Les différentes Habitations

Habitations amérindiennes
Olivier Comeau, Benoit Lussier

 

Introduction

Il y a des temps immémoriaux, un peuple d'Asie du Nord traversait par le détroit de Béring à leur insu en suivant le gibier. Pendant cette époque glaciaire, l'océan avait considérablement baissé et avait ainsi libéré un passage entre l'Amérique du Nord (l'Alaska) et l'Asie septentrionale (presqu’île de Tchouktches). Le climat n'étant pas le même en Amérique qu'en Asie, les Amérindiens durent apporter quelques modifications à leur train de vie. Nous allons tenter d’éclaircir certains mystères de la vie amérindienne en vous parlant de leurs habitations. En premier lieu, nous parlerons du tipi (wigwam), ensuite de la "maison longue" et, pour terminer, de l'igloo.

 

Le tipi familial

"Le tipi est l'une des tentes les plus remarquables qui ait existé. Le foyer central laisse s'échapper la chaleur par le haut et aspire de l'air frais. Une toile suspendue depuis la mi-hauteur double la paroi de peau et protège des courants d'air. Les pans de la peau laissés libres au sommet, pour la sortie de la fumée, peuvent être ajustés à la direction du vent. Le sol était couvert de carpettes de fourrures. Les provisions étaient rangées dans des enveloppes et des sacs de peau."

 

Même si le tipi était très étroit, personne ne s'y bousculait. La plupart du temps se passait d’ailleurs à l'extérieur. Mais, à l'intérieur, des règles précises de bienséances étaient observées. Chacun avait une place assignée pour s'asseoir. Lorsque quelqu'un se levait, on était obligé de s'incliner vers l'avant pour le laisser passer derrière soi, car nul ne devait passer entre le foyer et les gens assis. Ce type d'habitation est surtout utilisé par les Sioux et les peuples situés plus vers le sud-ouest (grandes plaines).

 

Le wigwam en forme de dôme

Le wigwam a la forme d'une demi-sphère et était la forme d'habitation la plus utilisée par les peuples du Nord-est (Québec, Ontario et Nouvelle-Angleterre), car il était assez facile de le construire. « Après avoir tracé sur le sol un cercle de 3 à 5 mètres de diamètre, l'indien construit deux arches perpendiculaires orientées nord/sud et est/ouest dont la hauteur varie de 2 à 3 mètres (1). Ils plantent alors, tous les 60 centimètres sur un cercle tracé au sol, d'autres perches qu'ils recourbent en les appuyant sur les premières (2). Ils terminent ensuite cette ossature en y fixant deux armatures horizontales tout en prenant soin de laisser des portes d'environ un mètre de haut orientées au nord et au sud (3). Les femmes n'ont plus qu'à recouvrir le tout de plaques d'écorces de bouleaux cousues entre elles, les portes étant fermées soit par de l'écorce, soit par une peau de cerf, soit par un petit tapis. »habitations3.gif (21610 octets)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le wigwam d'écorce de bouleau et de peau

Le wigwam d'écorce de bouleau et de peau est la forme d'habitation la plus utilisée des Algonquiens qui habitaient la région des Grands lacs, en Amérique du Nord. Il différait du tipi, qui avait plutôt la forme d'un cône et était incliné de façon à remettre l'aération sans laisser pénétrer la pluie. Le wigwam était constitué de longues perches droites, habituellement du saule. Des paires de perches étaient plantées verticalement dans le sol. Ensuite, on les pliait de manière à former une série d'arches, puis, on attachait solidement des perches horizontales aux perches arquées pour constituer la charpente en forme de dôme. Après avoir effectué ceci, on recouvrait la charpente d'écorce, de nattes de joncs tissées ou cousues, ou de peaux. Le wigwam avait habituellement de 3,05 mètres à 3,60 mètres de diamètre et de 2,44 à 3,05 mètres de hauteur. On recouvrait le sol d'aiguilles de sapin pour éliminer l'humidité.

 

La cabane

La cabane est un abri ayant la forme d'un cône. Elle est faite de perches se croisant au sommet et sont recouvertes d'écorces de bouleau qui sont décorées à la main de figures d'animaux. L'ouverture pratiquée permet de faire pénétrer la lumière et de laisser s’échapper la fumée. La porte est une ouverture pratiquée dans le bas et habituellement recouverte d'une peau. L'hiver, de 2 à 4 feux servent à chauffer l'abri et la neige entassée sur les côtés sert d'isolant.

