Des orignaux exclus dans un parc national pour protéger des arbres

may49
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le 28/08/2018 à 08:18

Publié le lundi 27 août 2018 à 13 h 06

Les responsables du parc national de Terra Nova, à Terre-Neuve, espèrent qu'une nouvelle clôture installée cette année protégera des arbres de l'appétit des orignaux.
Radio-Canada avec CBC

Les autorités du parc ont fait construire une clôture autour d’une zone du huit hectares dans laquelle elles ont semé des milliers de sapins baumiers dans l’espoir de régénérer la forêt.

Les orignaux broutent des arbres dans cette zone chaque année, ce qui empêche ces arbres de croître normalement, explique Janet Feltham, écologiste au parc national de Terra Nova. Le sapin baumier en souffre particulièrement, précise-t-elle.
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Lorsque l’hiver s’installe et que la végétation disparaît, les orignaux broutent des arbres. Environ 140 orignaux vivent dans le parc, indique Mme Feltham. Et ils mangent quotidiennement 20 kg de végétaux chacun, en moyenne.

Des employés du parc ont déterminé, lors de relevés antérieurs à 2011, que les orignaux broutaient jusqu’à 80 % des arbres dans certains secteurs.

Certains arbres, mentionne Janet Feltham, ont seulement des branches normales à leur sommet. Toutes leurs autres branches ont été dévorées par des orignaux.
Janet Feltham debout entre une grande clôture et deux arbres sans branche.
Les grands arbres dépourvus de branches ont vraisemblablement été broutés par des orignaux ou d'autres animaux, selon l'écologiste Janet Feltham. Photo : CBC/Garrett Barry

La nouvelle clôture gardera les orignaux à l’écart, mais elle laissera passer les petits animaux. "Nous espérons que nous aurons ainsi, dans 15 ou 20 ans, une nouvelle forêt de sapins baumiers", affirme Mme Feltham.

Le parc comptait environ 600 orignaux dans les années 1990, mais seulement 140 à l’heure actuelle, précise-t-elle. Le moment est donc approprié pour réaliser ce projet, dit-elle. La clôture sera démantelée lorsque les arbres auront atteint leur maturité. Si le nombre d’orignaux dans le parc reste bas, ces arbres auront de meilleures chances de se reproduire.

Tout cet effort en vaut la peine, estime Janet Feltham. Ce projet est l’une des activités les plus gratifiantes qu’elle pourrait faire dans le parc, ajoute-t-elle, parce que chacun des nouveaux arbres peut devenir un habitat pour des oiseaux.

"C’est l’un des exemples les plus concrets de la restauration d’un écosystème", souligne Janet Feltham.

D’après un reportage de Garrett Barry

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