jean Bourbeau, pneumologue à l'université McGill Photo : Jean Bourbeau

Il faut être prudent dans les comparaisons parce que la composition [des polluants] peut avoir des différences, mais en termes d'ampleur, d'intensité d'exposition, oui, ça pourrait se comparer aux villes asiatiques.
Jean Bourbeau, pneumologue à l'Université McGill

Les effets à long terme sur la santé
La policière porte un masque sur son visage.
Une policière porte un masque lors des opérations d'évacuation à Fort McMurray le 8 mai 2016. Photo : Getty Images/Scott Olson

Les effets à court terme de la fumée provenant des feux de forêt sont assez bien connus des chercheurs. Les particules fines atteignent les muqueuses, ce qui provoque des irritations aux yeux, au nez et à la gorge. Les plus fines d'entre elles (quelques microns) s'attaquent au système respiratoire. Elles pénètrent dans les bronches et les poumons et induisent un processus inflammatoire qui provoque des maladies respiratoires.

Mais les effets d'une exposition répétée à la fumée, année après année, sont moins bien connus. Or, face à une éventuelle augmentation de la fréquence et de la puissance des feux de forêt, les chercheurs aimeraient en savoir plus.

Ces études [à long terme] sont très difficiles à faire. Ce sont des études longitudinales, sur des années, on doit suivre les gens pendant longtemps et il y a des coûts importants.
Jean Bourbeau, pneumologue à l'Université McGill

Il déplore le fait que les fonds de recherche privilégient trop souvent des études dont les conclusions sont plus rapides. « [Ces études] sont dispendieuses, et on n'a souvent pas la patience d'attendre les résultats », dit-il.
L'impact sur les pompiers de Fort McMurray
Des pompiers combattant l'énorme feu de forêt qui a ravagé la ville de Fort McMurray en Alberta en mai 2016.
Des pompiers combattant l'énorme feu de forêt qui a ravagé la ville de Fort McMurray en Alberta en mai 2016. Photo : Radio-Canada/Lucas Welsh

Il y a toutefois une étude en cours digne d'intérêt. L'année dernière, l'Institut de recherche en santé du Canada (IRSC) a octroyé une bourse de 500 000 $ à une équipe de chercheurs de l'Université de l'Alberta. Le but : faire le suivi de l'état de santé de 350 pompiers qui ont combattu en première ligne les grands feux de Fort McMurray en Alberta en mai 2016.

Les premiers résultats sur les pompiers qui étaient en bonne santé avant les feux sont significatifs : un pompier sur cinq montrait toujours des problèmes respiratoires un an après les événements.

L'étude menée par l'épidémiologiste Nicola Cherry se poursuivra au cours des prochaines années. La chercheuse espère étudier quelque 3500 pompiers dont la santé aurait pu être affectée par le brasier de Fort McMurray.
Dépression et anxiété

L'étude de Mme Cherry en arrive à un autre résultat étonnant : un an après les feux, un pompier sur six avait été déclaré dépressif ou aux prises avec des troubles d'anxiété.

La santé mentale des personnes qui sont victimes des feux intéresse beaucoup les chercheurs. Vincent Agyapong, professeur de psychiatrie à l'Université de l'Alberta, continue de suivre des patients de Fort McMurray quatre fois par mois.

Dans une entrevue accordée au Toronto Star cette semaine, il dit s'inquiéter du fait qu'une nouvelle saison intense de feux de forêt puisse exacerber les symptômes de stress post-traumatique chez ceux qui ont vécu une catastrophe naturelle dans le passé. L'odeur de la fumée qui flotte presque partout dans le sud de la Colombie-Britannique et de l'Alberta peut être un élément déclencheur.

Une augmentation de la récurrence des épisodes de feux de forêt est donc un facteur d'inquiétude pour la santé mentale des personnes touchées à répétition.
Un camion roule sur l'autoroute 27 dans un épais nuage de fumée près de Prince George
Un camion roule dans un épais nuage de fumée sur l'autoroute 27 près de Prince George Photo : La Presse canadienne/Darryl Dick
Santé cardiaque : fumée et « rouille artérielle »

Si les chercheurs connaissent peu les effets néfastes de la fumée des feux sur la santé en général, ils en savent de plus en plus sur un aspect précis : la santé cardiaque.

L'inflammation provoquée par les particules fines dans les voies respiratoires se transmet petit à petit à d'autres organes. Elle s'installe tranquillement dans les vaisseaux et les artères autour du coeur.

François Reeves, cardiologue d'intervention au CHUM, en fait son grand combat. Il souhaite que les autorités prennent conscience des effets de la pollution de l'air sur la santé cardiaque.

