L’Hôtel-Dieu de Québec livré aux archéologues

May
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le 02/07/2009 à 08:48

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L’Hôtel-Dieu de Québec est le plus vieil hôpital au nord du Mexique.
Lieu pratimonial oblige, on s’intéresse de près au potentiel archéologique de l’emplacement de l’Hôtel-Dieu de Québec, avant qu’il ne fasse l’objet d’une cure de rajeunissement de plus 735 millions$.


A la demande du CHUQ, une étude de potentiel archéologique a été réalisée par une firme indépendante, dont le rapport vient d’être soumis à la Ville de Québec et au ministère de la Culture, pour commentaires. Si l’on juge pertinent de pousser plus loin les analyses, des carottes seront creusées à certains endroits, afin d’extraire des échantillons de sol.

Selon ce qu’on trouvera, il y aura par la suite des fouilles près de la surface ou plus approfondies, précise une porte-parole du CHUQ, Pascale Saint-Pierre. Les emplacements visés se trouvent sur la rue Saint-Vallier, au bas de la côte Dinan, de même que dans la cour intérieure reliant l’Hôtel-Dieu de Québec au monastère des Augustines. On pense peut-être y trouver des traces d’habitation ou des objets remontant au début de la colonie.

Le terrain en question, situé sur la rue Saint-Vallier, a été cédé au CHUQ par la Ville de Québec, qui y avait des garages municipaux. Le projet d’agrandissement de l’Hôtel-Dieu de Québec prévoit l’aménagement à cet endroit d’une centrale de stérilisation, d’ateliers et d’espaces d’approvisionnement, le tout relié au bâtiment principal par des corridors souterrains.

Un peu d’histoire

Fondé en 1639 par les Soeurs Augustines, l’Hôtel-Dieu de Québec est le plus vieil hôpital au nord du Mexique. D’abord destiné à soigner les autochtones, l’établissement devient rapidement le principal hôpital civil et militaire de la Nouvelle-France. Selon la Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Québec, les soins dispensés n’avaient rien à envier à ce qui était offert dans les meilleurs hôpitaux de la Métropole, à la même époque.

L’intendant Talon fait construire un nouveau pavillon et une salle double pour les malades. L’hôpital est également pourvu d’un système d’aqueduc. En 1755, un incendie ravage les bâtiments. Une religieuse périt dans les flammes, mais les malades sont sauvés. Les salles de malades sont alors aménagées dans le monastère des Augustines. Au lendemain de la Conquête, l’hôpital est réquisitionné par les troupes anglaises pendant quelques années.

Le vieux cloître, érigé vers 1698 et restauré après l’incendie de 1755, a conservé pour l’essentiel son intégrité extérieure et intérieure. Attenants à l’Hôtel-Dieu de Québec, les bâtiments du monastère, le jardin et le cimetière de religieuses offrent un véritable voyage dans le temps.

Au fil des ans, plusieurs secteurs de la ville de Québec, en particulier Place Royale, ont fait l’objet de fouilles archéologiques. Fondée en 1637, la maison des Jésuites de Sillery est en outre l’emplacement de la première mission permanente en Amérique du Nord.

johanne.roy@journaldequebec.com

http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/sante/archives/2009/07/20090701-221730.html

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