La Grande Paix oubliée traité du 4 Août 1701

 

 

Le document original du traité de paix, semble avoir disparu. Celui ci est une copie calligraphiée par le secrétaire du gouverneur de la Nouvelle-France, quelques jours après la ratification. Les pictogrammes des nations signataires ont été fidèlement reproduits.

 

La Grande Paix oubliée (1701-2001)
Par Céline Lison

 

Le 4 août 1701, Français et nations indiennes se retrouvent à Montréal pour signer un traité de Paix dans la Belle Province. Trois cent ans plus tard (2001 date de l’article) leurs descendants ne fument toujours pas le calumet de la paix…………

Début Juillet 1701, alors que Montréal ne compte habituellement qu’un millier d’habitants, 1 300 Amérindiens représentants trente neufs nations autochtones arrivent de toute l’Amérique du Nord-est. L’effervescence est à son comble. Le Gouverneur de la Nouvelle-France, Louis Hector de Calliére, se réjouit d’avoir réussi la première partie de sa tache. Il vient de réunir toutes les nations amérindiennes : ses alliés des Grands Lacs d’une part, et les cinq nations iroquoises – pourtant farouchement ennemies de la colonie – d’autre part. Reste à convaincre l’ensemble des délégués de signer le premier traité de paix général, après un siècle de conflits. Pour les Français, la prospérité et la tranquillité de la colonie en dépendent. D’autant que la vieille rivalité avec l’Angleterre – qui la « concurrence » dans la course à la colonisation de l’Amérique du Nord – tourne à la lutte d’empires. De leur coté, plusieurs nations amérindiennes hésitent encore, malgré leur faiblesse grandissante due surtout aux épidémies. Les indiens ont une perception positive de la guerre. Elle leur permet, notamment, de faire des captifs, censés remplacer les morts au sein de la communauté. Dans ces conditions, ne vaut-il pas mieux rester neutre ? Ou plutôt s’allier avec les Anglais et trouver là une nouvelle source d’approvisionnement en produits européens ? Pour dissiper les doutes, le gouverneur reçoit chaque délégation dans la cour de sa résidence, construite à l’endroit même  où fut fondé Montréal, en 1642.

Août 2001, ce lieu, longtemps oublié à été de nouveau porté à l’attention de tous. « Nous pensons en avoir enfin retrouvé la trace », a dit Jean-Guy Brossard, archéologue au musée de <Pointe-à-Callière, à deux pas des fouilles. Le site fut découvert dans un ancien garage, au cœur du vieux Montréal, pour Jean Beslile, professeur d’histoire de l’architecture à l’université Concordia de Montréal. La découverte est de taille, « c’est l’un des rares sites datant de l’installation des Français. En revanche, les témoignages écrits datant de l’époque de la signature du traité ne manquent pas. « Parmi les sources se compte l’importance correspondance coloniale entre le gouverneur de la Nouvelle France et Versailles. Elle fait souvent références aux Indiens » précise Gilles Havard, un jeune historien français à d’origine de la remise à l’honneur récente de cet événement. Autre témoin majeur de cette période : Bacqueville de la Potherie, un contrôleur de la marine et des fortifications. « L’un des seuls à vivre et à relater précisément l’événement, insiste Gilles Havard. Il éprouvait de la fascination pour les peuples autochtones. »