« Ces fumées toxiques induisent un stress oxydatif dans les artères, ce que j'appelle de la rouille artérielle, ça bouche les artères, dit M. Reeves. Au même titre que la fumée du tabac bouche les artères, la fumée des feux de forêt, la fumée du smog et la fumée du diesel bouchent autant, sinon plus, parce que c'est beaucoup plus toxique à court terme »
Le cardiologue, Dr François Reeves.
Le cardiologue, Dr François Reeves. Photo : Radio-Canada/Radio-Canada
Aménagement du territoire

On le note cette année en Colombie-Britannique, les feux sont proches de zones densément peuplées, ce qui exacerbe les effets sur la population. Le même phénomène survient année après année en Californie. Dans cet État américain, les autorités font l'objet de vives critiques pour avoir encouragé un développement immobilier intense dans des zones à risque pour les feux.

« C'est pas juste les feux. On le vit avec les inondations, dit Jean Bourbeau. Les solutions ne sont pas juste individuelles ou de santé publique, quand le problème arrive. On va devoir considérer la question de l'aménagement. Peut-être qu'on a pris des risques en permettant à des secteurs de se développer ».

Selon M. Bourbeau, l'aménagement du territoire devra devenir un élément central de la lutte et de l'adaptation aux changements climatiques.
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le 26/08/2018 à 07:24

De l'air plus frais pour Vancouver, mais encore beaucoup de fumée sur l'Intérieur

Publié le samedi 25 août 2018 à 22 h 29

Environnement Canada a levé son avis sur la qualité de l'air pour l'agglomération urbaine de Vancouver et l'ouest de la vallée du Fraser, mais les prévisions ne sont pas aussi favorables pour les régions de l'Intérieur de la Colombie-Britannique samedi, alors que des centaines de feux de forêt continuent de faire rage.
Radio-Canada avec La Presse canadienne

Les bulletins spéciaux sur la qualité de l'air sont maintenus dans la majeure partie de la province, à cause des concentrations élevées de particules fines causées par la fumée des incendies.

L'est de la vallée du Fraser, notamment, est toujours sous le coup d'un avis en raison d'un incendie près d'Agassiz.
Carte des régions touchées en Colombie-Britannique : toute la province est en zone grise, à l'exception d'une bande à l'extrême ouest, et la région du Grand Vancouver.
Des bulletins spéciaux sur la qualité de l'air restent en vigueur samedi pour une grande partie de la Colombie-Britannique. Photo : Environnement Canada

Des températures plus fraîches et de l'air frais du Pacifique qui souffle vers la côte ont permis un sursis dans la région du Grand Vancouver et aux alentours, mais les météorologues prévoient que les vents qui soufflent sur l’Intérieur vont continuer de propager la fumée.
La lutte se poursuit

Les autorités locales espéraient que des températures plus froides et des vents plus faibles donneraient un peu de répit, mais la situation est restée intense vendredi.

Les vents ont compliqué la lutte contre de nombreux incendies, y compris ceux au sud-ouest de Burns Lake et le long de la rive sud du lac François.

Un incendie causé par la foudre menace également un refuge d’arrière-pays populaire le long de la frontière sud.
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Le district régional d'Okanagan-Similkameen a diffusé un ordre d'évacuation vendredi pour le parc provincial Cathedral et Cathedral Lakes Lodge, à l'est du parc Manning, près de la frontière sud de la province.

Erick Thompson, agent d'information au centre des opérations d'urgence du district régional, indique que 44 personnes, y compris campeurs et employés, ont reçu l’ordre de quitter les lieux.

Le Service des feux de forêt de la Colombie-Britannique a annoncé que sept nouveaux incendies avaient été déclenchés jeudi. Vendredi, il y avait plus de 555 incendies en activité dans la province.

Environ 60 de ces brasiers étaient considérés comme des « feux d’importance », ce qui signifie qu'ils représentent une menace pour les personnes et les biens, ou sont très visibles. La plupart sont situés dans la partie sud-est de la province.

Les autorités rapportent qu'aucune nouvelle maison n'a été la proie des flammes depuis que le feu a détruit trois maisons à Lower Post, près de la frontière avec le Yukon. Une quantité infime de pluie est tombée depuis.

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le 26/08/2018 à 07:25

Feux de forêt : les refuges pour animaux évacués débordent

Publié le samedi 25 août 2018 à 17 h 29

Des bénévoles et des organismes de protection des animaux s'occupent présentement de centaines d'animaux de compagnie et de ferme qui ont été évacués en raison des feux de forêt en Colombie-Britannique.

À Prince George, plus de 60 chiens ont été inscrits auprès de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux de la Colombie-Britannique (BC-SPCA), et sont maintenant hébergés dans les locaux de l’organisme, ainsi que dans un refuge d’urgence temporaire.