 

Villages iroquoïens et maisons longues

À l'arrivée des Européens en Amérique, l'Iroquoisie démontrait un peu plus de 120 villages distincts. Contrairement aux Algonquiens qui étaient nomades, les Iroquoiens étaient sédentaires, ce qui les obligeait à construire des villages pour 10 ou 20 ans. Ces villages regroupaient plusieurs familles cohabitant dans les maisons appelées "maisons-longues". Les plus petits villages, habituellement installés dans des clairières, à moins de 1 kilomètre d'un cours d'eau majeur, étaient constitués de 5 à 15 maisons-longues dispersées sans ordre rigide. Les autres, beaucoup plus populeux, pouvaient compter de 30 à 70 maisons-longues, divisés plus symétriquement, et étaient généralement entourés d'une solide palissade.

Hochelaga, anciennement Montréal, était l'un des plus grands villages fortifiés tandis que Stadaconé, anciennement Québec, était plus petit et ouvert. La maison-longue était constituée de nombreuses perches plantées dans le sol qui retenaient de larges pans d'écorces formant les murs et le toit. Les maisons pouvaient mesurer de 20 à plus de 50 mètres de longueur, et mesurer environ 5 à 7 mètres en hauteur et en largeur. Elles étaient divisées longitudinalement par une série de 4-5-6-7-8 foyers. Chacun des foyers était le plus souvent utilisé par deux familles vivant face à face. Chaque maison-longue abritait en moyenne une cinquantaine d'Iroquois.

                                    

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 Igloo

C’est une hutte que les Esquimaux construisaient avec des blocs de neige compacte. On la construisait en effectuant une sorte de spirale en partant du bas. Le compartiment principal servait à préparer les repas et à dormir. Une légère ouverture était pratiquée dans le haut de l'igloo pour laisser s'échapper la fumée et permettre une aération adéquate. Il y avait un deuxième compartiment qui, lui, servait à l'entreposage du matériel de chasse et d'autres objets. Finalement, au bout des deux premiers, se trouvait le tunnel, situé au sud pour que le vent ne pénètre pas dans l'igloo.

Les maisons de planches

En se déplaçant vers l'ouest, les Amérindiens construisaient pour leurs chefs d'énormes maisons de planches. Elles étaient supportées par de lourds madriers et souvent sculptées et décorées par les Amérindiens. Les maisons du nord avaient de 15,24 mètres à 18,29 mètres. Par contre, si on va plus au sud, les maisons ressemblaient à des hangars; elles pouvaient atteindre 18,29 mètres de largeur et 152,40 mètres de longueur. Mais, contrairement aux maisons du nord, elles étaient peu décorées.

  

 

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 Les maisons de planches
 

 

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Conclusion

Dans cette recherche, nous avons appris à mieux connaître la façon dont étaient construites les maisons amérindiennes et le mode de vie des Amérindiens à l'intérieur de celles-ci. Nous avons aussi appris que les Iroquoïens vivaient dans des maisons-longues sous forme d'immenses villages et qu'ils étaient sédentaires. Par contre, on a découvert que les Algonquiens avaient un mode de vie nomade et qu'ils vivaient en bandes dans des tentes. Finalement, nous sommes parvenus à connaître le fonctionnement de l'igloo et le quotidien des Inuits à l'intérieur de ceux-ci.


Bibliographie:

LEGAY, Gilbert. Le désert, Belgique, Casterman, 1993, 95 pages.
HAMELIN, Jean, WIELAND, Carlo. Québec 1626; Un comptoir au bord du St-Laurent, France, Ouest-France, 1989, non paginé.
LULINC, Virginia. Les Amérindiens, Grande-Bretagne, Granger Frères, 1981, 48 pages.
POIRIER, Claude. Dictionnaire du français plus, Paris, Centre Éducatif et culturel, inc., 1987, 1856 pages.
Le Wigwam, Oracle, Affaires indiennes et du Nord Canada.
Les Villages Iroquoïens, Oracle, Affaires indiennes et du Nord Canada.
Les Maisons de Planches, Oracle, Affaires indiennes et du Nord
Canada.

 

 

Habitations primitives amérindiennes

 
 

Dans certaines régions du continent américain, l'habitat a subi une évolution lente. Les différents types d'habitations primitives se sont adaptés au milieu géographique et à l'environnement, ainsi qu'aux formes de vie économique des populations, nomades (exerçant la chasse et la cueillette) ou sédentaires (pratiquant l'agriculture). On peut observer, sur cette illustration, sept types d'habitations : si les peuples nomades ou semi-nomades employaient pour leur construction des peaux d'animaux et des végétaux, les peuples sédentaires privilégiaient, quant à eux, des matériaux plus durables tels que l'adobe (briques séchées au soleil), la pierre ou le bois.

 



Depuis le début de la vie animale sur terre, l’être vivant a toujours cherché le moyen de s’abriter du mauvais temps et des prédateurs. Pour se protéger, l’être humain se fabriquait des habitations de toutes sortes. Dans la recherche qui suit, nous allons vous parler des habitations algonkiennes et iroquoiennes.

