Donald McGraw nommé ambassadeur de Tracadie-Sheila

May
May

le 22/07/2010 à 18:05

le jeudi 22 juillet 2010
David Caron,
L'Étoile Péninsule


Célèbre surtout pour ses tableaux réalistes, Donald McGraw a vécu d'un miracle à un autre, dit-il. Depuis ses débuts, il a réalisé sept collections différentes et des centaines de peintures. Plusieurs uvres de sa première série, «D'un clocher à l'autre», sont maintenant en exposition permanente au Musée des Papes de Grande-Anse. Des peintures de la collection «Un instant, une vie» sont aussi en exposition permanente à l'Université de Moncton, Campus de Shippagan. Par contre, son projet le plus marquant restera le «Cercle de chefs». Il est parti à la rencontre de chefs autochtones afin de faire des tableaux artistiques. Un projet exceptionnel, car il a su se faire accepter par ces communautés des Premières nations et en apprendre davantage sur leurs cultures.

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Photo David Caron, L'Étoile
PéninsuleDonald McGraw reçoit son prix du maire de Tracadie-Sheila, Aldéoda Losier. Photo David Caron, L'Étoile Péninsule Donald McGraw reçoit son prix du maire de Tracadie-Sheila, Aldéoda Losier.

Cette collection a par ailleurs mené à l'écriture d'un livre et au tournage d'un documentaire présenté partout au pays. «Je ne peux pas changer le monde, mais imagine ce que douze tableaux ont su faire. Les autochtones trouvent étonnant qu'un blanc ait fait quelque chose pour les valoriser, indique M. McGraw. J'entendais que des critiques au sujet des autochtones et j'ai eu envie de les découvrir et de faire mes propres impressions. Je n'ai pas rencontré du monde parfait, mais des gens avec de la spiritualité et de la culture. Ils ont perdu leurs langues, donc un lien avec le passé. Cela mène à des gens qui se recherchent.»

Profondément touché par cette expérience, il prône une ouverture sur le monde et les différents peuples. «La race parfaite n'existe pas. S'il y avait seulement une espèce d'arbre et qu'il lui arrivait quelque chose, il ne resterait plus d'arbres. C'est pour ça que c'est bon la diversité et d'être différent», indique-t-il.

Sa relation avec les autochtones est devenue très intime. Lorsque le cancer a frappé, plusieurs d'entre eux ont prié pour lui pendant trois heures. À cette même époque, son talent artistique lui a servi de thérapie. «Lorsque j'étais malade, je mijotais mes tableaux. Je les ai amenés à la spiritualité. J'ai pu écouter et grandir. Lorsque la vie est facile, on n'apprend rien», souligne-t-il.

D'une nature très approchable, il n'a jamais fait de l'art pour vendre. Si sa galerie, maintenue pendant vingt ans, est maintenant fermée, il n'a jamais accueilli de clients, mais des amis. Cependant, il ne cessera pas pour autant la peinture. Il a même commencé à faire de la sculpture.

Partageant maintenant son temps entre Pokemouche et Moncton, ses paroles inspirantes poussent les autres à rêver grand. «Il n'y a pas de limites. Des fois, on n'ose pas avoir de grands rêves. Lorsqu'on le fait, on se rend compte qu'on y arrive autant que les petits rêves, alors pourquoi ne pas viser haut?», lance-t-il.

http://etoilepa.jminforme.ca/culture/article/1145368

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