Propos inédits concernant le bison

May
May

le 15/01/2010 à 07:40

Il est vrai que l’homme blanc contribua à l’extermination du bison. Un mur même le rappelle aux résidants de l’Ouest du Canada. Cette fameuse muraille est érigée non pas avec des pierres…mais avec 25,000 crânes de bisons.

Dans son ouvrage “Wildlife in America”, Peter Matthiessen laisse aussi porter le blâme de cette extermination sur les Amérindiens: "Les Amérindiens eux-mêmes contrairement à la légende sentimentale, furent d’effroyables gaspilleurs de bisons. Ils préféraient abattre les veaux et les femelles: leur chair était plus tendre et leurs cadavres plus faciles à transporter. Lorsque leurs réserves de viande séchée étaient suffisantes pour la durée de l’hiver, ils tuaient des bisons tout simplement pour manger leur langue. Ils abandonnaient les carcasses complètes à la putréfaction, aux loups des plaines, aux coyotes et autres prédateurs.

On raconte que lors de réjouissances, un seul Amérindien pouvait consommer entre 15 et 20 livres de cette tendre chair de langue du gros animal des plaines.

Par la suite en 1869, lors des travaux de construction pour compléter la rencontre des voies ferrées du “Central Pacific” et de “l’Union Pacific”, ce fut vraiment le début de la fin pour les pauvres bisons; la période où tous les massacraient: Amérindiens, trappeurs, colons en plus des chasseurs professionnels dont Bill Cody (Buffalo Bill) héros légendaire qui en réalité fut l’un des plus grands destructeurs de cette partie du cheptel sauvage de l’Amérique. Ce fameux Buffalo Bill écrivait: "Je débutai comme chasseur de bisons pour le compte de “l’Union Pacific Railroad”. J’avais quatre wagons, des conducteurs et deux bouchers, tous braves et bien armés. Pour ma part, je chevauchais mon cheval “Brigham”. Lorsque les bêtes étaient effrayées et tournaient en cercle, j’en abattais de 25 à 40. Pour cette compagnie, j’ai travaillé un an et je rapportai au camp 4,280 bisons."

C’était un moyen peu dispendieux de nourrir les hommes qui travaillaient à la construction du chemin de fer. Les bisons décimés acquittèrent la facture!

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-Si les poissons refusent de mordre, essayez de pêcher en donnant un mouvement de haut en bas à votre canne. C’est la technique de la dandinette, de la brimbale ou “jigging”. Divers devons ou leurres artificiels sont spécialement conçus pour cette façon de taquiner les poissons. Parmi les plus populaires, citons: “Russian hook”, “Swedish pimple”, “Flickertail” et “Rapala”.

-Les pêcheurs avertis le savent. Le week-end n’est pas le meilleur temps pour la bonne pêche, surtout durant les mois d’hiver. Les bons endroits sont généralement fort achalandés durant les fins de semaine et le poisson semble être sensible à tout ce brouhara sur la glace. S’il vous est possible d’aller à la pêche sur semaine, faites-le.

-Toute cette énergie non harnachée! En effet on estime qu’au moins 500 espèces de poissons produisent de l’énergie électrique. La barbotte africaine peut émettre une charge de 350 volts; l’anguille électrique de l’Amérique du Sud peut en émettre une d’environ 500 volts. La raie géante est cependant la grande championne des génératrices: elle peut faire briller de tous ses feux une ampoule de 100 watts.

-Le Fonds mondial pour la conservation de la faune estime qu’au cours des 150 dernières années, plus de 200 espèces et sous-espèces de mammifères, d’oiseaux et de poissons sont disparus de la surface de la terre. Seulement en Amérique, près de 50 espèces se sont éteintes.

-La pêche de la truite grise est maintenant permise au cours de l’hiver dans d’innombrables lacs du Québec. Pour capturer ce poisson en pêchant sous la glace, n’oubliez pas ce conseil: il fréquente habituellement les mêmes fosses, ou autres endroits qui vous étaient productifs, lors de la saison régulière de pêche en eau libre.

-La vie d’un jeune lièvre n’est pas de tout repos. On estime qu’un lièvre naissant n’a qu’une chance sur 20 d’être présent pour fêter son premier anniversaire de naissance. Et les jeunes lièvres n’ont pas le temps de voir beaucoup de pays: 99% d’entre eux vivent et meurent à moins d’un mille du lieu de leur naissance.

Le texte est tiré de l’Almanach chasse et pêche de Jean Pagé 1979, publié à Librairie Beauchemin.
http://legrandclub.rds.ca/profils/JeanPage/posts/52281

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