La ville de Prince George et l’organisme ont travaillé de concert pour trouver un espace supplémentaire au cas où une autre vague importante de chiens arriverait.
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Sandra Datoff, une résidente de Prince George, s’est portée volontaire pour promener ces chiens. « Ils sont dans une situation très stressante ici, estime-t-elle. Mais quand on les fait sortir pour une promenade, ils sont tellement heureux. »

Mme Datoff héberge également un chat chez elle, pour aider à libérer des places dans les chenils. « Mon propre chien est un peu contrarié par tout ça, mais le chat s’intègre bien chez nous », commente-t-elle.

Les bénévoles participent à des séances d’orientation quotidiennes pour savoir comment mieux gérer les chiens en situation de stress.

Mais ce ne sont pas seulement les animaux domestiques qui sont déplacés par les incendies.
Des moutons dans un petit enclos.
Des résidents et commerces de la région de Burns Lake ont déjà donné de 1700 $ pour aider à acheter de la nourriture aux animaux évacués. Photo : Radio-Canada/Andrew Kurjata/CBC

Environ 400 moutons, chèvres, chevaux et autres animaux sont hébergés en ce moment au parc des expositions près de Burns Lake.

Les organisateurs de la foire d’automne de Lakes District ont d’ailleurs décidé d’annuler leur événement cette année, notamment en raison de la présence des animaux.

Dans la région, des résidents donnent non seulement de l'argent pour acheter de la nourriture pour les animaux, mais ils donnent aussi de leur temps pour s’en occuper.

Avec les informations de Nicole Oud, CBC

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le 26/08/2018 à 07:28

Des feux de forêt plus intenses et plus nombreux?

Publié le samedi 25 août 2018

La hausse des températures a pour effet de créer des périodes de sécheresse plus longues et plus fréquentes qui augmentent les risques d'incendie.

Comment faire face à ces nouvelles menaces?

Quelle est la spécificité des feux de forêt qui sévissent actuellement en Colombie-Britannique comparativement aux feux de printemps comme ceux de Fort McMurray en mai 2016?

Arnaud revient sur les effets des incendies, des changements climatiques et des insectes sur les forêts canadiennes avec Marc-André Parisien, scientifique basé à Edmonton au sein du Groupe de recherche sur les feux rattaché au Service canadien des forêts.

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Un dendroctone du pin hybride et résistant ravage les forêts de Jasper

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En complément

Profil du chercheur M.-A. Parisien

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le 26/08/2018 à 07:35

Les Maritimes enfumées par les feux dans l'ouest du Canada

Publié le vendredi 24 août 2018 à 21 h 09

Environnement Canada a publié un bulletin spécial sur la qualité de l'air dans les trois provinces des Maritimes vendredi. Le ciel brumeux dans plusieurs régions est dû à un panache de fumée provenant des feux dans l'ouest du Canada.

Des centaines d'incendies de forêt sévissent depuis plusieurs semaines en Colombie-Britannique. La province a même décrété l’état d’urgence le 15 août dernier.

Ces feux ont des conséquences importantes sur la qualité de l’air dans l’ouest du pays. En quelques semaines, certaines villes comme Vancouver, Kelowna et Calgary se sont hissées au sommet du palmarès des villes de la planète ayant la pire qualité de l'air.
Vue sur une ville avec des bâtisses qu'on ne voit à peine en raison de la fumée.
La ville de Calgary est recouverte d'un épais nuage de fumée mercredi matin. Photo : Justin Pennell

Il semble que cette fumée se déplace, puisque Environnement Canada a oublié un bulletin spécial pour les provinces des Maritimes.

"Un panache de fumée provenant de feux dans l'ouest du Canada se déplace à haute altitude sur les Maritimes aujourd'hui, donnant un ciel brumeux et un soleil rougeâtre", peut-on y lire. "La fumée ne devrait pas atteindre le sol ni affecter la qualité de l'air dans notre région. Le panache de fumée s'éloignera vers l'est [vendredi] soir et [durant] la nuit."
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le 27/08/2018 à 07:17

Manifestation à Burns Lake après le rejet du matériel de pompiers albertains

Publié le dimanche 26 août 2018 à 17 h 45

es manifestants se sont rassemblés à Burns Lake samedi, dans l'ouest de la Colombie-Britannique, contrariés de voir que des renforts venus de l'Alberta pour combattre les feux de forêt ont été renvoyés par la province, car leur équipement était jugé inadéquat.
Radio-Canada avec CBC

Les pompiers albertains sont arrivés à Burns Lake plus tôt cette semaine, avec des gicleurs, pompes, et tuyaux pour lutter contre les feux qui font rage au sud du village, à environ 200 kilomètres à l'ouest de Prince George.

Mais après avoir testé le matériel, le Service de lutte aux incendies de forêt de la Colombie-Britannique a déterminé que le système apporté ne serait pas approprié et ne pourrait pas, donc, être utilisé.
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Des habitants ont réagi avec colère, convaincus que le matériel aurait pu aider à la lutte aux feux dans la région. « C’est comme si nos terres et nos propriétés ne comptent pas. Il y a des ressources qui n'ont pas été déployées. C'est une perte de temps et d'argent », commente Ginger Moyah, qui a organisé la manifestation.

