25 juin 1876 – Little Bighorn

 

La bataille de Little Big Horn (ou Little Bighorn, surnommée en anglais « Custer's Last Stand » : « l'ultime résistance de Custer ») s'est déroulée le 25 juin 1876 à proximité de la rivière Little Bighorn (affluent du Bighorn, un affluent du Yellowstone), dans le Montana. Elle oppose les 647 hommes du 7e régiment de cavalerie de l'US Army du lieutenant-colonel George A. Custer à une coalition de Cheyennes et de Sioux rassemblés sous l'influence de Sitting Bull. Le commandement des attaques au 25 juin est confié et mené par Crazy Horse, le chef Sioux Gall et le chef cheyenne Lame White Man.

Sommaire
1 Repères
2 La bataille
2.1 15h20
2.2 16h10
2.3 16h20
2.4 17h30-18h20
3 Bilan
4 Citations
5 L'un des dossiers les plus controversés de l'histoire des États-Unis
6 Dans la culture américaine
7 Notes et références
8 Voir aussi
8.1 Bibliographie
8.2 Filmographie
8.3 Articles connexes
8.4 Liens externes

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Little_Big_Horn

 

voir l'article de François Hameau sur :

http://www.facebook.com/group.php?gid=116045080589#!/topic.php?uid=116045080589&topic=14548

 

Nous avions en 2005 sur mon ancien forum débattu de la bataille de "Little Bighorn" lors de la sortie du livre de "Little BigHorn, autopsie d'une bataille légendaire " de David cornu vous trouverez ci dessous la discussion de l'époque

Pensez vous que nous pouvons nous fier aux écrits historiques, aujourd’hui ?




Pensez vous que nous pouvons nous fier aux écrits historiques, aujourd’hui ?

Le livre de Xavier et de son frère devant sortir bientôt nous avons eu une conversation au sujet de la véracité de l'histoire écrite et comment elle était perçue par chacun, en général. Partant des difficultés pour apporter le plus d'exactitude à ce livre nous avons pensé qu'il serait intéressant d'avoir votre point de vue que ce soit du coté Autochtone ou Blanc sur l'histoire écrite à ce jours. Si vous pensez que vous les Autochtones vous avez eu la possibilité d'apporter des modifications à ce qui a été écrit ou si nous les blancs nous avons rectifié des erreurs, que vous soyez lecteurs, historiens, ethnologue ou simple quidam la discussion est ouverte.
Vous trouverez ci dessous notre échange et nous demandons à ceux qui le désirent de donner leur point de vue ou des témoignages à ce sujet si vous en avez.
Merci d'avance
May

Xavier
Mon frère a travaillé d'arrache-pied pour finir de peaufiner son manuscrit cet été. Le manuscrit est actuellement entre les mains de l'éditeur, il doit être en train de le lire, de le relire en fait, parce qu'à force de consulter des forums de spécialistes (dont les Little Bighorn Associates), les versions sur la bataille changent, des petits détails peuvent venir enrayer une théorie que l'on croyait irréfutable, puis un autre témoignage réalimente la controverse... C'est une bataille très complexe, pour trois raisons : aucun survivant de Custer n'est revenu, les spécialistes prennent les témoins indiens avec trop souvent de la condescendance (le témoignage de l'Indien est formulé d'après la théorie au lieu que ce soit l'inverse) et il y a eu une somme phénoménale de mensonges entourant cette bataille de la part du gouvernement américain. Je ne veux pas en dire plus pour gâcher le suspense, mais il y a fort à parier que tu seras surprise de ce que la véritable bataille de Little Bighorn recèle.