Les habitations algonkiennes

Les wigwams étaient de dimensions et de formes diverses.

Forme de cône

Les wigwams étaient édifiés à partir de trois à quatre perches de base auxquelles s’ajoutait une vingtaine de poteaux de complément. Orientés à l’est pour mettre les occupants à l’abri des vents dominants, le wigwam avait habituellement de 3,05 mètres à 3,60 mètres de diamètre et de 2,44 mètres à 3,05 mètres de hauteur. Selon la grandeur désirée, les Amérindiens utilisaient de 20 à 30 perches qu’ils plantaient dans la terre ou la neige. Après, ils recouvraient la structure de peaux et d’écorce.


 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Forme de dôme

Après avoir tracé sur le sol un cercle d’environ 3 à 5 mètres de diamètre, l’Indien construit deux arches perpendiculaires orientées nord/sud et est/ouest dont la hauteur varie de 2 à 3 mètres. Le wigwam était fait de longues perches droites ordinairement de saule. Ils plantaient alors tous les soixante centimètres sur le cercle tracé au sol d’autres perches qu’ils recourbaient en les appuyant sur les premières. Ils terminaient ensuite cette ossature en y fixant deux armatures horizontales tout en prenant soin de laisser deux portes d’environ un mètre de haut orientées au nord et au sud

Les recouvrements

La charpente était recouverte d’écorce, de nattes de jonc (tissées ou cousues), ou de peaux. Chacun de ces revêtements avait ses avantages et ses inconvénients. Les revêtements de peaux étaient résistants au vent et au feu et se roulaient facilement pour les déplacements. Toutefois, lorsque les peaux étaient mouillées, elles mettaient au moins vingt-quatre heures à sécher. L’écorce était imperméable, mais devenait cassante lorsqu’il faisait froid et il fallait alors la réchauffer avant de la rouler ou de l’étendre. Les nattes de jonc bien tissées étaient imperméables et protégeaient contre le froid. Cependant, elles étaient plus lourdes et plus difficiles à transporter que les rouleaux d’écorce. Les portes étaient fermées par de l’écorce ou par une peau de cerf ou par un petit tapis.

Le sol du wigwam

Le sol était recouvert d’aiguilles de sapin pour éliminer l’humidité ; on jetait souvent des peaux douces (peaux de phoque et de daim) ou des nattes de jonc par-dessus les aiguilles pour servir de lits.

Les moyens de se réchauffer

Durant l’hiver, les Amérindiens entassaient de la neige contre les parois extérieures pour tenter de garder le plus de chaleur possible. Pour se réchauffer, ils allumaient un feu à l’intérieur, la fumée s’échappait comme elle pouvait par un trou percé en haut du wigwam.

Les déménagements

Le wigwam convenait très bien au mode de vie des Amérindiens algonquiens des Grands Lacs. Quand ils partaient, ils enlevaient les revêtements de la charpente du wigwam et les emportaient avec eux.

Les habitations iroquoiennes

 

À l’intérieur de chaque maison longue, on trouvait une rangée de foyer placé au centre et entourée de fosses creusées soit pour conserver de la nourriture, soit pour ensevelir les déchets ou pour ranger des outils.

Les maisons longues étaient divisées longitudinalement par une ligne de foyers et étaient des maisons multifamiliales qui abritaient souvent plus d’une cinquantaine de personnes.

Des banquettes longeaient les murs, des perches transversales soutenaient des produits offerts au boucanage et l’on pouvait voir, ici et là, des cuves d’écorce destinées à ranger les vivres, les réserve de bois de chauffage, des vases de poterie servant à la cuisson ou au rangement.

Leurs structures de perches tapissées d’écorces soutenaient des murs légèrement obliques, sans fenêtres, et une toiture voûtée. Chacune des maisons longues pouvait avoir de vingt à plus de cinquante mètres de longueur et avait une hauteur d’environs cinq à sept mètres.

Malgré ces dimensions souvent imposantes, ces maisons étaient sombres et facilement enfumées. Les gens s’y tenaient généralement assis sur des sols plus ou moins encombrés.

À l’extérieur, sur le pan des vestibules construits aux extrémités de chacune des maisons, il était fréquent d’y trouver des signes d’identification peints ou sculptés sur du bois.

Les villages

Les plus petits villages, souvent installés dans des clairières ouvertes à environ un kilomètre du bord d’un cours d’eau majeur, n’étaient que des hameaux ouverts et, comptaient de 5 à 15 maisons longues dispersées sans ordre rigide.

Les autres villages, beaucoup plus importants, rassemblaient de 30 à 70 maisons longues plus symétriquement disposées et généralement ceinturées d’une robuste palissade de pieux doublés d’écorce et supportant des galeries. Ces villages pouvaient donc occasionnellement servir de repli pour les populations environnantes.