Le chroniqueur du XVIIIe siècle relate ainsi les scènes de discours des chefs indiens, qui bien souvent, se révèlent être de grands orateurs. Parmi eux Kandiaronk, le chef principal des Hurons, bénéficie d’une large  aura, tant chez les indiens que chez les Français. Habile stratège, il œuvre, lui aussi depuis des années, à convaincre l’ensemble des indiens de l’intérêt d’une paix générale pour éviter une paix séparée fanco-iroquoise. Et qui sait ? La paix permettra peut être de vendre des fourrures aux Anglais, qui jusque là, ne commercent qu’avec les Iroquois. Mais, à la fin du mois de juillet 1701, l’atmosphère se tend entre les négociateurs des deux bords. Le 1er août 1701, de Callière reçoit à nouveau Kondiaronk et les principaux chefs alliés. Le grand chef huron arrive fiévreux et tremblant. Il meurt le lendemain, pleuré par les siens et par les français. Malgré cette perte douloureuse à cette étape des discussions, l’ensemble des délégués se retrouve le 4 août hors de la ville, sur une grande plaine. La Grande Paix va enfin être signée. Les uns après les autres, les chefs amérindiens prononcent leurs discours, traduits en français par des pères jésuites. Le calumet de la paix peut enfin circuler.
Trois cent ans plus tard, Georges Sioui, l’un des descendants, devenu historien reconnu, évoque avec émotion le rôle de son ancêtre : « il s’agit d’un grand moment pour mon peuple qui se trouvait ainsi au cœur des événements. Mais nous avons payé un très grand prix pour l’établissement des Français ? Aujourd’hui, je ressens la n nécessité qu’il y aurait à créer des lieux ou autochtones et québécois pourraient se rencontrer, apprendre à vivre vraiment ensemble »faire un seul corps » comme disait Kondiaronk… » (Cela était en 2001)
En ce 4 août 2001, le rassemblement des deux « peuples » n’a plus grand-chose à voir avec celui de 1701. Même si au cœur du vieux Montréal une reconstitution permet d’imaginer l’ambiance de l’époque pendant trois jours. Les Québécois – sous l’impulsion du musée de Pointe-à-Callière redécouvrent ainsi cette partie de leur histoire. Car malgré son importance le traité de 1701 n’apparaît quasiment pas dans les manuels scolaires. Quant aux Amérindiens, ils représentent à peine plus de 1% de la population québécoise, et les rancunes et les incompréhensions perdurent. Les Amérindiens revendiquent soit des territoires, soit une autonomie pour gérer leurs lois et leurs institutions plus librement. (Quoi de plus normal) De leur coté, certains Québécois comprennent mal pourquoi le statut d’indien – déterminé par une loi canadienne révisée en 1985 – procure à ceux qui le détiennent le droit de payer moins de taxes et d’impôts, et de bénéficier d’aides supplémentaires. Président de Terres en vue, une association œuvrant pour la diffusion de la culture Autochtone, André Dudemaine constate cette incompréhension entre les deux communautés : « Il y a  beaucoup d’ignorance et de racisme à l’origine de cette situation. Nous espérons que, grâce à ce genre de manifestations, autochtones et Québécois apprendront enfin à se connaître. Une culture, ça se partage ! »
(Nous sommes en 2004 cela a-t-il changé ?)

National Géographic France de Janvier 2002 (avec leur autorisation)

http://www.nationalgeographic.fr/homesept04.cfm

 

          Bracelet de perles offert par les Hurons-Wendat aux Français pour saluer la première alliance en 1611    

A lire :

 La conception amérindienne de l'être humain
Extrait de: Pour une auto histoire amérindienne
Par
Georges E. SIOUI
Georges Emery SIOUI. Docteur en Histoire amérindienne depuis 1991. Il enseigne au Saskatchewan Indian federated college à Regina, Canada. Poète, Dramaturge, chanteur, sa thèse de doctorat, sur le peuple Huron doit paraître aux presses de l'Université Laval, Québec. Par delà ses titres, il est avant tout un homme de paix et d'action.

http://surledosdelatortue.free.fr/1606ESSA.htm

 


 

 

Regardez :


L'affaire Sioui  La découverte d'un document de 1760 va définir les droits territoriaux des Hurons québécois. (Télévision, 2 min 32 s)
http://archives.radio-canada.ca/IDC-0-17-1119-6118/politique_economie/droits_autochtones/clip3

 

Ecoutez :

une interview de Georges Sioui et de Bernard Cleary, parlant de :  La Proclamation royale de 1763 
Diffusé le 24 novembre 2002
http://archives.radio-canada.ca/IDC-0-17-1119-6116/politique_economie/droits_autochtones/

 

La Constitution canadienne et les droits des autochtones
http://archives.radio-canada.ca/IDC-0-17-1119-6118/politique_economie/droits_autochtones/clip3
 

La Grande Paix de Montréal de 1701

La quarantaine de nations indiennes représentées à Montréal en 1701 proviennent principalement de la région des Grands Lacs, appelée les Pays d'en Haut par les habitants de la vallée du Saint-Laurent.

