Un plan d’action pour contrer la violence sexuelle chez les Autochtones

may49
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Modérateur

le 30/03/2018 à 06:56

Publié aujourd'hui à 1 h 03

La présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel, la directrice générale de la Commission, Marjolaine Siouï, et le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard Photo : Radio-Canada/Cathy Senay
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Des délégués des Premières Nations se sont réunis à Québec cette semaine pour définir un plan d'action pour contrer le cycle de la violence sexuelle chez les Autochtones. Les victimes et les agresseurs sont au cœur du processus.

L’une des principales conclusions du Forum des Premières Nations sur les agressions sexuelles, c’est que le mouvement #MoiAussi doit se répandre auprès de toutes les communautés autochtones du Québec.

« Ça prend une mobilisation et une volonté de dire : c'est assez! », soutient la présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel.

Le Forum s'est conclu jeudi à l'Hôtel Plaza. Près de 200 délégués des Premières Nations se sont mobilisés pour définir une stratégie commune.

« Si on veut vraiment travailler la problématique, on embarque la victime, on embarque l’agresseur, et là on travaille vers un processus de guérison », ajoute la présidente.

Cette vague de mobilisation doit se poursuivre.
Viviane Michel, présidente de Femmes autochtone du Québec

Un suivi

« Nous visons d'abord à ce que chaque communauté des Premières Nations s'engage à prévenir les agressions sexuelles et à mettre en œuvre des actions concrètes », ajoute la présidente Viviane Michel, qui précise que son association va travailler avec la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL) pour mettre en place un comité de suivi.

La directrice générale de la commission, Marjolaine Siouï, indique que les besoins dans les différentes communautés seront compilés.

Le tout doit se faire « dans le respect des pratiques et des initiatives locales des communautés », affirme le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard.

« La suite des choses nous appartient, selon nos responsabilités, mais elle nous appartient aussi en tant que collectivité », précise-t-il.

Agression sexuelle au Nunavik

La présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel, la directrice générale de la Commission, Marjolaine Siouï, et le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard Photo : Radio-Canada/Cathy Senay
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Des délégués des Premières Nations se sont réunis à Québec cette semaine pour définir un plan d'action pour contrer le cycle de la violence sexuelle chez les Autochtones. Les victimes et les agresseurs sont au cœur du processus.

L’une des principales conclusions du Forum des Premières Nations sur les agressions sexuelles, c’est que le mouvement #MoiAussi doit se répandre auprès de toutes les communautés autochtones du Québec.

« Ça prend une mobilisation et une volonté de dire : c'est assez! », soutient la présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel.

Le Forum s'est conclu jeudi à l'Hôtel Plaza. Près de 200 délégués des Premières Nations se sont mobilisés pour définir une stratégie commune.

« Si on veut vraiment travailler la problématique, on embarque la victime, on embarque l’agresseur, et là on travaille vers un processus de guérison », ajoute la présidente.

Cette vague de mobilisation doit se poursuivre.
Viviane Michel, présidente de Femmes autochtone du Québec

Un suivi

« Nous visons d'abord à ce que chaque communauté des Premières Nations s'engage à prévenir les agressions sexuelles et à mettre en œuvre des actions concrètes », ajoute la présidente Viviane Michel, qui précise que son association va travailler avec la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL) pour mettre en place un comité de suivi.

La directrice générale de la commission, Marjolaine Siouï, indique que les besoins dans les différentes communautés seront compilés.

Le tout doit se faire « dans le respect des pratiques et des initiatives locales des communautés », affirme le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard.

« La suite des choses nous appartient, selon nos responsabilités, mais elle nous appartient aussi en tant que collectivité », précise-t-il.

Agression sexuelle au Nunavik
Le ministre des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley
Le ministre des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley Photo : Radio-Canada

Une semaine après la diffusion du reportage troublant de l'émission Enquête sur le fléau des agressions sexuelles au Nunavik, le ministre des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, a réagi pour la première fois.

Le reportage rapportait que le taux d'agressions sexuelles au Nunavik est très élevé. L’année dernière, 220 mineurs et 228 adultes ont été victimes d’agressions sur une population d’un peu plus de 12 000 personnes, selon des chiffres de la police régionale Kativik.

Le ministre Kelley ne croit pas que le gouvernement peut arriver seul à régler cette problématique.

« Ce n’est pas un programme du gouvernement qui va régler ça non plus. C’est vraiment un problème qui est beaucoup plus profond que ça. Il faut travailler ensemble », souligne-t-il.

Avec les informations de Cathy Senay

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