 

Ces villages compacts, sans rues ni temple, sans marché ni édifice monumental, étaient des unités de résidence semi-permanente qui pouvaient durer de 10 à 25 ans et qu’on déplaçait ensuite dans d’autres clairières quand la terre s’appauvrissait, quand le bois de chauffage se faisait trop rare ou pour d’autres motifs.

Ces maisons longues correspondaient le plus souvent à des rassemblements de ménages apparentés, liés par les épouses qui appartenaient à une même famille biologique et à un même clan.

Finalement, les habitations des Amérindiens de nos jours ne son plus comme celles-là.


Bibliographie

BRAUDEL, Fernand, Le monde de Jacques Cartier, Libre Expression, 1984, 316p.
LE GAY, Fernand, Atlas des Indiens d'Amérique du Nord, Casterman, 1993, 250 p.
LACOURSIERE, Jacques, Épopée en Amérique, Article: les Amérindiens, Publicor, Tome 2, 1992.
WIELAND, Carlo, Québec 1626: Un comptoir au bord du Saint-Laurent, Ouest France, 1989, 300 p.
Le Wigwam, Affaires indiennes du Nord Canada avec la collaboration du Musée national de l'Homme.

Je tiens à signaler que ce travail de recherche a été fait par des élèves

Travail de Philippe Lacroix et de Myriam Lebel-Gagnon sur la Rébellion de 1837-1838, fait sur PowerPoint (année scolaire 2002-2003).

Travaux sur les Amérindiens d’Amérique du Nord, pour l'année scolaire 1998-1999.

1. MODES D’HABITER TRADITIONNELS EN GUYANE
A. Organisations sociales et spatiales
1. Chez les Amérindiens
Les Amérindiens sont les « premiers » habitants de Guyane, les colons, en arrivant, les ont repoussés vers l’intérieur des terres, où ils sont encore. Cette population n’est pas une entité : elle est composite. Les Amérindiens appartiennent en effet à différentes tribus dont les Wayampi et les Emerillon qui vivent plutôt du côté de l’Oyapock, le fleuve séparant la Guyane du Brésil ou encore les Wayana qui eux se sont installés sur le Haut-Maroni. Chaque
ethnie a ses propres coutumes et surtout son propre mode d’habiter. Cependant, on retrouve de nombreux points communs et l’étude d’un groupe peut nous aider à comprendre les désirs et besoins de beaucoupd’Amérindiens guyanais, tout en gardant à l’esprit que des disparités peuvent survenir et qu’une étude précise sur la population concernée est obligatoire lors de la conception d’un projet sur un site précis.
Les Indiens Wanapa du Haut-Maroni peuvent ainsi être pris en exemple dans le cadre de cette étude.
Chez les Wanapa, le père s’occupe de ses enfants et la filiation patrilinéaire est privilégiée ; malgré cela le mari dans l’union endogame doit aller habiter dans la parenté maternelle de sa femme. Ainsi, ce sont les matrilignages qui se trouvent rassemblés dans l’espace du village. La famille est donc étendue et se compose d’une femme, de son mari, de ses filles et gendres, des enfants de ses filles et de ses fils non mariés. Le village, de forme circulaire, regroupe l’ensemble de ces unités familiales. Au centre se trouve un grand
carbet communautaire rond : le tukusipan. Cette disposition de l’espace, selon J.M.Hurault, serait l’héritage d’une époque où tout le village occupait une seule case ronde, les familles se répartissant l’espace. Beaucoup d’unités villageoises ne comptent, encore aujourd’hui, qu’une famille élargie.
Traditionnellement chaque village est administré par un chef, le tamusi, secondé par l’empatakai. C’est le chef qui est sensé fonder le village et l’organiser mais il ne fait souvent que conseiller, car chez les Wanapa tous les hommes sont égaux.
Les villages amérindiens sont peu stables et ont souvent tendance à se fractionner. Semi-nomades, ils se déplacent en général tous les six ou sept ans. Les causes de l’abandon du site initial peuvent être multiples : épuisement des terres agricoles qui entourent village (les abattis), décès ou maladies trop fréquentes, mésentente de membres du village…
La rivière est un élément très important dans un village amérindien, c’est là où l’on se lave, où l’on pêche, c’est la seule voie de circulation et permet donc aussi l’échange avec les autres villages du voisinage. Ce rapport à la rivière est le même chez les Noirs-Marrons

 

 

 

à lire :

Guyane
L E   P R O J E T   F O N C I E R   E N   G U Y A N E:
U N   P A S   V E R S   L E   N O N - D R O I T

 

http://www.palli.ch/~kapeskreyol/kabar/kabar2richa.html

http://www.ulb.ac.be/soco/apft/GENERAL/TEXTE/RPDGXI/prfrfc.htm

 

 

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 17/09/2016