Les manifestants se sont d'abord rassemblés près des camions de pompiers samedi matin, puis se sont rendus devant le bureau local de lutte contre les feux de forêt.

Le groupe souhaite que les autorités revoient leur décision, précise le conseiller Charles Rensby.

« Ce que nous essayons de faire, c’est de faire pression sur le Service d’incendies, pour qu’ils réexaminent certaines des options...pour essayer de trouver un plan pour empêcher les feux de détruire les maisons », dit-il.
Pas suffisamment d'eau, disent les autorités

Les vents ont compliqué la lutte contre les feux au sud-ouest de Burns Lake, notamment les feux de Nadina, Verdun et Cheslatta Lake.

La machinerie apportée par les Albertains est un système de distribution d'eau à haute capacité, ce qui signifie qu'elle peut permettre de déplacer de grandes quantités d'eau vers les flammes.
Vue aérienne d'une forêt en feu sous un panache de fumée.
Les feux continuent de ravager les forêts de la Colombie-Britannique Photo : La Presse canadienne/BC Wildfire Services

Dans une déclaration, le Service de lutte aux incendies de forêt indique que ces engins ont besoin de « très grosses masses » d’eau, et d’un terrain plat pour fonctionner - or ces deux conditions n’étaient pas réunies.

« Dans les zones où cet équipement serait le plus efficace, les sources d’eau étaient insuffisantes, le terrain posait problème et la distance entre les structures était importante », écrit le Service dans un courriel, et ajoute être en train d'évaluer l'utilisation d'autres systèmes de distribution d'eau.

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le 28/08/2018 à 07:50

L’alerte d’évacuation est levée dans le parc national des Lacs-Waterton

Publié le lundi 27 août 2018 à 15 h 43

Le parc national des Lacs-Waterton n'est plus sous le coup d'une alerte d'évacuation. Les quelque 20 mm de pluie qui sont tombés au cours de la nuit de dimanche à lundi ont permis de ralentir suffisamment la progression du feu.

L’incendie mesure désormais près de 860 hectares, soit près de 8,6 kilomètres carrés. Il se trouve toujours entièrement du côté américain de la frontière, à l’intérieur du parc national des Glaciers.
Carte montrant la superficie du feu
Le feu demeure au sud de la frontière. Photo : Parcs Canada

Les deux hélicoptères de Parcs Canada ont déversé de l’eau dimanche sur de petits incendies qui s’étaient formés au nord du ruisseau Boundary. Dimanche, les pompiers américains ont également procédé à des brûlages préventifs pour empêcher la propagation du brasier.

Les pompiers canadiens et américains collaborent étroitement, avec des appareils volant d’un côté et de l’autre de la frontière.
Vue aérienne du ruisseau avec des panaches de fumée et des flammes d'un côté.
Les deux hélicoptères de Parcs Canada ont déversé de l’eau dimanche sur de petits incendies qui s’étaient formés au nord du ruisseau Boundary. Photo : Parcs Canada/Ryan Peruniak
Un peu d’aide de dame nature

Le temps plus frais et la pluie tombée pendant la nuit ont également contribué à ralentir la progression des flammes. Ces précipitations sont cependant insuffisantes pour véritablement diminuer la taille du brasier.
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La pluie et le temps frais ont par contre aidé à améliorer la qualité de l’air un peu partout en Alberta, notamment dans le parc national. Il n'y avait pas d'avertissement de mauvaise qualité de l’air en vigueur lundi matin. La semaine dernière avait à nouveau été marquée par plusieurs jours de fumée intense.

L’alerte d’évacuation était en vigueur depuis jeudi.

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le 28/08/2018 à 07:56

2018, l'année la plus dévastatrice pour les feux de forêt en Colombie-Britannique après 2017

Publié le lundi 27 août 2018 à 16 h 07

Un an après la pire saison de feux de forêt de l'histoire de la Colombie-Britannique, les statistiques gouvernementales indiquent que la saison 2018 prend déjà le deuxième rang, avec plus de 9450 kilomètres carrés de terres incendiées.
La Presse canadienne

Cela devrait donner lieu à un examen plus long et à des recherches plus poussées sur cette tendance, selon le responsable de l'information sur les incendies de la province, qui a vu plus de 21 000 kilomètres carrés de terres brûler au cours des deux dernières années.

Prenant la parole au Centre provincial de coordination des feux de forêt à Kamloops, Kevin Skrepnek a expliqué que les deux années avaient cependant été très différentes.
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Il a précisé qu'en 2017 les incendies les plus problématiques ont tous éclaté pendant une période de trois jours du mois de juillet, brûlant pendant des mois et se combinant avec d'autres incendies. Bien que la fusion des incendies ne soit pas rare, a expliqué M. Skrepnek, les flammes ont occupé les équipes de pompiers pendant des mois.

