FIPAU 2006

FIPAU 2006 : Recompenses remises pour les films autochtones

25/06/2006 | 16.16
Les récompenses ont été remises aux différents primés du Festival du Film Autochtone. Coureurs de nuit a obtenu le Prix du jury ; Green Bush le Prix de la meilleure fiction ; Celui qui a les yeux clairs le Prix du meilleur documentaire ; Confessions d’un chasseur de tête le Prix de la Fondation Kamawak ; et Courage et A wi ni nin ont obtenu ex aquo le Prix du meilleur clip musical.
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 Les Sioux Lakota
 

Etait present sur le Fipau les sioux lakota representés par

  • Li Lost Flower – Danseuse Sioux
    • Dennis Yellow Thunder – Membre de la tribu des Lakota
    • Pipestem Quinton – « Hoop dancer »
Originaires des forêts du Minnesota, les Sioux ont du quitté leur terre natale de l’Est, chassé de leur territoire par des tribus plus puissantes. Ils vivent aujourd’hui dans les plaines du nord américaines, incluant les Dakota du Nord et du Sud, le Nebraska, le Wyoming et le sud du Montana. Le nom « Sioux » (prononcer « sou ») vient d’une transcription française du nom « Nadouessioux », nom donné par leurs voisins et ennemis, les indiens Algonquins. Ce mot veut dire « petits serpents », c’est-à-dire ennemis secondaires. Les Sioux s’appelaient eux-mêmes Dakota, Lakota, Nakota, qui signifie, dans leur dialecte, « les alliés ». Ces noms viennent des différents endroits où ils vivaient à l’origine. Aujourd'hui, les indiens Sioux s'appellent par le nom de la langue qu'ils parlent. Ces noms sont porteurs d'une identité rehaussée de spiritualité et de traditionalisme. Le clan des Oglala, « Ceux qui disséminent les leurs », est une branche de l'une des sept tribus Sioux. Il pratique les sept cérémonies ancestrales comme la danse du soleil ou la cérémonie de guérison.
Sur leurs terres originelles, les Sioux subsistaient grâce à la pêche, la chasse, et la récolte du riz sauvage. Mais en partant dans l’Ouest, et par l’acquisition du cheval, leur style de vie changea complètement, ils devinrent une tribu de cavaliers nomades dont la survie dépendait principalement du bison, dont la disparition fut provoquée par l’arrivée des blancs. La « Ghost Dance », qui prétendait ramener le bison et faire partir les blancs, devint prédominante chez les Sioux qui voulait retrouver leur style de vie du passé. Contrairement aux autres tribus dont la population décrut avec l’arrivée des blancs, la démographie Sioux semble avoir augmenté. Ceci est dû principalement à l’incorporation de captifs et aux mariages avec des blancs. Aujourd’hui les Sioux se sont adaptés à la vie sur les réserves ou en ville. Beaucoup s’impliquent dans l’industrie du tourisme dans les deux états Dakota.
 
Li à eu la gentillesse de poser pour montrer sa robe , elle m’a expliqué que cette robe venait de sa famille et avait plus de 120 ans
 
 
 
Quand a Pipestem Quinton danseur nous a fait une demonstration de son talent, ce danseur de « Hope dance »
formait un kaléidoscope des images de l’aigle, du serpent à sonnette, de la terre etc en utilisant plusieurs cercles blancs, demonstration de competence etonnante . il utilise 25 cercles. Il commence par un cercle,et ajoute des cercles  au fur et à mesure , il  manoeuvre les cercles tout en dansant pour créer des conceptions  multiple qui émulent la nature, telle que des fleurs, les papillons, aigles, et tiennent le premier rôle. Cette danse enseigne le respect et de l'importance de prendre soin de notre propre cercle.
l'unité de l'humanité est reflétée dans cette danse ; Cette danse sociale invite tous les âges, courses, nations, familles et religions pour venir ensemble dans la célébration de notre unité
 
 
 
 
 
 
  
 
 
Lors du Spectacle sur la grande scène  Li Lost Flower et Dennis Yellow Thunder sont venus rejoindre Florent Vollant pour danser et accompagner ses chansons
 
 
 
 
Dennis  chantant accompagné par  Piperstern Quinton
 
 
à lire :
La nation Dakota de Sioux Valley entente de principe globale
 
en anglais :
Lakota - Dakota - Sioux Nation
 
The Teton Dakota Sioux
 
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Les Cris
 
 
  
