La Sagesse Amérindienne par Yvon Mercier (2)

La sagesse amérindienne, l’hybridation des cultures

 

Dans l’esprit amérindien, le monde des plantes est en symbiose avec le monde minéral et animal par son pouvoir de guérison. Il est du devoir de l’homme de le signaler par des rites, comme la cérémonie du tabac à froid ou brûlé (le calumet). Dans notre optique de guérison, le tabac humidifié mis en place sur une plaie la désinfecte et accélère sa guérison.

 

Le « kinik-kinik » s’échange dans de petits sacs ou librement dans la main pour honorer notre hôte et/ou le créateur qui l’a mis à notre disposition à ces fins. Essentiellement, le rituel se passe autour du tambour (hoptahigan) où on le dépose dans les quatre directions (nord, sud, est, ouest) pour ensuite l’offrir à Ktchinowaskum et à notre Mère-Terre, Andakinan. Le calumet sert aux mêmes fins et de la même manière, en suivant un rite précis et millénaire. La fumée devient alors une prière qui s’envole vers le Grand-Esprit (ktchi Manitu). C’est alors qu’un cri du cœur, qui se perd dans la nuit des temps, s’élève. C’est le chant des quatre directions ou le chant des vents…….HAY! HAY! YAK KA HAY HA HA WAY HAY HA HAY YAK A HAY HA….. HAY, HA HAY O………….

Ensuite, la tradition veut qu’on nomme les gardiens du cercle sacré de notre Mère-Terre (Andakinan): YA! HAY! HAY! YO HAY! HAY!  

ya hay hay a makina

ya hay hay a kinoo

ya hay hay a mahigan

ya hay hay a makwah….

 

La tortue représente la sagesse, porteuse des soucis de la création. Elle est la gardienne des portes de l’Est du Soleil-Levant, des eaux et du printemps.

L’aigle est le gardien des portes du sud et représente l’été, le soleil. Il symbolise l’intelligence.

Le loup est aux portes de l’ouest, du Soleil Couchant, gardien des forêts, de la prière et de la famille.

L’ours, lui, garde les portes du nord, pays de l’esprit des ancêtres et de l’hiver. Il représente la force.

 

Il est inutile de discourir des plantes si on ne comprend pas cette création vue par l’œil amérindien. Tout commence par « Ktchinuaskum » qui crée Kisos (le soleil) et Kisis (la lune ou le petit soleil). Leur enfant, Andakinan, fût façonnée et enrichie par leur souffle. C’est ainsi que la fleur bleue (mère des eaux et des animaux des eaux) apparut sous le souffle de Kisis et que la fleur verte (mère des plantes et des animaux) fit de même sous le souffle de Kisos. Dans sa sagesse, Ktchinuaskum mit un ciel (spomki) entre Kisos et 

Kisis afin de protéger Andakinan des baisers brûlants de Kisos. Les étoiles (alak8um), d’ailleurs, naquirent d’une collision entre Kisos s’élançant, fougueux et amoureux, sur Kisis.

Notre Mère-Terre reçut le peuple des Pierres (minéraux), les Nimikwasoo et des montagnes (watso ou katadin). La peau de notre Mère-Terre est le sol (aki) et ses larmes sont nebês. Les gardiens que sont Makina, Kinoo, Mahigan et Makwah sont là pour veiller à l’harmonie entre les peuples de pierre, végétal et animal.

L’homme est le plus dépourvu de ces peuples. Il dépend des minéraux et des plantes pour sa survie. L’homme étant un hétérotrophe et, les autres peuples, des « autotrophes ». L’homme blanc, par sa science, a confirmé la compréhension du monde autochtone de la nature. Tout gravite autour du « principe actif » (médicament) synthétisé par la plante. Les amérindiens, durant des millénaires, ont acquis la sagesse non expérimentale mais empirique (essais et erreurs).

L’origine des plantes médicinales

 

Il y a fort longtemps, un homme et une femme ont été enlevés par des ours qui les ont conduits très loin dans la forêt des Montagnes rouges. Cherchant constamment à s’enfuir de sa captivité, l’homme s’infligea maintes fois de graves blessures. Mais toujours les ours le ramenaient dans leur repaire.

