Bolivie le renouveau de la résistance Indiennes

Bolivie : le renouveau de la résistance Indiennes


Dès l’arrivée des  espagnols, les populations andines ont résisté pour préserver leurs terres et leur identité. Aujourd’hui l’accession à la Présidence de L’indien Morales, en Bolivie, est porteuse d’espoir.

Après la conquête de l’empire Inca par les espagnols et sa dislocation, famines, mauvais traitements, esclavage dans les mines, maladies causèrent un effondrement de la démographie. La confédération impériale, peuplée de 8 à 12 millions d’individus, se réduisit à quelques centaines de milliers d’âmes en à peine plus d’un siècle. Malgré la profonde dépression causée par l’invasion, les mouvements de résistance n’ont jamais cessé, y compris après l’indépendance de la Bolivie, en 1825.
S’il a fallu attendre la fin du XXe siècle pour que les populations autochtones retrouvent un niveau démographique comparable à l’ère préhispanique, elles ont pourtant incarné l’une des composantes majeures du mouvement social andin, particulièrement en Bolivie où elle sont en majorité et possèdent peu, voire pas de terres. Ainsi le 12 octobre 1992, date anniversaire de la découverte des Indes occidentales par Christophe Colomb, des dizaines milliers d’Aymaras et de Quechuas ont envahi la place Murillo en brandissant la wiphala (le drapeau indignée)

Réplique de la révolution de 1952 qui aboutit à la nationalisation des mines dont nombre ont été privatisées ou fermées depuis, la manifestation de 1992 a fédéré un puissant phénomène de résistance sociale, qui  s’exprime notamment par le mouvement des Paysans Sans Terre.
Les grands rassemblements alter mondialistes nés à Porto Allègre, au Brésil voisin, le virage à gauche progressifs des pays latino-américains a donné des ailes au mouvement social bolivien, conduit par le Movimiento Al Socialismo (MAS) Morales.

 

Contre la dilapidation des ressources naturelles

 

En juin 2002, le néolibéral Gonzalo Sanchez de Lozada est élu de justesse à la présidence bolivienne. Mais en 2003, de nombreux conflits sociaux éclatent. Des manifestations contre les exportations bradées du gaz naturel sont violemment réprimées. Elles font soixante dix morts parmi la population indigènes et « Goni » est contraint de quitter le pays. Il est remplacé par son vice président, Carlos Mesa, bientôt démissionnaire, après avoir cédé un jour à la rue et le lendemain aux représentants des multinationales et des latifundistes. Inquiète du résulta d’un referendum qui fait apparaître l’opposition d’une majorité de boliviens au bradage du gaz à l’exportation, l’oligarchie blanche déclare l’état d’urgence à Santa Cruz. Elle réclame l’autonomie de cette région amazonienne d’où sont extraits des hydrocarbures. Manifestations et incidents se multiplient, menaçant les pays de balkanisation. Ouvriers, cocaleros, mineurs, paysans, syndicats, les forces vives du pays se mobilisent pour réclamer une refonte de la constitution et la formation d’une assemblée constituante.

La reforme agraire est une autre revendication. Il n’est pas rare de trouver en Bolivie des propriétés de 50 000 voire de 100 000 hectares, parfois majoritairement incultes mais gardées par des nervis fortement armés employés par les terratenientes. Nombre de sans terre installés légalement sur ces fermes incultes ont ainsi été objet de violences répétées, comme à Viacha, dans la banlieue de la Paz, ou pire, assassinés par des milices paramilitaires.

David Choquehuanca, coordinateur du programme Nina, destiné à la formation des leaders paysans indignes boliviens et financé par le Comité catholique contre l faim et pour le développement (France), nous déclaraient en janvier 2005 : « Le mouvement paysan a décidé de construire ses propres instruments politiques. S’il b’y a pas de coup d’état, alors le prochain président sera indigène. » Il est aujourd’hui le s ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Evo Morales.

