La Fête des Morts chez les Amerindiens

le fête des morts

Lorsque le corbeau, libérateur de l’homme, s’empare de sa vie, les habitants de la tribu s’occupent de la sépulture. En ce temps, lorsque l’on enterre un corps, on l’enterre avec tous ses biens. La vérité des corps matériels demeure sous terre, mais l’âme de celle-ci traverse avec son être de l’autre côté. Autrefois, il existait une fête spirituelle: à tous les dix ans, pendant dix jours, les Hurons déterraient leurs morts et les déposaient dans une fosse commune afin de faciliter leur voyage vers le monde invisible. Cette fête s’appellait la fête des morts. Lorsque quelqu’un est tout près de mourir, on le pare de tout ce qu’il a de plus beau (armes, vêtements, etc.) Ensuite, on le pose sur un échafaud de sept ou huit pieds de haut ou bien, on le met en terre dans un fosse et ce durant un grand festin en son honneur

 

Si la différence entre le monde des vivants et celui des morts est claire dans la pensée occidentale, tel n'est pas le cas chez les Amérindiens, chez qui le « monde des ancêtres fait partie du réel ». Lafitau, qui ne peut rejeter le principe que le monde des esprits ne puisse communiquer avec le monde des vivants, sauf à adopter une position hérétique par rapport à la tradition de l'Église, interprète alors le culte des morts amérindien en y greffant le souvenir éloigné de la résurrection du Christ et de la vie après la mort (101-102).

 

la tradition iroquoienne

Quand on déménageait le village, on célébrait la fête des Morts; les corps des défunts étaient alors exhumés. On les enterrait ensuite définitivement dans une fosse commune tapissée de peaux de castor. Ce rituel était censé libérer l'âme des défunts, qui pouvaient alors rejoindre le monde des esprits. Chez les Hurons-Wendat, les mythes traditionnels sont toujours transmis aux jeunes, de plus, on a récemment recommencé à enseigner la langue huronne à ces derniers. Les traditions sont également bien vivantes chez les Mohawks; nombre d'entre eux pratiquent la religion de la hutte, une adaptation des principes traditionnels à partir des enseignements du prophète Handsome Lake
http://www.chez.com/soniag/geographie/amerindien.html

 

Le chamanisme semble avoir pris racine en Sibérie et Asie Centrale, il y a plusieurs millénaires. En Europe, et plus particulièrement en Grèce, le chamanisme a été connu avant l'ère chrétienne. Platon parle des chamanes comme de prêtres divins, ayant un discours sacré, suivant une tradition antique, enseignant qu'il y a en l'homme une âme d'origine divine, qui peut par des techniques appropriées quitter le corps, et qui existe avant et après le corps.
Le bön, religion tibétaine pratiquée avant l'arrivée du bouddhisme, était constitué de pratiques chamaniques. Le Livre des morts tibétain en contient un certain nombre.

Le chamanisme semble avoir toujours été présent chez les amérindiens et les aborigènes australiens.

http://perso.wanadoo.fr/revue.shakti/chaman.htm

 

La pensée religieuse autochtone divise le monde en trois composantes: le monde visible, qui désigne les territoires habités, la nature, les humains, les animaux et las plantes; le monde invisible, qui comprend le monde des morts et qui se trouve au-delà des terres connues; et le monde celeste, situé au-delà des étoiles. Les esprits du monde des morts et du monde céleste possèdent des pouvoirs individuels extraordinaires
http://www.ac-nancy-metz.fr/pres-etab/lapicque/Opinfo98/Wunderli/p1.htm

 

en Guyane
Les Amérindiens vénèrent également les éléments de la nature, comme le soleil et le ciel. Mais certains, comme les Wayampis, n’ont ni dieu ni culte des morts, qu’ils enterrent dans un hamac sans plus de cérémonie

 

