La Sagesse Amérindienne par Yvon Mercier ((5)

Voici quelques propriétés médicinales intéressantes…

  1. Les adoucissants, qui calment les irritations superficielles. Ex.: le concombre, le poireau, la mauve.
  2. Les anaphrodisiaques (qui calment l’ardeur sexuelle). Ex.:le houblon, le nénuphar.
  3. Les antidiarrhéiques. Ex.: la sève et l’écorce du bouleau rouge. C’est aussi un stimulant (l’huile de la sève).
  4. Les antigoutteux: il faut employer l’écorce intérieure (contient de la chaux et de l’acide malique) du bouleau rouge, qui devient alors balsamique, diurétique et antiscorbutique.
  5. Les antilithiques (contre les calculs). Ex.: le sapin et le rosier sauvage, dit « gratte-cul » (l’églantier). Il contient du sodium. On utilise les fruits, les fleurs et les feuilles.
  6. Les antiscorbutiques: le sapin et la savoyane, qu’on retrouve dans les forêts humides, les sapinières et les tourbières. C’est une plante miraculeuse qui guérit les ulcères de la bouche en mâchant la racine. Soulage aussi les brûlures d’estomac. Aussi, l’épinette, le peuplier, l’oseille et le cèdre.
  7. Les antispasmodiques: il faut utiliser les fleurs de la camomille (séchées ou pas). L’infusion est aromatique, tonique, antispasmodique, aide à la digestion, réactive les intestins paresseux, est fébrifuge et vermifuge. On peut affirmer que la camomille est magique: elle corrige l’anémie et fait passer les coliques.

P.S. Une décoction mêlée à du gras animal fondu, de l’huile de poisson (la truite grise ou touladi) sert en friction pour les douleurs rhumatismales, les foulures et les entorses. Si vous voulez un sommeil réparateur, buvez une bonne tisane de camomille au coucher.

  1. Les calmants: utiliser les stigmates (orifice du pistil) du maïs (en tisane ou en salade).
  2. Les catarrhaux (hypersécrétion): le genévrier : utiliser les baies et/ou les jeunes pousses. Il contient de l’acide malique, de l’huile. L’infusion est tonique, diurétique, soporifique (induit le sommeil), antiscorbutique. En plus, il combat l’atonie (paresse) de l’estomac, la gravelle, la goutte et les maladies de cœur.

10.  Les cicatrisants: le plantain. Il désinfecte et protège contre les infections. Lorsqu’on remarque la présence de pus sur une plaie, il suffit de mastiquer autant de plantain qu’il est nécessaire, en faire une grosse « gomme » et placer la masse mastiquée sur la plaie. Ensuite, on recouvre le tout d’un bandage. L’antibiotique extrait de la mastication fera son travail. Recommencer si nécessaire, après 24 heures. En cas de piqûre d’abeille, il faut utiliser le même stratagème et frotter la piqûre avec la masse de plantain mastiqué.

11.  Les diaphorétiques: provoquent la sudation. Utiliser en infusion ou décoction, selon la vigueur et l’effet souhaité. On doit utiliser le sapin baumier, l’épinette rouge, la verge d’or et le tilleul.

Les fortifiants: utiliser la fleur, les feuilles et les fruits du framboisier. Ils contiennent de la chaux, du sodium, de l’acide

