Grassy Narrows veut se doter d’un centre de traitement

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le 20/11/2017 à 06:17

Publié aujourd'hui à 0 h 42

Le chef Simon Fobister n'a pas à imaginer l'angoisse et la souffrance que des décennies d'empoisonnement au mercure ont causées aux habitants de la Première Nation de Grassy Narrows.
La Presse canadienne

Après tout, il en fait partie.

M. Fobister fait partie de la vaste majorité des résidents de la Première Nation de Grassy Narrows - plus de 90% selon certaines estimations - qui doivent composer quotidiennement avec les symptômes douloureux de l'empoisonnement au mercure, également connu sous le nom de maladie de Minimata.

Une vision périphérique altérée, de la faiblesse musculaire, des difficultés d’élocution, des fonctions auditives et cognitives affectées et un engourdissement ou une douleur prenante dans les extrémités et la bouche font partie des symptômes de l’empoisonnement au mercure.

M. Fobister, qui souffre des mains et des pieds quotidiennement, sait aussi que les symptômes « ne partiront jamais ».

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Les gens de la région sont souvent forcés de se faire soigner dans des établissements qui se trouvent loin de la communauté isolée du nord-ouest de l'Ontario.

« Ils les envoient à Kenora ou à Winnipeg, et nous ne les revoyons plus jamais », selon M. Fobister. « Les familles sont pauvres, ici. Elles n'ont pas les moyens d’aller visiter les membres de leur famille. »

Le grand chef, âgé de 61 ans, tente de convaincre le gouvernement fédéral de construire un centre de traitement à Grassy Narrows afin que les résidents puissent obtenir l'aide médicale dont ils ont besoin plus près de chez eux.

M. Fobister a visité un centre similaire au Japon, l'autorité mondiale sur la maladie de Minimata.

« J’ai utilisé leur équipement spécialisé », se souvient-il. « Mon Dieu, je ne pouvais pas croire à quel point cela soulageait la douleur. »

Une équipe de recherche japonaise qui a visité la région a conclu que plus de 90% de la population de Grassy Narrows et de la Première Nation voisine de Wabaseemoong ont des symptômes de la maladie, y compris une nouvelle génération de résidents.

Ottawa a « des obligations » de répondre aux besoins de santé dans les réserves, a déclaré la ministre des Services aux Autochtones, Jane Philpott, qui a discuté de la situation, vendredi, avec M. Fobister et les dirigeants de Wabaseemoong.

Mme Philpott a déclaré qu'elle serait présente à une réunion le 29 novembre à Toronto en compagnie des dirigeants des communautés concernées ainsi que son homologue ontarien David Zimmer pour discuter des détails d'une étude de faisabilité pour un centre de traitement.

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le 28/11/2017 à 07:48

La Première Nation de Grassy Narrows relance l'idée d'un centre de traitement du mercure

Publié aujourd'hui à 1 h 30

Des représentants de la Première Nation de Grassy Narrows tiendront mardi à Queen's Park un point de presse pour demander au gouvernement la mise sur pied d'un centre de traitement pour soigner les autochtones empoisonnés au mercure.

Le chef Simon Fobister croit qu’il est de la responsabilité des gouvernements fédéral et ontarien de procurer des soins de santé adéquats aux survivants de la crise créée il y a plus de 40 ans par le déversement de mercure dans les rivières English et Wabigoon.

Selon la Première Nation de Grassy Narrows, les résidents reçoivent seulement le même niveau de service que les autres communautés autochtones qui elles, ne souffrent pas de problèmes liés au mercure.

Le centre de traitement à l’empoisonnement au mercure permettrait aux familles de Grassy Narrows de recevoir des soins près de leur famille, sans avoir à quitter la communauté.

La Première Nation affirme que des incidents de racisme, de déni, d’indignité et de négligence sont rapportés par des patients qui fréquentent des établissements pour se faire soigner pour des symptômes pourtant bien documentés sur l’empoisonnement au mercure.

Ces patients rapportent aussi la solitude et l’aliénation alors qu’ils sont séparés de leur famille, de leur communauté et de leur culture.

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La Première Nation de Grassy Narrows reconnaît l’aide provinciale de 85 millions de dollars pour dépolluer les cours d’eau, mais souligne que ni l’Ontario ni le fédéral n’ont entrepris de nouvelles démarches pour améliorer la qualité de vie des habitants.