 

La difficile lutte pour la dignité

 

Dans les autres pays andins traversés par le chemin de l’Inca, les indiens tentent d’accéder au pouvoir. En Equateur, c’est Luis Macas, président de la Confédération des nationalités indigènes d’Equateur (Conaie) ; La plus importante organisation indigène locale, qui portera leurs couleurs. Le scrutin aura lieu en octobre 2006-10-28

Au Pérou, lors de la dernière élection présidentielle, l’ancien militaire d’origine indienne Ollanta Humala, s’est incliné au second tout le 4 juin 2006 face à un représentant politique traditionnelle, Alan Garcia. Tout au long de la campagne, Ollanta s’est prévalu du soutient Morales pour tenter de séduire l’électorat indien.

 

Ulysse septembre octobre 2006

http://www.ulyssemag.com/

ce jours

 

• Le gouvernement bolivien a conclu vendredi27 octobre 2006 au  soir à La Paz avec le français Total et l'américain Vintage les premiers accords avec des compagnies étrangères suite aux négociations dans le cadre de la nationalisation des hydrocarbures décrétée en mai par le président Evo Morales.
Le décret stipule que les groupes pétroliers doivent remettre leur production à la compagnie nationale Yacimientos Petroliferos Fiscales Bolivianos (YPFB), seule chargée d'assurer la commercialisation des hydrocarbures et d'en définir les volumes et les prix sur les marchés intérieurs et internationaux.
Le chef d'Etat, présent avec une partie de ses ministres lors de la cérémonie de signature au Palais des Communications à La Paz, a averti les autres compagnies qu'il allait "faire respecter" la nouvelle législation qui fixe à 82% la participation de YPFB dans les nouveaux contrats.
"Bien que nous soyons un petit pays, un pays sous-developpé, ici les entreprises doivent respecter nos normes, nos lois et nous allons leurs faire respecter", a déclaré M. Morales, premier président bolivien d'origine amérindienne, qui mise sur la récupération des ressources naturelles pour développer la nation la plus pauvre d'Amérique latine.
"Toute entreprise mérite respect, mais elles doivent aussi respecter notre peuple, notre nation et les lois boliviennes", a-t-il ajouté.
La vingtaine de compagnies pétrolières étrangères, parmi lesquelles figurent aussi Petrobras (PETR3.SA - actualité) (Brésil) ou Repsol (Madrid: REP.MC - actualité) -YPF (Espagne-Argentine), ont en théorie jusqu'à samedi pour régulariser leur sitiation, sous peine de ne plus pouvoir opérer.
Toutefois le président bolivien a précisé qu'il restait encore "quelques heures" voire "quelques jours", laissant entendre que le délai de 180 jours imparti par le gouvernement s'acheverait mardi.
Peu avant la cérémonie, Manuel Morales, un conseiller de YPFB, avait indiqué que le britannique British Gas allait également signer un accord, mais ce dernier devrait finalement être conclu samedi.
La Bolivie dispose, selon les chiffres officiels, de réserves prouvées et probables de gaz de 1.550 milliards de mètres cubes, soit les plus importantes d'Amérique latine derrière le Venezuela.
"Avec la signature de ces accords, nous ratifions notre engagement vis-à-vis du processus de nationalisations et les attentes de la société bolivienne", a déclaré le ministre des Hydrocarbures Carlos Villegas.
"Les hydrocarbures sont et seront aux Boliviens", a indiqué le patron de YPFB, Juan Carlos Ortiz, estimant qu'un "jalon important" venait d'être marqué par le gouvernement".
Le gouvernement avait annoncé dans un premier temps vendredi après-midi qu'un accord serait signé avec la vingtaine des multinationales.
Le français Total poursuivra ses opérations dans le champ de Itau dans le cadre d'un contrat de 740 millions de dollars et s'est engagé à effectuer des travaux d'exploration dans deux champs d'hydrocarbures prévoyant un investissement de 1,154 milliards de dollars.
Selon le ministre, "YPFB obtiendra un montant global de 2,4 milliards de dollars" à travers ces contrats.
L'américain Vintage continuera de son côté d'exploiter les champs de gaz de Naranjillo, Porvenir et le sud du Chaco.
Durant les négociations, tenues dans un climat optimiste vendredi, seul le géant brésilien Petrobras, principal investisseur étranger en Bolivie d'où il achemine 26 millions de mètres cubes de gaz par jour pour satisfaire la moitié des besoins du Brésil, avait laissé plané la menace d'un éventuel retrait.
Le retour des ressources en pétrole et en gaz dans les mains de l'Etat met fin à une décennie de privatisation des hydrocarbures sous le gouvernement libéral du président Gonzalo Sanchez de Lozada (1993-1997).
L'ancien chef d'Etat avait été contraint en octobre 2003 de renoncer à un second mandat sous l'effet d'une révolte populaire qui avait fait 60 morts et plus de 400 blessés.