À chaque fois, l’homme revenait à la santé grâce aux bons soins de sa femme qui profitait des enseignements que lui prodiguaient les ours sur toutes les plantes médicinales présentes dans la forêt. C’est ainsi que la femme put guérir les nombreuses blessures subies par son mari qui récupéra la santé.

Lorsque l’homme et la femme furent libérés, ils quittèrent les Montagnes rouges et regagnèrent leur village avec joie. En plus de cette liberté retrouvée, la femme ramenait une foule de connaissances sur les plantes que l’on peut ramasser dans la nature et à partir desquelles on peut guérir des maux et des blessures. Depuis ce temps, les connaissances sur les plantes médicinales apprises du peuple Ours se transmettent de mère en fille.

L’origine des plantes médicinales

 

Il y a fort longtemps, un homme et une femme ont été enlevés par des ours qui les ont conduits très loin dans la forêt des Montagnes rouges. Cherchant constamment à s’enfuir de sa captivité, l’homme s’infligea maintes fois de graves blessures. Mais toujours les ours le ramenaient dans leur repaire.

À chaque fois, l’homme revenait à la santé grâce aux bons soins de sa femme qui profitait des enseignements que lui prodiguaient les ours sur toutes les plantes médicinales présentes dans la forêt. C’est ainsi que la femme put guérir les nombreuses blessures subies par son mari qui récupéra la santé.

Lorsque l’homme et la femme furent libérés, ils quittèrent les Montagnes rouges et regagnèrent leur village avec joie. En plus de cette liberté retrouvée, la femme ramenait une foule de connaissances sur les plantes que l’on peut ramasser dans la nature et à partir desquelles on peut guérir des maux et des blessures. Depuis ce temps, les connaissances sur les plantes médicinales apprises du peuple Ours se transmettent de mère en fille.

Notions de morphologie et de physiologie végétale

 

La plante est formée de trois organes principaux: la feuille, la tige et les racines. Les feuilles font les synthèses (photosynthèse) des différentes molécules utiles à la plante et aux hommes. Mentionnons simplement que, sous l’énergie solaire, la chlorophylle se forme et donne des électrons énergétiques reçus par des capteurs et transférés à la molécule de glucose qui devient saccharose puis amidon et bois. De plus, la fabrication de molécules médicinales se met en marche, comme aussi la synthèse de différents pigments (phytocyanine, phytoxanthine, etc.).

La matière ainsi usinée dans les feuilles (gaz carbonique et vapeur d’eau) se met en réserve dans le parenchyme et le mésenchyme pour descendre dans des structures en forme de boyaux minuscules (phloème), dans l’écorce, vers la tige et les racines. La partie dure du bois (ligneuse) est aussi une structure tubulaire qui pompe la sève brute (eau et minéraux) vers l’usine: le feuillage. Il s’agit du xylème. Il pompe la sève grâce à la pression radiculaire, la capillarité et l’évaporation.

La plante est un organisme bien vivant qui s’alimente par ses poils absorbants. Elle respire en échangeant le gaz carbonique la nuit et l’oxygène le jour. Elle brûle son propre sucre pour en tirer de l’énergie que l’homme et la plante utilisent et synthétise des milliers de molécules utiles aux deux. Sans racines, la plante meurt. Comme l’homme qui ne trouve pas ses racines ne sait où il va. C’est ainsi qu’en pensant à mes ancêtres algonquins, j’ai composé l’ « LÒDE À ROCK ».

Les plantes médicinales, en général, ont un spectre d’action très large. Il n’est donc pas nécessaire de recourir à des milliers de plantes pour guérir une maladie. Ainsi, plusieurs maladies sont guéries par une seule plante. La plante qui nous convient se trouvera souvent dans notre voisinage immédiat (le potager, notre pelouse, notre haie et nos arbres domestiques).

Sans être exhaustif, j’aimerais vous faire connaître les vertus de quelques plantes qui se retrouvent facilement dans votre entourage 

Les plantes médicinales, en général, ont un spectre d’action très large. Il n’est donc pas nécessaire de recourir à des milliers de plantes pour guérir une maladie. Ainsi, plusieurs maladies sont guéries par une seule plante. La plante qui nous convient se trouvera souvent dans notre voisinage immédiat (le potager, notre pelouse, notre haie et nos arbres domestiques).

Sans être exhaustif, j’aimerais vous faire connaître les vertus de quelques plantes qui se retrouvent facilement dans votre entourage