Les Femmes Amérindiennes d'hier et aujourd'hui

Les Femmes Amérindiennes d'hier et aujourd'hui

 

Le Rôle des Femmes Amérindiennes

Département d'histoire - Université d'Ottawa - HIS 2582 - Les femmes au Canada
QUESTION : Quel est le rôle économique des femmes dans les sociétés amérindiennes de la zone du maïs ?
Panorama des premières nations

A- Zone du maïs

B- Zone du bison

C- Zone du caribou

D- Zone du saumon

E- Zone du phoque

2- La division des tâches

3- Sexualité, rôle politique et rôle religieux

A- Sexualité

B- Rôle politique

C- Rôle religieux

4- Les Amérindiennes de la côte ouest

5- Les relations avec les Européens

http://www.members.tripod.com/simonlapointe/notes/1.html#Ouest

(Lire tout le dossier très instructif)

 

 

Femmes autochtones du Québec

Si la reconnaissance du statut d'Amérindienne est l'un des principaux combats de l'association, Femmes autochtones du Québec fait aussi beaucoup plus. Les statistiques sont alarmantes : 80 % des femmes autochtones sont victimes de violence conjugale et 47 à 50 % sont victimes d'agressions sexuelles, sans compter tous les cas qui ne sont pas déclarés. « Une claque dans la face n'a pas de juridiction. Ça fait mal pour tout le monde. C'est aussi là-dessus que l'on travaille à FAQ », explique la présidente.

Michèle Audette est arrivée à la tête de l'organisation en 1997, avec toute la détermination et l'énergie de ses 26 ans, sans savoir qu'elle suivait les traces de sa mère qui ne lui avait jamais révélé qu'elle était membre fondatrice de FAQ. Aujourd'hui, la jeune Innue est visiblement fière du travail accompli : « Au moins, on parle maintenant des véritables problèmes. Il y a 20 ans, on commençait à peine à parler des effets de la boisson. Nous avons maintenant des centres qui viennent en aide à ceux qui ont un problème de dépendance. C'est la même chose pour les problèmes de violence conjugale. »

Au cours des dernières années, les membres de l'organisation ont mobilisé des centaines de femmes lors d'événements, de conférences et de consultations publiques. Elles se sont assises avec les leaders autochtones pour leur faire part de leurs préoccupations. Les résultats sont encourageants. À Shefferville, par exemple, le conseil de bande a élaboré un plan d'action sur cinq ans afin de promouvoir la non-violence. À Kanahwake, depuis une sortie publique de l'organisation contre le conseil de bande, 75 femmes ont été réinscrites dans leur communauté. Michèle Audette est déterminée à poursuivre la bataille : « Je me bats corps et âme pour les droits des femmes autochtones, et je le ferai jusqu'à mon dernier souffle ! »

Daphnée Dion-Viens, assistante à la rédaction, journal Alternatives
http://www.alternatives.ca/article404.html

 

TEMOIGNAGES

 

Entrevue de Michèle Audette, porte-parole de Femmes autochtones du Québec
par Brigitte Verdière, 28-08-02

 

Quelle est la raison d'être de Femmes autochtones du Québec? 

Les Grandes Figures de la tolérance*
 Michèle Audette : une femme tenace

 http://www.tolerance.ca/GrandesFigures02Impr.asp

 

 

Amérindiennes libres
par Bibiane Courtois
Infirmière montagnaise
Militante pour les droits des femmes autochtones
Originaire de Pointe-Bleue


Etre Amérindienne et se préoccuper de santé, c’est évident. À l’instar de toutes les femmes, nous nous préoccupons de la santé de ceux et celles qui nous entourent avant de penser à la nôtre. Mais est-ce vraiment de santé dont nous nous occupons ou n’est-ce pas plutôt de maladie ? Je crois qu’actuellement nous tentons de trouver des solutions aux maladies auxquelles nous faisons face plutôt que de trouver des moyens pour les prévenir. Nous n’avons pas le choix, notre peuple est malade de beaucoup de maux qui apparaissent incurables malgré la médecine moderne. Qu’en aurait-il été il y a seulement cent ans? Bien peu d’entre nous connaissent encore les remèdes traditionnels aux maladies courantes. De toute façon, ces remèdes ne seraient utiles que pour des maux «ordinaires», mais qu’en est-il des maux de société? Qu’on parle d’alcoolisme, de toxicomanie, de violence sous toutes ses formes, de suicide, que pouvons-nous y faire?

