La Sagesse Amérindienne par Yvon Mercier (3)

La sauge

Voilà une plante sacrée, curative et un aliment. Il s’agit ici de salvia officinalis ou sauge commune. On dit souvent « qui a de la sauge dans son jardin n’a plus besoin de médecin ». En fait, c’est :

  • Un tonique général.
  • Son filtrat est recommandé pour les troubles gastriques, pour faire tomber la fièvre, baisser la glycémie, réduire le rhume et réguler la transpiration.
  • Elle joue aussi un rôle au niveau du système nerveux (calmant) ou circulatoire (abaisse la tension artérielle).

 

Comment la préparer

En infusion : 1 cuillérée à thé par tasse d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes. Posologie : 3 tasses par jour.

En décoction : une poignée par litre d’eau. Faire bouillir 10 minutes.

  • Le liquide peut s’appliquer en compresse sur les ulcères.
  • En gargarisme, pour les maux de gorge, les ulcérations de la bouche et des gencives. Antiseptique.
  • On lui connaît aussi un usage utile pour les infections du système respiratoire. En respirant ses vapeurs lors de l’ébullition, un effet bénéfique se fait sentir au niveau bronchial.
  • La sauge réduit aussi les galactorrhées (montées laiteuses), les bouffées de chaleur (à la ménopause). On s’en sert beaucoup de cette façon en hormonothérapie.

N.B. Il y a contre-indication cependant pour les femmes qui allaitent. Bien que les huiles essentielles aient quelques vertus, l’utilisation et la préparation de celles-ci ne sont pas dans la tradition amérindienne.

Le pin

Comme la sauge sert à la fumigation (dans les rituels sacrés de la purification), le pin a une connotation spirituelle et symbolise une prophétie millénaire, surtout chez les gens du pin blanc (les Cöösuck). Les Sokokis de K’tchi Nikitotékwc 

étaient des abénaquis cöösuck. La prophétie veut que les aiguilles du pin tombent en cercle autour de l’arbre, comme les hommes de la terre s’assoiront en cercle pour se parler et célébrer la fraternité entre les hommes. La chanson Tuhtuwas exprime bien cette réalité. On prétend que la prophétie se réalisera après les sept feux (les sept calamités). Mentionnons que l’arrivée des européens en est une, ainsi que la pollution et les guerres.

En cinquante ans, en Nouvelle-France, les coupes intensives déciment les trois quarts de la population de pin blanc. Le pycnogénol est le plus puissant anti-inflammatoire et anti-oxydant qui soit. Ses stérolines immunomodulatrices sont utiles dans le traitement des maladies chroniques et difficiles à traiter.

 

Comment le préparer

Les parties utilisées sont les aiguilles, le bois, les bourgeons, les graines, l’écorce et la résine. Le pin vit en symbiose avec un champignon, le Laccaria Bicolor, qui lui fournit l’azote. En retour, le pin lui redonne du carbone.

En décoction : 1 litre d’eau et une poignée d’aiguille, en laissant bouillir 10 minutes :

  • On l’utilise pour les bains de pieds dans les cas de sudation excessive et malodorante.
  • Cette décoction règle aussi le problème des pieds d’athlète et les onychomycoses (les champignons des ongles).

 

Pour fabriquer une huile médicinale, il faut broyer et laisser macérer les aiguilles dans le double d’huile d’olive. Filtrer ensuite.

  • La résine appliquée directement sur une plaie va la désinfecter et éviter la surinfection.
  • Si on mange un gramme de résine sur une base régulière, l’effet se fera sentir au niveau des troubles pulmonaires chroniques.
  • Par la même occasion, le transit intestinal en sera accéléré.
  • Ses principes actifs sont les acides organiques (glucosides, lauricine, picéine et pinicrine).
  • Les aiguilles de pin sont très riches en huiles essentielles.

En résumé, ses propriétés médicinales sont :

  • Anti-inflammatoires
  • Antifongiques
  • Anti-spasmodiques
  • Calmantes
  • Immunostimulantes
  • Laxatives
  • Pectorales
  • Tonique nerveux, sexuel et surrénalien.

 

Le cèdre

Plante de guérison, il y a lieu de chanter la chanson de guérison: HAY YA HAY YO WAY.

HAY YA HAY HENNO…

Cèdre vient du grec kedrus et du latin cedrus. Le nom botanique thuya occidentalis lui est donné. Il faut se rappeler que les hommes de Cartier ont été sauvés par les décoctions de pousses de cèdre préparées par Domagaya, le mashikiki-winini.

  • Cette plante peut vivre 1000 ans et est une source importante de vitamine C (anti-scorbutique).
  • Son rôle est identique à la sauge en ce qui touche les fumigations (pour chasser les mauvais esprits et les maladies).
  • C’est un draineur hépatique et sanguin de premier ordre (dépuratif).
  • Le cèdre a aussi le pouvoir de lutter contre les virus vénériens, comme les condylomes, l’herpès génital, la fièvre, la goutte, les vers intestinaux et le cancer de l’utérus.
  • Les parties utilisées: les jeunes pousses en hiver et au printemps, le bois et l’écorce, par défaut.
  • Les principes actifs: la vitamine C et les huiles essentielles.