Un récent rapport a démontré que le mercure contamine toujours la rivière à la suite de fuites qui persistent à l’usine de Dryden et la Première Nation de Grassy Narrows accuse la province de lui avoir caché ces informations.

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le 28/11/2017 à 20:25

Les Autochtones de Grassy Narrows frustrés par l'inertie des gouvernements

Publié aujourd'hui à 18 h 57 | Mis à jour à 19 h 23

À la veille d'une rencontre avec les ministres ontarien et fédéral des affaires autochtones, des membres de la communauté de Grassy Narrows dans le nord de l'Ontario soulignent qu'ils réclament, en vain, depuis quatre ans un centre de santé pour traiter les résidents souffrant de la contamination au mercure.

Un texte de Julie-Anne Lamoureux

Malgré des demandes répétées, la communauté n'a reçu aucun engagement ferme de la province ou du fédéral.

Seules des discussions concernant une étude de faisabilité ont eu lieu.

On demande ça depuis 4 ans....Ils ne peuvent tout simplement pas s'engager....C'est incroyable qu'ils ne puissent pas s'engager...Ils veulent simplement faire des études...C'est tellement frustrant.
Simon Fobister, chef de Grassy Narrows

En ce moment, les résidents de la réserve souffrant de la contamination au mercure doivent se rendre à Kenora, Thunder Bay ou Winnipeg pour recevoir des soins spécialisés. Cela signifie être loin de sa famille et de ses proches.

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Le mercure s'écoulerait toujours près de Grassy Narrows

L'ouverture d'un centre de traitement à l'empoisonnement au mercure permettrait aux familles de Grassy Narrows de recevoir des soins près de leur famille, sans avoir à quitter la communauté.

Quand ils quittent la communauté, ils ne vivent pas longtemps. C'est difficile pour les membres de la communauté d'aller les visiter. Les gens n'ont pas accès aux transports pour aller faire ces visites.
Alana Pahpasay, membre du conseil de bande, Grassy Narrows

Les coûts

Le centre de santé coûterait 4,5 millions de dollars à construire. Aucun coût annuel de fonctionnement n'a été déterminé pour l'instant.

Le ministre des Relations avec les Autochtones de l'Ontario, David Zimmer, assure que le gouvernement veut trouver une solution et aider les victimes de l'empoisonnement au mercure.

Au fil des ans, il y eu des opinions scientifiques contradictoires sur la meilleure façon de gérer la situation.
David Zimmer, ministre des Relations avec les Autochtones

Une contamination qui remonte aux années 1960

Le réseau hydrographique du nord-ouest de la province a été contaminé lorsque la papetière Dryden Chemical a déversé du mercure, de 1962 à 1970, dans la rivière Wabigoon-English. C'est ainsi que le poisson, principale source de nourriture de la réserve de Grassy Narrows et des Nations indépendantes de Wabaseemoong, a été infecté.

Depuis, la plupart des membres de ces communautés présentent des symptômes d'empoisonnement au mercure, aussi appelés la maladie de Minamata, et disent avoir perdu la sensation du toucher au bout de leurs doigts et de leurs orteils.

Un récent rapport a démontré que le mercure contamine toujours la rivière à la suite de fuites qui persistent à l'usine de Dryden. La Première Nation de Grassy Narrows accuse la province de lui avoir caché ces informations.

Pour moi, c'est incroyable. C'est clair que nous avons des problèmes médicaux avec cette communauté. C'est nécessaire pour ce gouvernement d'agir. Et chaque étape, c'est trop long. Pourquoi? Ce n'est pas clair. Je pense qu'ils n'ont pas d'intérêt dans ces questions.
Peter Tabuns, porte-parole en matière d'Environnement, Nouveau Parti démocratique de l'Ontario

Les dirigeants de Grassy Narrows doivent rencontrer ce mercredi la ministre fédérale des Services aux Autochtones, Jane Philpott, et le ministre provincial des Relations avec les Autochtones, David Zimmer.