Bien sûr, des services de santé sont offerts aux autochtones comme au reste de la population québécoise. Mais comment nous sentons-nous lorsque nous nous y présentons? Toujours la gêne de parler de nos «problèmes». Nous choisissons plutôt de parler de nos malaises physiques, résultant bien souvent des problèmes émotionnels et familiaux. Puis, nous repartons avec des recommandations qui, dans le fond, n’auront satisfait que l’intervenant ou l’intervenante.

Qu’arrive-t-il à celles d’entre nous qui sont trop intimidées pour se présenter aux services ? Pourquoi cette gêne, me direz-vous? Peut-être cache-t-elle un sentiment de culpabilité qui ne cesse de croître avec les générations ? Nous nous sentons coupables de ne pas avoir su transmettre notre façon de vivre, nos remèdes, les moyens de survie de nos ancêtres. Coupables de ne pas avoir défendu le mode de vie autochtone, nos traditions. Coupables d’avoir cru à un nouveau mode de vie qui semblait «guérisseur».

Comment s’en sortir? Les femmes autochtones ont un rôle important à jouer en ce sens. Nous le savons. Le Québec a vu naître plusieurs groupes d’Amérindiennes qui se préoccupent de ces questions. Malgré le peu de moyens, ces groupes ont réussi des percées importantes à bien des niveaux. Ce que nous transmettons maintenant, c’est le désir de revivre dans une famille et une communauté épanouies. Plusieurs d’entre nous sont engagées dans le milieu de la santé, dans l’action sociale, dans des groupes de soutien. D’autres deviennent politiciennes. En fait, nous sommes en train de nous libérer de cette culpabilité et de cette gêne qui nous oppressaient.

C’est un travail de longue haleine. Les résultats sont parfois minces mais, mis ensemble, ils témoignent de changements profonds et font renaître l’espoir.

Reconnaissons aujourd’hui aux Amérindiennes leur capacité à se prendre en charge, à se réapproprier ce savoir qui faisait des grands-mères le noyau de la famille et de la communauté. Laissons-nous le temps d’exprimer ce que nous avons à dire, les solutions viendront d’elles-mêmes. Les actions que nous poserons nous ressembleront et n’en seront que plus efficaces pour guérir les maux qui nous affligent. Le chemin pour que nous y parvenions est simple. Il suffit de prendre nos décisions.

Sincèrement, sommes-nous si différentes?

 

Les femmes amérindiennes écrivains
Pour les femmes amérindiennes écrivains, l'écriture est un moyen d'affirmer leur existence en tant que membres d'une communauté, en tant que femmes et en tant qu'individus
La sagesse et l'humilité qui imbibent ce mythe, tout comme la sagesse et la simplicité des histoires que Lee Maracle, Beth Brant, Jeannette Armstrong et Maria Campbell ont bien voulu donner à lire aux lecteurs non autochtones m'ont beaucoup appris sur la vie et l'être humain. Parce qu'elles nous interpellent dans notre humanité, leur message est puissant et l'identification avec leurs personnages ou avec leur propre vie est possible. L'apprentissage est possible, la communication, le partage aussi. Femmes autochtones écrivains, elles nous montrent la grandeur de leur espoir, leur amour de la vie, l'importance qu'elles donnent à leur féminité et leur autochtonité qui nourrissent leur volonté. Elles nous montrent la force de leur désir de faire progresser leurs nations, l'humanité par leur témoignage, leur poésie et leur amour, formidable message, la coopération étant le maître mot de ce projet qu'elles esquissent
.
http://surledosdelatortue.free.fr/26ESSAI.htm

 

Conclusion

Voila vous venez de lire des témoignages de Femmes Autochtones qui se battent pour  être reconnues, mais ils y en a bien d’autres. Je voulais leur rendre  hommage à leur bataille. Je vous en donnerai d'autres.