En tisane: utiliser 3 grammes par tasse ou l’équivalent de 3 poignées de jeunes pousses dans 4 tasses d’eau. Boire 3x par jour, de 10 à 30 jours.

En décoction: le liquide sera 3x plus concentré. Utiliser 9 grammes/tasse au lieu de 3 grammes, pour la même quantité de liquide. Il faut bouillir 10 minutes. Le filtrat sera très concentré (si on le boit, mettre un peu de miel pour en adoucir le goût). Sinon, on l’applique sur la peau contre l’eczéma et les mycoses, dont la pelliculose fongique (pieds d’athlète).

Il existe une vieille coutume québécoise (d’origine amérindienne) qui consiste à mettre de l’encens dans la maison et chasser les mauvais esprits qui pourraient y rôder en faisant brûler un peu de cèdre. Certains mettent encore des branches de cèdre dans les tiroirs et sur les lits en quittant leur chalet pour l’hiver afin d’en assurer la protection (le cèdre fait fuir la vermine).

 

Propriétés médicinales

  • Antiscorbutiques
  • Antifongiques
  • Anti-inflammatoires
  • Antiseptiques
  • Analgésique
  • Antivirales
  • Diurétiques
  • Emménagogues
  • Insectifuges
  • Pectorales
  • Vermifuges

 

Recette d’onguent chasse insecte

  • 50 grammes de pousses de thuya
  • 250 ml d’huile d’olive pressée à froid
  • 50 grammes de cire d’abeille pure
  • 6 pots de 50 ml de verre teinté ou 3 de 100 ml

 

Méthode:

  • Faire macérer les feuilles fraîches de cèdre durant une nuit dans l’huile.
  • Faire mijoter le tout pendant une heure à feu très doux avec un couvert (ATTENTION À L’HUILE SUR LE FEU).
  • Filtrer soigneusement et jeter les branches en bordure du jardin comme insectifuge.
  • Remettre sur le feu et ajouter la cire en petits morceaux, jusqu’à ce qu’elle soit fondue.
  • Remuer, verser dans les pots, refroidir et boucher (étiqueter).
  • Ce cérat est utile contre les plaies infectées, les champignons, les cors, le psoriasis, le rhumatisme et les verrues. Évidemment, il chasse avant tout les insectes.

 

La vesse de loup

Champignon qui produit une poudre (spores) qu’on applique sur le cordon ombilical et le nombril pour en favoriser l’abscission. En plus, on peut en mettre sur les fesses irritées de bébé.

Herbe à dinde ou grassette, Achillée ou Achillea millefolium

On la retrouve sur les terrains stériles, les lieux secs, dans les champs et sur le bord des chemins.

  • Elle est: fébrifuge, emménagogue, cicatrisante, diurétique et aphrodisiaque.
  • Son usage courant est connu pour le système digestif, la fatigue, la nervosité, l’écoulement des muqueuses, les hémorroïdes saignantes et les vers ascaris.

 

Le bouleau blanc (Betula Alba)

Les parties employées sont les feuilles, l’écorce et la sève. Les minéraux qui prédominent sont le phosphore, le sodium et la chaux (carbonate de calcium).

En tisane, il est un bon diurétique et un bon dépuratif.

  • On lui connaît aussi une action non négligeable dans les maladies de reins, de foie, dans le soulagement des coliques néphrétiques, l’albuminurie, les calculs rénaux, les oedèmes et les maladies de peau.
  • La sève s’avère très efficace pour traiter l’arthrite lorsqu’on la cueille, comme la sève d’érable, au début du printemps.
  • L’écorce, en décoction (une fois bouillie) est un bon fébrifuge.

N.B. Le bouleau rouge (merisier) donne une écorce qui, en infusion, fait passer les crampes causées par l’indigestion et la diarrhée. La sève contient la gaulthérie du Canada (une huile stimulante).

 

Le sapin baumier (Abies Balsamea)

Les parties employées sont la résine, les bourgeons et l’écorce.

Ses propriétés médicinales sont diaphorétiques, antilithiques, excitant énergique, antiseptiques, dépuratives, pectorales, bactéricides et antiscorbiques.

  • Usages courants: catarrhe chronique du poumon et des bronches.
  • Son action est connue au niveau de l’inflammation des reins et des voies urinaires. Aussi bénéfiques dans les cas de phtisie (tuberculose), d’asthme, de blessures, de brûlures, la toux et l’irritation des muqueuses.
  • L’écorce sert à tanner les peaux (en décoction), soigne les ulcères et les plaies.