En guise d'apéritif, je te cite le titre, la première mouture du résumé de quatrième de couverture et les titres des chapitres, sous réserve de modifications ben sûres. Les titres des chapitres ne sont pas tape-à-l’œil volontairement. On voulait avec mon frère que le lecteur, en jetant un coup d'œil sur la table des matières, puisse se remémorer les différentes phases qu'il a lu avant d'arriver à LBH puis après. C'est une sorte de résumé sans l'être. Mais trêve de commentaire, voici quelques infos :
Le titre : Little Bighorn, autopsie d'une bataille légendaire
Quatrième de couverture :
Que dit-on de la bataille de Little Bighorn ?
Le 25 juin 1876, le 7e de cavalerie sous le commandement du général Custer aurait désobéi aux ordres, sous-estimé l'ennemi et attaqué la plus grande coalition amérindienne de l'Histoire sous l'égide des chefs Sitting Bull et Crazy Horse. Les Sioux et les Cheyennes lui auraient tendu une embuscade. La bataille aurait été brève, se terminant avec la mort de Custer et 263 soldats.
Une histoire simple... mais complètement fantaisiste.
Ce livre, le premier en français à autopsier cette bataille, s'attache à démonter les mythes, casser les mensonges et rendre le rôle central aux faits historiques. Tout le monde est appelé à la barre, archéologues, historiens, cartographes, criminologues, avocats militaires, chercheurs du FBI et plus de 150 témoins oculaires sioux, cheyennes, Arapaho et américains.
Du fracas de la guerre de Sécession aux clameurs des guerres indiennes, il vous racontera l'engrenage qui a conduit à Little Bighorn avant de reconstituer en détail, minute par minute, la plus célèbre bataille de l'histoire des Etats-Unis.
Première partie : Custer, le 7e de cavalerie et les Tribus des Plaines
1. La réalité de la Frontière
2. Le Boy General
3. Le 7e de cavalerie et les Tribus des Plaines
4. La Bataille de la Washita
5. Paha Sapa
Deuxième partie : Sitting Bull, Crazy Horse et la campagne de 1876
6. Tatanka Iyotanka
7. La campagne d'été
8. Victoire sur la Rosebud
9. Vers la vallée de Peji Slawakpa
Troisième partie : La bataille de Little Bighorn
10. Offensive
11. Avance
12. Last Stand
13. Reno Hill
14. Le Siège
15. Relevés
Quatrième partie : Après Little Bighorn...
16. Sur les bancs des accusés
17. Scandale !
18. "Le premier scalp pour Custer"
19. La fin d'un rêve : Cankpe Wopi Wakpala
20. Epilogue

Le tout devrait faire autour des 400 pages (cela dépend du format du livre et de la police d'écriture), avec 15 cartes, 32 illustrations.
. On a un ami français à Marseille qui est un passionné des Indiens d'Amérique du Nord et qui s'est proposé spontanément pour fournir quelques anecdotes sur les modes de chasse indiennes et les coutumes. On a aussi cherché, même fouillé pourrait-on dire, dans les livres de témoignages indiens sur Little Bighorn pour respecter l'impartialité et l'équité dans le traitement des deux camps. La bataille de Little Bighorn dans le bouquin est reconstituée, c'est à dire comme dans une scène de crimes on a tenté de rassembler le plus de pièces à conviction possible desquelles on a échafaudé le récit de la bataille. On a aussi pioché dans les récits intimes avant l'attaque, particulièrement du côté indien. Alors si par hasard tu t'étais imaginé à Little Bighorn dans le petit test proposé par James Welch dans "Un beau jour pour mourir", là on a mis l'artillerie lourde pour que cela soit un récit très visuel, presque personnel. D'ailleurs, pour pousser le vice jusqu'au bout, mon frère a fait des recherches sur les habillements indiens et sur leurs peintures de guerre, le langage des signes, leurs cris, et enfin chaque fois que des personnages (de l'armée ou des Indiens) s'expriment dans l'action (c'est-à-dire en dehors des guillemets du témoignage), ils le font dans leur langue originale. J'ai réussi à trouver des gens qui m'ont traduit des phrases authentique (ah le chant des Kit Foxes en lakota, une merveille à prononcer tout haut !), et j'ai glané par ci par là des mots en langues cheyenne, sioux ou Arapaho. L'effet marche sur moi, quand je lis les phrases en sioux il me semble entendre le bruit sourd des clameurs de Little Bighorn, mais je ne suis pas le bon cobaye, à force de me pencher sur la bataille, il me semble que j'ai passé une bonne part de mon temps à être plus ou moins le 25 juin !!
Bien sûr, dans la reconstitution le réalisme est de mise. Les témoignages sont souvent poignants, parfois terribles, et certaines actions dans les deux camps révoltent parfois - ce qui est normal lorsque l'on parle de guerres aussi délicates à analyser que les guerres indiennes.

