LES SWEAT LODGES ou INIPI

Vous avez tous entendu parlé de sweat lodges ou inipi. Mais il y a bien une chose que vous devez savoir c’est que celle-ci n’est ni du folklore, ni ouvert à n’importe qui. Ce rituel sacré n’est qu’une étape dans la guérison et qui ne peut être pratiqué qu’après un long cheminement et une initiation.

Lorsque vous verrez des sweat lodges proposées soit sur le net soit par des soit disant chamans et bien sur payantes dites vous bien que cela est une profanation aux rituels sacrés des Amérindiens.

 

Mais qu’est ce qu’une sweat loge ?

Avec l’aide d’autochtones et d’initiés je vais vous expliquer ce qu’il en est

Voici donc quelques explications et recommandations. Vous verrez que cela n’est nullement du folklore et surtout à ne pas prendre à la légère.

La hutte de sudation, sweat Lodge, ou encore Inipi (en langage sioux) est une cérémonie amérindienne de soins et de purification. Utilisée par les indiens d'Amérique du Nord, elle leur permet de se connecter avec les quatre éléments que sont la terre, l’eau, le feu et l'air. La vapeur (produite par l'eau versée sur des pierres chauffées à blanc) unissant chaque participant aux éléments du monde à l'intérieur du ventre que représente la hutte. On peut comparer l’intérieur de la hutte à la matrice, le ventre de la Terre Mère. Elle purifie ainsi le corps et l'esprit. Elle est couramment utilisée de nos jours à des fins thérapeutiques (relaxation, guérison) comme à des fins spirituelles. (nous reviendrons dessus plus tard)

La hutte de sudation est une des traditions les plus répandues parmi les amérindiens d'Amérique du Nord. Les Espagnols furent les premiers Européens à la décrire. Ils virent ce qu'ils appelèrent temezcalli parmi les autochtones du Mexique. (Teme est le terme Nahuatl pour "bain". Calli signifie "maison" dans cette même langue). C'était une coutume si étrange et semblant si malsaine aux différents missionnaires qui suivirent les conquistadores qu'ils passèrent presque autant de temps à décrire le temescal qu'à l'éradiquer.

On trouve la hutte de sudation, sous une forme ou une autre, partout en Amérique du Nord. Dans le nord-est, les huttes bâties avec des branches de saule peuvent être recouvertes d'écorces ou de peaux. Dans le Sud-est, elles peuvent être en mottes de terre ou un creux à flanc de montagne résultat de l'érosion par une rivière. Dans les plaines, la hutte de sudation était couverte de peaux de bison, alors qu'en Californie la maison de sudation servait à la fois de lieu d'habitation et de centre cérémoniel. Dans le nord du nord-ouest, les maisons de sudation étaient construites en planches de cèdre; jusqu'aux Inuits qui pratiquaient les sudations dans leurs igloos.

La tradition de la hutte de sudation la plus répandue aujourd'hui est celle des Sioux Lakota, qui l'appellent inipi. Les Lakota s'accrochèrent avec ténacité à inipi pendant une époque où de nombreuses tribus amérindiennes furent contraintes par les missionnaires et le gouvernement fédéral d'abandonner cette tradition. Dans certaines communautés des générations s'écoulèrent sans sudations à cause de la pression de l'église et des autorités civiles. Les anciens, hommes et femmes, qui savaient comment organiser une hutte de sudation moururent sans transmettre leur savoir aux nouvelles générations. Durant les trente dernières années, de nombreux anciens Lakota firent montre d'une grande générosité en partageant leurs cérémonies sacrées avec d'autres communautés amérindiennes qui souhaitaient instaurer de nouveau la hutte de sudation. Ils la partagèrent aussi avec des amérindiens isolés qui grandirent dans les villes, en dehors des réserves. Inipi a même été apportée par des anciens dans les quartiers de haute sécurité des prisons aux bénéfices des amérindiens incarcérés. Pour l'American Indian Movement (AIM), fondé en 1968, inipi devint un fondement spirituel pour un éveil à une conscience politique.

