La Sagesse Amérindienne par Yvon Mercier ((6)

À noter

 

La médecine amérindienne est en quelque sorte plus préventive que curative. Quand la maladie arrive, c’est qu’on a manqué de respect envers son corps. On la considère comme une malédiction (punition).

La quarantaine était de pratique courante chez les peuples autochtones. On quittait parfois le campement pendant trois ou quatre ans pour s’assurer que les mauvais esprits s’éloignent. C’est ce qui a donné le nom d’Alsigantekw (rivière aux camps vides) à la rivière St-François d’aujourd’hui, dont la rive nord servait de campement, K`TCHI NIKITOTÉKWAC, aux confins de la Baskasawammick.

Les « Medecine men, shamans, sorciers », pour l’homme blanc, étaient les MASHIKI-WININI ou WABANOO-WININI.

Dans les relations des Jésuites, le Père Jean-François Joseph Le Mercier, missionnaire chez les Hurons en 1637, écrit que : « atteints de fièvre, le sorcier nous proposa de nous faire suer, de prier avec nous et nous enseigner à utiliser deux racines très efficaces contre la fièvre. Je lui répondis que nous n’étions pas intéressés à nous faire suer et à prier le diable païen mais que nous serions heureux d’apprendre à nous servir de ces deux plantes naturelles. »

À noter que les racines ne se cueillent qu’une fois que les feuilles sont tombées. Il faut cueillir les plantes surtout en période de pleine lune et quand le soleil est à son plus haut (le midi). C’est à ce moment qu’elles ont le maximum de propriétés curatives.

Les Cris des Plaines nomment leur homme de médecine « MITEWIWO ».

Les OJIWAYS, les CHIPPEWAS, les ODAWAS, les ALGONQUINS, les POTAWATOMIS et les CRIS du nord du Québec l’appelle Wabanoo-winini et utilisent le Shinawe.

Le Dr Harlow Brooks, comparant les deux cultures: « Je n’ai pas encore trouvé, au sein de nos croyances modernes, quelque chose de plus digne et beau que d’allier chants et danses religieuses aux soins médicaux prodigués aux malades pour le bienfait du peuple ».

Les loges de sudation s’inscrivent bien dans le processus de guérison. On y fait la prière, des chants de guérison comme « QWAI HI HAY HENNU………. », on y sue à profusion (éliminant les toxines), on échange sur nos problèmes, on s’enduit le corps de graisse d’ours, on prend des bains successifs, on y fait de la fumigation. C’est ce qu’on nomme « les sueries ».

La médecine amérindienne

 

Introduction

Il y a plusieurs années, avant que l’homme blanc ne vienne, les Amérindiens avaient leur propre médecine naturelle. Ils se guérissaient par de simples plantes ou même par l’esprit grâce aux masques et aux chamanes. Même quand l’homme blanc est arrivé, ce sont les Amérindiens qui les ont aidés à passer l’hiver grâce à une simple tisane qui permettait de guérir une maladie fortement meurtrière, le scorbut. Dans cette recherche sur la médecine, nous allons vous parler de plusieurs méthodes de guérison, soit par les plantes, soit pas le chamanisme. Nous allons également vous conter la légende de l’origine de la médecine et aussi d’une société de faux visages.

Légende des origines de la médecine

Jadis, bien avant que le premier monde habité soit couvert d’eau, les hommes et les bêtes étaient amis. Malheureusement, après que le rat musqué et Napiwa, le vieil homme, aient fait l’île flottante, les hommes s’accouplèrent si vite qu’ils prirent la place des animaux.

Les animaux, n’ayant plus de place, décidèrent d’aller habiter plus loin, là où les hommes n’y sont pas. L’élan alla s’abriter dans les bois humides du côté d’où arrive l’hiver. Le bison décida d’aller dans la grande plaine. L’antilope, le loup et l’ours gris le suivirent. Quant au mouflon et la chèvre sauvage, ils allèrent dans la montagne. Les petits animaux, quant à eux, décidèrent d’aller se loger sous le sol. Par la suite, les hommes et les bêtes arrêtèrent de se parler et de se comprendre.