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le 28/11/2017 à 20:35

Bob Rae affirme qu’il n’était pas au courant de la situation à Grassy Narrows

Publié aujourd'hui à 1 h 00

L'ancien premier ministre ontarien Bob Rae a déclaré lundi qu'il n'avait pas été mis au courant de la contamination au mercure à Grassy Narrows lorsqu'il était en poste. Son mandat s'est étendu de 1990 à 1995.
Radio-Canada avec La Presse canadienne

« Je n’étais pas au courant [de la situation], mais je crois que c’est d’une importance critique que l’information soit disponible, soit publique, et que l’explication des conséquences sur la santé de la Première Nation soit claire », a-t-il déclaré. « Tout le monde doit se mettre d’accord : l’information n’était pas disponible. »

Selon un nouveau document dévoilé il y a quelques semaines, le gouvernement provincial aurait été au courant de la situation à Grassy Narrows « depuis au moins 1990 ».

M. Rae a fait cette déclaration en marge d’un sommet des Premières Nations à Ottawa. Mercredi prochain, les dirigeants de Grassy Narrows rencontreront Jane Philpott, ministre fédérale des Services aux Autochtones, ainsi que son homologue au provincial, David Zimmer.

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le 30/11/2017 à 07:29

La Première Nation de Grassy Narrows aura son centre de traitement à l’empoisonnement au mercure

Publié le mercredi 29 novembre 2017 à 20 h 51 Mis à jour le 29 novembre 2017 à 22 h 03

"Nos prières ont été entendues" s'est exclamé l'ancien chef de la Première Nation Grassy Narrows Bill Fobister. Le gouvernement fédéral s'est engagé à construire le centre de traitement pour les personnes malades en raison de l'empoisonnement au mercure, demandé depuis des années par la communauté.

Un texte de Julie-Anne Lamoureux et de Claudine Brulé

L’annonce a été faite lors d’une une rencontre au sommet avec des membres de la Première Nations Grassy Narrows, la ministre fédérale des Services aux Autochtones et le ministre ontarien des Relations avec les Autochtones, David Zimmer.

La construction du centre coûterait environ 4,5 millions de dollars selon les leaders de la Première Nation.

Ottawa n’a pas donné de détails sur le projet, les montants qui seront alloués ni l’échéancier de construction.

Ce centre aurait du voir le jour il y a bien longtemps, mais aujourd’hui est un grand jour et c’était tellement agréable d’entendre la ministre des Services aux Autochtones s’engager catégoriquement à nous donner ce centre.
Bill Fobister, ancien chef de la Première Nation de Grassy Narrows

Le centre de traitement à l'empoisonnement au mercure permettrait aux familles de Grassy Narrows de recevoir des soins près de leur famille, sans avoir à quitter la communauté.

En ce moment, les gens souffrant de la contamination au mercure doivent se rendre à Kenora, Thunder Bay ou Winnipeg pour recevoir des soins spécialités.

Cela signifie être loin de sa famille et de ses proches.

L’ancien chef Bill Fobister doit faire plus de quatre heures de route pour visiter sa petite-fille de 26 ans qui habite Fort Frances où elle peut recevoir les soins dont elle a besoin.

Elle est en fauteuil roulant et ne parle pas.

Il espère qu’elle pourra éventuellement être soignée dans le nouveau centre qui sera construit dans sa communauté.

« Nos membres qui sont malades en raison d’un empoisonnement au mercure pourront rester chez eux, et être avec leurs familles (...) alors qu’aujourd’hui, il peut s’écouler de longues périodes entres les visites », dit Bill Fobister qui espère maintenant ne pas trop attendre avant de voir la première pelletée de terre.

Le ministre ontarien des Relations avec les Autochtones David Zimmer a parlé d'une rencontre très productive mercredi à Toronto. Mais son gouvernement ne prend aucun engagement envers la construction du nouveau centre.

Le réseau hydrographique du nord-ouest de la province a été contaminé lorsque la papetière Dryden Chemical a déversé du mercure, de 1962 à 1970, dans la rivière Wabigoon-English.

C'est ainsi que le poisson, principale source de nourriture de la réserve de Grassy Narrows et des Nations indépendantes de Wabaseemoong, a été infectéDepuis, la plupart des membres de ces communautés présentent des symptômes d'empoisonnement au mercure, aussi appelés la maladie de Minamata, et disent avoir perdu la sensation du toucher au bout de leurs doigts et de leurs orteils.

Un récent rapport a démontré que le mercure contamine toujours la rivière à la suite de fuites qui persistent à l'usine de Dryden et la Première Nation de Grassy Narrows accuse la province de lui avoir caché ces informations.

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