Le mythe fondateur de l'inipi

(L'inipi est le rite du bain vapeur)

tiré de "la tradition Sioux, le sang bleu du vieux rocher" de B. Dubant, d'après Lame Deer

<< Le mythe fondateur de l'inipi est l'histoire d'Inyan Hoksila, le garçon de pierre. Une fille avait cinq frères. Ils disparurent un à un. Elle fut seule et désespérée, voulut se tuer en avalant un caillou rond. Mais au lieu d'en mourir, elle se sentit alors en paix. Elle but de l'eau, et la pierre bougea en elle ; après quatre jours, elle accoucha d'un fils qui grandit vite. C'était Inyan Hoksila, le garçon-rocher. C'est lui qui fit la première pointe de flèche en pierre. Sa mère lui conta l'histoire de ses cinq oncles disparus, et Inyan Hoksila se mit en route. Il arriva au tipi d'une vieille et laide sorcière ; à côté d'elle, cinq ballots. Elle le pria de rester, et lui donna de la viande. Quand la nuit fut venue, la vieille lui demanda de la piétiner, pour la soulager des douleurs qu'elle avait au dos. Inyan Hoksila le fit, et il sentit sous ses pieds quelque chose d'aigu qui se dressait à côté de sa colonne vertébrale. Il sut que c'était cette chose qui avait tué ses oncles. Alors, il sauta très haut rompit le cou de la sorcière. ; Il alluma un feu, y mit le cadavre, qui fut réduit en cendres. Il sentit la présence de ses oncles dans les ballots ; les esprits lui dire de faire un abri avec des branches de saule et des peaux de bêtes, de mettre les cinq ballots à l'intérieur d'un cercle au milieu duquel il devait placer les pierres rougies ; puis il devait prendre un récipient en peau de bête et verser l'eau sur les pierres. Il couvrit l'abri pour que l'air chaud ne puisse partit. Il vit, dans l'obscurité, que les âmes ré habitaient les corps. Et la quatrième fois qu'il versa de l'eau, ses oncles ressuscitèrent. Il leur dit : "Les pierres m'ont sauvées, et elles vous sauvent aussi. Désormais, cet abri sera sacré pour nous. Il nous donnera santé et nous purifiera. >>

(Remis par Guyloup)

Description d’une Sweat-Lodge

La "Sweat Lodge" est construite sur un modèle rituel bien défini, selon les usages des Indiens Lakota.

L'armature de saule ou de noisetier sera recouverte de matières quasi étanches. Seule une ouverture tournée vers l'ouest va subsister. Cette porte sera soigneusement refermée au début de la cérémonie.

Il n’y a pas de règles en ce qui concerne l’ouverture des portes. J’ai pratiqué des sweat avec différents homme médecine et chacun avait l’ouverture vers un point cardinal différent suivant la médecine qu’il appliquait …..à développer si tu le désires…..

Un foyer creusé au centre sera rempli de pierres chauffées à l'extérieur dans un brasier construit lui aussi selon des normes rituelles Indiennes.

Le bûcher qui va devenir le brasier est relié à hutte par un chemin d'environ 6 mètres. Une fois le feu allumé, personne d'autre que l'officiant et le "gardien du feu" ne peuvent traverser ce chemin afin que personne ne vienne "souiller" le flux énergétique créé entre le feu et la hutte.

Les participants entrent dans la hutte et vont s'asseoir près de l'officiant, en rampant, dans le sens des aiguilles d'une montre. Là aussi il n’y a pas de règle, j’ai fait ce que l’on appelle des loges ouvertes c’est à dire que les officiants sont au fond de la hutte et les participants entrent comme ils le désirent en choississant la place qui leur convient…..à développer aussi si tu le désires..

Les pierres rougies au feu sont alors apportées dans le trou central par le "gardien du feu".