 
Dianne  Reid présidente du FIPAU 2006
– Présidente de l’Institut Culturel Cri
 
Dianne Ottereyes Reid, dont le nom spirituel signifie «  Étoile du Matin – Voix du Tonnerre du Clan de l’Ours » est une femme crie de la Première Nation de Waswanipi au Québec. Au début de sa carrière, elle travaille dans le domaine de la communication ; elle occupe ainsi le poste de journaliste à Radio-Canada Nord et est membre de la National Aboriginal Communications Society de 1979 à 1989. En plus de mettre sur pied les premiers médias de radio-télévision pour les 11 nations amérindiennes du Québec, elle a formé des journalistes autochtones jusqu'en Amérique du Sud, en Nouvelle-Zélande et en Australie. On doit beaucoup à Dianne Reid sur la victoire remportée par la nation crie lors du projet hydroélectrique de Grande-Baleine en 1992. Fidèle à ses convictions et à la tradition de ses ancêtres, elle se tourne aujourd'hui contre les leaders de sa propre nation pour remettre en question la récente entente Cris-Québec et les sombres visées du gouvernement sur le patrimoine national. Cette bataille lui fait gagner la profonde estime des siens et une réputation internationale. Elle fait alors connaître les splendeurs des grandes rivières québécoises dans plus de 20 pays, au nom du Grand Conseil des Cris, l’organisme gouvernemental de son peuple. Dianne Reid est la Présidente du James Bay Cree Cutural Education Centre, institut assurant la diffusion de la culture, de la langue et de l’histoire cris, ainsi que celle du Aanishaaukamikw, l’Institut Culturel Cri.
« L'esprit de mes ancêtres ne permettra pas à ma conscience de demeurer silencieuse. La vie et la sang de la rivière sont en jeu, et l'Esprit de l'eau m'appelle à sa défense », déclare solennellement Dianne Reid, dans le langage symbolique de sa tradition.
Diane Reid est une femme Crie de la Première Nation de Waswanipi au Québec. Journaliste, elle a participé à la création des premiers médias de radio-télévision pour les 11 nations amérindiennes du Québec et s'est illustrée dans de nombreux combat pour la sauvegarde des grands espaces naturels du Canada, terres de ses ancêtres. Elle est aussi Présidente de l'Institut Culturel Cri.
 

On doit à Dianne Reid beaucoup de la victoire remportée par la nation crie lors
   de la mise au rancart par Jacques Parizeau du projet hydroélectrique de
   Grande-Baleine en 1992. Fidèle à ses convictions et à la tradition de ses
   ancêtres, elle se tourne aujourd'hui contre les leaders de sa propre nation
   pour remettre en question la récente entente Cris-Québec et les sombres
   visées d'Hydro-Québec sur le patrimoine national. Voilà dépoussiérés les
   canots qui avaient conduit un contingent cri dans le port de New York il y a dix
   ans, avec à leur bord Matthew Coon Come et Robert Kennedy Jr.
   Dianne Reid devient la douzième administratrice de Révérence Rupert, portant à six le nombre d'administrateurs cris de l'organisme environnemental cri-québécois.
  Communicatrice et journaliste à Radio-Canada Nord de 1974 à 86, Dianne Reid a été
  membre de la National Aboriginal Communications Society de 1979 à 1989. En plus de
  mettre sur pied les premiers médias de radio-télévision pour les 11 nations
  amérindiennes du Québec, elle a formé des journalistes autochtones jusqu'en 
  Amérique du Sud, en Nouvelle-Zélande en Australie. Mais c'est lors de la croisade
  contre le harnachement de la rivière Grande Baleine qu'elle s'était méritée la profonde
  estime des siens et une réputation internationale. Elle avait alors fait connaître les
  splendeurs des grandes rivières québécoises dans plus de 20 pays, au nom du Grand
  Conseil des Cris. Après 7 ans de retraite et de réflexion, Dianne Reid reprend du
  service, d'une façon différente cette fois, mais avec une ferveur décuplée.
  "L'esprit de mes ancêtres ne permettra pas à ma conscience de demeurer silencieuse
  La vie et la sang de la rivière Rupert sont en jeu, et l'Esprit de l'eau m'appelle à sa
  défense", déclare solennellement Dianne Reid dans le langage symbolique de sa
  tradition, elle qui parle aussi couramment le cri, le français et l'anglais.
   Pour la coprésidente de l'aile crie, Lisa Petagumskum, voir Dianne Reid joindre les rangs
  de l'opposition à la Paix des Braves revêt une importance toute particulière. "La
  présence de Dianne à nos côtés renforcera la voix de la Rivière. Sa relation intime avec
  la rivière de ses ancêtres saura prouver à tous qu'il est mal de mutiler ce majestueux
  courant de vie. Révérence Rupert souhaite la bienvenue à cette activiste d'expérience,
  qui a si vaillamment défendu la rivière Grande Baleine mais aussi la rivière Arun, au
  Népal, et bien d'autres encore."
Le coprésident de l'aile québécoise, Éric Gagnon, lui fait écho. "Bienvenue à cette femme extraordinaire, porteuse de la grande sagesse des Premiers Peuples. Elle saura mieux que quiconque faire rectifier une entente ratifiée exclusivement par des hommes aveuglés par le pouvoir et l'argent. Les ingénieurs d'Hydro-Québec peuvent encercler le 13 décembre sur leur calendrier: c'est le début de la fin du massacre de la Baie James et du Nunavik."
 