Xavier
Il devrait figurer dans le catalogue de l'éditeur pour l'hiver 2005-2006. Pour le 130ème anniversaire de la bataille en somme ! Enfin le travail va passer dans la phase pratique, après avoir été modifiés sans cesse suite à des discussions sans fin sur différents forums de passionnés de la bataille. Tu sais déjà que cette bataille est compliquée (d'où la passion qu'elle suscite), mais je pense que tu n'imagines pas à quel point ! Il faut déjà apporter les preuves pour écarter les mythes, déboulonner les mensonges ou les célèbres rumeurs qui entourent certaines parties du combat ou des personnages (Custer est une controverse à lui tout seul, Crazy Horse est très méconnu, et Sitting Bull souffre de la dimension d'icône que la postérité lui a accordé). Sans compter qu'en préambule, le récit raconte l'histoire des guerres indiennes (une période dont on dit tellement de chose incorrectes) qui, comme toute guerre coloniale, regorge d'illusions angéliques, de mensonges caractérisés, d'ajouts postérieurs... La bataille de la Washita, qui est traités en préambule de Little Bighorn dans le livre, est un exemple éloquent de la manière qu'ont certains auteurs à réécrire l'histoire après coup. J'ai vu sur Bâton de parole que tu avais écrit un message sur le chef Black Kettle. Je crains que les historiens ne partagent pas ta vision positive du leader mort à la Washita. Je ne vais pas disserter là-dessus, tu pourras juger par toi-même des éléments mis à jour dans le livre concernant Black Kettle.

May
je lui répondais que cela n'était pas évident, et que j'étais d'accord avec son point de vue, car l'histoire pour la plupart du temps a été écrite par les blancs et souvent en leurs faveurs et qu'il serait bon d'avoir le point de vue des Autochtones, mais qu' hélas les amérindiens (jeunes) ignoraient eux même leurs propre histoire
(je n'ai pas gardé les termes exactes que j'ai employé, n'ayant pas sauvegardé le message)

Xavier
Je comprends ce que tu veux dire, en effet les Amérindiens sont le plus souvent pas au courant de leur propre histoire. Cependant, je ne crois pas que les Blancs écrivent aujourd'hui l'histoire en leur faveur. Les auteurs aujourd'hui, aux Etats-Unis, souffrent aussi de ce sentiment de culpabilité envers les Indiens, et travestissent parfois leurs recherches à cause de cela. L'histoire "officielle" est largement en faveur des Indiens depuis les années 70, et certains historiens s'émeuvent des nombreuses falsifications qui en sont issues - comme la bataille de la Washita. Les Amérindiens l'admettent eux-mêmes, à trop vouloir les défendre certains auteurs les transforment en icônes hagiographiques, et c'est peut-être la pire offense qu'on pourrait leur faire. Les grands historiens américains, Robert Utley, Jerome Greene, Gregory Michno, Paul Hutton, Richard Hardoff, George Hyde, étudient les évènements de manière impartiale. Leurs recherches mettent en lumière certains évènements terribles, comme le massacre de Wounded Knee. Pour exemple, longtemps le gouvernement a fait croire que Wounded Knee avait coûté la vie à 150 Indiens, mais les recherches récentes tendent à montrer qu'il y a eu deux fois plus de victimes... La tendance inverse découle de leur recherche, comme tu pourras le constater avec Washita.
Les Amérindiens suscitaient de l'intérêt et de la fascination à l'époque déjà, et des auteurs (dont les frères Bent) ont défendu les Indiens et apporté de nombreuses sources pour comprendre les évènements. D'autres cependant, comme le responsable des Affaires Indiennes Wynkoop, a utilisé la cause des tribus indiennes pour couvrir des affaires de corruption de la part de son agence. Souvent, des agents des affaires indiennes recevaient des fournitures promises aux Indiens, les détournaient et les revendaient chez les Blancs...
L'histoire de la Conquête de l'Ouest est très délicate à traiter, ça j'ai pu le constater !!!

