Masques haïdas de sociétés secrètes

 

 

  1. Masque de société secrète avec peinture faciale et incrustations de cuivre. Il a probablement été fait dans les années 1850, et il a été abondamment garni de fourrure pour former une barbiche et un collier de barbe et marquer la naissance des cheveux, mais seul demeure le cuir auquel était autrefois fixée la fourrure. Recueilli à Masset avant 1884 par Alexander MacKenzie, de la Compagnie de la Baie d'Hudson. MCC VII-B-1554

  2. Ce très beau masque réalisé au milieu du XIXe siècle comportait autrefois une moustache et une barbiche en fourrure d'ours. Recueilli dans Haida Gwaii (probablement à Skidegate) en 1879 par Israel W. Powell. MCC VII-B-3

  3. Masque de société secrète fait par Simeon Stiltla (1833-1883). Des motifs de plumes de corbeau sont peints autour de la bouche. Recueilli à Masset avant 1884 par Alexander MacKenzie, de la Compagnie de la Baie d'Hudson. MCC VII-B-1

  4. Masque portrait d'une vieille femme portant un gros labret. Recueilli à Masset avant 1884 par Alexander MacKenzie, de la Compagnie de la Baie d'Hudson. MCC VII-B-7

  5. Ce masque représente un gagiid, quelqu'un qui a été à deux doigts de se noyer, mais dont la chair a changé de couleur aprés avoir séjourné longtemps dans l'eau froide. Recueilli dans Haida Gwaii en 1879 par Israel W. Powell. MCC VII-B-109

  6. Rare masque de danse représentant un être surnaturel dont l'identité s'est perdue. Les lèvres sont bordées de cuivre, et la barbe est faite de fourrure d'ours. Une perruque de cheveux humains complète cet ensemble éclectique. Recueilli dans Haida Gwaii en 1879 par Israel W. Powell. MCC VII-B-10

  7. Masque de danse de société secrète représentant un Moustique. Les trous laissés par des clous, en haut, indiquent que de la fourrure ou des plumes devaient y être fixés. Acheté en 1899 à la collection A. Aaronson, mais sans doute acquis plus tôt à Masset par James Deans. MCC VII-B-704

Le pouvoir temporel dans la société haïda était exercé par les chefs, contrairement à ceux de leurs voisins Kwakwaka'wakws au sud, ne le cédaient jamais pour la durée de l'hiver aux chefs des sociétés secrètes. Néanmoins, vers le milieu du XVIIIe, les Haïdas ont commencé à exécuter des formes très rudimentaires des danses d'hiver des sociétés secrètes, qu'ils avaient apprises de prisonniers capturés lors de guerres. Ils exécutaient les danses lors de toutes les festivités d'hiver, y compris celles qui marquaient l'érection d'un mât totémique ou la construction d'une maison. Les sociétés secrètes et leurs danses ont commencé à disparaître à l'arrivée des missionnaires, au milieu des années 1870.

Chez les Haïdas, les masques étaient surtout utilisés par des membres des sociétés secrètes. Dans les danses de ces sociétés, on se servait souvent à la fois de masques et de marionnettes pour représenter des esprits sauvages des bois, que les Haïdas appelaient gagiid. Les Haïdas aussi employaient des masques dans des spectacles de potlatch pour représenter les êtres spirituels rencontrés par leurs ancêtres

Reproduit avec la permission du Musée canadien des civilisations, www.civilisations.ca, © 2004

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