La Langue Française au Québec

Quelques repères

1680 Fondation du Québec
Durant le 16éme siècle, la présence de pêcheurs français sur les cotes. Les voyageurs de Jacques Cartier et une importante tentative de colonisation en 1541 marquant les débuts de la vie française en Amérique. Mais c'est en 1608 que Samuel Champlain installe le premier établissement qui deviendra permanent, sur le site actuel de la ville de Québec.

1608 population de langue française : 28

1617 Premier famille française
Après deux séjours en Acadie, en 1606 et en 1610, Louis Hébert et Marie Rollet s'installent à Québec avec leurs trois enfants.

1632 Début des relations des Jésuites
De 1632 à 1673, les missionnaires Jésuites rédigent des rapports annuels de la vie en Nouvelle France. Cette œuvre, tout comme les textes écrits par Marie de l'Incarnation entre 1639 et 1672 sont deux des monuments littéraires de la Nouvelle France

Premiers Apports des Autochtones à la langue Française
Attesté des 1632, le mot sagamité d'origine montagnaise (innue), désigne un potage fait à la base de farine de maïs. Apprécié chez plusieurs nations amérindiennes, ce mets a été adopté par les colons français. Sagamité comme de bien d'autres emprunts (achigan, Canada, caribou, Québec, etc.) témoigne de l'apport des autochtones à la langue française et à la culture des francophones d'Amérique
.

1635 Premières Ecoles à Québec
A Québec les jésuites créent une école pour les garçons et quatre ans plus tard, les Ursulines y ouvrent une école pour les filles.

1658 Premières Ecoles à Montréal
Marguerite Bourgeoys aménage une école mixte à l'origine. Celle-ci sera réservée aux filles à partir de 1666, lorsque les Sulpiciens ouvrent, à leur tour, une école pour les garçons.

1663 Arrivée des premières « Filles du Roi »
Entre 1663 et 1673, plus de huit cents jeunes filles célibataires émigrent en Nouvelle France dans le cadre d'un effort de peuplement inédit. On les appelle « Filles du Roi » parce qu'elles ont été recrutés, transportées et dotées par le pouvoir royal.
« C'est une chose prodigieuse de voir l'augmentation des peuples qui se font en ce pays. Les vaisseaux ne sont pas plutôt arrivées que les jeunes hommes y vont chercher des femmes et dans le grand nombre des uns et des autres, on les marie par trentaine » (Marie de L'incarnation 1667)

1670 Une Nouvelle Identité
Les français établis à demeure sont nommés « Canadiens » (ou « Français-Canadiens »)

1734 population de langue Française : 37 700

 1743 Premier Glossaire Canadien
Pierre-Philippe Potier un missionnaire belge, rédige jusqu'en 1758 des calepins intitulés Façon de parler proverbiales, triviales, figurées etc.. Des Canadiens au XVIIIe siècle. Par la suite de nombreux ouvrage consacrés au français du Canada seront produits.

 1759 Arrivée importante d'Acadiens.
Expulsés d'Acadie par les autorités britanniques quatre ans plus tôt, quelques milliers d'Acadiens se réfugient au Québec. Il y aurait aujourd'hui plus d'un million de Québécois de descendance acadienne.

1759 et 1760 Capitulation de Québec et de Montréal
Dans la foulée es affrontements entre la France et l'Angleterre, les victoires de l'armée anglaise en Amérique annoncent la fin de la Nouvelle-France.

1763 Traité de paris et proclamation Royale
Une partie de la Nouvelle-France devient province of Québec. L'anglais est la langue du pouvoir et de la justice

1763 Population de langue Française : 70 000

 

 1764 Première Imprimerie à Québec
Les premiers journaux paraissent. Sur les neufs titres rées entre 1764 et 1806, huit sont bilingues tandis que la Gazette du commerce et littérature (plus tard la Gazette Littéraire) lancée en 1778 par Fleury Mesplet, est le premier journal de langue exclusivement Française.

 1774 Acte de Québec
L'acte de Québec reconnaît officiellement la langue française, remet en vigueur les lois civils françaises et permet la participation des canadiens d'origine française au gouvernement civile de la colonie.