L'Histoire, qui se veut explication, ne saurait s'accommoder des frontières politiques. Pourtant, les uns tentent de faire l'histoire du Québec en s'arrêtant à la rivière des Outaouais, d'autres font celle du Canada en se limitant au nord des Grands Lacs et du 49e parallèle. Voilà deux démarches largement répandues et pourtant bien illusoires.

La Grande Paix de 1701 en est une éloquente démonstration. Plus de 1200 Indiens appartenant à une quarantaine de nations sont présents à Montréal cet été-là. Ils y sont pour la traite des fourrures et leurs ambassadeurs ont un mandat de paix. De paix générale.

On a dit et répété que celle-ci mettait fin à un siècle de guerres farouches, que les Iroquois avaient été les gros méchants et que les Anglais d'Albany avaient dû s'incliner devant l'habileté diplomatique des Français de Montréal.

On a laissé entendre que les guerres entre nations indiennes avaient cours bien avant l'arrivée des Européens et que, dès son arrivée en 1603, Champlain avait été entraîné par les Montagnais à porter la guerre chez leurs ennemis de longue date, les Iroquois. Grave erreur de sa part, a-t-on dit: les Iroquois prendront un siècle pour s'en venger.

En vérité, à l'arrivée de Champlain en 1603, le commerce entre Indiens et Européens était bien lancé et les rivalités commerciales largement répandues depuis une cinquantaine d'années, et sans doute davantage. Dès son premier voyage, en 1534, Jacques Cartier n'avait-il pas croisé des navires européens dans le golfe? (...)

Vers 1700, plusieurs éléments rendent possible une paix générale. La fourrure, le castor surtout, qui fait courir tout le monde, traverse une crise. Les Iroquois ont gardé pour l'essentiel leur indépendance par rapport aux Français, mais aussi par rapport aux Anglais; missionnaires, officiers, traiteurs, explorateurs français ont tissé des liens de toutes sortes et ont établi de solides amitiés avec plusieurs chefs indiens. Un gouverneur comme Frontenac s'est avéré un habile diplomate et tacticien et, surtout, les belligérants sont épuisés.

À l'été 1700, une paix générale se prépare. Les Anglais d'Albany s'agitent. En vain. Le grand chef onontagué, Teganissorens, longtemps ami des Anglais, a révisé ses positions. Maricourt, le jeune frère de Pierre Le Moyne d'Iberville, et le père Bruyas, missionnaire auprès des Iroquois, et combien d'autres, ont bien travaillé. Par leurs discours, ils ont rendu suspects les Anglais. Les chefs comprennent de mieux en mieux qu'ils ont intérêt à manœuvrer contre la cupidité des deux puissances européennes pour assurer l'intégrité de leur territoire et l'indépendance de leur nation. Les Iroquois sont pour les Iroquois, ainsi raisonnent également l'ensemble des Indiens.

Enfin, une grande paix

Le 21 juillet 1701, une flottille de 200 canots iroquois apparaît devant Caughnawaga. Les voyageurs s'arrêtent chez les Iroquois du sault Saint-Louis, leurs frères.

Montréal est prêt à les recevoir. Le gouverneur Callière, successeur de Frontenac, les attend. Il a fait aménager une vaste enceinte pourvue de gradins. Les notables de la colonie et même les dames y auront des places réservées.

Le lendemain, 700 ou 800 Indiens alliés se présentent aux abords de Montréal. Ils prennent position et disposent leurs canots en ligne. Le canon retentit. Message de bienvenue. Les Indiens poussent des clameurs, déchargent leurs fusils et agitent à bout de bras leurs avirons.

Ils sont suivis des Iroquois: Onneyouts, Onontagués, Goyogouins et Tsonnontouans. Les Agniers arriveront plus tard.

Les Indiens s'installent le long des palissades: les Outaouais, Sauteux, Algonquins du nord des Grands Lacs et aussi les Miamis, Illinois, Renards, Mascoutens, Folles-Avoines qui viennent d'aussi loin que l'ouest du lac Michigan. Car la présence française a gagné cette région habitée par divers groupes illinois, dont les Peorias, les Monisgouenars, les Tapouarouas et les Koueras.