Lors des conférences et colloques Diane Reid a abordé la thématique primordiale de l’eau.
 
 
LES CRIS
étaient représentés  au Forum International de P.A.U. 2006 par :
• Dianne Reid – Medicine-woman cri et fervente militante pour l’environnement
• Sandy Scofield – Chanteuse métisse saulteaux-cri
Les Cri constituent le plus important groupe de la famille algonquienne du Canada. Ils sont présents en Saskatchewan et au Manitoba, bien que la majorité des Cris vivent en Ontario (plus de 13 000) et au Québec (plus de 12 000). Leur présence au Québec remonte au tout début de l’occupation humaine du territoire québécois, où ils exploitaient les ressources fauniques des côtes de la Baie d’Hudson et de la Baie Saint James.
Les bouleversements consécutifs à la construction du complexe hydroélectrique de la Baie Saint James ont entraîné des réactions de défense et de l’émergence de leaders. Le grand Conseil Cri demeure l’organisme politique représentant les Cris auprès des gouvernements, et est ainsi présent sur la scène internationale. Les communautés cries connaissent actuellement un essor économique important, notamment en matière de tourisme ethno-culturel, ce qui ne remet pas en cause le mode de vie traditionnel, car plus de 30 % des membres des communautés cri vivent encore des activités traditionnelles liées à la chasse et à la pêche.
Cris
Origine du nom
Le nom de ce peuple provient d'un groupe d'autochtones vivant près de la baie James et que les Français appelaient Kiristinons, nom qui s'est par la suite transformé en Cri (épelé « Cree » en anglais). La plupart des Cris n'utilisent ces noms que lorsqu'ils parlent ou écrivent en anglais et en français et portent des noms propres à leur région. Ils occupent un territoire qui s'étend de l'Alberta jusqu'au Québec, ce qui représente la plus vaste répartition géographique autochtone du Canada
Situation et population

On divise les Cris en trois grands groupes en fonction de leur environnement et de leurs dialectes : les Cris des Plaines (Alberta et Saskatchewan), les Cris des Bois (Saskatchewan et Manitoba) et les Cris des marais (Manitoba, Ontario et Québec). Les bandes subarctiques de chasseurs sont très dispersées sur le territoire et les périodes difficiles ont nui à leur croissance démographique au cours des siècles. Au XVIIe siècle, leur population aurait été d'environ 30 000 personnes. En 1996, elle s'élevait à plus de 208 000.
  
La Langue

La langue crie appartient à la famille linguistique algonquienne et, à l'origine, les Cris entretiennent des relations avec d'autres groupes parlant cette langue, plus particulièrement avec les Innus (MONTAGNAIS-NASKAPIS), les ALGONQUINS et les OJIBWÉS.
  
Histoire

Pendant environ 7 000 ans, les ancêtres des Cris sont éparpillés dans presque toutes les régions boisées qu'ils habitent encore aujourd'hui. À la suite du contact avec la COMPAGNIE DE LA BAIE D'HUDSON, certains Cris des Marais vont vivre plus à l'ouest pour piéger dans de nouveaux territoires bien que, selon plusieurs, ils se seraient installés dans des régions déjà peuplées par les ancêtres des Cris des Bois et des Cris des Plaines
 
Changements radicaux

À la fin du XVIIIe et au XIXe siècle, bon nombre des Cris les plus à l'ouest ont rapidement délaissé leur condition de trappeurs et de chasseurs pour réussir brillamment à se transformer en guerriers à cheval et en chasseurs de bisons. La variole, l'extinction des troupeaux de bisons et les TRAITÉS INDIENS entraînent, dans les années 1880, la ruine des Cris des Plaines et des autres groupes ayant une culture dépendante du cheval. Depuis qu'ils sont obligés d'habiter dans des RÉSERVES INDIENNES, ils vivent de culture, d'élevage et de travail occasionnel, mais la majorité des Cris ont gardé leur langue et leur religion.
 
Traditions durables

Durant cette même période, un grand nombre de Cris continuent à vivre dans la forêt boréale et la toundra dans le Nord, où la culture s'est conservée remarquablement. À l'origine, ils vivent de chasse à l'orignal, au caribou, au petit gibier, à l'oie et au canard ainsi que de pêche. De plus, ils fument le poisson pour le conserver. Ils voyagent en CANOT D'ÉCORCE pendant l'été, en RAQUETTES À NEIGE et en TOBOGGAN pendant l'hiver. Ils vivent dans des huttes coniques ou en forme de dôme recouvertes de peaux d'animaux. Ils fabriquent des outils de bois, d'os, de cuir et de pierre. Pendant une période indéterminée, ils se livrent à un commerce sporadique avec des peuplades vivant plus au sud et se livrent plus tard au troc de fourrures, de viande et d'autres produits contre des outils en métal, de la ficelle et des produits venus d'Europe.
 