En usage interne (1 cuillérée à soupe/tasse d’eau), il devient un antiseptique et un diurétique. En double dose (2 cuillérées à soupe/tasse d’eau), il désinfecte les plaies et

  • les éruptions cutanées.
  • La posologie conseillée est d’en boire 3x par jour pour quelques jours.
  • Cette boisson jouera un rôle aussi au niveau de la fatigue générale, de la constipation et de la grippe.
  • Les branches du bas, en décoction (garnies de leurs aiguilles) et bouillies 5 minutes (200 grammes/4 litres d’eau) donneront, une fois ajoutée à l’eau du bain, une action calmante et soulagera les rhumatismes.
  • La gomme de sapin pure s’obtient en piquant les poches résinifères de l’écorce. Il faut mastiquer l’exsudat séché (1 gramme à la fois). L’effet en sera un pectoral et avantageux dans le sevrage du tabac et du cannabis.

Le saule blanc

On le retrouve dans les milieux humides, sur le bord des ruisseaux et des étangs. On emploie les chatons, les feuilles, l’écorce et les racines.

Il sert de tonique, de calmant, de fébrifuge et d’antiseptique. D’une façon courante (en tisane ou en décoction), il agit sur l’insomnie, la fièvre, la diarrhée, les pertes blanches, le rhumatisme, les sciatiques et la goutte.

 

Épinette noire (Picea mariana)

L’Épinette noire est un des conifères les plus répandus de la forêt canadienne. Cet épicéa est également présent dans les forêts du nord des Etats-Unis, jusqu’en Alaska. Il pousse généralement en massifs denses sur des sols secs, sblonneux ou tourbeux.

Description botanique

Dénomination botanique :   
Picea mariana

Famille botanique :   
Abiétacées (ex. : conifères)

Description botanique :

L’épinette noire ou picea mariana est l’équivalent américain de Picea abies, l’épicéa le plus courant en Europe (nommé abusivement « sapin » de Noël). À ne pas confondre avec le sapin, son proche parent. Les cônes (fruits ou « pommes de pin ») des épicéas sont pendants alors que ceux des sapins sont dressés.

Il existe une quarantaine d’espèces d’épicéas. Trois d’entre eux, caractéristiques d’un climat rude, poussent dans l’extrême nord : un épicéa « rouge » (Picea rubens), « blanc » (Picea glauca) et « noir » (Picea mariana). En anglais, l’épinette noire est appelée Black spruce.

L’épinette noire atteint 8 à 20 mètres et se caractérise par son port pyramidal. Ce conifère est touffu, avec des branches tombantes. Ses aiguilles  (feuilles) obtuses de couleur vert- 

Herbe à dinde ou grassette, Achillée ou Achillea millefolium

On la retrouve sur les terrains stériles, les lieux secs, dans les champs et sur le bord des chemins.

·        Elle est: fébrifuge, emménagogue, cicatrisante, diurétique et aphrodisiaque.

·        Son usage courant est connu pour le système digestif, la fatigue, la nervosité, l’écoulement des muqueuses, les hémorroïdes saignantes et les vers ascaris.

 

Le bouleau blanc (Betula Alba) 

Les parties employées sont les feuilles, l’écorce et la sève. Les minéraux qui prédominent sont le phosphore, le sodium et la chaux (carbonate de calcium).

En tisane, il est un bon diurétique et un bon dépuratif.

·        On lui connaît aussi une action non négligeable dans les maladies de reins, de foie, dans le soulagement des coliques néphrétiques, l’albuminurie, les calculs rénaux, les oedèmes et les maladies de peau.

·        La sève s’avère très efficace pour traiter l’arthrite lorsqu’on la cueille, comme la sève d’érable, au début du printemps.

·        L’écorce, en décoction (une fois bouillie) est un bon fébrifuge.

N.B. Le bouleau rouge (merisier) donne une écorce qui, en infusion, fait passer les crampes causées par l’indigestion et la diarrhée. La sève contient la gaulthérie du Canada (une huile stimulante).

 

Le sapin baumier (Abies Balsamea) 

Les parties employées sont la résine, les bourgeons et l’écorce.

Ses propriétés médicinales sont diaphorétiques, antilithiques, excitant énergique, antiseptiques, dépuratives, pectorales, bactéricides et antiscorbiques.

·        Usages courants: catarrhe chronique du poumon et des bronches.

·        Son action est connue au niveau de l’inflammation des reins et des voies urinaires. Aussi bénéfiques dans les cas de phtisie (tuberculose), d’asthme, de blessures, de brûlures, la toux et l’irritation des muqueuses.

·        L’écorce sert à tanner les peaux (en décoction), soigne les ulcères et les plaies.

·        les éruptions cutanées.

·        La posologie conseillée est d’en boire 3x par jour pour quelques jours.

·        Cette boisson jouera un rôle aussi au niveau de la fatigue générale, de la constipation et de la grippe.

·        Les branches du bas, en décoction (garnies de leurs aiguilles) et bouillies 5 minutes (200 grammes/4 litres d’eau) donneront, une fois ajoutée à l’eau du bain, une action calmante et soulagera les rhumatismes.

·        La gomme de sapin pure s’obtient en piquant les poches résinifères de l’écorce. Il faut mastiquer l’exsudat séché (1 gramme à la fois). L’effet en sera un pectoral et avantageux dans le sevrage du tabac et du cannabis.