« Nous avons eu des centaines d'incendies au cours de cette période. Et les incidents majeurs qui ont donné lieu à des incendies massifs, les incendies de plus de 100 000 hectares qui ont brûlé essentiellement jusqu'à l'automne, se sont produits pendant cette période. »
Plus de feux en 2018, mais mieux contrôlés

En revanche, 2018 a connu près de 600 incendies de plus qu'en 2017, mais la plupart ont été plus faciles à gérer en raison des fortes pluies printanières, qui ont donné un coup de pouce aux pompiers. « Nous avons eu un mois de juin plus humide cette année, ce qui nous a certainement permis de nous en tirer », a dit M. Skrepnek.

Selon BC Wildfire Service, les feux de forêt ont brûlé plus de 12 000 kilomètres carrés en 2017 et environ 65 000 personnes ont été déplacées ou évacuées. Par ailleurs, plus de 300 structures ont été détruites par les incendies l’an dernier. Cette année, le nombre est d'environ 140. M. Skrepnek a toutefois noté que plus de la moitié d'entre elles n’étaient pas toutes des résidences ou des maisons.

« Je dirais plutôt qu'environ 50 maisons ont été détruites », a-t-il précisé.
Le nombre de déplacés encore à préciser

Susan Williams, de l'agence Emergency Management BC, a dit qu'il était trop tôt pour dire exactement combien de personnes avaient été déplacées, mais elle a souligné qu'entre le 24 et le 26 août, 5396 personnes s'étaient inscrites pour des services sociaux d'urgence.

« Tout le monde ne s'inscrit pas, et c'est notamment le cas de personnes qui ont été évacuées même si elles étaient sous alerte, il faut donc un certain temps pour comprendre les autres mombre », a expliqué Mme Williams au siège social de l'agence, près de Victoria.

Les données montrent que la province a dépensé plus de 568 millions de dollars pour lutter contre les incendies l'année dernière, et même si les données de 2018 n'ont pas encore été finalisées, M. Skrepnek prévoit que la facture s'élèvera à plus de 300 millions de dollars.

Ce sera certainement une des années les plus chères jamais vues.
Kevin Skrepnek, BC Wildfire Service

4500 personnes déployées dans la lutte contre les incendies

M. Skrepnek a dit qu'environ 4500 personnes ont été mis à l'oeuvre à travers la province par BC Wildfire Service et que son organisation étudie diverses façons d'accroître les ressources.

Les pompiers contractuels travaillant pour des entreprises forestières et de lutte contre les incendies sont toujours un élément clé des efforts de la province pour lutter contre les incendies, mais cette année, M. Skrepnek a ajouté un premier groupe d'environ 80 pompiers dits de type 2 travaillant directement pour BC Wildfire Service.

« Ce sont des pompiers contractuels, mais nous les formons et ils doivent être en meilleure forme physique que des autres sous-traitants. », a-t-il expliqué.
Le nord-ouest de la province, le secteur plus touché

Le BC Wildfire Service affirme que le Centre d'incendie du nord-ouest, situé à Smithers, en Colombie-Britannique, a été le plus occupé cette saison, luttant contre des incendies qui ont détruit environ 5400 kilomètres carrés.

C'est près de cinq fois plus que la région qui vient au deuxième rang des régions plus occupées, le Centre d'incendie de Prince George, à 370 kilomètres au sud-est de Smithers.

Avant 2017, la pire année pour les incendies de forêt en Colombie-Britannique avait été 1958.

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le 29/08/2018 à 07:10

Après deux années de feux de forêt destructeurs, le futur s'annonce difficile en C.-B.

Publié aujourd'hui à 5 h 02

Des scientifiques prédisent depuis plusieurs années que les saisons des feux de forêt risquent de devenir de plus en plus longues et destructrices en Colombie-Britannique en raison du réchauffement climatique, mais l'intensité des incendies des deux dernières années demeure surprenante pour certains experts.

« Les conditions auxquelles nous nous attendions en 2050 commencent à être observées beaucoup plus tôt que prévu », soutient le consultant en écologie de Chilliwack Robert Gray, qui se spécialise dans les enjeux liés aux feux de forêt.

Selon lui, les incendies records qui ont ravagé la Colombie-Britannique en 2017 et ceux qui continuent de faire rage cet été forceront les chercheurs à réviser les modèles servant à prédire les conditions qui favorisent les feux de forêt. « C’est extrêmement compliqué d’essayer de modéliser les changements climatiques », souligne-t-il.
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Robert Gray affirme que plusieurs éléments contribuent à aggraver la situation. D’après lui, le manque d’allumage contrôlé par les autorités et par les Premières Nations dans les dernières décennies fait en sorte que les forêts de la province sont riches en carburants ayant le potentiel d’alimenter les incendies.
L’impact des changements climatiques

Pour Mike Flannigan, professeur spécialisé en feux de forêt à l’Université de l’Alberta, ce sont les changements météorologiques qui sont principalement responsables des conditions observées en Colombie-Britannique et ailleurs au pays.

