COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Fédéral doit faire de l’éducation des Premières Nations une priorité

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour diffusion immédiate


Rassemblement à Ottawa le 6 octobre

Le Fédéral doit faire de l’éducation des Premières Nations une priorité


Kitigan Zibi Anishinabeg, Québec (4 octobre 2011) - Le chef de Kitigan Zibi Anishinabeg ainsi que d'autres chefs des Premières Nations de l'Ontario accompagnés par les membres de leurs communautés respectives, tiendront un rassemblement sur l'éducation au Monument des droits de la personne à Ottawa le 6 Octobre  2011. L’objectif de ce rassemblement est de mobiliser dès maintenant tous ceux qui souhaitent être entendus relativement à la crise de financement dans l'éducation des Premières Nations. Ce rassemblement a aussi pour but d’attirer l'attention sur le Comité national créé par le gouvernement fédéral et qui constitue une autre stratégie destinée à retarder les actions qui devraient être prises en matière d'éducation des Premières Nations.

Le Comité national dont le mandat est d'examiner l’éducation primaire et secondaire, en excluant cependant de manière stratégique l'éducation postsecondaire, a d'abord été annoncé en décembre 2010 et a été mis sur pied sans la participation des communautés des Premières Nations qui sont pourtant celles qui risquent d'être le plus directement touchées par les modifications futures proposées à l'éducation des Premières Nations. L'annonce du Comité national a été un jour triste parce qu'il n’apporte rien de significatif à une situation de crise. Le Comité national reprendra encore une fois ce qui a été fait à plusieurs reprises dans le passé, c'est-à-dire écouter les suggestions qui seront faites en ce qui concerne l'amélioration de l'éducation des Premières Nations et, par la suite, présenter des recommandations pour des changements qui pourraient inclure des modifications législatives. Le nombre important des travaux de recherche significatifs sur cette question, y compris le travail effectué par la Commission royale sur les peuples autochtones, ne semble pas être suffisant. Le gouvernement fédéral est d'avis que le Comité national soumettra des recommandations visionnaires que personne à ce jour n'avait jamais considéré. L'annonce du Comité national était en effet un triste jour.

Anita Tenasco, directrice de l'éducation à KZA, a déclaré: «Le projet du gouvernement fédéral de modifier les programmes d’éducation des Premières nations, qui inclut le Programme de soutien aux étudiants de niveau postsecondaire (PAENP), devrait être une préoccupation pour tous. L'intention du gouvernement fédéral de mettre en œuvre une nouvelle politique ou une loi sur l'éducation aura certainement comme effet de nier son obligation de fiduciaire envers les Premières Nations partout au Canada, et accélérer le transfert de ses responsabilités vers les provinces ». Elle a poursuivi en disant, «Ce sont les élèves des Premières Nations qui sont coincés dans cette opération et privés des possibilités d’avoir accès à l’éducation dans les écoles de leurs communautés ou de poursuivre une éducation postsecondaire lorsqu’ils le désirent».

Les Premières Nations se tiendront solidairement debout face à cette menace et marcheront à partir du Monument des droits de la personne pour signifier au gouvernement fédéral leur rejet de l’approche choisie d'imposer toute forme de politique qui ne respecterait pas pleinement le fait que l'éducation des Premières Nations devrait être contrôlée par les Premières nations et financée adéquatement. Les Premières Nations ont le droit de garder le contrôle sur leur éducation sans que le gouvernement fédéral définisse ce contrôle ou crée des tactiques de diversion pour retarder les actions et / ou pour se décharger de ses responsabilités vers les provinces.

C’est la troisième (3e) année consécutive que les Premières Nations manifestent contre le refus de l’actuel gouvernement fédéral à répondre immédiatement et sérieusement aux questions touchant la crise de l'éducation chez les Premières Nations. Cette crise résulte d’ailleurs en grande partie de l'inaction du gouvernement fédéral à assurer le suivi sur une multitude des recommandations qui ont été faites dans le passé. Il ne s’agit pas de demander un chèque en blanc, mais plutôt l'équité, la responsabilisation, la transparence et surtout des actions concrètes. Il s'agit de faire ce qui est juste pour les jeunes des Premières Nations.

Le 6 octobre 2011, les Premières Nations feront à nouveau une démonstration d'unité afin de signifier que nous sommes fatigués de ne pas être entendus et fatigués des retards continuels du gouvernement fédéral à fournir une réponse à la voix des parents des Premières Nations, des éducateurs et des Conseils de bande. Si la situation à la base de la crise de l’éducation dans les communautés devait continuer à être permise, il est évident que cet état de fait est et sera une tragédie pour les familles, pour les communautés des Premières Nations, et pour le patrimoine canadien. Le temps est venu pour des actions positives.


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Source: Chef Gilbert W. Whiteduck (porte-parole) (819) 449-5170
               Anita Tenasco, directrice de l'éducation (819) 449-1798