Certaines nations ont franchi jusqu'à 1500 kilomètres. Des rumeurs d'épidémie n'ont pas suffi à les arrêter. Certains sont touchés par une sorte de grippe, souvent fatale pour eux. Les malheurs qui s'abattent renforcent les convictions. Le 4 août, tous les ambassadeurs ratifient la paix et apposent leurs signatures sur un document qui a disparu, mais dont le contenu sera respecté. La Grande Paix de 1701 permettra à la France un demi-siècle de domination sur presque l'ensemble de l'Amérique du Nord."

Source: Denis Vaugeois, La Grande Paix: les origines et le sens, Le Devoir, 6 août 2001 
 http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Grande_Paix_de_Montreal

 

Pendant l'été de 1701, Montréal devint un centre sans précédent d'importance politique et de pompe élaboré en recevant pas moins que 1300 envoyés  indigènes qui voyagèrent jusqu'a ses rives pour y faire la paix. Les Iroquois, éternel ennemi des Français, arrivèrent les premiers le 21 juillet. Le gouverneur de la Nouvelle France, Louis-Hector de Calliere, avait envoyé des émissaires un mois auparavant pour accompagner 200 délègues Iroquois de la confédération des cinq Nations. Tous sauf une- les Mohawks- acceptèrent l'invitation. Ils plantèrent leurs tentes et se reposèrent avant le début des pourparlers.

La journée d'après, une flottille comptant près de deux-cents canots glissèrent le long du fleuve St. Laurent et accostèrent un après l'autre pendant que 700 à 800 ambassadeurs et marchants de trente nations allié - Français déballèrent des provisions et présents. Ils avaient fait le voyage de la vallée des Outaouais, tout autour des grands lacs, les plaines de l'est, et d'aussi loin au sud que la rivière Missouri. Leurs arrivées furent annoncées par des coups d'arme à feu et des cris de joie. Les Français les saluèrent avec des coups de canon. Tekanoet, le grand chef des Seneca, qui était dans ses quatre-vingt ans, se tenait debout dans son canot et versait des larmes pour les morts.
Le diplomate Français Louis Thomas Chabert de Joncaire, jadis prisonnier des Seneca, connaissait la coutume des condoléances. Il prit Tekanoet par le bras et le guida ainsi que les autres chefs, main dans la main, vers le grand conseil pour y attendre le gouverneur Français. Lorsque les représentants Algonquin Abenaki, Micmac et autre alliés Français se présentèrent, trente-neuf nations souveraines (incluant la France) eurent une voix lors de ce sommet. Les ambassadeurs autochtones surpassèrent en nombre la population de Montréal de100.

Trois cent ans plus tard, la signification de cet accord de paix signé le 4 août 1701, n'a pas été perdue. L'entente négocie entre les Iroquois et les Français et la plus part des allies de la nouvelle France, établit une paix qui s'étendit des Maritimes, traversant la partie sud du Québec et de l'Ontario, en descendant vers l'llinois. Ceci mit fin aux guerres Iroquoises  qui avaient menacé la colonisation Française pendant des décennies et limité l'expansion coloniale. Cela permit à Montréal de prospérer et de cultiver les terres fertiles qui l'entourait. Pendant que les Français démontraient leur finesse diplomatique et connaissance des coutumes autochtones affin d'obtenir cette paix, elle se fit dans les termes des Iroquois. Ils considérèrent leurs options astucieusement, même lorsque ces dernières devinrent moins nombreuses, et choisirent la paix comme direction prudente.

Ironiquement, les personnes décrites si souvent comme des sauvages brutaux n'ont jamais eu comme but de vaincre les Français. Le missionnaire Jésuite Pierre François Xavier de Charlevoix remarqua dans son histoire et description générale de la nouvelle France que les Iroquois cessaient toujours leur attaques "au point ou ils étaient en position de pouvoir nous faire le plus de blessures" Bruce Trigger, un professeur en anthropologie a l'Université McGill, apporte le point que les Iroquois n'ont pas continués le massacre de Lachine en 1689, lequel terrorisa les habitants de Montréal, par des attaques ultérieurs. "Ce n'était pas dans l'intérêt des Mohawk de se débarrasser des Français" dit Trigger. "Ils voulaient que les Français soient neutres et voulaient faire la traite avec eux comme ils faisaient avec les autres, et la guerre servait à les en persuader. Autrement, ils répliquèrent seulement lorsque les Français leurs faisaient des mauvaises choses".