May

ENTREVUE AVEC MICHÈLE AUDETTE, PRÉSIDENTE DE FEMMES AUTOCHTONES DU QUÉBEC
Au nom des femmes amérindiennes

publié mardi le 4 mars 2003,
par : Daphnée DION-VIENS



« Si on se compare aux femmes québécoises, on est 30 ans en arrière, martèle Michèle Audette, le regard déterminé. Ça fait seulement 10 ans que l'on peut assister au conseil de bande, alors que les Québécoises votent depuis 1940 ! » La présidente de l'association Femmes autochtones du Québec (FAQ) se bat quotidiennement pour le respect des droits des Amérindiennes. Une bataille de longue haleine qui est loin d'être gagnée.

Michèle Audette est née au Labrador, d'un père québécois et d'une mère innue. Elle a grandi en faisant la navette entre Maliotenam, son village natal, et Montréal. À 17 ans, elle s'est retrouvée en pleine crise d'identité. « Dans ma communauté, je me faisais traiter de Blanche, de "voleuse de job". À Montréal, quand les gens apprenaient que j'étais Innue, je devenais tout d'un coup exotique ! Je ne savais plus du tout où j'en étais, qui j'étais. »

Mais la crise d'identité existait aussi sur papier. En vertu de la Loi fédérale sur les Indiens de 1876, Michèle Audette n'était pas considérée comme une autochtone à part entière puisque sa mère a perdu son statut d'Amérindienne en mariant un Blanc. Cette même loi permet à un homme autochtone, s'il épouse une Blanche, de conserver son statut et de le transmettre à ses enfants. « L'objectif de la loi était d'assimiler les autochtones et d'en faire de bons citoyens canadiens, affirme Mme Audette. Un des processus d'assimilation était de retirer les femmes de la communauté. »

Pour ces femmes, perdre le statut d'Amérindienne signifie ne plus avoir accès aux services, aux soins de santé et à l'éducation dans la réserve. Elles ne peuvent même pas hériter de leurs parents. Une situation dramatique pour les femmes, mais aussi pour leurs enfants.

Un nombre élevé de jeunes filles amérindiennes deviennent mères avant l'âge de 21 ans. Selon la loi, un enfant perd le statut d'autochtone si l'identité du père n'est pas révélée. On tient alors pour acquis que le père est Blanc. « Imaginez que vos filles se rendent dans un CLSC avec leurs enfants et que les responsables exigent de connaître le nom du père avant de traiter l'enfant. Ce serait intolérable ! Il n'y a personne qui laisserait passer ça ! » S’exclame Mme Audette.

La Loi sur les Indiens revue et corrigée

Les modifications apportées à la Loi fédérale sur les Indiens en 1985 ont permis de corriger ces dispositions discriminatoires, mais en partie seulement. La nouvelle législation a redonné le statut d'Amérindienne à plus de 1 000 femmes au Québec, de même qu'à leurs enfants. Michèle Audette et sa mère ont été officiellement réinscrites comme Innues, mais la présidente de FAQ ne peut transmettre son statut à ses enfants. « La loi n'a jamais remis les femmes au même statut que les hommes, explique-t-elle. Le problème n'a été que reporté à la génération suivante. »

Mais encore faut-il être réadmis. C'est le conseil de bande qui a le dernier mot quant à la réintégration des femmes dans leur communauté. À Kanahwake, par exemple, 3 000 femmes sont toujours en attente d'une décision de leur conseil, tandis qu'en Alberta, 9 femmes sur 10 attendent toujours une reconnaissance de statut. Certains conseils de bande désapprouvent complètement le mariage avec un non-autochtone.