1791 Acte Constitutionnel
La province de Québec est divisée en deux : Le Bas-Canada (majoritairement francophone) et le Haut-Canada (majoritairement anglophone) Aucune disposition n'est prévue sur le statut des langues, mais jusqu'en 1840 le français et l'anglais sont utilisés dans l'enceinte de la Chambre d'Assemblée, et tout ce qui en découle l'est également dans les deux langues. Toutefois, la légalité du Français comme langue des tribunaux est souvent remise en cause.

1791 Population de langue Française : 140 000

 

1793 Débat sur l'emploi des langues à la Chambre
Députés francophones et anglophones débattent durant trois jours de la langue de textes de loi. La Chambre d'Assemblée accepte finalement que les textes soient « mis dans les deux langues »

 1823 Pétition en faveur du français
Un projet d'union entre le haut et le bas-Canada vise à faite de l'anglais la langue officielle et à réduire le nombre de francophone à la Chambre d'Assemblée. Le député francophile John Neilson et le président de la Chambre Louis-Joseph Papineau, déposent à Londres, une pétition signée par plus de 60 000 protestataires. Les ministres britanniques, décident de retirer le projet.

1834 Les 92 résolutions
Votées par la Chambre d'Assemblée, les 92 résolutions sont un cri du cœur des Canadiens français pour défendre leurs droits, dont les droits linguistiques (articles 51 à 55). Le volumineux texte est envoyé à Londres, mais reste sans suite.

Premier groupe de défense des intérêts des Canadiens français et de leur langue
Ludger Duvernay fonde une société d'entraide et de secours qui deviendra la Société Saint-Jean-Baptiste. De nombreux autres groupes de défense du français ou des droits des francophones naissent par la suite.

1834 Population de langue Française : 520 000

 

 1837 Premier roman paru en français

 Philippe Aubert de Gaspé fils publie L'influence d'un livre. L'ouvrage est dédié à Thomas C. Aylwin, avocat de Québec et défenseur des intérêts des Canadiens Français.

 1837 et 1838 Rébellion des Patriotes

Trois décennies de conflit politiques entre la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada et le gouvernement britannique aboutissent à un conflit armé entre une partie de la population civile et l'occupant militaire britannique. Le conflit se termine avec la déportation et la mise à mort de 72 insurgés qui prônaient notamment l'égalité des langues française et anglaise.

 1839 Rapport Durham

Chargé d'enquêter sur les causes de la rébellion des patriotes, le comte Durham singe un rapport dans le quel il recommande que les deux Canada soient réunis en une seule province qui deviendrait majoritairement britannique, que soit accéléré l'immigration britannique au Canada et que l'on retire aux Canadiens français les libertés accordées par l'Acte de Québec et par l'Acte constitutionnel.

 1840 Acte de l'Union

Le haut et le bas Canada sont unis pour ne former qu'une seule et même « Province du Canada ». L'anglais devient la seule langue officielle (article41), mais les réactions des Canadiens français sont si vives qu'en 1848, l'article 41 est aboli.

 Début de l'exode vers les Etats-Unis

Entre 1840 et 1930, 900 000 Canadiens français, en grande majorité du Québec, quittent leur sol natal pour s'installer aux Etats-Unis. Une minorité reviendra. Des millions d'américains sont ainsi de descendance canadienne-française. L'écrivain Jack Kerouac et la chanteuse Madonna sont parmi les plus connus.

 1841 Loi sur l'Instruction Publique

Avec l'adoption de la loi sur l'instruction publique, un véritable réseau d'écoles desservant la population de langue française émerge pour la première fois depuis 1760.

 1851 Les Francophones en minorité

L population de langue anglaise dépasse celle de la langue française et les Canadiens français sont pour la première fois minoritaires dans l'ensemble de la colonie.

 

1851 Population de langue française : 670 000

 

 1852 Première Université de langue française
L'université Laval est créée à Québec
Le séminaire de Québec, fondé en 1663 abritera les salles de cours de l'université Laval durant près d'un siècle.