Tous sont maintenant installés, dans le noir. L'officiant commence alors à jeter de l'eau sur les pierres incandescentes, produisant une vapeur brûlante. Il y a quatre phases dans la cérémonie qui prennent fin, chacune, avec l'ouverture d'une porte. Chaque fois que l'officiant ouvre la porte, il dit: "mitakoye oyasin" c'est-à-dire "toute ma famille", "avec tous les miens", ce qui englobe tous les humains, animaux, minéraux, végétaux, tout ce que le "Grand Esprit" a créé.

Dans les cérémonies indiennes, il arrive que l'officiant fasse circuler le calumet "pipe sacrée", de l'un à l'autre, dans la hutte (le calumet sanctifie et apporte la fraternité).

Tout au long des quatre portes, il arrive également que l'officiant chante des chants Indiens accompagné de son tambour, ou d'autres instruments sacrés

Il y a trois types principaux de structures de sueur: La loge dans laquelle des pierres sont apportées dedans et arrosent versé sur elles; une loge avec un feu central en lequel aucune eau n'est employée; et une maison de pierre ou d'argile en utilisant un conduit pour apporter la chaleur d'un feu extérieur.

Les meilleures pierres à employer dans une loge de sueur sont ignées. Les roches de lave tiennent la chaleur plus longtemps et ne s'émiettent pas quand l'eau est versée sur elles. Des pierres rondes au sujet de la taille de la tête d'un homme sont préférées. Les pierres qui ont du quartz en elles, ou celle qui ont du granit blanc ne doivent jamais être employées, parce que elles éclatent parfois quand elles sont chauffées et arosées.

Au point de vue corporel Le but du bain de sueur est d'éliminer les toxines du corps. Le virus et les bactéries ne survivront pas aux températures beaucoup plus haut que la température de corps commune à 98,6 degrés celsius.

Des ions négatifs sont déchargés dans l'air pour parer à la fatigue et à la tension , et les glandes endocrines sont stimulées par l'élévation de la température.

Un esprit clair est nécessaire avant d'entrer dans une loge de sueur. N'entrez pas si vous n'êtes pas prêt à être nettoyé de telles choses comme la colère et la jalousie. En outre, les maladie de coeur et les problèmes pulmonaires interdisent les loges de sudations La pipe et le tabac sont utilisés pour aider à envoyer des prières jusqu'au créateur, pendant les cérémonies.

Contre-Indications:

Dans la tradition Indienne, l'Inipi n'est pas autorisée pour les femmes qui ont leurs règles "Moontime" = "Période Sacrée". En effet, pendant cette période, les femmes vivent un processus de purification déjà très profond considéré comme une cérémonie en soit.

Elles ne pourront participer à une Inipi qu'une fois le moontime passé, c'est à dire après le quatrième jour

Mais les femmes en période de lunes (ayant leurs règles) ont leur propre hutte. Elle se nomme Moon Lodge et on la construit sur le bord du quadrilatère de la grande hutte.

________________________________________

Diagramme d’une sweatlodge Lakota

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce diagramme prouve que la sweatlodge est un

microcosme du monde. Les huit boucles d'intersection du saule des

Sweatlodge forment une étoile avec les huit points qui tiennent un rôle important. Dans le diagramme, les points de l'ours tiennent le premier rôle et les noms des planètes (la

Notification Pluton est incluse !). L'ouverture de la sweatlodge se fait toujours

Face à l'ouest. Chaque direction a la couleur traditionnelle liée à

Elle dans la cosmologie Lakota. Les seize grands mystères

Représentés dans ce microcosme sont les différents aspects du tanka

Wakan, le créateur.

Notez que cet abri présente un modèle du monde qui a l'ordre, la beauté, et même la symétrie. Le monde modelé dans le sweatlodge est vraiment un cosmos, une réalité commandée

La porte de la Sweat-Lodge est toujours orientée à l'ouest (et non à l'est, comme c'est le cas pour l'entrée du tipi ou celle de la Danse du Soleil). C'est dans cet axe, à une dizaine de mètres à l'extérieur, qu'est installé le feu rituel où sont chauffées les Pierres. Le foyer et la Loge sont reliés par un chemin emprunté par l'assistant chargé d'apporter les pierres. A chacune de ses extrémités, le chemin se termine par un cercle symbolique qui entoure d'un coté le foyer, de l'autre la Loge.

