Claude Boivin: Porteur d'objets sacrés

May
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le 26/04/2009 à 06:15

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Claude Boivin

le 25 avril 2009

Louis Potvin
Le Quotidien


(Roberval) Claude Boivin, conseiller à Mashteuiatsh, est un guide spirituel amérindien. Sa connaissance des rites, de la tradition et un don à la naissance lui permettent d'être l'un des rares porteurs d'objets sacrés de la communauté Ilnu.

Bien ancré dans la culture amérindienne en Amérique du Nord, le «Medecine man», le «Holy man» ou le terme galvaudé de Chaman sont utilisés pour désigner ces hommes qui ont la capacité d'entrer en contact avec le monde des esprits.

«À six ans, j'ai eu une vision. Des feuilles se sont mises à bouger fortement dans un arbre en arrière de la maison. J'entendais mon nom souffler à travers les branches. Je n'ai jamais parlé de ça à personne avant l'âge adulte, on m'aurait traité de fou», évoque-t-il lors d'une rencontre dans son lieu spirituel de Roberval.

C'est beaucoup plus tard que son don s'est cristallisé. Il a vécu la même expérience à Sundance aux États-Unis. «C'est venu confirmer toutes les démarches que j'avais entreprises pour devenir un porteur d'objets sacrés», relate-t-il.


Claude Boivin n'est pas un mystique, loin de là. Son objectif est de partager la grande richesse spirituelle des Premières nations. «Ce n'est pas présent que chez les Ilnus. On retrouve les mêmes façons de faire avec les objets sacrés aux États-Unis et même en Amérique du Sud», souligne-t-il.

Comme tous les porteurs d'objets sacrés, son expérience se partage gratuitement. «Il n'y a jamais d'argent qui s'échange. Je fais ça gratuitement. De toute façon, je ne respecterais pas les lois des esprits si je le faisais. Selon les règles, il faut donner du tabac pour pouvoir parler avec le porteur», mentionne-t-il, accroupi dans un shaputuan devant les objets sacrés.

Avant d'entamer la discussion avec le journaliste, Claude réalise une séance de purification des lieux afin de favoriser l'ouverture d'esprit et d'accueillir les objets sacrés. Il fait brûler de la sauge et dirige la fumée vers les quatre coins cardinaux qui sont liés à une couleur, aux quatre éléments et aux quatre races dominantes de la planète. Aussi, la fumée est poussée vers le bas pour la terre mère. Au centre pour le monde des esprits et en hauteur pour atteindre Dieu. Des aspects liés au cercle sacré des Amérindiens et l'importance du chiffre quatre dans leur spiritualité.


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