 à l’Equateur

Equateur: le milliardaire pro-américain Noboa vainqueur du 1er tour de la présidentielle

lundi 16 octobre 2006 (LatinReporters.com) - Le milliardaire pro-américain Alvaro Noboa a créé la surprise en remportant dimanche le premier tour de l'élection présidentielle en Equateur. Il affrontera au second tour, le 26 novembre, l'économiste de gauche Rafael Correa, un radical proche du président vénézuélien Hugo Chavez.

Avant le scrutin, tous les sondages attribuaient la première place au relativement jeune ex-ministre de l'Economie Rafael Correa, 43 ans, opposé à la négociation d'un Traité de libre commerce avec Washington, hostile à la cession aux Etats-Unis de la base aérienne équatorienne de Manta et partisan d'une renégociation des contrats avec les multinationales des secteurs du pétrole, de l'électricité et des télécommunications.

Sur la base de 70,59% des bulletins de vote dépouillés, Alvaro Noboa obtient 26,66% des suffrages contre 22,51% à Rafael Correa, selon les résultats diffusés lundi par le Tribunal suprême électoral. Pour le second tour, ils se disputeront les voix des onze autres candidats éliminés au premier tour et devront nouer des alliances.

Criant à la fraude, mais sans en apporter de preuve, Rafael Correa met en cause une supposée partialité du chef de la mission des observateurs de l'Organisation des Etats américains (OEA), l'ancien ministre argentin des Affaires étrangères Rafael Bielsa. Sous réserve des résultats du second tour, l'axe de la gauche radicale antiaméricaine Caracas-La Havane-La Paz vient de subir son 5e revers consécutif lors d'élections présidentielles en Amérique latine après la victoire du social-démocrate libre-échangiste Oscar Arias le 5 février au Costa Rica, la réélection triomphale du conservateur pro-américain Alvaro Uribe le 28 mai en Colombie, la victoire du social-démocrate Alan Garcia (viscéralement opposé à Hugo Chavez) le 4 juin au Pérou et l'élection (contestée par la gauche) du conservateur Felipe Calderon le 2 juillet au Mexique.

Fêtant sa victoire provisoire à Guayaquil, capìtale économique de l'Equateur située sur la côte du Pacifique, Alvaro Noboa, 56 ans, s'est déclaré prêt à assumer la présidence et a appelé les Equatoriens à s'unir contre "le représentant du communisme". "Les positions sont clairement définies: celle de [Rafael] Correa est la communiste, la dictatoriale, celle de Cuba, un pays où sévit la dictature depuis plus de 40 ans. Et ma proposition est d'être comme l'Espagne, le Chili, les Etats-Unis, l'Italie, des pays où règnent la liberté, la démocratie et la prospérité" affirmait Noboa.

Populiste de droite, se présentant pendant la campagne électorale comme un envoyé de Dieu et menaçant alors de rompre les relations diplomatiques avec Cuba et le Venezuela s'il était élu, Alvaro Noboa est propriétaire de 110 entreprises. Considéré comme l'homme le plus riche du pays, il domine notamment la commercialisation de la banane, dont l'Equateur est le premier exportateur mondial.

Paradoxalement, son discours touche les pauvres. Cela s'explique par une vision simple centrée sur des promesses concrètes de logements, de soins de santé et d'emplois, ces derniers étant liés par Alvaro Noboa à la signature d'un Traité de libre commerce avec les Etats-Unis. "Noboa ne se complique pas la vie: les trois ou quatre choses qu'il promet sont suffisantes pour toucher les grandes masses" estime l'analyste Grace Jaramillo.