Lorsque celui qui dirige la Sweat-Lodge, l'officiant, est sur le point d'entrer, suivi des participants, il franchit ce cercle à l'ouest, près de la porte, et contourne la Loge dans le sens nord-est sud, c'est à dire dans le sens des aiguilles d'une montre. Il passe ainsi devant l'autel, puis parvient à l'ouest devant l'entrée. Une fois à l'intérieur, il se déplace dans le même sens en tournant par la gauche, et va s'asseoir à droite de la porte. Il fera de même pour sortir, ainsi que tous les participants, chacun décrivant un cercle complet à l'intérieur de la Loge. Ceci est une reconnaissance que les ancêtres sont tous autour de nous, et que la Sweat Lodge constitue un moyen de revenir à l'intérieur de ce cercle sacré (entre le moment où il entre et le moment où il sort chaque participant a effectué un cade complet

Tant que l'on est dehors, c'est bien de rire et de parler, mais quand vient le moment d'entrer, il faut laisser ce que l'on sait à l'extérieur de la porte, sur l'autel: oublier la religion, la politique, ses soucis quotidiens, ses préoccupations immédiates. Lorsque l'on entre, on entre pour se purifier, pour prier humblement pour soi et pour les autres. On peut être facilement distrait par la présence des différentes personnes; c'est la preuve que l'on n'est pas prêt, que notre esprit est ailleurs. A l'intérieur, on doit montrer du respect pour toute la création, y compris pour celui qui est assis à côté de nous. Les ancêtres les pierres ne sont pas introduites au centre seulement pour soi ou pour quiconque en particulier, mais pour tout le monde à la fois.

Quand les participants sont assis, on apporte donc les pierres. Elles sont introduites en quatre étapes successives. Quatre fois la porte est ouverte, à quatre reprises la Loge est plongée dans l'obscurité. L'officiant est chargé de verser de l'eau sur les pierres pour élever la température, de diriger le rite et les prières, de contrôler que tout se passe bien pour chacun.

La première porte est pour notre physique, pour nous mêmes. Elle correspond au premier cercle qui entoure la structure de la Loge, le cercle inférieur. Cette porte est la conscience de notre corps et de nos sensations physiques.

La seconde porte est pour notre mental (de même le second cercle symbolise le monde mental). Cette étape doit nous permettre de comprendre et d'accepter ce que nous sommes en train de faire.

La troisième porte est pour nos émotions, qui nous ouvrent aux pouvoirs purificateurs. Avec elle, nous réalisons le sens de la prière et son importance pour renaître ensemble. Il fait de plus en plus chaud dans la Sweat Lodge et chacun en ressent les effets dans son corps et dans son mental. Le corps se purifie en éliminant les toxines, et il appartient à chacun de transformer cette énergie dans son esprit pour que le corps supporte la chaleur et que l'on cesse d'y penser. La troisième porte est en général la plus difficile à traverser. Le corps respire mieux, élimine, renaît. Mentalement, nous vivons une nouvelle naissance dans le ventre de la Terre Mère. Cette re naissance nous bouleverse et suscite en nous des vagues d'émotions.

La quatrième et dernière porte est pour la spiritualité. On prie maintenant avec les quatre composantes de son individualité, le physique, le mental, l'émotionnel et le spirituel, comme un être complet. Cette porte est celle de la compréhension et de la reconnaissance du mystère de la vie. Lorsqu'elle sera ouverte, on sortira en pleine lumière aussi neuf qu'un nouveau-né. Elle est liée au dernier cercle situé au sommet, là où sont enroulées les offrandes de tabac. Vu du dessus, le sommet de la Loge forme une étoile. À la différence de l'étoile de David, celle-ci à huit pointes. Dans ce dessin, il y a autant d'espoir que dans une étoile.

