Un premier sommet pour réunir les municipalités et les Premières Nations du Québec

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le 30/08/2018 à 08:09

Publié le mercredi 29 août 2018 à 23 h 22

Les municipalités du Québec espèrent que le premier Sommet des Premières Nations et des municipalités sur la réconciliation permettra d'établir un dialogue à long terme avec les communautés autochtones situées à proximité des milieux urbains.

Un texte d'Anouk Lebel

La rencontre, qui se tient mercredi à l'hôtel de ville de Montréal, réunira les maires d'une cinquantaine de municipalités et d'une trentaine de Premières Nations, de la Montérégie à la Côte-Nord, en passant par l'Abitibi-Témiscamingue et le centre du Québec.

Les Premières Nations et le monde municipal travaillent déjà ensemble sur le terrain, affirme le président de la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers. Le but de la rencontre est d'aller plus loin en créant « un point central entre les Premières Nations et les municipalités, d'asseoir tout le monde autour de la même table », explique-t-il.

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) a déjà organisé des rencontres avec huit municipalités et des centres d'amitié autochtones, d'abord à La Tuque, en octobre 2016, puis à Val-d'Or, en mars 2018. Ce premier sommet ratisse plus large et permettra de poursuivre les échanges de bonnes pratiques, estime le président de l'UMQ, Alexandre Cusson.

Le fédéral et le provincial ont un rôle à jouer, mais la réconciliation, ça se passe aussi sur le terrain, avec les municipalités.
Alexandre Cusson, président de l'Union des municipalités du Québec

La rencontre se déroulera à huis clos pour assurer la « fluidité des échanges », précise Camille Bégin, relationniste à la Ville de Montréal. Les discussions se dérouleront jusqu'à midi, à la suite d'une présentation de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et des appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation (CVR).

Un avant-midi de discussions, ce n'est pas beaucoup, reconnaît M. Demers, mais « c'est une première étape ». « Il faut être capable tout de suite de fixer la date de la prochaine rencontre », dit-il.

« C'est un bon début vers la réconciliation », croit Régis Pénosway, chef du Conseil des Anicinapek de Kitcisakik, une communauté située près de Val-d'Or, en Abitibi-Témiscamingue. « On ne peut pas réunir tout ce beau monde seulement pour une rencontre protocolaire. »

« L'idée, c'est de savoir si on veut avoir un projet commun avec les municipalités », explique de son côté Mike McKenzie, chef de la communauté innue de Uashat-Maliotenam, près de Sept-Îles, sur la Côte-Nord. L'histoire de l'occupation du territoire des Premières Nations au niveau des régions demeure méconnue, selon lui.

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le 31/08/2018 à 07:46

Les municipalités et les Autochtones s'engagent sur le chemin de la réconciliation

Publié le jeudi 30 août 2018 à 23 h 20

Pour la première fois une cinquantaine de maires et de chefs autochtones se sont réunis jeudi à Montréal pour discuter des enjeux qui touchent les Autochtones vivant près des zones urbaines. L'inititative a abouti a plusieurs engagements, notamment sur l'emploi et la lutte contre la discrimination.

Un texte de Ismaël Houdassine

Le premier Sommet des Premières Nations et des municipalités à l’Hôtel de Ville de Montréal aura duré quatre heures.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a parlé du sommet comme d’un « geste historique » en matière de réconciliation. « Nous reconnaissons le droit des Autochtones, mais aussi le rôle que jouent les municipalités dans la réconciliation au niveau local et régional. »

L'événement s'est déroulé à huis clos pour permettre « un échange libre et franc », selon les mots de la mairesse,

Les représentants des Autochtones et les maires se sont engagés sur plusieurs points, notamment celui de mettre en place un second sommet afin de jeter les bases d’un partenariat entre les villes et les peuples autochtones.

« La tenue annuelle du sommet permettra de construire le dialogue de façon continue, de promouvoir et de diffuser les bonnes pratiques de collaboration entre municipalités et conseils de bande afin d’offrir des formations aux élus municipaux concernant l’histoire des peuples autochtones. Nous souhaitons également inviter les chefs des Premières Nations à participer à nos instances » a ajouté la mairesse Plante.

Quatre heures de rencontre, c'est trop peu pour Ghislain Picard, le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) qui a tout de même salué l’initiative.

« Durant le sommet, il y a eu deux types de discours, a déclaré M. Picard en conférence de presse. D’un côté, on a parlé des réussites entre les Premières Nations et les municipalités et d’un autre côté, on a parlé des exemples de situations un peu moins positives où il y a encore beaucoup de travail à faire. »

En même temps, je suis convaincu qu'avec plusieurs heures en plus on aurait sans doute pu conclure sur une déclaration assez engageante.
Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador

Selon le chef, le sommet a été l'occasion pour tout le monde de regarder la réalité en face. « Il existe des fossés entre les Autochtones et les non Autochtones. Il faut bien commencer quelque part pour améliorer les choses. »

Lire aussi : Un premier sommet pour réunir les municipalités et les Premières Nations du Québec

Les réalités urbaines dans le collimateur

Le sommet orchestré sous l’égide de la métropole, de l’APNQL et de deux associations représentant les municipalités québécoises a été l’occasion pour la mairesse de faire le point sur plusieurs réalités urbaines que vivent les autochtones comme le racisme.

« Plusieurs personnes ont exprimé à quel point les membres de leur communauté n’arrivent pas à trouver des logements ou un emploi à cause de leur nom de famille. Quand les gens se font discriminer sur la base de qui ils sont, alors on a un problème. Il faut s’assurer que ces personnes ne vivent plus de la discrimination. »

Nous avons appris les uns les autres sur nos responsabilités envers nos citoyens et citoyennes. Les municipalités doivent en effet s’unir quand les droits des peuples autochtones sont bafoués. Nous avons aussi convenu qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.
Valérie Plante, mairesse de Montréal

D’autres sujets ont été abordés pendant le sommet, en particulier l’apport des municipalités dans l’amélioration des conditions de vie des autochtones.

« Les gouvernements de proximité ont un rôle important à jouer à l’égard de la réconciliation. Ils peuvent mettre à contribution leurs atouts qui les distinguent des gouvernements du Québec et d’Ottawa comme la possibilité d’agir rapidement », a expliqué Alexandre Cusson, président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

Le deuxième sommet des Premières Nations et des municipalités sur la réconciliation se déroulera en 2019 à Wendake.

Espaces autochtones

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