« Depuis des années, des collègues et moi-même soutenons que l’augmentation du territoire ravagé par les incendies à travers le Canada, qui a doublé depuis le début des années 70, est due aux changements climatiques causés par l’humain », dit-il.

Les températures chaudes et sèches qui ont permis aux feux de forêt de prendre de l’ampleur en Colombie-Britannique dans les deux dernières années sont dues à un corridor de haute pression, qui est demeuré au-dessus de la province pendant une grande partie de l’été, selon les météorologistes.
Un feu de forêt brûle dans une montagne à l’est de Cache Creek en Colombie-Britannique le 10 juillet 2017.
Les changements climatiques causés par les humains sont responsables de l'augmentation de l'ampleur des feux de forêt au Canada, selon le professeur Mike Flannigan. Photo : La Presse canadienne/Darryl Dyck

Mike Flannigan explique que l’air se trouvant sous ce corridor se réchauffe et s’assèche, créant les conditions idéales pour la propagation des feux de forêt lorsque la situation perdure plus d’une semaine.

D’après lui, ce phénomène météorologique est dû au réchauffement de l’Arctique, qui entraîne un affaiblissement du courant-jet polaire de l’hémisphère nord.

« Certaines recherches suggèrent qu’à cause de la fonte de l’Arctique, la côte ouest représente une zone privilégiée pour ce corridor de haute pression », soutient le professeur.

Si c’est le cas, nous risquons d’être témoins de plusieurs saisons des feux de forêt dévastatrices en Colombie-Britannique.
Mike Flannigan, professeur spécialisé en feux de forêt à l'Université de l'Alberta

Se préparer pour les années à venir

Les efforts pour réduire les émissions de gaz à effets de serre pourraient avoir des impacts à long terme, selon Robert Gray et Mike Flannigan, mais ils croient tous les deux que ces effets ne se feront sentir que dans plusieurs décennies.

En attendant, ils souhaiteraient que davantage de mesures soient mises en place, comme le nettoyage des forêts et des opérations d’allumage contrôlé. Les deux spécialistes croient également qu’il faudrait permettre aux feux de forêt de brûler librement lorsqu’aucune vie ou infrastructure ne sont menacées.

« Nous devons apprendre à vivre avec le feu, à coexister avec le feu, affirme Mike Flannigan. « Il n’y a pas d’autres solutions. »

Avec les informations de Bethany Lindsay

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le 30/08/2018 à 08:18

Feux de forêt en C.-B. : 2018, maintenant la pire saison

Publié le mercredi 29 août 2018 à 21 h 12

Le gouvernement de la Colombie-Britannique prolonge l'état d'urgence dans la province en raison des feux de forêt, qui ont maintenant brûlé plus de 12 984 kilomètres carrés de territoire, ce qui surpasse le record établi en 2017.

L’an dernier, 12 161 kilomètres carrés de la province étaient partis en flammes.
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Alors que 534 feux se consumaient toujours mercredi matin, l’état d’urgence a été repoussé jusqu’au 12 septembre. Environ 3200 personnes ont été évacuées jusqu'à maintenant en raison des feux et 21 800 autres personnes sont touchées par des alertes d'évacuation. Ces dernières pourraient devoir quitter leur domicile si la situation empire.

En 2017, 65 000 Britanno-Colombiens avaient été évacués de leur domicile.

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le 30/08/2018 à 08:44

La Saskatchewan révise son plan de lutte contre les changements climatiques

Publié le mercredi 29 août 2018 à 19 h 40

e gouvernement de la Saskatchewan a bonifié son plan de lutte contre les changements climatiques, mercredi, en annonçant de nouvelles réglementations imposées aux industries les plus polluantes de la province. Avec ces nouvelles normes, la réduction des émissions de CO2 de plus de 40 installations industrielles devrait correspondre à 10 % d'ici 2030.

Un texte d’Andréanne Apablaza

Le ministre de l’Environnement de la province, Dustin Duncan, a révélé ces nouvelles mesures, en réitérant son opposition à la taxe fédérale sur le carbone.

Selon le gouvernement, ce groupe d'installations industrielles génèrent 8,5 millions de tonnes de CO2, soit 11 % du total des émissions de la province. Ces normes ont été élaborées à la suite de consultations avec l’industrie. En réduisant les émissions de ces industries de 10 % graduellement d'ici 2030, celles de l’ensemble de la province diminueront de 1,1 %.

