La confédération Abénakise et ses tribu

  • Abénaquis Il s'agit d'un groupe de tribus unies par des liens plus ou moins étroits et qui résidaient dans la région actuelle du Maine et du Nouveau-Brunswick. Ces tribus comprenaient, entre autres les Malécites, les Micmacs, les Pesmocodys, les Pentagouets, les Pégouakis et peut-être les Socoquis. Ils parlaient tous des dialectes similaires. Ils se livraient à la chasse et à la pêche mais mangeaient également du maïs en hiver. Au cours du XVIIIme siècle, la traite des fourrures joua un rôle très important sur le plan économique dans la vie de ces tribus. Les Abénaquis furent, au XVIIme et au XVIIIme siècle, de fidèles alliés de la France et ils attaquèrent à plusieurs reprises la Nouvelle-Angleterre lorsque les deux colonies étaient en guerre. Pour les Français, ils représentaient un véritable rempart contre les attaques venant du sud. Ils subirent de lourdes pertes au cours de ces combats et un grand nombre d'entre eux émigrèrent dans les villages français des missions, à Saint-François et à Bécancour.
  • Abénaquis de Saint-François On appelait ainsi les habitants de la mission qui fut fondée entre 1660 et 1670 sur la rivière Saint-François, au confluent de cette rivière et du Saint-Laurent. Les premiers habitants du village furent, selon toute apparence, des Socoquis, mais il y avait, semble-t-il, des Abénaquis et des Loups dans le village dès avant 1700. La mission de Saint-François de Sales, qui avait été établie non loin des premières chutes que l'on rencontre en remontant la rivière de la Chaudière, fut transférée en 1705 ou 1706 à la rivière Saint-François. Plusieurs Abénaquis du Maine et d'autres Indiens, Socoquis et Loups, suivirent la mission, de telle sorte qu'en 1711 on estimait la population du village à quelque 1 300 habitants, dont 260 guerriers. Les épidémies réduisirent la population et aussi les guerres coloniales dans lesquelles les habitants du village se battirent toujours aux côtés des Français. À partir de la déclaration de la guerre d'Indépendance et jusqu'en 1800 la population de la mission s'accrut de nouveau par l'arrivée d'autres Indiens venus du cours supérieur de la rivière Connecticut et de Mississiquoi, sur le lac Champlain. Jusqu'en 1816 au moins, l'ensemble des habitants du village fut désigné officiellement par le nom d'Abénaquis et de Socoquis de Saint-François ; le nom actuel ne rend pas compte de l'apport des Socoquis mais il convient peut-être quand même car les Socoquis parlaient sans doute un dialecte abénaquis. On a souvent affirmé, au cours des dernières années, que les Abénaquis de la rivière Androscoggin constituaient le groupe le plus nombreux à Saint-François, mais cela n'a pas encore été prouvé et ce n'est peut-être pas exact. Ce serait la ressemblance, tout imaginaire, entre le nom de certains lieux sur la rivière Androscoggin et le nom que les premiers Abénaquis donnèrent au village qui aurait donné naissance à cette hypothèse : ils appelaient le village Arsi-kantke, littéralement « hutte vide sur la rivière ». Saint-François a vraisemblablement accueilli puis assimilé la plupart des fugitifs de l'ouest de la Nouvelle-Angleterre : les Socoquis, les Penacooks, les Pégouakis, les Piscataquas, les Indiens de Saco, les Nipmucs, les Schaghticokes. Les Androcoggins se réfugièrent à la mission de Bécancour qui n'est pas très loin de Saint-François.
  • Canibas (En anglais, Norridgewock)
  • Loups (Mohican ; en anglais, Mahican)
  • Malécites (Etchemin ; de la famille algique)
  • Micmacs (De la famille algique, étymologiquement, « les alliés » ; on trouve aussi les Souriquois, Gaspésien, Miscouien)
  • Pesmocodys (De la famille algique ; en anglais, Passamaquoddy)
  • les Pentagouets En anglais, Penobscot
  • Pégouakis (En anglais, Pigwacket)
  • Socoquis (Socoquois ; les Anglais les appelaient Sokokis, Squakheags, Indiens du Nord, les Hollandais Soquachjck, et les Iroquois Onejagese)
  • Abenaquis à Odanak
     
    on en trouve dans le canton de l'est

    signifacation du mot Abenaquis

    http://www.katevale.net/html/Canada/Premi%E8res_nations.htm#abenaquis

    Les Abénaquis en Beauce ?