  1. malique et citrique. Idéalement, la fleur, en décoction chaude, aura un effet certain pour baisser la fièvre, lutter contre la dysenterie, la rougeole, la scarlatine, les éruptions cutanées et l’inflammation des yeux (en décoction dans un cataplasme, avec les feuilles).
  2. Hémostatiques (vasoconstricteurs): ce qui, en fait, réduit les écoulements hémorragiques. Alors, il est indiqué d’utiliser l’écorce et les feuilles du noisetier. L’effet se fera sentir aussi au niveau du système veineux (varices, hémorroïdes, phlébites), de la diarrhée, de la dysenterie. On peut en faire une lotion à barbe.
  3. Laxatif: le pissenlit (dent-de-lion). Il faut en faire une tisane ou le consommer en salade (les jeunes feuilles).On emploie la racine et les feuilles. On y retrouve du fer, du phosphore, du potassium et du sodium. En tisane ou en salade, il est bon pour les estomacs fragiles, les foies paresseux, la jaunisse, la goutte, le scorbut, l’anémie et la septicémie hépatique.
  4. Les révulsifs: l’ail. Celle-ci provoque l’afflux de sang.
  5. Les sédatifs: le noisetier et le cerisier à grappes. Il faut utiliser la racine. C’est un calmant du cœur.
  6. Les stimulants: utiliser le bouleau rouge et le bouleau blanc. Cueillir la sève et l’écorce. On a là deux anti-diarrhéiques. L’écorce, en infusion chaude, fera passer les crampes causées par l’indigestion et la diarrhée. La sève contient une huile stimulante. Le matricaire, par ses extrémités, en tisane, aura un effet antispasmodique, stimulant et tonique.
  7. Les stomachiques: les plantes qui aident à la digestion. On y compte le noyer, le genévrier, la menthe, le groseillier. Utiliser les feuilles, les baies et l’écorce. On s’en sert aussi dans les cas de rétention d’urine, d’engorgement du foie et de la rate.
  8. Les ténifuges (expulsion du ténia): manger les graines et la chair de citrouille ainsi que les fougères mâles.
  9. Les vitaminiques: le plantain et le cèdre.

10.  Les vulnéraires: (qui guérissent les plaies). Utiliser les rhizomes et les racines du peuplier et du chiendent. Ils sont en même temps diurétiques, ont une action sur la jaunisse, les maladies de la peau, le rhume, la toux, la bronchite et la vessie.

 

Addenda

A) Le bleuet: ses feuilles, en infusion, traitent la diabète et la diarrhée. Ses racines ont un effet plus grand.

Méthodes de préparation des plantes médicinales

 

  1. INFUSION
  2. DÉCOCTION
  3. MACÉRATION

 

L’infusion:

Il s’agit de verser de l’eau bouillante sur les plantes et de laisser infuser.

  • Pour une boisson légère, l’infusion est de 3 minutes.
  • Pour une boisson moyenne, de 5 à 7 minutes.
  • Pour une boisson forte, de 9 à 12 minutes.

 

La décoction:

Cette méthode est recommandée (plus efficace). La raison est qu’elle extrait toutes les substances médicinales de la plante.

  1. Couper la plante en petits morceaux et les mettre dans l’eau à ébullition. Laisser mijoter de 5 à 20 minutes, selon la grosseur des tiges, des racines ou des feuilles.
  2. Verser l’eau bouillante en plusieurs étapes, pour faire une extraction maximale des principes (le bon esprit) actifs. Se servir de la MÊME EAU et répéter.
  3. Laisser mijoter à feu doux pendant 2 à 3 heures et laisser refroidir.

N.B. Qu’on utilise le procédé 1, 2 ou 3, il faut laisser refroidir le tout et presser les plantes pour tout extraire. Les résultats attendus sont à leur maximum quand la boisson est utilisée dans les 24 heures après sa préparation.

 

La macération (24 à 36 heures) :

Celle-ci consiste à extraire les substances mucilagineuses sucrées, amères, salées de la plante et produire une désagrégation des gommes, des sucres, des sucs (enzymes), des miels, des sels, des soudes, des goudrons acides, des amidons et de la cellulose. Chez les Premières Nations, on utilise l’eau et les Européens, l’alcool. La plante qui baigne dans le liquide plus ou moins longtemps dissout ses principes actifs. L’expérience détermine si la plante a suffisamment dégorgé pour libérer un maximum d’effet.

