Alcool dans les civilisations amérindiennes

 

Alcool dans les civilisations amérindiennes

 

Bonjour,

 

En regardant un reportage de N. Hulot sur la Mongolie, une réflexion m'est venue et j'espère trouver une réponse auprès de vous.

 

Dans la plupart des civilisations, les peuples ont su créer un alcool, soit à base de lait fermenté, de fruits ou autres.

 

Je sais que les amérindiens ne supportent pas l'alcool mais n'ont-ils pas eux non plus découvert ce genre de boisson ?

Ce qui m'amène à une autre question, que buvaient-ils en dehors de l'eau ?

 

Merci d'avance

 

Flo

ça c'est une bonne question, surement du lait pour les peuples sédentaires qui pratiqués l'élevage mais y en avait il beaucoup ça c'est encore une bonne question ...

ils connaissaient les tisanes pour se soigner donc peut être en buvaient ils pour le plaisir aussi ?

c'est  dans un musée des civilisations qu'on devrait trouver des réponses, y'a t'il un anthropologue dans la salle ???

Je sais que les civilisations d'Amérique du sud connaissaient le cacao qu'ils buvaient aromatisé de piments et qui importé en Europe était connu pour ses pouvoir aphrodisiaque, le roi louis XIV en buvait régulièrement d’ailleurs.

Le cacao a des vertus revigorante c bien connu et c même un dopant pour les chevaux

 

J’ai trouvé quelques éléments de réponse.

Tout d'abord l'alcool a été emmène  de l'extérieur et non fabriqué par les Amérindiens  et voila ce qu'il en était :

 

De l'alcool contre des fourrures? Un sacrilège
La vente d'alcool aux Amérindiens, en échange de leurs fourrures, est interdite depuis toujours par le roi, mais plusieurs contrevenants enfreignent la loi. Dès 1660, Mgr de Laval décrète l'excommunication contre ceux qui poursuivent cette pratique hautement immorale. Le Conseil souverain l'appuie même officiellement dès son établissement en 1663. Jean Talon, pour sa part, jugeant que l'Église s'immisce dans le domaine temporel, c'est-à-dire le commerce, fait modifier cette loi et, à partir de 1668, le Conseil souverain autorise la vente de boissons aux Amérindiens touts en leur interdisant de s'enivrer. On devine alors le dépit de l'évêque qui refuse de signer un tel arrêt.
(Et on connait le triste résultat)

Mais l'érable était utilisé pour faire des  boissons :

Bien avant l'arrivée des Blancs au Canada, les Amérindiens extrayaient la sève de l'érable et l’évaporaient pour obtenir du sucre. Au printemps, les indigènes, munis d'un tomahawk, pratiquaient une entaille dans le tronc des érables. Ils fixaient au bas de cette entaille un copeau de bois qui acheminait l'eau d'érable vers un récipient d'écorce. Les Amérindiens faisaient bouillir la sève et elle était recueillie dans des contenants d'argile pour obtenir enfin du sirop d'érable.

http://membres.lycos.fr/shel/shel.originesiroperable.html


Les Iroquois buvaient la sève fraîche et, à l'occasion, la transformaient en boisson fermentée aux propriétés intoxicantes. On s'en servait parfois comme bouillon en cuisine. On peut aussi la transformer en vinaigre en la faisant d'abord fermenter et en la soumettant ensuite à l'action d'une « mère ».
L'écorce intérieure.

 Les Micmacs fabriquaient du thé avec l'écorce de l'érable de Pennsylvanie et confectionnaient une boisson avec les rameaux et l'écorce de l'érable à sucre

 

 

Le BOULEAU
Il fut autrefois populaire en Amérique du Nord sous le nom de bière de bouleau. La sève, ainsi que les jeunes feuilles, écorces et tiges, est utilisée à des fins médicinales.

 

Par contre je n'ai pas trouvé à quelle époque

 

  En Amazonie on trouve plus facilement des boissons fermentées

 

AMAZONIE

 Bières traditionnelles d’Amazonie    
  

Si à l’époque précolombienne, les autochtones d’Amérique du Nord présentaient la particularité d’ignorer totalement l’usage des boissons alcoolisées, le sud du continent connaît en revanche un nombre impressionnant de recettes d’hydromels et de bières traditionnelles, transmises de génération en génération depuis des temps immémoriaux.

Connues localement sous divers noms : cachiri, cahouin, ouicou, masato, caissuma ou encore chicha, les bières traditionnelles d’Amazonie sont le plus souvent faites à partir des produits cultivés dans les jardins, en particulier le manioc et le maïs.
Le brassage de la bière se fait suivant des recettes diverses, mais qui font toutes appel à l’adjonction de salive pour enclencher la fermentation. Relevons d’ailleurs qu’en Amazonie, loin de passer pour une sécrétion dégoûtante, la salive jouit au contraire d’une excellente réputation. A de très rares exceptions près, ce sont les femmes, et elles seules, qui mastiquent les légumes
La bière domestique n’est en général que très légèrement fermentée, ce qui explique qu’on en boive parfois des quantités impressionnantes, les fêtes de boisson, durent plusieurs jours et plusieurs nuits d’affilée.

Philippe Erikson
Maître de conférences
Université Paris X-Nanterre

http://www.passionbrasserie.com/contenu/c_acc.htm
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Guarana
Le nom de la plante vient des Guarani, des Amérindiens de l'Amazonie qui consommaient le guarana durant les périodes de disette afin de mieux supporter la faim. Ils torréfiaient les grains et en faisaient une pâte qu'ils formaient ensuite en bâtonnets qui étaient mis à sécher au soleil. En plus de servir à la confection d'une boisson stimulante, cet extrait était réputé pour posséder des vertus aphrodisiaques, diurétiques et analgésiques. On disait également qu'il pouvait prévenir la malaria et la dysenterie. Le guarana est encore utilisé à titre médicinal dans plusieurs pays d'Amérique du Sud, notamment pour ses propriétés astringentes

Le caribou  commun au canada. Les coureurs de bois, semble-t-il, buvaient le sang du caribou, à l'exemple des Amérindiens, mais y ajoutaient de l'alcool pour en faciliter l'ingestion. Par la suite, le sang aurait été remplacé par du vin rouge. (À vérifier)
http://www.1001cocktails.com/php/lister_cocktails_histoire.php3?&start=20

 

Le Maïs
les peuples indigènes d'Amérique du Sud préparaient, à partir de graines de maïs, préalablement mastiquées et crachées dans des récipients, un breuvage alcoolisé appelé "chicha".