 

La confédération des cinq Nations Iroquoise, les Seneca, Cayuga, Oneida, Onondaga et Mohawk, probablement date du quinze siècle, mais l’indépendance persévérait entre les tribus, villages et clans. "Les Chefs initièrent des changements en convaincant les autres des bénéfices," explique Trigger. "Personne ne fut ordonne de suivre une politique, ou bannit pour ne pas l'avoir suivi" Le clan des Ours des Mohawk avaient établit une paix avec les Hollandais en 1618. Ils échangeaient des peaux de castor et autre fourrures en Albany. Le clan des Tortues et des Loups devinrent inquiets que les Ours, appuyés par des fusils et des biens exotiques s'affirmeraient au dessus des autre deux clans. Affin de d'équilibrer le pouvoir, ils essayèrent de vendre des fourrures aux Français. Mais ils traitaient déjà avec les Algonquin, Huron et Montagnais, avec lesquels les Iroquois demeuraient en guerre. Les Français furent forcés de choisir un parti. La qualité supérieure et quantité des fourrures des tribus demeurant plus au nord des Iroquois rendit ce choix facile.
Les Iroquois compensèrent en vendant la fourrure des animaux qu'ils piégeaient aux Hollandais (et aux Anglais après 1664) et en agissant comme intermédiaires pour les autre tribus quand les prix étaient bons ou quand les taxes a Montréal grimpaient à pic. Par les années 1640's, par compte, les Iroquois avaient épuisés la population de castor sur leur territoire au nord de New York. Affin d'étendre leur terrain de chasse ainsi que de re populer leur société avec des captifs de langue Iroquoise (les épidémies avaient diminues leurs rangs), ils attaquèrent les autre tribus dans le sud de l'Ontario. Ils effectuèrent aussi des razzias pour la fourrure dans les camps des Algonquins, Montagnais et autres qui n'avaient pas de traité de paix avec eux. Ces attaques s'étendaient aussi loin au nord que la Baie James. D’autres tribus devinrent terrifiées de ces Iroquois, qui étaient des guerriers redoutables.

Jusqu'au traité de Ryswick qui mit fin a la guerre de neuf ans de guerre entre la France et l'Angleterre en 1697, les colons Anglais aidèrent les Iroquois dans leurs attaques des forts Français et colonies. Les Français, aidés de leur allies, entreprirent des représailles brutal. Un attaque mené par Louis de Baude de Frontenac sur les tribus centrale Iroquois en 1696 causa le plus de destruction. Pendant leur fuite, les Onondagas brûlèrent leur propre village. Philippe de Rigaud de Vaudreuil, le commandant en second de Frontenac, brûla le village et approvisionnement en vivre du village avoisinant des Oneida. Les allies prirent avantage de la préoccupation des Iroquois avec les Français pour lancer leur propre attaques. La tradition orale Algonquine raconte que la force combinée des Ojibwa, Ottawa et Potawatomi infligèrent de grandes pertes aux Iroquois et les expulsèrent du sud de l'Ontario par la fin du siècle. Par 1699, le gouverneur de New York, l' Earl de Bellomont, écrivit que les alliés Français étaient sur le point de "détruire totalement" les Iroquois. Plus tard la même année, un orateur Iroquois demande à Calliere pour un sursis. "Je demande à toi mon père, d'arrêter tes alliés qui sont chaque jour par mis nous brisant des têtes," il supplia.