Relations sociales

Pendant la majeure partie de l'année, les Cris vivent en petites BANDES ou groupes de chasseurs et se rassemblent en plus grand nombre durant l'été pour fraterniser, troquer et participer à des cérémonies. Leur vie religieuse est fondée sur leurs relations avec les animaux et les esprits qui se manifestent dans les songes. Les membres de la tribu s'efforcent de se respecter mutuellement au nom d'un idéal éthique commandant de ne pas intervenir dans les affaires d'autrui et dans lequel chacun est responsable de ses actes et de leurs conséquences. Les chefs détiennent une certaine autorité lors des expéditions de chasse, des attaques et du troc mais, dans les autres activités, leur idéal se résume à diriger par leur conduite exemplaire et leurs conseils discrets.
 
Influences euro-canadiennes

Les commerçants européens représentent alors pour les Cris une nouvelle forme d'autorité à laquelle, toutefois, ils ne sont confrontés que lorsqu'ils vont dans les postes de traite, car peu de Blancs s'aventurent dans les bois. Ceux-ci, pendant de nombreuses années, dépendent des autochtones pour s'approvisionner en viande fraîche. Un nombre croissant de Cris s'installent progressivement près des postes, chassant, exécutant divers petits travaux et participant aux activités de l'Église, des écoles et des postes infirmiers. Au XXe siècle, les programmes gouvernementaux et l'exploitation industrielle des ressources naturelles ont entraîné les changements les plus radicaux.
 
Situation actuelle

Aujourd'hui, beaucoup de Cris résident dans des villages pendant la majeure partie de l'année. D'autres ont immigré vers des villes, bien que cela ne soit souvent que pour des séjours temporaires. Les grands objectifs que poursuivent actuellement les Cris sont l'autonomie gouvernementale et le développement économique
RICHARD J. PRESTON

A lire
 

Les peuples autochtones peinent à s’affirmer
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/07/REGNAULT/11304
 
Diane Reid, présidente de la Société crie de communications de la Baie James
http://www.phac-aspc.gc.ca/seniors-aines/pubs/communicating_aboriginal/reaching08_f.htm
 
 Programme Forestier exemple de succès (dossier PDF)
http://www.fnfp.gc.ca/content/whatsnew/success_stories_f.pdf
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LES ASSOCIATIONS ET LES FONDATIONS
 
 
LES ASSOCIATIONS ET LES FONDATIONS
Présente sur le FIPAU
 
APACT association paloise
http://membres.lycos.fr/apactpau/

A.P.C.E. association paloise
  
 
 
La Balaguère – Randonnées et voyages à pied
» www.labalaguere.com/

Club Quetzal – association de Mont de Marsan
» www.clubquetzal.com/

Corcka – organisation kichwa - Équateur
» www.recoka.org/

Culture Contact – Voyager solidaire
» www.culturecontact.org

ETAR – Etoile Touarègue Autres Regards, association de solidarité avec les Touaregs du Mali
» www.etoile-touareg.org/

FFCK Fédération Française du Canoé Kayak
» www.ffck.org/

Fondation Rigoberta Menchú Tum – Guatemala
» www.frmt.org/

Handicap Casamance (Pau)
  
Institut occitan – Pau
» www.institutoccitan.com/

Institut culturel basque
» www.eke.org/
Survival France
» www.survivalfrance.org/

Tchendukua Ici & ailleurs – Association pour les Kogi de Colombie
» www.tchendukua.com/

UNICEF – Pau
» www.unicef.fr/

VIDEO TOUTE TENDANCE
» www.videotoutetendance.net/

La Ville de Pau
» www.pau.fr/
Association Quetzal
Quetzal, nom de l’association est l’oiseau symbole de la liberté. Cette liberté ne peut exister sans education. Huit ans qu’ils unissent leurs énergies, leurs idées pour faire de ce droit une réalité pour les indiens du Guatemala.
 