 1861 Les canadiens français redeviennent majoritaires à Montréal.
Minoritaires depuis une trentaine d'années, les canadiens français redeviennent majoritaires à Montréal. Notamment en raison de la migration rurale vers les villes.

1864 Le Québec, château fort de la francophonie canadienne.
La mobilisation des élites canadiennes-françaises ne suffit pas. Les écoles catholiques et francophones ferment leurs portes en Nouvelle-Ecosse, puis au Nouveau-Brunswick (1871), au Manitoba (1890), dans les Territoires du Nord Ouest (1892) et en Ontario (1912). En Saskatchewan et en Alberta, aucune garantie constitutionnelle n'est accordée aux minorités franco-catholiques lors de la création de ces provinces en 1905. Le Québec devient alors le château fort de la solidarité culturelle et institutionnelle canadienne-française.


1867 Acte de l'Amérique du Nord Britannique
Le dominion du Canada uni le Québec, l'Ontario, le Nouveau Brunswick et la Nouvelle Ecosse. Les autres provinces et territoires sont créés ou redessinés plus tard. La constitution est ambiguë sur le partage des pouvoirs en ce qui a trait à la compétence en matière linguistique. Toutefois, l'article 133 donne aux français et à l'anglais le statut de langues officielles aux parlements d'Ottawa et de Québec ainsi que devant les tribunaux fédéraux et québécois.

1871 populations de langue française : 926 000

1885 Vives réactions du Québec à l mort de Louis Riel
Cinquante mille Montréalais sortent dans la rue pour exprimer leur révolte et leur tristesse en apprenant la mort de Louis Riel fondateur du Manitoba et leader des Métis (qui sont francophones). Riel a été arrêté, jugé coupable et exécuté à la suite d'une confrontation armée appelée « Rébellion du Nord-Ouest ».

 1895 Ecole littéraire de Montréal
Trente hommes de lettres montréalais fondent l'école littéraire de Montréal dont fera parti le poète Emile Nelligan. Leur objectif « travailler avec tout le soin et toute la diligence possibles à la conservation de la langue française et au développement de notre littérature nationale. »

1901 Population de langue Française : 1 322 000

1902 Société du parler Français au Canada
Sous l'égide de l'université Laval, Adjutor Rivard et Stanislas Lortie fondent la société du parler français au Canada. Laquelle travaille à « la conservation, l'extension, la défense et la culture de la langue française au Canada »

 1910 Première loi Québécoise à caractère linguistique
La loi amendant le code civil concernât les contrats faits avec les compagnies de services d'utilité publique (loi Lavergne) oblige les compagnies de services publics (transport ferroviaire et maritime, télégraphe, téléphone et électricité) à servir leurs usagers et leurs abonnés en français ou en anglais.

1912 Congrès de la langue française
Ce congrès rassemble des membres du clergé, des intellectuels et des hommes politiques du Québec, du Canada français et des Etats-Unis. Deux congrès semblables suivront en 1937 et en 1952. Des Etats généraux du Canada français seront également organisés en 1956 et 1967.

Commission géographique de la province de Québec
Le gouvernement crée un organisme chargé de gérer les noms de lieux du territoire québécois qui deviendra en 1977, la Commission de toponymie. Les travaux de l'organisme permettent au Québec d'établir une nomenclature géographique vivante qui reflète le caractère francophone de la société québécoise, mais souligne aussi l'apport fondamental de la communauté anglophone et des peuples autochtones à la toponymie québécoise.

1922 Premières station de radio francophone
Ouverture à Montréal de CKAC, la première station de radio francophone en Amérique. Quatorze ans plus tard, la radio de T+Radio-Canada entre en ondes et son réseau français ne dessert d'abord que le Québec. Ces radio ainsi que plusieurs journaux et, plus tard, la télévision de Radio-Canada contribuent à la création de standards linguistique se référant au « bon parler français »

1931 Population de langue française : 2 292 000

 

 1938 Première loi fédérale à caractère linguistique
La loi Lacroix « fait en sorte qu'un employé faisant déjà partie du service civil dans une province et ne parlant pas français ne puisse être transféré dans la province de Québec. »

 1950 Premier regroupement francophone à l'échelle internationale
L'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) est fondée à l'initiative d'un journaliste Québécois

La chanson québécoise se fait connaître en France
Félix Leclerc triomphe en France, ouvrant ainsi la voie à toute une génération de chansonniers Québécois.