Ce fût pire lorsque les hommes inventèrent les armes. Avant de s’en servir contre eux-mêmes, ils les utilisèrent sur les animaux. Les hommes se mirent à tuer leurs anciens amis pour se nourrir de leur chair et se vêtir de leurs peaux. La violation de cette ancienne paix appelait vengeance.

Les premiers à s’être réunis sont les ours. Leur chef, grand ours blanc, invita ses confrères à annoncer la guerre aux hommes. Les jeunes ours voulaient attaquer les hommes immédiatement. Grand ours blanc les persuada d’attendre, le temps qu’ils soient prêts. Par la suite, grand ours blanc réalisa qu’ils n’étaient pas armés. Les ours proposèrent des arcs et des flèches. L’un dit : « Nous pourrions très bien en avoir nous aussi. Nous savons de quel bois ils sont fabriqués et de quelles pierres pointues ( …les flèches sont faites. » Ils allèrent…)  chercher des bois de frêne et des pierres de silex. Par la suite, l’un des ours se sacrifia pour faire don de ses tendons. Une fois armés, les ours se pratiquèrent au tir. Ils virent que leurs griffes les gênaient et les empêchaient de tirer droit. Une des ours proposa de les couper. Grand ours blanc les convainquit que ça n’avait pas de sens puisqu’il leur serait impossible de se nourrir. Ils ne pourraient plus grimper aux arbres, déchiqueter les troncs d’arbres pourris où se cachent les fourmis. Grand ours blanc se mit à penser comment ils pourraient vaincre les hommes.

Après mûres réflexions, il en vint à la conclusion que les hommes seraient toujours plus forts que les ours et qu’une guerre serait désastreuse. Grand ours blanc proposa donc aux autres ours que lorsqu’un homme tuerait un ours avec la force des armes, il devrait lui

faire des excuses et faire un sacrifice de tabac à son esprit. Que ceux qui manquent à ce devoir, souffriraient d’un mal si atroce qu’ils ne pourraient plus marcher. Tous les ours consentirent à cet arrangement.

Les poissons et les reptiles se réunirent par la suite en un conseil. Ils décidèrent que lorsqu’un homme tuerait l’un des leurs, les plus laids d’entre eux visiteraient les hommes dans leur sommeil. Les victimes devraient ensuite payer très cher les chamans qui les débarrasseraient de ces cauchemars.

Les insectes cherchaient aussi un moyen de punir les hommes qui bien souvent les tuaient sans même les regarder. Ce fut le pou qui proposa à ses frères de donner aux hommes toutes les maladies qu’ils rencontreraient.

Les plantes ayant des espions partout étaient au courant des complots que les animaux préparaient. Après que les animaux finirent de choisir leurs vengeances, elles se réunirent à leur tour. Toutes étaient présentes sauf la plante qui pique et qui empoisonne. Toutes décidèrent de rester amis avec les hommes afin de les aider. Le jeune hêtre promit de garder ses feuilles tout l’hiver afin qu’on puisse en faire un remède contre l’eczéma, le groseillier de guérir l’inflammation des poumons avec la sève de ses racines, le genévrier promit d’arrêter les palpitations du cœur, quant à l’oignon des bois, il guérira l’asthme et l’épicéa noir, le scorbut.

(…) de meilleurs effets. Cependant, durant la fête de la mi-hiver, il y avait des cérémonies publiques pour ceux qui avaient déjà guéri. Les Amérindiens considéraient ce rite essentiel pour prévenir une rechute. Après cette fête, les membres de la société curative des faux visages répandaient de la cendre sur les malades guéris afin d’éloigner les démons de la maladie.