À retenir :

  1. Il faut retenir que la cueillette des plantes doit se faire les jours ensoleillés et/ou les nuits avec lune (cachée ou pas). C’est la période où le soleil donne le maximum d’efficacité aux plantes. Éviter les cueillettes en temps de rosée.
  2. Ne cueillir les racines ou les rhizomes qu’au printemps, avant l’apparition des premières feuilles ou à l’automne, quand les feuilles sont tombées.
  3. Cueillir les bulbes et les racines (comme l’ail des bois) quand la plante est mature (montée en graines), tôt au printemps, avant que n’apparaissent les premiers bourgeons.
  4. Cueillir les feuilles avant la floraison. Elles sont alors pleines de sève (médicaments) et exemptes d’insectes.
  5. Ne cueillir l’écorce qu’en période de pleine lune pour en tirer le maximum d’efficacité. Fraîche en tout temps. Vaut mieux utiliser l’écorce des branches parce qu’elle est plus tendre. Si possible, gratter la face interne (le phloème) des grosses écorces. La partie vivante s’y trouve.
  6. Faire sécher les graines sur du foin d’odeur ou un moustiquaire.
  7. Pour les fruits, les couper en fines lamelles et les dénoyauter. Un petit conseil: ne pas les faire sécher au soleil car ils pourriront. Utiliser le four ou le feu de bois.
  8. Les feuilles sont comme les graines et les fruits : couper la queue avant le séchage.
  9. Conserver les plantes médicinales dans des boîtes de carton ou des pots de conserve stérilisés (type Masson).
  10. Utiliser de préférence des plantes fraîches.
  11. La décoction s’adresse surtout aux plantes ligneuses.

 

J’adresse à ma mère, ma grand-mère et mon arrière grand-mère, qui m’ont donné mes leçons de vie avec mes amies les plantes, mes remerciements, MEG8ITCH! À mon père, pour ses leçons de vie avec mes amis les animaux, qui ont donné leur vie pour ma survie, MEG8ITCH! Je leur adresse ce chant d’honneur: HEP NAY DAY JIGWA DAY!

Yvon Mercier-Manitouabe8itch, Waban-Aki, Huron.

B) Pimbina (nipimina, en algonquin ou fruit amer). Son écorce est utilisée aux fins curatives de l’asthme, des spasmes, des crampes et de la scarlatine.

C) La graine de lin: riche en oméga-3. Laxative en graine et pourvoyeuse d’huile essentielle en purée (plus efficace). Elle concentre son oméga-3 (10X PLUS QUE LE POISSON).

À retenir :

  1. Il faut retenir que la cueillette des plantes doit se faire les jours ensoleillés et/ou les nuits avec lune (cachée ou pas). C’est la période où le soleil donne le maximum d’efficacité aux plantes. Éviter les cueillettes en temps de rosée.
  2. Ne cueillir les racines ou les rhizomes qu’au printemps, avant l’apparition des premières feuilles ou à l’automne, quand les feuilles sont tombées.
  3. Cueillir les bulbes et les racines (comme l’ail des bois) quand la plante est mature (montée en graines), tôt au printemps, avant que n’apparaissent les premiers bourgeons.
  4. Cueillir les feuilles avant la floraison. Elles sont alors pleines de sève (médicaments) et exemptes d’insectes.
  5. Ne cueillir l’écorce qu’en période de pleine lune pour en tirer le maximum d’efficacité. Fraîche en tout temps. Vaut mieux utiliser l’écorce des branches parce qu’elle est plus tendre. Si possible, gratter la face interne (le phloème) des grosses écorces. La partie vivante s’y trouve.
  6. Faire sécher les graines sur du foin d’odeur ou un moustiquaire.
  7. Pour les fruits, les couper en fines lamelles et les dénoyauter. Un petit conseil: ne pas les faire sécher au soleil car ils pourriront. Utiliser le four ou le feu de bois.
  8. Les feuilles sont comme les graines et les fruits : couper la queue avant le séchage.
  9. Conserver les plantes médicinales dans des boîtes de carton ou des pots de conserve stérilisés (type Masson).
  10. Utiliser de préférence des plantes fraîches.
  11. La décoction s’adresse surtout aux plantes ligneuses.

 

J’adresse à ma mère, ma grand-mère et mon arrière grand-mère, qui m’ont donné mes leçons de vie avec mes amies les plantes, mes remerciements, MEG8ITCH! À mon père, pour ses leçons de vie avec mes amis les animaux, qui ont donné leur vie pour ma survie, MEG8ITCH! Je leur adresse ce chant d’honneur: HEP NAY DAY JIGWA DAY!

Yvon Mercier-Manitouabe8itch, Waban-Aki, Huron.