La province prévoit que ces nouvelles réglementations réduiront de façon cumulative les émissions de GES de 5,3 millions de tonnes, en augmentant le pourcentage de réduction du CO2 graduellement de 2019 à 2030. Les émissions provenant des secteurs de l'extraction de la potasse, du charbon et de l'uranium ainsi que celles liées à la combustion du pétrole et du gaz seront notamment réduites.

Les cibles de réduction ont été déterminées par secteur et par entreprise. Au total:
Mines (potash, charbon,uranium):5%
Fer et acier: 5%
Fabrication d’engrais: 5%
Pâtes et papier: 5%
Ethanol: 5%
Raffineries: 10%
Pétrole et gaz (combustion): 15%#rcsk
— Marie-Christine Bouillon (@MarieCBouillon) 29 août 2018

Il s’agit de la dernière mesure à s’ajouter à la stratégie de la Saskatchewan, intitulée « La résilience des Prairies : une stratégie sur le changement climatique faite en Saskatchewan », dévoilée en décembre. Ce plan annonçait l’imposition de réglementations aux plus grands pollueurs de la province, soit les industries émettant plus de 25 000 tonnes de CO2 annuellement, mais ne spécifiait pas l’ampleur des réductions.

« Notre approche [...] est un plan plus efficace qu'une taxe sur le carbone, et ces engagements démontrent pourquoi la mesure du fédéral ne devrait pas être imposée aux entreprises, aux industries, aux collectivités et aux familles de la Saskatchewan », a écrit le ministre Duncan.

Cette nouvelle mesure s'ajoute également aux réglementations déjà annoncées sur l’électricité produite à partir du charbon, et sur le méthane provenant du pétrole et du gaz.

Le ministre prévoit informer le gouvernement fédéral de ces nouvelles réglementations, mais n’entend pas soumettre le plan à une nouvelle évaluation par Ottawa.
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La ministre fédérale de l'Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, avait critiqué la stratégie de la Saskatchewan en décembre, estimant qu’elle ne serait « probablement pas conforme aux normes fédérales, car elle ne s'applique qu'au secteur de l'industrie lourde plutôt qu'à l'ensemble de l'économie ».

Ottawa veut imposer dès janvier un prix de départ sur les émissions de carbone de 10 $ la tonne, qui passera à 50 $ la tonne en 2022. Le gouvernement saskatchewanais s’y est toujours opposé.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) de la province a dénoncé les nouvelles mesures de la province, soulignant que plusieurs éléments devaient encore être éclaircis. Selon le porte-parole en matière d’environnement, David Forbes, le gouvernement a décidé de mettre en œuvre une tarification du carbone, tout en laissant la porte ouverte à une taxe fédérale sur le carbone.

« L’incapacité du parti [Saskatchewanais] à élaborer un plan fait en Saskatchewan coûte déjà 62 millions de dollars en financement fédéral à la Saskatchewan », écrit David Forbes.

Les provinces de la Saskatchewan et de l’Ontario ont chacune déposé une contestation judiciaire contre la loi fédérale que souhaite adopter le gouvernement Trudeau et qui imposerait la taxe carbone aux provinces dont le plan ne satisfait pas aux exigences du fédéral. Ottawa a donné aux provinces jusqu'au 1er septembre pour soumettre des plans sur les changements climatiques.

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le 31/08/2018 à 08:05

La SOPFEU envoie de nouveau des pompiers en C.-B.

Publié le jeudi 30 août 2018 à 16 h 00

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) annonce jeudi l'envoi d'équipes supplémentaires de pompiers forestiers en Colombie-Britannique.
La Presse canadienne

La province lutte depuis plusieurs semaines contre d'importants incendies de forêt, qui ont ravagé une superficie record de son territoire, faisant de 2018 la pire saison de l’histoire de la Colombie-Britannique. En date de mercredi, 12 161 kilomètres carrés du territoire étaient partis en flammes, selon la province.
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Un nouveau contingent, composé de 20 pompiers forestiers, d'une équipe d'attaque initiale de 4 pompiers et de 1 représentant d'agence, quittera le Québec plus tard dans la journée pour se rendre à Prince George, à quelques 800 kilomètres au nord de Vancouver.

Ce déploiement portera à 69 le nombre d'employés de la SOPFEU travaillant actuellement en Colombie-Britannique. Quatre avions-citernes sont également sur place depuis le début du mois d'août.

Depuis un mois, 108 pompiers forestiers, 3 représentants d'agence et 4 ressources unitaires prêtent main-forte à la Colombie-Britannique.

Le Québec vient en aide aux provinces et aux territoires signataires de l'Accord canadien d'aide mutuelle en cas d'incendies de forêt. En ce moment, il n'y a aucune restriction en vigueur au Québec pour accéder à la forêt, d'y faire des feux ou d'y circuler.