Le projet de loi sur la gouvernance des Premières Nations, déposé en juin 2002, remplacera la Loi sur les Indiens. Les femmes autochtones avaient fondé beaucoup d'espoir dans cette nouvelle législation, mais elles ont rapidement été déçues : « On s'est fait répondre [par le ministère des Affaires indiennes] que le projet de loi devait être déposé rapidement et qu'il n'y avait pas de temps pour les revendications des femmes, s'insurge Michèle Audette. Il n'y a rien dans le projet de loi qui reflète nos revendications. » Le projet de loi modifie certains aspects juridiques des communautés, redéfinit le mode électoral et instaure un principe de reddition de comptes, mais ne comprend rien sur le droit à l'égalité ni sur le droit individuel.

Femmes autochtones du Québec

Si la reconnaissance du statut d'Amérindienne est l'un des principaux combats de l'association, Femmes autochtones du Québec fait aussi beaucoup plus. Les statistiques sont alarmantes : 80 % des femmes autochtones sont victimes de violence conjugale et 47 à 50 % sont victimes d'agressions sexuelles, sans compter tous les cas qui ne sont pas déclarés. « Une claque dans la face n'a pas de juridiction. Ça fait mal pour tout le monde. C'est aussi là-dessus que l'on travaille à FAQ », explique la présidente.

Michèle Audette est arrivée à la tête de l'organisation en 1997, avec toute la détermination et l'énergie de ses 26 ans, sans savoir qu'elle suivait les traces de sa mère qui ne lui avait jamais révélé qu'elle était membre fondatrice de FAQ. Aujourd'hui, la jeune Innue est visiblement fière du travail accompli : « Au moins, on parle maintenant des véritables problèmes. Il y a 20 ans, on commençait à peine à parler des effets de la boisson. Nous avons maintenant des centres qui viennent en aide à ceux qui ont un problème de dépendance. C'est la même chose pour les problèmes de violence conjugale. »

Au cours des dernières années, les membres de l'organisation ont mobilisé des centaines de femmes lors d'événements, de conférences et de consultations publiques. Elles se sont assises avec les leaders autochtones pour leur faire part de leurs préoccupations. Les résultats sont encourageants. À Shefferville, par exemple, le conseil de bande a élaboré un plan d'action sur cinq ans afin de promouvoir la non-violence. À Kanahwake, depuis une sortie publique de l'organisation contre le conseil de bande, 75 femmes ont été réinscrites dans leur communauté. Michèle Audette est déterminée à poursuivre la bataille : « Je me bats corps et âme pour les droits des femmes autochtones, et je le ferai jusqu'à mon dernier souffle ! »

Dernièrement :

 

Les communautés autochtones au Québec
[24 février 2004]


Selon la présidente de Femmes autochtones du Québec Michèle Audette, le rôle des femmes dans les communautés autochtones n'est pas évident. «Il faut que les femmes soutiennent notre société», renchérit Wanda Gabriel, travailleuse sociale auprès des communautés autochtones du Canada.
 
La fonction des femmes dans les sociétés autochtones varie selon les tribus. Chez les Mohawks par exemple, les femmes détiennent, traditionnellement, un pouvoir égal à celui des hommes.
 
Michelle Audette croit que les femmes autochtones accusent un sérieux retard par rapport aux femmes québécoises : «Sur les 42 communautés autochtones, nous n'avons qu'une femme chef. Mais sur le plan social, nous demandons aux hommes de faire partie des processus», dit-elle.
 
 

Wanda Gabriel, lettre ouverte dans Le Devoir du 7 février dernier, «Je pleure».

 

http://www.radio-canada.ca/radio/indicatifpresent/chroniques/33239.shtml

Écoutez l'entrevue (32:49)

Avant l'imposition des lois des «envahisseurs» les femmes autochtones des Nations de l'est du Canada et des U.S.A. avaient un très grand rôle à jouer.  Alors que les femmes des colons n'avaient aucun droit de vote, les femmes autochtones avaient le pouvoir d'influencer les décisions et élections de leurs communautés.  Dans les Nations matriarcales les femmes avaient un grand pouvoir de décision.  C'est elles qui élisait le chef.  Même chez les Nations patriarcales, les femmes avaient indirectement un certain pouvoir de décision en ce qui concerne les guerres. C'était le travail de la femme de fabriquer les mocassins.  Si les femmes ne voulaient pas de guerre, elles ne fabriquaient tout simplement pas de mocassins.