C'est à cet endroit que se tient l'Aigle Spirituel (ou l'Oiseau Tonnerre (Wakinyan Tanka), de même que les Êtres, Tonnerres, selon la spiritualité sioux, sont en réalité des avatars de Wakan Tanka. Manifesté sous la forme d'un Aigle, il a pour fonction particulière de débarrasser le monde de ses impuretés) qui a recueilli nos prières et dirigé l'énergie venue du ciel, des quatre directions, de toute la création, pour la centrer sur la terre où nous sommes assis. Quand s'achève la quatrième porte et qu'elle est finalement ouverte, toutes nos prières et nos impuretés forment un nuage qui vient envelopper l'Aigle. Celui-ci emporte le nuage haut dans le ciel et le dissipe sur toute la création, annonçant qu'une nouvelle naissance vient d'avoir lieu. Nous sommes nés a nouveau.

En effet, lorsque l'on sort de la Sweat Lodge, on ressent intensément l'énergie vitale autour de soi et en soi, plus forte, plus fraîche, renouvelée. Tel est le sens du rite de purification. Revenus dans le ventre de notre mère la Terre, nous nous sommes lavés de tous nos excès, réveillant à chaque porte un niveau de compréhension différent pour parvenir à une grande clarté intérieure. C'est pourquoi il faut savoir rester humble et reconnaissant devant cette médecine naturelle, qui met tant d'éléments en action pour nous aider.

Une fois la cérémonie terminée, on laisse le plus souvent la structure de la Sweat Lodge sur place, et il arrive que les jeunes saules reprennent racine d'eux-mêmes, se mettent à pousser et à bourgeonner enlacés les uns aux autres. Et tandis qu'ils grandissent, les quatre cercles horizontaux éclatent, ouvrant la hutte comme une fleur. On peut aussi laisser la Loge et veiller à ce qu'elle reste telle quelle pour d'autres utilisations. On peut encore la dénouer pour que les arbres reprennent leur position naturelle. A vrai dire, il n'y a pas de règle, tout dépend des raisons qui nous ont amenés à faire cette Sweat Lodge. Quant aux pierres, on doit les sortir du trou dans lequel elles ont été déposées. On les place autour du foyer qui a servi à les chauffer, le long du chemin qui mène à la hutte et autour de celle-ci. Elles ne doivent jamais servir deux fois, mais « gardent » la Sweat Lodge en témoignage d'un enseignement passé. Elles rappellent que les ancêtres sont là en permanence pour protéger de nouvelles vies, qu'ils sont toujours, éternellement présents.

Le nombre des pierres utilisées au cours d'une Sweat Lodge varie en fonction de la cérémonie à laquelle on se prépare. Si par exemple, on s'apprête a faire une Hamblechia, une Quête de Vision, il est possible de n'employer que six pierres pour chaque porte, symbolisant les six directions : devant, derrière, à droite, à gauche, au dessus, au dessous. Si par contre on désire faire une Sweat Lodge pour prier avec la Pipe Sacrée, on peut utiliser huit pierres, quatre pour les directions cardinales, quatre pour les vents. On introduit huit pierres à chacune des portes, soit un total de trente-deux. Trente-deux est le nombre des côtes d'un bison, ce qui est en soi une image significative de plus pour notre peuple: nous tenons notre force du bison et de sa manière d'agir.

Par ce qu'il suggère, ce nombre nous aide à réaliser que nous sommes plus forts que nous le croyons. Si l'on veut se purifier en vue d'une guérison, on peut faire venir une soixantaine de pierres, ou bien ouvrir successivement six portes, jusqu'à être vraiment nettoyer de toutes ses impuretés.

