Fantasia – Saisir l’esprit du court

May
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le 17/07/2010 à 11:18

par Hugo Prévost dans 16 juillet 2010

Le festival Fantasia, c’est bien entendu un lieu de projection pour de nombreux films provenant de cercles habituellement fermés au cinéphiles d’ici et d’ailleurs, que ce soit dans le domaine de l’horreur, de l’animation, du suspense, de la comédie… mais il existe un autre aspect à cette célébration du septième art; le Fantastique Weekend du court-métrage québécois. Étant à la fois lieu de rencontre pour les passionnés du court-métrage et vitrine pour de jeunes réalisateurs visant à se faire un nom, le Fantastique Weekend prend cette année de l’expansion pour sa quatrième édition. Pieuvre.ca a rencontré Isabelle Quans, responsable de la programmation du Weekend, pour en savoir plus.


Tout d’abord, parmi la pléthore d’oeuvres soumises cette année, deux thèmes se démarquent clairement du lot : les films portant sur la fin de monde, en premier lieu, et les films cernant les problématiques amoureuses. « Je ne sais pas trop pourquoi plusieurs réalisateurs ont décidé de tourner sur la fin du monde, confie Isabelle Quans, le sourire aux lèvres. Ça a peut-être rapport avec 2012, qui sait? Nous avions également assez de matériel pour faire un spécial « pour adultes », rassemblant le sexe et la violence, mais, en fin de compte, le résultat était trop heavy si l’on collait tous les films sur ce thème bout à bout. Ça finit par devenir trop intense, tu as envie de voir autre chose! »

Pourquoi se pencher sur la vie de couple, l’un des phénomènes les plus traitées au cinéma, en humour et autres formes artistiques? « Il s’agit d’aborder le sujet d’une autre façon, répond Isabelle Quans. Ce sont peut-être davantage des hommes qui tournent des films sur le sujet, je trouve que ça apporte déjà un point de vue intéressant sur la chose. Idem pour le thème de la guerre; la question est de trouver un angle. »

L’an passé, si le long-métrage Sans Dessein avait occupé un important bloc de la programmation du samedi soir, aucun long-métrage n’est à l’affiche en 2010, une question de case horaire reliée au fait que le Fantastique Weekend installe ses pénates à l’Impérial, rénovations à l’Université Concordia obligent. Du coup, l’événement se transporte dans une nouvelle salle, beaucoup plus intéressante – et confortable -, mais perd un bloc permettant de projeter un long-métrage. Néanmoins, Isabelle Quans confie qu’elle en a profité pour prévoir davantage de courts-métrages, soit 130 par rapport à 100 l’an dernier. Les films de longue durée provenant du Canada et du Québec sont bien entendu présents à Fantasia, mais dans le cadre de la programmation régulière.

Quelques coups de coeur, qu’il faudra voir : La Pilule, une histoire hilarante sur un homme qui se fait annoncer que sa copine a arrêté de prendre la pilule anticonceptionnelle il y a déjà un certain temps. L’Insecte, de Kagamiko, axé sur le thème sexualité / violence, Jambe de bois, du duo Handfield-Vadeboncoeur qui avait présenté Zombie, le documentaire l’an dernier.

À surveiller, également, deux courts-métrages amérindiens produit par le Wakiponi mobile, un studio itinérant du Grand Nord qui initie les jeunes au cinéma; Windigo et La rage des morts-vivants, bien entendu fortement teintés d’une influence culturelle propre. « On aime ça avoir une couleur, une saveur différente », explique Isabelle Quans.

Le Fantastique Weekend du court-métrage québécois, les 23,24 et 25 juillet prochains. Plus d’informations ici.

http://www.pieuvre.ca/2010/07/16/fantasia-saisir-lesprit-du-court/

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