May
Il serait assez intéressant d'en discuter sur bâton de parole qu'en penses-tu ? De mettre nos échanges de mail sur Bâton, peut être aurions nous le point de vue des natifs qui sont sur Bâton. On pourrait tout au moins avoir des échanges à ce sujet
J’attends ta réponse avant de faire quoique ce soit

Xavier
Pas de problèmes, je ne pourrais malheureusement pas publier des messages la semaine, n'étant pas chez moi (Bâton de parole connecte l'utilisateur selon les cookies de l'ordinateur utilisé pour l'inscription). Mais j'irai voir ça ce week-end !

Nous nous sommes accès bien sur le livre qui doit sortir en principe en début d'année prochaine, donc nous ne pourrons juger seulement plus tard une fois que nous aurons lu le livre.
Donc pour l'instant nous baserons la discussion sur l'histoire en général.
Merci
May

• D'autre part je tenais à signaler aux Québécois qu'une exposition à lieu au Musée des Civilisations pendant le mois d'Octobre qui peut être rattaché à ce sujet. Voir le détail dans "Evénements à retenir"
C'est très intéressant cet article. Je crois que oui, l'histoire tel que présenté encore dans les écoles n'est pas intègre à lui-même. Mais je ne saurais pas surpris qu'à travers une légende se cache bien des vérités qui ont fait vivre ainsi. Je suis un peu surprise qu'il n'y a pas plus de ressources dans le côté indien car l'histoire pour eux ne s'écrit pas mais se transmette de bouche à oreille. Je veux souligner un fait qui se ramène un peu à ce que l'historien peut écrire et ne peut pas. Seulement ici, à la deuxième mondiale certains faits ne sont pas cités mais j'eu connaissance car de son vivant mon propre père a conté ce qu'il avait vu. Trois témoins maintenant mort, seulement des descendants qui le racontent à leur enfant.
Bonjour

C'est un débat comme j'aime qui se pose ici, merci à May

Je pense à titre perso qu'on ne peut se fier à 100% aux écrits d'aujourd'hui, cependant je pense également que la volonté de découvrir les faits réels et de les relater avec un maximum d'objectivité est désormais le leitmotiv d'un bon nombre d'auteurs.
Seulement eux-mêmes le reconnaissent: les guerres indiennes, à la différence des guerres européennes, manquent de témoignages écrits sur le moment, et ce qu'on sait n'est que le fruit de témoignages pris soit à l'époque par des personnes qui étaient généralement parti-pris (les natifs sont réputés pour extrapoler les faits -cela fait parti de leur culture- et les américains à l'époque avaient une fâcheuse tendance à déformer la réalité pour leur avantage ou par pure propagande)-, soit par des témoignages oraux répétés au fil des descendances.

A mon avis le meilleur moyen de se faire une bonne idée des faits est connaitre les différents récits, savoir de qui et comment ils ont été écrit, et se faire une idée sans se leurrer: personne ne saura jamais ce qu'il s'est REELEMENT passé, la vérité est derrière.

Je ne mets pas en doute le sérieux du livre de Xavier dont il y a des chances que je me porte acquéreur, bien évidemment. En tant que passionné d'histoire j'apprécie le fait que la ligne conductrice du livre soit la recherche des événements.