Rigoberta Menchú est née en 1959 dans la pauvreté du petit village de Chimel au Guatemala. Elle a travaillé avec ses parents qui s'occupaient de maïs et de fève sur leur petite parcelle de terrain. Son père, Vicente, fut l'un des premiers de sa région à se battre pour la justice et pour un meilleur mode de vie pour les Indiens. Fervent défenseur des droits de son peuple, et dans le but d’améliorer les conditions des paysans, il fut brûlé à mort lors d'une manifestation. La mère de Rigoberta fut tuée quelques semaines plus tard par le gouvernement.
Cette histoire familiale dramatique va déterminer le combat de toute une vie. La jeune femme alerte la communauté internationale sur le génocide et les atrocités commises à l'encontre du peuple maya quiché : plus de 300 000 morts, 100 000 blessés et 50 000 déplacés. Dès lors, elle publie son autobiographie en 1983, Moi, Rigoberta Menchú, une femme indienne au Guatemala, et milite en faveur des siens dans un groupe de défense des droits humains au Mexique. Rigoberta poursuit son combat et donne de nombreuses conférences aux États-unis et en Europe.
Autodidacte, elle a démontré qu'elle pouvait être une grande meneuse dotée d'une grande intelligence. Elle ne tarde d’ailleurs pas à se faire porte-parole des Indiens opprimés de son pays. Le travail de Rigoberta Menchú se concentre sur la promotion de la défense des droits humains, de la paix et les droits autochtones. Elle reçoit, en 1990, le Prix UNESCO pour l’Education de la Paix, puis en 1992 le Prix Nobel de la Paix, devenant ainsi la première autochtone, et la plus jeune personne, à recevoir cette distinction. Pour Rigoberta Menchú Tum, ce Prix Nobel est une reconnaissance de la lutte des autochtones, ainsi qu’une reconnaissance symbolique pour les victimes de répression, de racisme et de pauvreté. La fondation Rigoberta Menchú, créée en 1993, contribue ainsi à la promotion de la culture de la paix pour les peuples autochtones. Elle a également participé à promouvoir le Décade Internationale des Peuples Indigènes Mondiaux.
Présente au Forum de Pau elle représentait  les Quiché avec  Vincent Simon  président fondateur de Quetzal
Le peuple quiché est l’un des peuples mayas natifs du plateau guatémaltèque. Les Quichés constitue le premier groupe indigène du Guatemala et le 3ème d’Amérique latine. Ils vivent en villages et hameaux, ainsi que dans les trois plus grandes villes indigènes du continent. L’agriculture est le pilier de leur économie.
La guerre, les déplacements de population, la destruction sociale, économique et culturelle mais surtout les épidémies décimèrent la communauté quiché, mais sans venir à bout de leurs croyances et traditions. La plus célèbre représentante du peuple quiché, Rigoberta Menchu, a reçu le prix Nobel de la paix en 1992, pour le combat qu’elle a mené contre la répression subie par les populations autochtones du Guatemala. Cette femme est à l’origine de la fondation Rigoberta Menchu.
Ce peuple avait été durement touché en 2005 par l’ouragan Stan. De novembre à Janvier 2006 Quetzal a mis en place
- la distribution de 15 000 goûters nutritifs. La situation nutritionnelle chez les jeunes est très inquiétante ; en effet avant l’ouragan, la sécurité alimentaire n’était pas assuré.
- Deux ateliers de formations pour les éducateurs, enseignants, jeunes volontaires afin de réaliser des ateliers d’aide psychologique durant les vacances.
Depuis 2003, le club Quetzal est devenu le relais en France de la Fondation de Rigoberta Menchu Tum. Cette collaboration étroite est l’affirmation de la position de Quetzal pour la reconnaissance et le respect de la dignité et de la culture mayas
Le partenariat qui unit les deux organismes, est l’occasion d’avoir un relais institutionnel sur le terrain et permet à la fondation d’avoir, en Europe, un porte parole témoignant de son combat. Aussi la fondation gère-t-elle les fonds de Quetzal au Guatemala, tout en lui donnant une existence juridique sur place. En France, le club Quetzal travaille à la diffusion des activités de Rigoberta Menchù tant dans son pays qu’au niveau international.
Cette collaboration fertile et efficace est celle d’une grande fondation avec une petite ONG qui a su la convaincre de son efficacité et de sa persévérance
Pour en savoir plus, le site de la fondation :
http://www.frmt.org

Festival Musicamas
Place des Arènes
Mont de Marsan (40)
France
Du 14 au 19 juillet 2006-07-03
 
Voir sur le site de Quetzal  les projets, les actions de 2005 et l’agenda 2006
 
Pour aider la fondation
 
 
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LES HAÏDA
 

Forum International Des Peuples Autochtones Unis de Pau

19 au 25 Juin 2006

 

LES HAÏDA

 

Lorsque je suis arrivée sur le Forum Mercredi matin la chose qui m’a surprise c’est le manque de monde, pour un événement d’une telle importance. Il faut dire que le temps n’était pas de la partie.

Mon premier contact fut avec les Haïda qui débuta à 10h avec les Chants de la mer et les tambours de la terre.


Chants et danses traditionnels haida interprétés par une quinzaine d’artistes haida. Le rythme du tambour est le battement du cœur de  la Terre mère. C’est le tambour qui réunit les gens autour de chants qui racontent l’histoire de toute la culture et de tout l’environnement haida.

 

Il faut expliquer La relation des Haïdas à l'océan est immémoriale, et ses racines remontent au début des temps, quand le Corbeau a réussi à convaincre les humains de sortir d'un coquillage, sur une plage de Naikun (pointe Rose), à l'extrémité nord de Haida Gwaii.

 

 Au FiPAU , La délégation haida est constituée de chefs héréditaires et politiques, d’aînés respectés, d’enfants, de linguistes, hommes et femmes de médecine traditionnelle, ainsi que d’artistes (sculpteurs, tisserands, chanteurs et danseurs).

