les kamiks des inuits

 

  • La chasse au phoque et au caribou

Pour fabriquer des kamiks, il faut connaître quelqu’un qui chasse et qui peut donc nous obtenir des peaux. L’automne est une bonne période pour se procurer des peaux. » Sarah Ovatuatia Philip, 1996

  • Vêtements de protection en peau de phoque et en peau de caribou

« L’utilisation conjointe de peaux telles que celles du phoque et du caribou permet la confection de chaussures adaptées à de nombreuses conditions climatiques. »
Sally Qimmiuínaaq Webster, Baker Lake et Ottawa, 1995

Les vêtements en peau de caribou

Les styles traditionnels de vêtements féminins en peau de caribou étaient dotés de capuches suffisamment amples, permettant de transporter un nouveau-né.

Mary Battye, de Pangnirtung, Territoires du Nord-Ouest, a fabriqué ces kamiks à partir de peaux de pattes de caribou, en 1987. Comparez les semelles de teinte foncée de cette paire de kamiks en peau de caribou, aux semelles blanches de des kamiks en peau de phoque. On a éliminé les poils foncés en les rasant. L’élimination conjointe de l’épiderme et des poils résulte en une peau de couleur crème.

  • La superposition d’épaisseurs protectrices

Les Inuits couvrent leurs pieds d’un assemblage de deux à cinq épaisseurs protectrices, en fonction de la température, du terrain et des activités effectuées.

« Je superpose des épaisseurs supplémentaires de bas intérieurs et extérieurs, chaussons et bottes, jusqu’à ce que mes pieds soient suffisamment bien isolés du froid durant mes activités. Je multiplie les épaisseurs lorsque je vais à la pêche sous la glace et j’en porte moins si je reste à l’intérieur. »
Elva Pigalak, Coppermine, 1986

Voici quatre possibilités de superpositions de peaux, dans l’ordre dans lequel elles sont enfilées – chausson intérieur, bas extérieur, botte, chausson extérieur.

  • La fabrication des kamiks – la transmission du savoir et de l’habileté

Lire le dossier complet sur le site du Musée Vituel du Canada

http://www.virtualmuseum.ca/Exhibitions/Ground/francais/exhibition/ki/index.html


« Au cours du processus de fabrication des bottes en peau, les aînés transmettent la tradition orale aux jeunes couturières qui s’intéressent aux rituels traditionnels et aux systèmes d’échanges entre nos cultures. La première paire de bottes en peau cousue par une fillette symbolise son attachement au mode de vie traditionnel, ainsi que l’importance de la transmission des cultures inuite et inuvialuite. »
Propos d’Ulayok Kaviok (aînée originaire d’Arviat), traduits de l’inuktitut, 1985-87

 

  • Des motifs et des styles

    « Les motifs triangulaires se retrouvent dans de nombreuses communautés. Quand je vois un tel motif qui me plaît, ça m’amène à imaginer comment j’aimerais en décorer mes propres kamiks. »
    Judith Akpalial, Arviat, 1986

 

  • La décoration des kamiks

    Des bottes au décor recherché, telles que celles-ci, réalisées par Martha Naqitarvik, de la baie de l’Arctique, témoignent d’un superbe travail d’exécution. En observant la botte retournée, on peut se rendre compte de la complexité de ce motif nommé
    « Imagination ».

    Comment le motif est-il réalisé?

    « Le motif est découpé à partir d’une feuille de carton rigide, puis tracé sur le revers de la peau. Pour que ce soit joli, le sens du poil dans l’empiècement doit être le même que celui du reste de la peau. Une ressource de couture est aussi ajoutée. »
    Morty Iqqasaq, baie de l’Arctique, 1995

 

  • Les techniques de couture et de décoration

    Dans la tradition, les Inuits se servaient d’aiguilles en os et de tendon de caribou afin de coudre ensemble les empiècements des kamiks. Ils adoptèrent l’aiguille en acier il y a quelques siècles, par le biais des postes de traite. Aujourd’hui, de nombreuses femmes utilisent du fil ciré ou de la soie dentaire, ces matériaux ne possédant toutefois pas les caractéristiques recherchées du tendon naturel.

    « Pour les peaux telles que celles de caribou ou de phoque, dont la fourrure a été préservée, j’utilise le point de surfil. Pour les peaux rasées, je me sers d’un autre point, afin que l’eau ne puisse pas passer par les trous faits par l’aiguille. L’aiguille ne transperce jamais les deux épaisseurs de peau. »
    Annie Okalik, Pangnirtung, 1985

 

  • Les Mocassins des Premières Nations