Mais laissez-moi donc finir sur cette phrase qui dicte ma ligne de conduite à ce sujet, et que j'ai pourtant entendu dans un film:

"L'archéologie (l'histoire) est la recherche des faits, et que des faits, si vous cherchez la vérité, les cours de philosophie sont à droite au fond du couloir"

Merci à vous ^^

Ghost
Merci Ghost j'espère que vous serez nombreux à donner votre point de vue
Cordialement
May
Bonjour,
Merci May pour avoir retranscrit notre discussion par e-mail. Ghost In the Ruins j'ai beaucoup aimé ta citation du professeur Jones !!! Le dilemme ici est le même que celui qui s'est posé lors des recherches sur Little Bighorn. Les preuves concernant les Indiens sont difficiles à analyser à cause du manque d'éléments comparatifs. Un autre fait qui ressort de mes recherches est que les falsifications, les mensonges, les malversations, les manifestations opportunistes, la réécriture de l'Histoire après coup sont très courants dans ce type de guerre coloniale. Que ce soit l'un ou l'autre camp, il n'est pas rare de pouvoir pointer des incohérences dans les témoignages ou des faits qui ne collent pas entre eux. Sans compter les erreurs involontaires et si humaines... La société américaine elle-même a une responsabilité dans ces difficultés d'appréhender son passé. Jusqu'en 1970, elle idéalisait les colons, maintenant elle idéalise les Indiens et le résultat est tout aussi catastrophique pour ceux qui cherchent à connaître les faits.
Cependant, il faut rester positif. Les grands historiens américains et amérindiens ont fait un travail extraordinaire de recherches. Les amis de la bataille de Little Bighorn ont par exemple identifié 776 des 1'500 guerriers estimés présents durant la bataille ! Avec le nom, l'origine, des détails s'il y en a sur les faits et gestes du personnage durant les combats... Edifiant. Nous avons essayé d'utiliser ces données pour "humaniser" notre reconstitution de Little Bighorn, avec le résultat que vous pourrez découvrir bientôt.
De nombreux chercheurs amateurs à l'époque, Walter Camp, Thomas Marquis, George Bent fournissent des données fiables sur les évènements. Il n'est pas rare non plus d'obtenir des données sur les Indiens à partir d'officiers de l'armée américaine qui les respectaient (et étaient respectés en retour), comme le lieutenant Lee, l'Agent Mac Laughin, et même les généraux Custer et Miles.
Cela dit, il ne faut pas nier que l'étude de témoignages indiens dépend largement de celui qui les étudie. Le début d'un des chapitres du livre explore d'ailleurs ce délicat problème. Beaucoup de chercheurs à l'époque, et encore certains aujourd'hui, pensent avoir le droit d'utiliser les témoignages indiens comme bon leur semble. Certains chercheurs américains font dire à leurs témoins n'importe quoi, et même le plus éloigné du sens apparent du texte, parce qu'ils estiment qu'un témoin indien n'est pas fiable. D'autres, malheureusement soutenus par des descendants amérindiens, estiment que tout témoignage a été donné pour faire plaisir aux Blancs. Une dernière catégorie de chercheurs s’octroie le droit de choisir ce qui leur plaît dans les récits indiens et de nier le reste.
Je ne fais partie d'aucun type cité ci-dessus. Je pense au contraire qu'un témoignage indien apparemment crédible, corroboré si possible par d'autres voix, doit être pris en compte. Une étude de la bataille de Little Bighorn , parue en 1997, employant 67 témoins indiens l'a brillamment démontré, et coupé l'herbe sous le pied à de nombreux révisionnistes. Elle démontre la finesse du témoignage indien, sa richesse dans les descriptions, sa précision (beaucoup ont décrit les mouvements des soldats, l'emplacement des officiers, les différentes positions tactique de Custer, etc...), en résumé sa valeur inestimable : il apparaît plus que probable désormais que les faits sur la bataille de Little Bighorn pour résoudre son mystère sont contenus dans les témoignages des combattants amérindiens. Je tends à le démontrer dans le livre (mise en page début décembre selon l'éditeur, parution pour l'hiver 2005/06).

La principale leçon que donnent les témoignages indiens est qu'ils sont dérangeants. Pour les deux camps. C'est à fouiller dans les paroles du vécu des acteurs de l'Histoire qu'on découvre souvent les faits. Et les faits sont à l'image des controverses liées aux guerres coloniales : sordides, héroïques, cyniques.
Little Bighorn vu par ceux qui l'ont vécu en somme.


réfèrence du livre :

Little Big Horn : autopsie d'une bataille légendaire
David Cornut


site de David Cornut
http://www.custerwest.org/cop.htm