La société curative des faux visages faisait partie intégrante du système des croyances iroquoise. La société cherchait à guérir le plus de personnes possible pour qu’ainsi elles puissent devenir membres à leur tour, augmentant du même coup la population de cette société et leur pouvoir de guérison.

Le Chaman

Plusieurs peuples Amérindiens avaient dans leurs tribus un homme qui, selon eux, était doté de pouvoirs. Cet homme était le chaman.

Le chaman était un homme qui pouvait parler avec les morts et comprendre les rêves. Pour qu’un homme puisse devenir chaman, il doit passer une épreuve. Cette épreuve est une longue période de jeûne où l’homme doit rester à l’écart de toute personne excepté une qui lui apporte du bois pour se chauffer. Cette période de jeûne dure environ un mois. Le chaman reste dans une petite maison où il doit essayer de prendre contact avec les esprits.

Le chaman ne guérit pas n’importe quelle maladie. Lorsque cette maladie est naturelle et peut se soigner à l’aide de plantes, l’amérindien se soigne tout seul. Cependant, lorsque la maladie est inconnue, c’est là que le chaman intervient. Les hurons croyaient que certaines maladies étaient causées par le désir insatisfait de l’âme, alors le chaman devait trouver ce désir et le combler. La croyance veut que lorsque le désir est comblé, la maladie disparaisse du corps malade.

La médecine amérindienne

 

Introduction

Il y a plusieurs années, avant que l’homme blanc ne vienne, les Amérindiens avaient leur propre médecine naturelle. Ils se guérissaient par de simples plantes ou même par l’esprit grâce aux masques et aux chamanes. Même quand l’homme blanc est arrivé, ce sont les Amérindiens qui les ont aidés à passer l’hiver grâce à une simple tisane qui permettait de guérir une maladie fortement meurtrière, le scorbut. Dans cette recherche sur la médecine, nous allons vous parler de plusieurs méthodes de guérison, soit par les plantes, soit pas le chamanisme. Nous allons également vous conter la légende de l’origine de la médecine et aussi d’une société de faux visages.

Légende des origines de la médecine

Jadis, bien avant que le premier monde habité soit couvert d’eau, les hommes et les bêtes étaient amis. Malheureusement, après que le rat musqué et Napiwa, le vieil homme, aient fait l’île flottante, les hommes s’accouplèrent si vite qu’ils prirent la place des animaux.

Les animaux, n’ayant plus de place, décidèrent d’aller habiter plus loin, là où les hommes n’y sont pas. L’élan alla s’abriter dans les bois humides du côté d’où arrive l’hiver. Le bison décida d’aller dans la grande plaine. L’antilope, le loup et l’ours gris le suivirent. Quant au mouflon et la chèvre sauvage, ils allèrent dans la montagne. Les petits animaux, quant à eux, décidèrent d’aller se loger sous le sol. Par la suite, les hommes et les bêtes arrêtèrent de se parler et de se comprendre.

Ce fût pire lorsque les hommes inventèrent les armes. Avant de s’en servir contre eux-mêmes, ils les utilisèrent sur les animaux. Les hommes se mirent à tuer leurs anciens amis pour se nourrir de leur chair et se vêtir de leurs peaux. La violation de cette ancienne paix appelait vengeance.

Les premiers à s’être réunis sont les ours. Leur chef, grand ours blanc, invita ses confrères à annoncer la guerre aux hommes. Les jeunes ours voulaient attaquer les hommes immédiatement. Grand ours blanc les persuada d’attendre, le temps qu’ils soient prêts. Par la suite, grand ours blanc réalisa qu’ils n’étaient pas armés. Les ours proposèrent des arcs et des flèches. L’un dit : « Nous pourrions très bien en avoir nous aussi. Nous savons de quel bois ils sont fabriqués et de quelles pierres pointues ( …les flèches sont faites. » Ils allèrent…)  chercher des bois de frêne et des pierres de silex. Par la suite, l’un des ours se sacrifia pour faire don de ses tendons. Une fois armés, les ours se pratiquèrent au tir. Ils virent que leurs griffes les gênaient et les empêchaient de tirer droit. Une des ours proposa de les couper. Grand ours blanc les convainquit que ça n’avait pas de sens puisqu’il leur serait impossible de se nourrir. Ils ne pourraient plus grimper aux arbres, déchiqueter les troncs d’arbres pourris où se cachent les fourmis. Grand ours blanc se mit à penser comment ils pourraient vaincre les hommes.