LA REMARQUABLE CÉRÉMONIE DE COMMMÉMORATION DES MORTS

L’enterrement des morts était pour les Amérindiens chose sacrée. Gabriel Sagard , récollet, dans son magnifique livre LE GRAND VOYAGE DU PAYS DE HURONS nous a laissé une description détaillée des funérailles entourant les morts.
”....ils prennent le corps du décédé, l’enveloppent de fourrures, le couvre d’écorces d’arbres fort propres, puis l’élève sur quatre piliers sur laquelle ils font une cabane, couverte d’écorces d’arbres de la longueur du corps...autres qu’ils mettent en terre....” Puis Sagard décrit comment après le décès et souvent quelques années plus tard, plusieurs tribus se rassemblent, chacune apportant les os de ses défunts après les avoir nettoyés de leur chair. Puis l’on groupe les os les mettant ensemble dans un ossuaire commun et ... "étant tous assemblés ils prennent les os qu’ils ont apportés et les mettent en un lieu commun et font la fête”... Et c’est ainsi qu’ils entendaient libérer les esprits ancestraux de leurs attaches terrestres et les mener en paradis tout en se libérant eux-mêmes de leur deuil. Plus encore, cet ossuaire commun dans lequel frères amis et ennemis étaient mis ensemble devenait l’image de l’union qui devait dorénavant prévaloir entre les vivants. Tout indique que le mont Royal a été témoin de ces cérémonies ancestrales
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Histoire du Mont Royal
Avant l’arrivée des Européens, les Amérindiens venaient sur le Mont Royal pour extraire de la pierre afin de fabriquer des outils. La pierre de la montagne est a haute teneur en silice ce qui permet des cassures aux bord tranchants.
Mais la montagne a aussi été pour les Amérindiens un lieu pour ensevelir leurs morts puisque l’on a trouvé de nombreuses sépultures.
http://www.parcourslemonde.com/articles/index.php?colonne=1&article=mont-royal.html

 

les Amérindiens lui accordaient une valeur sacré et en avaient fait un lieu de sépulture

Où est passée Hochelaga ?

Un autre mystère auquel Champlain est associé est la "disparition" de la cité autochtone d'Hochelaga.

C'est Jacques Cartier qui fera la première description de cette ville iroquoienne de l'île de Montréal qui abritait environ 2000 personnes en 1535. La bourgade était par ailleurs entourée d'une solide palissade.

Les autochtones étaient du genre sympathiques, puisqu'ils ont accueilli Cartier en lui lançant des galettes de maïs, ce qui est nettement mieux que des cailloux.

Mais lorsque Champlain arriva pour visiter les lieux en 1603 : plus rien! En moins de 80 ans, Hochelaga avait disparu sans laisser de traces. Le nom d'Hochelaga ne refera d'ailleurs surface qu'en 1860.

A un moment, un géologue de l'Université McGill a cru découvrir le site de la cité perdue, avant d'être rabroué par des collègues sceptiques.

On pense que les habitants d'Hochelaga auraient quitté le site en raison d'un des nombreux conflits qui sévissaient entre nations autochtones. Mais il est difficile d'expliquer comment une bourgade de cette importance peut s'évanouir sans laisser une bonne quantité d'artefacts.

Mais c'est peut-être le summum de l'élégance environnementale : disparaître sans laisser de traces...
http://www.sciencepresse.qc.ca/jdm/jdm101.html

 

le nom indien donné, à l'époque, à la ville de Montréal : Hochelaga.
le nom indien donné, à l'époque, à la ville de Québec : Stadaconé.

 

 

Le mont Royal aurait donc bel et bien été un domaine sacré, réservé aux morts et interdit à l'établissement des vivants. Cette qualité d'occupation spatiale aurait d'ailleurs persisté jusqu'à la période du Sylvicole (Larocque, 1990: 38-39). Il n'y aurait donc pas de traces d'établissement des vivants dans ce domaine, tout simplement parce qu'il était interdit aux vivants. La localisation du village d'Hochelaga aurait été fonction de ce domaine sacré, qui devait être gardé par un établissement des vivants capable de faire respecter l'interdit. Ces quelques reconstitutions permettent d'avancer que, en tant que domaine interdit, le mont Royal témoignait d'une catégorisation géographique nécessairement engendrée par une endorégulation de la mobilité. Rappelons que, pour s'interdire l'accès à un tel domaine sacré, il fallait que les Iroquoiens contrôlent leur mobilité. C'est suffisant pour supposer alors que le village d'Hochelaga aurait pu être abandonné sous l'effet d'un mouvement endorégulé diffusant: une évasion.
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Voir à quoi ressemblait Hochelaga à l'arrivée de Cartier. Entouré d'une palissade, ce village iroquoïen occupait le site actuel de Montréal

http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://pagesperso-orange.fr/alain.perron/hochelaga.jpg&imgrefurl=http://pagesperso-orange.fr/alain.perron/Cartier.htm&usg=__ftwJ8y5YN8ZLTsNjNoz3zmjXVLY=&h=261&w=300&sz=30&hl=fr&start=2&um=1&tbnid=X42s7kyxn0EhkM:&tbnh=101&tbnw=116&prev=/images%3Fq%3DHochelaga%26um%3D1%26hl%3Dfr