Les Haida vivent depuis 9 000 ans sur la terre d’Haida Gwaii, en Colombie Britannique au Canada. Depuis l’arrivée des premiers Européens, la nation haida a dû faire face à de nombreux désastres, dont une épidémie de variole qui a décimé 95 % de la population en 1863. Il ne restait que 500 Haida au début du siècle dernier ; aujourd’hui, on en recense quelque 4 000 représentants. La culture haida a survécu grâce à l’énergie de certains artistes. Aujourd’hui l’art haida remporte une reconnaissance nationale et internationale.

Le combat actuel des Haida porte sur la protection des rivières, des forêts et des océans. Ce peuple lutte contre la déforestation et l’invasion des entreprises dont le but est d’exploiter la richesse de leurs sols (bois, pétrole et gaz principalement), et revendique ses droits territoriaux. Depuis les années 1990, les Haida tentent de faire reconnaître leurs droits ancestraux sur les îles de la Reine Charlotte La nation a entrepris des procédures judiciaires afin d’obtenir la propriété de Haida Gwaii. Au printemps 2002, la cour d’appel de la Colombie-Britannique rendait un jugement qui obligeait le gouvernement canadien à consulter la nation haida avant toute exploitation de son territoire ancestral. Les Haida mènent également une action contre les pays et leurs musées anthropologiques qui ont pillé leurs objets rituels d’art traditionnels et leurs ossements. Un grand mouvement est en marche pour le rapatriement et la restitution de ces oeuvres.

  

Puis visite à  Evelyn Vanderhoop qui m’a très aimablement accueilli et m’a donné toutes les explications sur leur tissage. Mais que je vous explique qui est Evelyn

Evelyne Vanderhoop est Haida qui appartient  à la famille Git’ans Git’anee  de Masset, Haida Gwaii, en Colombie britannique. Elle est une descendante d’une famille d’artistes. Sa grand mère, Selina Peratrovich, à titre de vannière Haida, était « mémoire vivante ». Sa mère, Delores Churchill, continue de tisser et à enseigner comme l’a fait sa propre mère. Ses deux sœurs Holly et April Churchil, sont également tisseuses, memoire-vivantes, artisanes d’insignes cérémonials et chefs de groupe de danse.
Evelyn embrasse jeune la carrière  d’artiste, au secondaire, elle assiste à des cours d’été à la school of Fine Arts de Banff, en Alberta. Elle obtient un baccalauréat es arts de la Western Washington University, à Bellingham (Washington). En 1972 et en 1976, elle étudie l’art dans les grands musées européens au cours de l’été. Son expérience artistique comprend l’art traditionnel haïda et, plus récemment, le tissage de style northern géometric (queue de corbeau) et tissage à la manière chilkat.
Evelyn est heureuse de faire parti du groupe Gil Hoan qui se produit cet été au Musée canadien des civilisations. Elle a à cœur de partager la riche culture des autochtones de la cote ouest avec les visiteurs du Musée. Il en fut de même pour nous sur le forum.

 
 

Il faut une patience d’ange pour exécuter ce tissage qui se fait avec un fil très fin. Les couleurs que vous voyez sur le métier sont les seules couleurs utilisées (1ere photo) elle m’a expliqué qu’il fallait parfois de nombreux mois pour fabriquer une seule pièce, et que ces pièces à ces couleurs étaient portées uniquement par les chefs. Si j’ai bien compris il n’en reste plus que 6.

 

Mais elle n’était pas la seule, la vannerie était aussi représentée
 

 

Les modèles que vous voyez représenté ici sont fait à base de tiges d’avoine.
L’avoine est ramassée puis séchée, brûlé aussi pour obtenir les couleurs différentes. Ensuite chaque brin est coupé en bande très fines et mises à trempé dans de l’eau déminéralisée, quand je lui ai posé la question le pourquoi de l’utilisation de cette eau, elle m’a expliqué que c’était pour conserver la couleur initiale. Une fois ce travail effectué ce qui demande du temps et de la patiente, elle le lisse dans le même principe que le tissage d’Evelyn.

 

  

Vous voyez cette petite boite rien que pour faire le couvercle de celui-ci il a fallu trois semaines.
 

Un autre travail effectué par les Haida des pièces faites avec des boutons de nacre, ce sont en principe des grandes pièces. Des manteaux ou des tentures. Une des leur est d’ailleurs modélistes et fait des vêtements splendides que j’ai pu admirer mais hélas pas de photos et toujours avec leurs motifs propres 

 

 

Voici un modèle fait avec des boutons de nacres.
 