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le 02/09/2018 à 08:06

Deux nouveaux feux d’origine humaine près de Penticton

Publié aujourd'hui à 3 h 29

Deux nouveaux feux de forêt vraisemblablement font rage près de Penticton, dans la région intérieure de la Colombie-Britannique.
Radio-Canada avec La Presse canadienne

Deux nouveaux feux de forêt vraisemblablement font rage près de Penticton, dans la région intérieure de la Colombie-Britannique.

Selon Nicole Bonnett de BC Wildfire, les deux brasiers semblent avoir été causés par l’activité humaine, bien que l’enquête soit toujours en cours.

Le premier incendie touche la région au sud de Penticton et de l’autre côté de la rivière Okanagan. Il s’étend sur moins d’un kilomètre carré et touche les limites de la communauté d’Okanagan Falls, à environ 500 mètres de la bibliothèque régionale.

Mme Bonnett précise toutefois que le feu ne semble pas vouloir s’étendre en dehors de son périmètre actuel. L’étendue réelle sera connue lors d’une évaluation aérienne.

L’autre incendie se trouve à la limite ouest de Penticton et pourrait être éteint en journée samedi, indique Nicole Bonnett.

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le 03/09/2018 à 07:30

Le nombre de feux de forêt a augmenté sensiblement en Abitibi-Témiscamingue

Publié le dimanche 2 septembre 2018 à 15 h 43

Des pompiers de la SOPFEU combattent un feu de forêt Photo : SOPFEU
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Le nombre d'incendies de forêt recensés en Abitibi-Témiscamingue a nettement augmenté durant cette saison.

Un texte de Boualem Hadjouti

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) fait état de 76 incendies qui ont détruit près de 500 hectares.

À titre de comparaison, la SOPFEU a recensé en moyenne 60 incendies à pareille date les dix dernières années et 1900 hectares de forêts touchés.

Même si le nombre d'incendies est en hausse, il y a eu baisse des superficies de forêts détruites, mentionne l'organisme.

"C'est sûr que l'Abitibi-Témiscamingue est une région qui est tout de même plus touchée que plusieurs autres régions, notamment en raison du type de combustibles, donc c'est sûr que c'est une région qui est de façon générale plus touchée par les incendies", explique Émilie Bégin, agente à la prévention et à l'information à la SOPFEU.

De façon générale, cette année, la majorité des régions sont en nombre d'incendies supérieur à la moyenne.
Émilie Bégin

La SPFEU appelle également à la vigilance puisque malgré la baisse des températures à l'approche de l'automne, les risques d'incendie sont toujours présents.

"Les gens qui veulent soit aller nettoyer ou fermer leur chalet ou bien partir pour la chasse, les conseils qui s'appliquent : si on veut faire un nettoyage de notre terrain, essayer de disposer les résidus verts dans des écocentres et d'éviter les brûlages qui peuvent se propager en forêt. Pour les chasseurs, je vous dirais un bon rappel, c'est d'éviter la cigarette en forêt, de bien nettoyer les pièces chaudes des VTT. Finalement, un conseil à retenir pour les feux de camp, assurer une surveillance constante et bien les éteindre avec de l'eau" dit Émilie Bégin.

Jusqu'à maintenant, la SOPFEU a recensé 502 incendies qui ont détruit un peu plus de 28 000 hectares à travers la province.

À lire aussi : Comment faire un feu sécuritaire en forêt?

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le 03/09/2018 à 07:34

Un vaste feu de forêt enfin maîtrisé en Colombie-Britannique

Publié le dimanche 2 septembre 2018 à 20 h 58

Selon le Service des incendies de forêt de la Colombie-Britannique, l'un des plus vastes feux de forêt toujours actifs dans la province a enfin été maîtrisé, plus d'un mois après que les autorités eurent appris son existence.
La Presse canadienne

Après avoir atteint plus de 900 kilomètres carrés, l'incendie qui faisait rage près du lac Shovel, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, a été ralenti par des averses dispersées au cours de la nuit et les pompiers estiment peu probable qu'il reprenne de la vigueur.

D'après les autorités, les prévisions météorologiques pour la journée de dimanche sont favorables dans la région.

On s'attend à des températures maximales entre 15 et 19 degrés Celsius, et il y a beaucoup d'humidité dans l'air avec un indice de près de 40 %.

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Il s'agit d'un certain soulagement après que des vents soufflant jusqu'à 60 kilomètres à l'heure ont alimenté les flammes vendredi, ce qui n'a heureusement pas entraîné le feu au-delà du périmètre de sécurité établi.

Plusieurs ordres d'évacuation dans la région ont été annulés en date du 31 août, mais plusieurs autres demeurent en vigueur dans des zones toujours à risque.

L'alerte d'évacuation qui touchait la région de Fort St. James depuis près de trois semaines a, quant à elle, été levée.

Une zone près du lac Shovel va demeurer interdite d'accès au public pour des raisons de sécurité au moins jusqu'au 15 septembre à midi.

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