Banff se réjouit du retour des bisons sauvages

may49
may49
Modérateur

le 03/08/2018 à 06:57

Publié le jeudi 2 août 2018 à 21 h 51

Les bisons se déplacent maintenant librement dans le parc national Banff pour la première fois depuis le 19e siècle. Parcs Canada a fait le point, jeudi, sur le projet pilote qui a mené à leur retour à la vie sauvage le 29 juillet.

Un texte de François Joly

Un troupeau d’une trentaine de bisons peuple désormais la vallée Panther, une région de l’arrière-pays du parc national Banff. Les animaux, qui avaient été transportés depuis le parc national Elk Island, avaient précédemment passé un an et demi dans un enclos de 18 hectares.

Il y avait au départ 16 individus dans la harde. Les femelles ont, depuis, eux deux portées, ce qui porte le total à 31 bisons.

Quelques heures après l’ouverture des clôtures, le 29 juillet, la harde a commencé à s’aventurer à l’extérieur de l’enclos qu’elle occupait depuis 18 mois. « Je ne pense pas que notre équipe était émotionnellement préparée à voir ses animaux explorer librement la nature », raconte le biologiste et directeur du projet, Karsten Heuer.

La libération des bisons vient également couronner des années d’efforts déployés par la coordonnatrice de l’organisme Le retour des Bisons, Marie-Ève Marchand. « Je suis tellement excitée, lance-t-elle. C’est un jour qu’on attend depuis presque une décennie et il est finalement arrivé! »
Libération encadrée

Les biologistes de Parcs Canada ont installé des clôtures et des barrières temporaires pour guider la harde vers la région de la vallée la plus accueillante pour les bisons.

Ceux-ci n’ont pas semblé intimidés par le terrain accidenté. Plusieurs d’entre eux semblent apprécier le haut des pentes où l’air est plus frais, et l’herbe, moins sèche. « C’est comme si nous avions libéré un troupeau de chèvres des montagnes », plaisante Karsten Heuer.

Depuis plusieurs années, Parcs Canada procède également à des brûlages contrôlés afin de reproduire l’effet des feux de forêt. Cela permet aussi de renouveler le couvert d’herbe pour que celui-ci soit plus attrayant pour les bisons. Les bisons ont accès à une zone de 1200 kilomètres carrés. Celle-ci est très peu fréquentée par les visiteurs du parc.
À lire aussi :

Des bisons s’installent à Banff
Des bisonneaux sont conçus au parc national Banff, une première depuis 150 ans

D’innombrables bénéfices

Selon les biologistes, la réintroduction des bisons permettra de stabiliser l’écosystème du parc. « Le bison, c’est le seul qui a vraiment de la laine, ajoute Marie-Ève Marchand. Les oiseaux prennent cette laine et s’en servent pour isoler leur nid. Les bébés oiseaux qui vivent dans les montagnes ont 30 % plus de chances de survivre grâce à la laine de bison. »
Un groupe de bisons près d'un ruisseau.
Il y avait au départ 16 individus dans la harde. Les femelles ont depuis eu deux portées, ce qui porte le total à 31 bisons. Photo : Parcs Canada/Dan Rafla

Ces grands mammifères créent également des trous dans le sol qui aident à retenir l’eau. Celle-ci aide à la survie de diverses espèces d’amphibiens. Les bisons sont également des proies pour plusieurs prédateurs comme le loup.

Le projet pilote coûtera au total 6,5 millions de dollars. Parcs Canada va observer les bisons pendant 5 ans avant de décider quelle suite donner au projet pilote.

lire la suite voir les photos et la vidéo

Répondre à ce message

Vous n'êtes pas autorisé à poster un message sur le forum.