En outre, la fortune d'Alvaro Noboa fait parfois supposer à un certain nombre d'électeurs qu'il n'aurait nul besoin de succomber à la corruption qui mine la crédibilité de la classe politique. Le milliardaire bananier était en plus le candidat le plus connu pour avoir déjà brigué deux fois auparavant la présidence, disputant sans succès le second tour tant en 1998, face au démocrate-chrétien Jamil Mahuad, qu'en 2002 contre l'ex-officier putschiste Lucio Gutierrez, que l'on surnommait à l'époque "le Chavez équatorien".

L'échec du président Lucio Gutierrez, destitué par le Parlement en avril 2005 après des émeutes contre la corruption, pourrait avoir créé en Equateur une méfiance à l'égard de candidats se réclamant du président vénézuélien Hugo Chavez. Cela aussi expliquerait l'échec relatif de Rafael Correa, qui espérait son élection au premier tour avant d'être devancé, contre toute attente, par le richissime Alvaro Noboa.

Selon l'influent quotidien de Quito El Comercio, "Alvaro Noboa a recueilli les fruits de sa perspicacité et de son obstination. Il fut l'unique candidat à ne pas succomber à la tentation d'octroyer la priorité aux thèmes politiques comme le firent d'autres qui observaient la progression de Rafael Correa grâce à son discours antisystème".

Les analystes du même journal croient que le refus de Rafael Correa de présenter des candidats de son mouvement, Alianza Pais (Alliance Pays), aux législatives concomitantes de la présidentielle réduit sa capacité de trouver des alliés pour le second tour. "Dans chaque province, des députés influents feront campagne contre lui, car il représente pour eux une menace, étant donné qu'il a parlé de dissoudre le Congrès [Parlement monocaméral]" écrit El Comercio.

Au nom d'une "révolution citoyenne" qui devrait balayer un système inefficace et corrompu, Rafael Correa prône en effet, en cas de victoire à la présidentielle, la convocation immédiate d'une Assemblée constituante pour refondre les institutions comme l'a fait le Venezuela d'Hugo Chavez et comme tente de le faire la Bolivie d'Evo Morales. Plusieurs éditorialistes notent que cette vision radicale pourrait avoir inquiété au dernier moment des électeurs attirés par Correa.

Une autre surprise du premier tour de l'élection présidentielle est la 3e place de Gilmar Gutierrez (16,36%), frère de l'ex-président Lucio Gutierrez. Ce dernier conserverait donc un nombre appréciable de partisans. Ils seraient en principe plus proche de Rafael Correa que d'Alvaro Noboa.

Le social-démocrate Leon Roldos, considéré il y a moins de deux mois comme le favori, n'est que 4e avec 15,50% des suffrages. Il devance la social-chrétienne Cynthia Viteri, 5e avec 9,91%.

L'unique candidat indien, Luis Macas, qui fut ministre de l'Agriculture de Lucio Gutierrez, ne recueille que 2,12% des voix. Les Amérindiens représentent pourtant le tiers des 13,9 millions d'Equatoriens. C'est une défaite cuisante pour le parti Pachakutik (Nouvelle aube), bras politique de la Confédération de nationalités indigènes d'Equateur (CONAIE).

Malgré le caractère obligatoire du vote, l'abstention s'élève à 29,39%. Des résultats significatifs des élections législatives et municipales qui avaient lieu aussi le 15 octobre seront connus plus tard. Tous les observateurs admettent que l'incapacité d'un quelconque parti d'obtenir une majorité parlementaire déterminante restera la règle.

Le second tour de la présidentielle sera un duel droite-gauche d'une rare intensité, Alvaro Noboa et Rafael Correa personnalisant deux extrêmes idéologiques antagonistes. Celui qui l'emportera le 26 novembre deviendra le huitième président de l'Equateur en dix ans...

 • Mais aussi 

 

le 16 juin 2006
Abandonnée par le Venezuela, la Communauté andine des nations (CAN) continue d'exister. Réunis à Quito, les présidents de ses quatre membres actuels - Bolivie, Pérou, Equateur et Colombie- ont sollicité la négociation d'un accord d'association avec l'Union européenne (UE) et le renouvellement d'avantages douaniers qu'octroient les Etats-Unis.