Assiégés et sans aide militaire des Britanniques, les Iroquois se retirèrent pour repenser leur politique à l'égard des colonies. Ils avaient perdus les territoires de chasse qu'ils s'étaient battus si fort pour acquérir. Les guerres répétitives et les épidémies avaient diminués la population des guerriers de plus de la moitié. La confédération des cinq Nations comptait 2,550 guerriers en 1689 et seulement 1,230 neuf années plus tard. "Les Iroquois ne pouvaient plus simplement prendre des prisonniers et les intégrer au sein de leur société après les années 1680 parce qu'ils étaient plus souvent sur la défensive que sur l'offensive," explique John A Dickinson, professeur d'histoire à l'Université de Montréal. Les maladies et la destruction approvisionnement en vivre fit des ravages sur le reste de la société Iroquois, spécialement sur les très jeunes et âgés. "Il n'y a pas de nombre exacte, mais on estime jusqu'a soixante-dix pour cent," rapporte Kanataka, directeur exécutif de Kanien'kehaka Onkwawen:na Raotitiohkwa, le centre cultural à Kahnawake, une communauté Mohawk près de Montréal. "Imaginez prendre dix de votre parenté en sachant que sept d'entre eux vont mourir."

 

Une émigration constante avait affaiblit la position démographique des Iroquois encore plus. Par 1700, la population de la nouvelle France était deux fois le nombre de celle de la confédération. Les colonies Françaises le long du St. Laurent empêchaient l'expansion  Iroquoise vers le nord est. L'importante communauté Mohawk entourant Montréal, rendit les batailles dans la ville non acceptable. Même quand les nations, à l'intérieur de la confédération, étaient en profond désaccords l'un contre l'autre, ils faisaient leur possible affin de ne pas mettre d'autre Iroquois en péril lors des batailles. Les Iroquois pouvaient s'étendrent vers l'ouest, mais pas avec un si grand nombre de tribus en guerre avec eux. Aussi, ils reconnurent l'opportunité de continuer à jouer un rôle d’intermédiaire entre certain Indiens et les Britanniques après que Louis XIV, en répondant à une surabondance de fourrures, retire les troupes Françaises de l'ouest et interdit la traite dans la région. Un traite avec les Français faciliterait la traite entre l'Albany et l'ouest, les vastes étendues occupées par quelque tribu le long de la rive sud des Grand Lacs et vers le sud dans la vallée de l'Ohio. Les Iroquois réalisèrent aussi qu'une alliance avec certaine tribus rendrait plus facile le combat contre d'autres, spécialement avec le retrait des Français. La paix avec les Français  devenait de plus en plus attirante pour les Iroquois après que les Britanniques arrêtèrent de les supporter militairement dans leur guerre contre les Français et avaient unilatéralement  déclarés les Iroquois sujets Britanniques. Plusieurs Iroquois visaient à recevoir le meilleur prix pour leurs fourrures en divisant les Français et les Anglais un contre l'autre. Même si cette stratégie divisait la confédération, quatre des cinq Nations se rendirent à Montréal.
Les Iroquois et les Français résumèrent les pourparlers en 1699 et signèrent un important traité comprenant treize signataires en Septembre 1700. Les Iroquois demandèrent que tous les prisonniers furent libérés et qu'ils obtiennent le droit de vendre leurs fourrures au Fort Frontenac (le site de Kingston de nos jours) au même prix qu'a Montréal. Calliere accepta malgré le décret interdisant la traite au fort. Ce marché mit fin aux guerres avec les tribus à l'ouest de la Nouvelle France. Les Iroquois voulaient un traité ultérieur signé en Albany, mais Calliere appela tous les Iroquois et tous les alliés Français de se rendre à Montréal affin de rédiger une paix générale l'été suivant. En juillet 1701, ils commencèrent à arriver. Pour le conseil général, une aire plat rectangulaire de 43 par 24 mètres avait été couverte de feuille entre Montréal et la rive pour la rendre confortable lorsque assis pour les discussions à venir. Entre 2,000 et 4,000 personnes, incluant les divers personnalités de la société de Montréal, se rassemblèrent pour regarder l'arrivée des aborigènes, décorés de peintures faciale et de leur plus bel robes de fourrure et plumes, prirent chacun leur tour pour lamenter le passe et exprimer l'espoir pour le futur avec une voix pleine de sentiments théâtrale et de grand gestes. Calliere parla le premier par le bien d'un interprète, souhaitant la bienvenus à ses "enfants." Les interlocuteurs suivant placèrent des ceintures wampum de billes de coquilles marine polies et autre présents au pied des personnes qu'ils voulaient adresser. La coutume exigeait le silence absolu pendant le long discours présenté par le meilleur orateur de chaque nation. Seulement les autre membres de la tribu pouvait interrompre ou montrer de l'enthousiasme envers les mots exprimes. Lorsque tous avait parlé, le Français passèrent le traité pour la signature; les Indiens répliquèrent en offrant de fumer la pipe pour la paix. La cérémonie se termina par des chansons de festivité chantée autour d'un feu et des tirs d'artillerie. Le processus avait pris quatre années. Il y eu souvent des difficultés concernant la libération de prisonniers refusant de retourner dans leur société ou des disputes à savoir quel membre de famille devrait avoir la permission de les accompagner.