 
Mais Evelyn Vanderhoop ne se limite pas au tissage, elle peint aussi
La Danse du saumon 1994 par Evelyn Vanderhoop
 

 

 

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus sur les Haïda je vous conseille de lire :

 

  • Les Haïda  les enfants de l’aigle et du corbeau :

 

http://www.civilization.ca/aborig/haida/haindexf.html#menu

 

  • Les esprits de la mer

 

http://www.virtualmuseum.ca/Exhibitions/Haida/

 

  • Bill Reid artiste Haïda

 

http://archives.radio-canada.ca/IDD-0-72-1096/arts_culture/bill_reid/

  • L'esprit des Lieux

http://www.espritdeslieux.ca/

 

  • pour ceux qui comprennent l’anglais :

adresses données par les Haïda du Forum

 

www.haidagwaiitourism.ca

 

www.haidaheritagecentre.com

  

www.qcinfo.ca

 

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Le FIPAU ne reviendra pas

SUD OUEST

26 juin 2006
Le FIPAU ne reviendra pas
Les autochtones envisagent de se revoir et de maintenir l'"esprit de Pau". Mais le maire, Yves Urieta, n'envisage pas de reconduire le Forum International des peuples autochtones unis, du moins sous cette forme.
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CULTURECONTACT, tourisme solidaire : une autre façon de voyager
 
 
  
 
 
Etait présent sur le forum « Culture Contact » une association de tourisme solidaire. Cette toute nouvelle association basée à Montpellier  propose de voyager autrement

CULTURE CONTACT est une association qui travaille dans le domaine du tourisme solidaire au Pérou et en Equateur.
Leur but est de « promouvoir le tourisme solidaire et communautaire, via l'organisation de voyages ». L'implication des communautés dans les pays d'accueil doit être maximale, aussi bien dans l'initiation et la gestion de séjours touristiques que dans la conception des projets de développement locaux associés.
Dans le cadre de ces implications, le tourisme peut alors être considéré comme un vecteur de développement local.
Il nous semble également important de susciter une prise de conscience de l'impact écologique, économique et socio-culturel des voyages sur les hommes et les milieux rencontrés lors des séjours.
 
Comment travaillons-nous ?
Notre cheminement, aboutissant à la construction de plusieurs programmes, peut être défini comme suit :
- Choix du ou des pays dans lequel nous désirons créer de nouveaux séjours solidaires et communautaires
- Prospection de projets touristiques initiés par les communautés
- Prise de contact avec les porteurs de projets locaux
- Voyage d'étude, rencontre in situ des éventuels partenaires
- Evaluation des projets d'un point de vue touristique et solidaire
- Choix des partenaires
- Mise en place des programmes
- Organisation locale et à distance
- Réunion concernant l'organisation et la sensibilisation des voyageurs participant au futur voyage-test
- Voyage-test
- Evaluation et modifications
- Promotion des voyages
- Suivi et évaluation continue
- Développement de nouvelles destinations
 
Mais qu’est le tourisme solidaire ?
 
Définition du tourisme solidaire
Bien des définitions peuvent être envisagées pour cette activité. Nous retenons cinq critères pour qualifier ce type de tourisme, avant tout " alternatif " :
- la rencontre et l'échange au coeur du voyage
- l'implication des populations dans les projets
- le respect de l'environnement
- la répartition démocratique des bénéfices au sein des communautés
- l'appui au développement local
 
Le contexte actuel
Actuellement, le tourisme est une activité à fort potentiel. En effet, elle produit 12% des richesses mondiales avec des prévisions qui doublent le nombre de voyageurs étrangers d'ici à 15 ans.
Parallèlement à cela, le tourisme de masse génère des déséquilibres environnementaux, économiques et socio-culturels au sein des pays d'accueil.
Dans un monde de plus en plus homogène, où l'économie toute puissante nous entraîne vers une diminution des diversités culturelles et biologiques, il est nécessaire d'élaborer puis de mettre en oeuvre des alternatives durables.
 
Les objectifs
D'un point de vue strictement local, les ressources générées par le tourisme solidaire permettent une plus grande indépendance des communautés et une participation citoyenne accrue.
Économiquement, elles contribuent à la subsistance des populations locales.
La communauté, en tant qu'initiatrice et porteuse de son propre projet, est en outre pleinement consciente de l'attrait touristique de la biodiversité environnante, et joue un rôle prépondérant dans la préservation de son propre milieu.
Les problématiques de la valorisation des cultures, des modes de vie, des traditions et des langues autochtones sont inhérentes au programme touristique, et doivent être traitées avec beaucoup d'humilité en évitant les pièges du paternalisme et de la folklorisation.
Par ailleurs, la rencontre et l'échange favorisent sans aucun doute la compréhension, puis le respect entre les personnes d'origines culturelles différentes. L'épanouissement du voyageur lors des séjours passe par la découverte et un rapport au temps différent. Ainsi, il revient dans son pays chargé de cette richesse, plus que des souvenirs : l'essentiel du voyage.
 
Les projets solidaires au Pérou
  
L'itinéraire du circuit a été conçu autour d'une répartition des bénéfices qui nous a semblé la plus solidaire possible. Par exemple, à Cuzco, nous logeons à l'hôtel "Los Niños". Deux centres ont été créés avec les bénéfices de ce magnifique hôtel, et la "Fondation Los Niños" veille sur 250 enfants (repas quotidiens, douche chaude à disposition, soins médicaux et dentaires, aide aux devoirs).
De plus, nous travaillons à un juste prix. Nous laissons les communautés face à leurs responsabilités, tout en les informant des désirs des voyageurs arrivant avec Culture Contact. Nous travaillons ensemble, sans paternalisme, sans concession, d'une manière professionnelle et concertée.