Lors du Conseil andin réuni le 13 juin à Quito, le président bolivien Evo Morales a succédé au Vénézuélien Hugo Chavez à la présidence annuelle tournante de la CAN. Le 19 avril dernier, Hugo Chavez claquait la porte de la Communauté andine, l'estimant dénaturée par les traités de libre-échange que la Colombie et le Pérou ont signé avec Washington. Née en 1969, la CAN comptait avec le Venezuela 120 millions d'habitants et couvrait le tiers du commerce sud-américain.

Politiquement, il est intéressant de constater qu'Evo Morales, pourtant allié idéologique et commercial privilégié d'Hugo Chavez, préside désormais une CAN qui a réaffirmé à Quito la volonté de se consolider.

Dans ce contexte, les quatre présidents andins -Evo Morales (Bolivie), Alejandro Toledo (Pérou), Alfredo Palacio (Equateur) et Alvaro Uribe (Colombie)- ont demandé par lettre au président américain George W. Bush le maintien d'avantages douaniers qui arrivent à échéance en décembre et que les Etats-Unis octroient aux pays de la CAN pour les inciter à lutter contre les stupéfiants.

Ces avantages sont consignés dans l'Andean Trade Preferential Drug Eradication Act (ATPDEA - Accord commercial préférentiel andin d'éradication de la drogue). Ils permettent aux exportateurs de la Communauté andine de maintenir des dizaines de milliers d'emplois.

Les observateurs soulignent qu'Evo Morales a donc souscrit cette requête adressée à celui que l'axe bolivarien Venezuela-Cuba-Bolivie considère comme "l'ennemi impérialiste". Le président Morales a confirmé jeudi à La Paz l'envoi imminent aux Etats-Unis d'une délégation conduite par le vice-président Alvaro Garcia Linera pour insister sur la demande d'une prorogation de l'ATPDEA.

Tant la survie de la CAN que le réalisme apparent et peut-être contraint du président Morales seraient des conséquences de la réélection triomphale, le 28 mai, du conservateur pro-américain Alvaro Uribe à la présidence de la Colombie et de l'élection à la présidence du Pérou, le 4 juin, du social-démocrate Alan Garcia. Ce dernier succédera à Alejandro Toledo le 28 juillet. Il a vaincu l'ex-officier putschiste nationaliste Ollanta Humala, soutenu ostensiblement par Hugo Chavez, dont l'influence en Amérique du Sud semble à présent délimitée.

Les présidents des quatre pays de la CAN ont également adressé une lettre au président de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso. Ils y annoncent leur décision, prise à Quito, "d'impulser le processus conduisant à l'ouverture de négociations de l'Accord d'association entre la Communauté andine et l'Union européenne, conformément à ce qui a été approuvé au Sommet de Vienne".

Réuni du 11 au 13 mai à Vienne (Autriche), le IVe sommet Union européenne-Amérique latine et Caraïbes indiquait dans sa déclaration finale que la CAN et l'UE avaient décidé "de tenir, avant le 20 juillet prochain, toutes les réunions nécessaires dans le but de préciser et de définir les bases de la négociation" d'un accord d'association couvrant "dialogue politique, coopération et libre-échange commercial".

Derrière cette phraséologie diplomatique, l'Union européenne voulait s'assurer, avant de négocier avec la Communauté andine, que celle-ci cimenterait son unité et surtout qu'elle surmonterait la crise déclenchée par la sortie du Venezuela.

Considérant avoir rempli cette condition en décidant à Quito "de consolider notre processus d'intégration", les présidents des pays de la CAN demandent dans leur lettre au président de la Commission européenne "la tenue dans les prochains jours des réunions nécessaires entre les autorités des deux blocs" afin de déblayer le chemin vers l'Accord d'association.
http://www.latinreporters.com/equateur.html


à lire :

dimanche 15 octobre 2006 (04h20) :
Equateur : à nouveau un horizon de changement

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=35453