1951 Population de langue française : 3 347 000

 1952 Début de la télévision de Radio-Canada
CBFT, la premier télévision à émettre au Canada, est situé) Montréal. On y présente une programmation bilingue jusqu'en janvier 1954 ; par la suite, elle devient entièrement francophone

 1956 Essor d'un cinéma en langue française
Dans la foulée du rapport Massey qui suggère d'accorder une meilleure attention à la création de films pour le Canada français, l'Office national du film installe ses bureaux à Montréal.
Produit par l'ONF en 1971, Mon oncle Antoine de Claude Jutra est considéré comme l'in des plus grands films de l'histoire du cinéma québécois.

1959 Première référence au Joual
Le 21 octobre, André Laurendeau signe un article dans le Devoir où il qualifie le parler des écoliers canadiens-français de parler joual. L'année suivante, dans un livre intitulé Les insolences du Frère Untel, Jean-Paul Desbiens dénonce le joual.

1967 Population de langue française : 4 270 000 

 1961 Office de la langue française
Rattaché au ministère des Affaires culturelles qui vient d'être créé, cet organisme (aujourd'hui l'Office québécois de la langue française) est chargé de faire la promotion du français au Québec.

 1965 Commission Royale d'enquête sur le bilinguisme et le bi culturisme (Commission Laurendeau-Dunton)
Créée par le gouvernement fédéral en 1963, la commission dépose un rapport préliminaire dans lequel elle conclut, notamment, que les francophones se situent parmi les plus bas salaires au Canada et sont souvent obligés de travailler en anglais pour trouver et garder un emploi.

1967 Naissance d'une identité Québécoise
Les résolutions adoptées lors des Etats généraux du Canada français qui ont eu lieu à Montréal confirment que les canadiens français du Québec choisissent désormais de se nommer « Québécois » plutôt que « Canadiens français ».

1968 Crise de Saint-Léonard
La commission scolaire de Saint-Léonard (sur l'ile de Montréal) adopte une résolution qui impose l'école française aux nouveaux élèves du cours élémentaire. La décision abolit les classes élémentaires bilingues créées en 1963 pour accueillir les nouveaux immigrants. Les réactions sont telles que le gouvernement québécois doit légiférer l'année suivante.

Le Joual comme outil d'affirmation
Trois mois avant la création des Belles sœurs de Michel Tremblay, Yvon Deschamps, Robert Charlebois, Louise Forestier et Mouffle révolutionnent la scène culturelle québécoise avec L'Ossdicho , un spectacle iconoclaste et multidisciplinaire qui « parle québécois » et qui chante du rock en français. Le Joual devient un outil d'affirmation identitaire.

1969 Loi pour promouvoir la langue française (loi 63)
La loi propose des mesures incitatives pour favoriser l'usage de la langue française, mais elle suscite beaucoup d'opposition parce qu'elle permet aux parents de choisir la langue d'enseignement de leurs enfants.

Loi (fédérale) sur les langues officielles
La première loi sur les langues officielles est promulguée au Canada. Elle reconnaît le français et l'anglais comme langues officielles de toutes les institutions fédérales au Canada.

1971 Population de langue française : 4 867 000

 1973 Rapport de la commission d'enquête sur la situation de la langue française et sur les droits linguistiques au Québec (commission Gendron)
Chargée en 1968 par le gouvernement de Québec, de proposer des mesures législatives qui assurent les droits linguistiques de la majorité, la Commission recommande de faire du français la seule langue officielle au Québec.

 1974 Superfrancofête
Festival international de la jeunesse francophone, la Superfrancofête réunit des francophones de tous les continents au Québec.

Loi sur la langue officielle (loi 22)
La loi sur la langue officielle fait du français la langue officielle du Québec. Elle impose l'usage du français dans l'affichage public. Elle oblige les entreprises qui veulent traiter avec l'Etat à appliquer des programmes de francisation. Elle limite l'accès à l'école anglaise.