Après mûres réflexions, il en vint à la conclusion que les hommes seraient toujours plus forts que les ours et qu’une guerre serait désastreuse. Grand ours blanc proposa donc aux autres ours que lorsqu’un homme tuerait un ours avec la force des armes, il devrait lui 

faire des excuses et faire un sacrifice de tabac à son esprit. Que ceux qui manquent à ce devoir, souffriraient d’un mal si atroce qu’ils ne pourraient plus marcher. Tous les ours consentirent à cet arrangement.

Les poissons et les reptiles se réunirent par la suite en un conseil. Ils décidèrent que lorsqu’un homme tuerait l’un des leurs, les plus laids d’entre eux visiteraient les hommes dans leur sommeil. Les victimes devraient ensuite payer très cher les chamans qui les débarrasseraient de ces cauchemars.

Les insectes cherchaient aussi un moyen de punir les hommes qui bien souvent les tuaient sans même les regarder. Ce fut le pou qui proposa à ses frères de donner aux hommes toutes les maladies qu’ils rencontreraient.

Les plantes ayant des espions partout étaient au courant des complots que les animaux préparaient. Après que les animaux finirent de choisir leurs vengeances, elles se réunirent à leur tour. Toutes étaient présentes sauf la plante qui pique et qui empoisonne. Toutes décidèrent de rester amis avec les hommes afin de les aider. Le jeune hêtre promit de garder ses feuilles tout l’hiver afin qu’on puisse en faire un remède contre l’eczéma, le groseillier de guérir l’inflammation des poumons avec la sève de ses racines, le genévrier promit d’arrêter les palpitations du cœur, quant à l’oignon des bois, il guérira l’asthme et l’épicéa noir, le scorbut.

(…) de meilleurs effets. Cependant, durant la fête de la mi-hiver, il y avait des cérémonies publiques pour ceux qui avaient déjà guéri. Les Amérindiens considéraient ce rite essentiel pour prévenir une rechute. Après cette fête, les membres de la société curative des faux visages répandaient de la cendre sur les malades guéris afin d’éloigner les démons de la maladie.

La société curative des faux visages faisait partie intégrante du système des croyances iroquoise. La société cherchait à guérir le plus de personnes possible pour qu’ainsi elles puissent devenir membres à leur tour, augmentant du même coup la population de cette société et leur pouvoir de guérison.

Le Chaman

Plusieurs peuples Amérindiens avaient dans leurs tribus un homme qui, selon eux, était doté de pouvoirs. Cet homme était le chaman.

Le chaman était un homme qui pouvait parler avec les morts et comprendre les rêves. Pour qu’un homme puisse devenir chaman, il doit passer une épreuve. Cette épreuve est une longue période de jeûne où l’homme doit rester à l’écart de toute personne excepté une qui lui apporte du bois pour se chauffer. Cette période de jeûne dure environ un mois. Le chaman reste dans une petite maison où il doit essayer de prendre contact avec les esprits.

Le chaman ne guérit pas n’importe quelle maladie. Lorsque cette maladie est naturelle et peut se soigner à l’aide de plantes, l’amérindien se soigne tout seul. Cependant, lorsque la maladie est inconnue, c’est là que le chaman intervient. Les hurons croyaient que certaines maladies étaient causées par le désir insatisfait de l’âme, alors le chaman devait trouver ce désir et le combler. La croyance veut que lorsque le désir est comblé, la maladie disparaisse du corps malade.