Chaque obstacle potentiel envers une paix dut être résout avant le rendez vous final du 4 août, 1701. Quelques représentants trouvèrent les colliers wampum et nourriture que Calliere offrait à chaque nation moins qu'impressionnant. D'autre dédaignèrent les prix supprimés pour les fourrures. Calliere promit de les améliorés. Un nombre de chefs tombèrent gravement malades avec ce que Calliere appelait le froid pour lequel il blâma les Indiens du nord des Grand Lacs. Le chef Huron Kondiaronk, un négociateur important des pourparlers, mourut de grande fièvre reliée à son manque de résistance aux germes à Montréal. Malgré leurs maladies, les chefs demeurèrent jusqu'a la fin de la conférence pour signer le traité. Des pictogrammes représentant trente neuf nations figurent sur le traité, avec seulement les Mohawk qui additionnèrent leur signature après la conférence. Les signatures représentaient la reconnaissance par la France de la souveraineté de chacune des nations. Les seuls autochtones exclus de cet arrangement étaient ceux que demeuraient sur les réserves pers de Montréal dont les Français considéraient des sujets. Le Gouverneur signa pour eux. Le dernier des délégués partit le 7 août. Un chef remarqua l'absence de chamaille et de tuage, ou autre sorte de désordre. L'interdiction par Callieres de la présence d'alcool et une présence ferme militaire aida sans doute à garder l'ordre, mais le moment significatif, rendu des plus solennel par la mort de Kondiaronk, caractérisa cette conférence.

Les Iroquois réussirent à obtenir par la diplomatie ce dont ils ne pouvaient avoir par la force. Le traité leur donnait accès aux territoires de chasse du nord du lac Ontario, lequel était essentiel pour les fourrures nécessaires pour acheter des armes, viande et peaux  pour les vêtements ainsi que mocassins. En forçant Calliere à accepter la position Iroquoise de neutralité envers les Français, Britanniques, les Iroquois réussirent à maintenir des liens commerciaux avec les anglais, alors éviter la dépendance économique envers les deux puissances coloniales. Pendant que l'accord demandais des Iroquois la reconnaissance de la suprématie militaire des Français, ils gardaient le marché en Albany et en établit de nouveaux à Montréal, Detroit et Fort Frontenac. Plus important, ce traité mit fin aux  hostilités de la part des Français et de leurs allies qui menaçait de les détruire. Après 1701, les colons Français purent cultiver leurs terres fertiles qui entouraient Montréal sans avoir peur de se faire tuer ou de se faire capturer. La Nouvelle France prospéra et prit de l'expansion. Les batailles futur seront contre une tribu blanche ---les britanniques.
 

*Bien qu'elle n'ait pas été présente à la conférence de Montréal à l'été de 1701, la nation des Malécites, traditionnellement alliée des Français et membre de la confédération wabanakie, y était peut-être représentée par Meskouadoue, signataire pour les Abénaquis de l'Acadie.
 

http://perso.wanadoo.fr/alain.perron/Kondiaronk.htm

                                  

 LA GRANDE PAIX DE MONTRÉAL : 300 ANS PLUS TARD

http://www.cjf.qc.ca/relations/archives/themes/textes/autochtone/auto_dela_0108.htm

http://www.francoidentitaire.ca/quebec/texte/T3207.htm

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/politique/nouvelles/200108/03/004-grande-paix.asp

http://www.histoirequebec.qc.ca/publicat/vol7num2/v7n2_6tr.htm