Macron joue la montre sur le mégaprojet guyanais "Montagne d'or"

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le 28/10/2017 à 06:56

Par Challenges.fr le 27.10.2017 à 18h59, mis à jour le 27.10.2017 à 20h40

VIDEO Le chef de l'État a appelé vendredi les Guyanais à participer au débat public sur le projet controversé "Montagne d'or" d'extraction aurifère en forêt guyanaise, à l'issue duquel sera prise la décision de l'autoriser ou non.

mmanuel Macron a appelé vendredi les Guyanais à participer au débat public sur le projet controversé "Montagne d'or" d'extraction aurifère en forêt guyanaise, à l'issue duquel sera prise la décision de l'autoriser ou non. "J'invite les Guyanais à s'intéresser à ce débat qui est un moment de transparence et de concertation", a déclaré le président devant la presse au deuxième jour de sa visite en Guyane.

Ce débat, organisé par la Commission nationale du débat public, doit durer quatre mois à partir de mars 2018. "Les décisions" sur l'avenir du projet "ne seront prises qu'à l'issue de celui-ci", a précisé M. Macron. La "Montagne d'or", plus grand projet d'extraction d'or primaire jamais proposé en France, rencontre de farouches oppositions de chefs coutumiers et d'organisations écologistes, qui dénoncent la proximité du site minier, près de Saint-Laurent-du-Maroni (ouest), avec deux réserves biologiques, dont la plus grande de France.

En revanche, il est soutenu par le Medef et certains responsables politiques, qui en attendent la création de "750 emplois directs et 2.500 indirects", et plus de 300 M d'euros d'impôts et taxes. "Il faudra que le projet, pour qu'il puisse avancer, réponde à l'ensemble des contraintes" fixées en termes "environnementaux, d'acceptabilité démocratique et de répercussions économiques", a indiqué M. Macron.
Macron avait pris position pour le projet à Bercy

"Le soutien du gouvernement sera conditionné au respect des engagements de la charte sur les mines durables et sur la capacité qu'aura le projet à répondre sur l'ensemble des sujets qui seront soulevés dans le cadre du débat public", a-t-il ajouté. Lorsqu'il était ministre de l'Économie de François Hollande, M. Macron "avait pris position de façon vigoureuse" pour soutenir ce projet, a rappelé l'Élysée.

Présent en Guyane, le secrétaire d'État à la Transition écologique et solidaire Sébastien Lecornu a indiqué que le "vrai défi" était "de s'assurer que le peuple autochtone puisse accéder au débat public". Evoqué pour 2022, le projet de mine est porté par le consortium russo-canadien Nord Gold/Columbus Gold, qui prévoit d'extraire "6,7 tonnes" d'or par an pendant "douze ans", soit une valeur estimée à plus de 3 milliards d'euros.

Mais le Fonds mondial pour la nature (WWF) estime, lui, que le projet suit un "modèle économique fragile et potentiellement déficitaire". M. Macron a par ailleurs annoncé vendredi le lancement d'une nouvelle organisation pour lutter contre l'orpaillage clandestin en Guyane.

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le 01/11/2017 à 08:15

Guyane : Macron soutient le projet minier "Montagne d’or" au cœur de la forêt amazonienne

par Jeanne Pouget | 22 hours ago

À l’occasion de son déplacement en Guyane, Emmanuel Macron s’est prononcé en faveur du projet minier pharaonique baptisé "Montagne d’or".
C’est sans surprise que le président se range du côté des pro-Montagne d’or (et même si Nicolas Hulot lui avait soufflé le contraire). Ce projet de mine d’or gigantesque sur le territoire guyanais, en pleine forêt amazonienne, inquiète vivement les Amérindiens de Guyane et les ONG de protection de l’environnement.

Et pour cause : si cette mine devait voir le jour, elle s’étendrait sur 190 kilomètres carrés, soit la surface de 32 stades de France. Un trou si immense qu’il pourrait engloutir la tour Eiffel et qui devra être creusé à l’aide de 57 000 tonnes d’explosifs, 46 500 tonnes de cyanure et 142 millions de litres de pétrole sur douze ans. Le tout, pile entre deux réserves biologiques exceptionnelles.
Un projet "bon pour la Guyane"

Fidèle à l’avis favorable qu’il avait émis à ce sujet lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron, actuellement en déplacement sur le territoire guyanais, a réitéré sa position :

"C’est un projet qui, je le pense, sur ses fondamentaux, peut être bon pour la Guyane", a-t-il déclaré dans des propos rapportés par Le Monde.

En effet, le projet Montagne d’or, porté par un consortium russo-canadien, promet de créer 750 emplois directs et 3 000 indirects. Une aubaine pour la Guyane qui est confrontée à un taux de chômage deux fois plus élevé qu’en métropole. La mine devrait en outre permettre d’extraire 85 tonnes d’or sur douze ans.