Parallèlement, 6% du prix du séjour au Pérou payé par le voyageur va alimenter un "fond solidaire", géré avec les structures péruviennes en place.
Concernant le Pérou, trois projets ont été identifiés. Chacun d'entre eux sera affecté d'un tiers de ce montant. L'argent sera perçu à la fin de chaque année calendaire.
 
Communauté de San Juan - projet 1
Celle-ci est composée de 32 familles vivant à 3500 mètres au dessus de Yucay, dans des conditions précaires. Lors de notre visite en juin, nous avons rencontré le président, en lui expliquant que San Juan pouvait, via les voyageurs de notre association, financer un projet de développement communautaire. Nous avons écouté la réponse en novembre, et validé le choix communautaire d'implanter quatre systèmes d'aspersion pour les champs afin de freiner l'érosion de la terre.
Ce projet, chiffré à 778 nouveaux sols, va permettre l'achat de quatre modules (tuyaux, socle et asperseur). Chacun d'entre eux sera partagé entre huit familles, chacune creusant un puits pour réceptionner l'eau dans la partie haute de son champs afin de la distribuer gravitairement par aspersion.

Ecole rurale de Huayoccari - projet 2
Située dans la vallée, cette école a développé une méthode pédagogique originale, le Système Agroécologique Scolaire. Elevage de cochons d'inde, poulets, culture de plantes forestières et de céréales, le tout avec minéralisation de matière organique sur lits de lombrics ! Une visualisation du cycle biologique aisée permet une approche pédagogique transversale et un travail axé sur la nutrition et la reforestation.
La réactivation de ce procédé par l'achat de nouvelles espèces végétales et animales, ainsi que diverses constructions annexes établissent le budget 2006 à 440 nouveaux sols.
 
Amantani - projet 3
Culture Contact travaille avec une Organisation Non Gouvernementale de Puno, au bord du lac Titicaca, gérée par une équipe de huit personnes qui comprend quatre techniciens de terrain originaires de la péninsule de Capachica et quatre administratifs.
Cette ONG poursuit quatre objectifs :
- l'étude de l'écosystème de la région péruvienne du lac Titicaca.
- la formation des communautés le souhaitant au tourisme rural écologique.
- la promotion de ce type d'activité sur la péninsule de Capachica.
- la réalisation de microcrédits avec les communautés qui désirent travailler dans cette direction.
Sur demande de la communauté et proposition de l'ONG, la somme que Culture Contact versera sera affectée à la formation au tourisme rural écologique de la communauté de l'île d'Amantani au sein de laquelle les voyageurs sont accueillis durant 24 heures.

Comme on peut aisément le constater, les besoins ne manquent pas tout au long du parcours touristique, l'essentiel étant que les locaux s'approprient totalement les projets, en les initiant et en les gérant. En tant que financeur, nous avons uniquement à valider ces choix, puis à vérifier la bonne utilisation des fonds. Ni plus, ni moins

Les projets solidaires équatoriens
  
Les trois projets touristiques rencontrés ont été initiés, et sont aujourd'hui gérés par les communautés. Une partie des bénéfices est redistribuée aux personnes participants directement au projet (hébergement, nourriture, guides...), l'autre étant affectée aux besoins communs.
Par exemple, en 2004, la quasi-totalité des ressources du comité d'écotourisme de Manduriacos permit de payer le salaire d'une infirmière nouvellement embauchée.
De même, la communauté quechua d'Amazonie verse une part importante de ses bénéfices au dispensaire.
Quand à eux, les Salasacas financent un fond d'aide d'urgence aux personnes âgées dont les enfants ont quitté la communauté, et achètent des fournitures à la garderie communautaire, les deux salariées étant payées par le gouvernement local.
Ainsi, la redistribution est gérée directement par les communautés qui initient l'ensemble des projets touristiques, sociaux, éducatifs....

Par ailleurs, 6% du montant du voyage a pour but de financer un projet solidaire déterminé.
Pour l'année 2006, nous avons décidé de financer un projet du comité d'écotourisme de Manduriacos.
Celui-ci a choisi d'implanter au niveau du dispensaire de la communauté d' El Chontal un baños de cajón. Ce procédé de soin alternatif par thermothérapie sera utilisé par la population pour les soins, mais également comme source de revenus, le service étant proposé aux personnes extérieures.
Ce projet est donc orienté sur deux axes : la santé et l'autofinancement, indispensable à la réalisation des objectifs visés par le comité.
Le rôle de Culture Contact se limite alors à valider les projets, puis à vérifier l'utilisation des fonds par réception des factures et visualisation des ouvrages in situ.

Si vous desirez en savoir plus rendez vous sur leur site :
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