Quel que soit le cas, on sort toujours d'une Sweat-Lodge épuisé, mais dans un état de bien-être et de sérénité complet. Après être allé au bout de ses émotions, on se sent apaisé, heureux de partager ce moment avec les autres, en qui on reconnaît la même force. Cela n'a rien à voir avec un sauna ordinaire, au cours duquel on peut aller et venir, ou même prendre une douche. Dans la Sweat Lodge, on reste jusqu'au bout, tous ensemble. Et si nous sommes dans une disposition vraiment spirituelle, alors nous devenons conscients de la vie qui nous entoure, nous sentons la renaissance s'opérer en nous, en même temps qu'un désir fou de remercier la création tout entière. »

(White Bird, Indien par le sang, Américain par la loi. L’itinéraire d’un jeune sioux d’aujourd’hui, éditions Balland 1989)

Vous devez savoir que pour arriver à ce point, il faut un long cheminement et il n’est pas ouvert à tout le monde, y arriver demande des années, ne vous faites pas d’illusions. Ce n’est pas parce que allez rentrer dans une Sweat-Lodge que vous ressentirez ce bien être, cette paix et sérénité. Etre en harmonie avec la nature, notre Terre Mère et avec soit même s’apprend, se mérite.

Chant d'entrée dans la loge de transpiration du peuple Omaha

He ! : Exclamation marquant l'idée de supplication (en Lakota : wociye)

Eska ! : signifie je désire, j’implore

He ! Toi, notre loge est ici, eska !

Notre demeure, eska !

Et vous grand animaux, eska !

He ! Vous avez fait cet abri pour nous, eska !

Vous avez dit à ces petits,

Vous leur avez dit

De se souvenir de vous avec respect, eska !

He ! Toi, notre charpente, eska !

Tu es au-dessus de nous toute courbée,

Avec les épaules baissées tu te tiens au dessus de nous.

Là tu te tiens.

Tu as dit que mes petits doivent te parler,

Brossant la chevelure de ton front, eska !

Les cheveux de ta tête,

L'herbe qui croît près de toi,

Tes cheveux blanchis, eska !

Ces cheveux poussent sur la tête, eska !

Les chemins que ces petits doivent emprunter, eska !

Par n'importe quelle voie ils peuvent échapper au danger, eska !

Partout ils peuvent échapper !

Leurs épaules peuvent être courbée par l'âge quand ils marchent,

Quand ils parcourent le bon sentier,

Abritant leurs yeux de leurs mains,

Quand ils marchent dans leur vieillesse, eska !

He ! L'ancien, eska !

Vieux rocher, eska !

He ! J'ai enseigné ces petits

Et ils m'obéiront, eska !

Ancien, eska !

He ! Toi, tu n'as jamais changé au cours des temps,

Là tu te tiens, eska!

Là tu es assis, en plein orage,

Là au milieu du vent, eska !

Ancien, eska !

He ! Les petites herbes poussent autour de toi, eska !

Tu es assis là, comme si elles faisaient ton nid, eska !

He ! Là tu es, recouvert de fientes d'oiseaux, eska !

Ton front est couvert de plumes tombées, eska !

Vénérable, eska !

Toi, tu te tiens, seconde en pouvoir, eska !

Toi, tu te tiens, seconde en pouvoir, eska !

He ! Tu es l'eau, eska !

Tu es l'eau,

Coulant depuis des âges inconnus, eska !

He ! Ces petits t'ont bue,

Mais tes mystères leur restent cachés,

Ces petits veulent ton contact, eska !

He ! C'est ce que mes petits veulent, eska !

Ils veulent partager ta force, eska !

C'est ainsi

Que les petits veulent marcher tout près de toi, eska !

Ancien, c'est ce qu'ils veulent.

Philippe Yak'e yaksapa

"Tandis que je me tenais là, je vis plus de choses que je ne puis raconter, et je compris plus que je vis ; car je voyais d'une façon sacrée les formes de toutes choses dans l'esprit, et la forme de toutes les formes comme elles doivent vivre ensemble comme un seul être." Élan Noir

(Guyloup)