Emmanuel Macron a néanmoins émis trois conditions : que le projet se conforme à la charte "mine responsable" afin de respecter les critères environnementaux, qu’il favorise avant tout l’emploi local et enfin qu’il soit soumis à un débat public qui aura lieu au premier semestre 2018.
"L’avenir, c’est la biodiversité", répondent les opposants

À l’image des ravages causés par l’orpaillage depuis ses débuts sur leur territoire, les chefs amérindiens de Guyane se sont déjà prononcés fermement contre lors d’une réunion publique au mois d’août dernier. Ils craignent la déforestation, la pollution, sans compter que le site aurifère se situe à proximité de plusieurs réserves naturelles.

Ils dénoncent un "monstre industriel" et les dangers présentés par l’usine de traitement du minerai, qui s’effectue à l’aide de produits dangereux et mortellement toxiques comme le cyanure. Le moindre incident pourrait ainsi durablement contaminer les écosystèmes alentour fragiles et déjà en péril :

"Ces grands projets sont des chimères, car nous avons un écosystème riche et fragile, donc on ne peut pas faire n’importe quoi. L’avenir, c’est la biodiversité, car elle est riche et se renouvelle", indique Nora Stephenson, l’une des porte-parole du collectif "Or de question" citée par Le Monde.

Les ONG lui donnent raison. Selon les calculs du WWF, miser sur des alternatives comme le tourisme permettrait de créer six fois plus d’emplois directs que le projet Montagne d’or avec quatre fois moins de subventions publiques.

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le 01/11/2017 à 08:17

Les peuples premiers fustigent Emmanuel Macron

Mardi 31 octobre 2017

Actualité - Société / Social / Emploi

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Les peuples premiers fustigent Emmanuel Macron
Marine JACQUES Mardi 31 octobre 2017
Les peuples premiers fustigent Emmanuel Macron
« Monsieur le président Macron, la question autochtone ne se réduit pas à un collier gardé cinq minutes autour du cou à la fin d'un discours » , ont commenté la Jeunesse autochtone de Guyane et l'Alliance collective amérindienne de Guyane en constatant la parure traditionnelle portée par le chef de l'État samedi (MJ)

Pour encadrer la cession du foncier de l'État aux collectivités et aux peuples autochtones, Emmanuel Macron veut établir un plan sous forme d'appels à candidatures et mettre en place une société d'aménagement foncier dont le directeur sera nommé par l'État. Ces propositions avivent la colère des organisations amérindiennes.
La Jeunesse autochtone de Guyane (Jag) et l'Alliance collective amérindienne de Guyane (Acag) se sont fendues d'un communiqué pour fustiger les annonces du chef de l'État relatives à la cession du foncier. Lors de la conférence de presse qui s'est déroulée vendredi au carbet de la préfecture, Emmanuel Macron est revenu sur ce volet de l'Accord de Guyane : « L'État s'est engagé à transférer des centaines de milliers d'hectares aux collectivités et aux peuples autochtones mais où ? comment ? à qui ? dans quel délai ? » D'après le plan d'urgence pour la Guyane, l'État s'est engagé à céder gratuitement 250 000 hectares à la Collectivité territoriale de Guyane (CTG) et aux communes, et à attribuer 400 000 hectares aux peuples autochtones au travers de l'établissement public placé auprès du Grand Conseil coutumier des populations amérindiennes et bushinengue. Emmanuel Macron a annoncé que quatre inspections générales sont missionnées pour venir en Guyane début novembre et ainsi rencontrer tous les acteurs concernés par la cession du foncier. Il propose la mise à disposition du foncier par l'État selon un plan établi avec les collectivités sous forme d'appels à candidatures. « Et le plan de convergence pourrait prévoir des schémas territoriaux de dévolution du foncier mais avec à la clé de vrais projets et une cohérence avec le développement économique et l'aménagement de la Guyane » , a-t-il ajouté.
« NOUS ALLONS RÉCUPÉRER NOS TERRES »
Une Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer) sera mise en place en 2018 avec des financements adaptés apportés par l'État. Le directeur général sera donc nommé par l'État. Cette méthode n'est pas du goût de la Jag et de l'Acag qui préviennent le président de la République : « Nous allons récupérer nos terres, celles dont vous prétendez qu'elles appartiennent à la République et qu'elles pourraient être cédées à travers des appels à candidatures avec les collectivités. Nous ne rachèterons pas les 400 000 hectares et le reste de la Guyane que la France a volés aux peuples premiers! » La Jag et l'Acag ont qualifié la visite présidentielle de « colonialiste » .

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