    Amérindiens membres de la grande famille algonquienne, les Abénaquis occupent, au 17e siècle, les territoires actuels du Maine, du New Hampshire et du Nouveau-Brunswick, mais se concentrent surtout le long de la rivière Kennebec. [...] Convoité par les deux puissances colonisatrices, leur territoire servira à la fois de zone tampon entre les colonies et de lieu d'affrontement. [...] En 1675, les Amérindiens de la Nouvelle-Angleterre se révoltent contre les Anglais [...] et se tournent alors vers les Français pour devenir leurs alliés. Dès 1676, des réfugiés affluent vers le Canada et s’installent à Sillery. En 1683, ce dernier lieu étant devenu trop petit, la mission de Saint-François-de-Sales est fondée dans les environs de Sainte-Marie, sur un site où les Abénaquis avaient « autrefois demeuré ». [...] Par la suite, des Abénaquis séjournent à l’occasion en Beauce, quelques rares individus s’y établissent, mais la très grande majorité ne fait que passer. [...] Si la vallée de la Chaudière constitue depuis longtemps une voie de passage pour les Abénaquis, ce n’est toutefois que graduellement que les Français la découvrent.

    http://www.destinationbeauce.com/fr/portrait.asp

     
    Carte de la famille linguistique algonquienne.Région Abénakise indiquée par  le carigou
     
    Les Français les appelaient " Pentagouets " . Tribu de la Confédération des Abénakis qui occupait le territoire situé des deux côtés de la baie et de la rivière Penobscot, ils revendiquèrent les terres situées dans le bassin de la Penobscot. (DBC)
     
    Une alliance de tribus vivant dans ce que l'on appelle aujourd'hui le Maine et le Nouveau-Brunswick, dont faisaient notamment partie les Malécites, les Micmacs, les Passamaquoddys, les Penobscots, les Norridgewocks, et peut-être les Sokokis. Les Abénakis s'allièrent aux Français dans la guerre contre les colons anglais de la Nouvelle-Angleterre et la Ligue des Iroquois. (DBC)

    Abénaki
    Il y a deux localités abénaquises bien connues au Québec, Odanak et Wolinak. On trouve aussi une localité du nom de Missisquoi, dans le Vermont, aux États-Unis, près de la frontière du Québec. Les Abénaquis sont membres de la Grande Confédération wôbanaki.
    Ceintures wôbôbial
    D'après des récits anciens des Abenaki de Wolinak, les perles utilisées pour confectionner les ceintures leur furent données par Kchi Niwaskw (Le Maître de la Vie). Les gens-médecines se rassemblèrent une nuit autour d'un feu pour prier le Créateur de les aider à confectionner les Ceintures wôbôbial. Ils fumèrent leurs pipes, et soudain les perles commencèrent à leur sortir de la bouche.
    Les Ceintures wôbôbial ne servent pas à consigner des événements; elles sont beaucoup plus complexes. C'étaient des instruments didactiques devant être utilisés par, et pour, les gens afin de pouvoir vivre en harmonie avec tous les êtres vivants de la Terre et de tout l'Univers. Les ceintures et les connaissances nécessaires pour les utiliser sont un don de Kchi Niwaskw.
    Comme nous, les Ceintures wôbôbial sont des êtres vivants, et il faut en prendre soin et les respecter, les considérant comme sacrées. Aujourd'hui, nous assistons à la renaissance de nos antiques usages, et les instructions originelles concernant l'utilisation des ceintures et leur soin sont de nouveau appliquèes.

    Sources:

    DCB - Dictionnaire biographique du Canada, sous la direction de G. Brown.
    IC - Indians of Canada, D. Jenness
    AHC - Atlas historique du Canada, sous la direction de Harris et Mathews.

     
    Reproduit avec la permission du Musée canadien des civilisations, www.civilisations.ca, © 2004