1976 Bataille des gens de l'air
Les contrôleurs aériens et pilotes francophones du Québec affirment ne pas pouvoir travailler dans leur langue. Après des années de revendications, ils déclenchent une grève à la veille de l'ouverture des jeux olympiques de Montréal. Ils obtiennent de pouvoir communiquer en français dans certaines situations.

1977 Chate de la langue française (loi 101)
La charte de la langue française vise à « faire du français la langue de l'état et de la loi aussi bien que la langue normale et habituelle du travail, de l'enseignement, des communications, du commerce et des affaires [...] dans un esprit d'ouverture et de justice. »

1979 Premiers jalons officiels de la féminisation des titres.
L'office de la langue française recommande de féminiser, entre autre, les titres de femmes élues ou nommées à différents postes. D'autre pays francophones emboitent progressivement le pas au Québec dans cette voie.

1987 Deuxième sommet de la francophonie au Québec.
Les représentants d'une quarantaine de pays ayant en commun la langue française se réunissent à Québec et assoient les bases d'une nouvelle concertation qui témoigne de la vigueur du jeune mouvement francophone et de sa volonté de s'affirmer comme forum international.

1988 Une télévision de la Francophonie
TVFQ-99 diffuse, au Québec, des émissions produites par la France depuis 1979. En 1988, elle cède la place à TV5 Québec-Canada dont les émissions proviennent de toute la francophonie.

1990 La langue, au cœur de la politique Québécoise de l'immigration
L'Enoncé de politique en manière d'immigration et d'intégration est adopté à l'unanimité par l'Assemblée nationale. Il assigne à l'immigration l'objectif de contribuer à la pérennité du caractère français du Québec et réaffirme que le français est la langue publique de la société québécoise.

2000 Commission des Etats Généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec
Entre novembre 2000 et juin 2001, une vaste consultation à travers le Québec aliment la réflexion de la société québécoise sur des questions linguistiques qui la préoccupent dont, particulièrement la maitrise du Français.

2006 Population de langue française : 5 917 000

2007 Entrée en vigueur de la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles
Le gouvernement du Québec a été l'un des premiers gouvernements à se déclarer officiellement en faveur d'un instrument international sur la diversité culturelle qui reconnaitrait aux Etas et gouvernements le droit de soutenir la culture. La convention de l'UNESCO, alors ratifiée par 56 pays, entre en vigueur le 18 mars 2007

 2008 400 e anniversaires de la fondation de la ville de Québec
12e Francofête, célébration annuelle du français et de la francophonie au Québec. Du 7 mars au 4 avril 2008
Dans la région de Montréal, 90 % des francophones travaillent surtout dans leur langue, tandis que c'est le cas de 71 % des anglophones. Environ la moitié des allophones travaillent surtout en français. Or, de ce nombre, les deux tiers des allophones d'influence latine travaillent en français, tandis que 85 % des allophones d'origine autre travaillent en anglais, soit la même proportion qu'il y a 30 ans.
Mars 2008 léger recul de la langue française.
La Ville de Québec a été, en 2008, l'hôtesse du XIIe Sommet de la Francophonie qui regroupe 55 États et gouvernements membres.


2009 Protection de la langue française au Québec
Le député de Borduas et porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue, Pierre Curzi, doute de la sincérité du gouvernement libéral pour la protection de la langue française au Québec. Le Parti Québécois, conjointement avec l'Action démocratique du Québec et Québec Solidaire, a tenté de faire adopter une motion pour que l'Assemblée nationale réalise la faillite de la politique de bilinguisme dans le reste du Canada telle que relevée par le commissaire aux langues officielles « Que l'Assemblée nationale constate la faillite de la politique de bilinguisme dans le reste du Canada telle que relevée par le commissaire aux langues officielles, réitère et réaffirme la primauté et l'épanouissement du français au Québec, seule nation francophone en Amérique du Nord, et qu'elle appuie le projet de loi C-307 visant l'application de la Charte de la langue française sur le territoire du Québec pour les entreprises régies par des chartes fédérales. »
Victoire de l'anglais sur le français au Québec (juin 2009)

2010 Le français aux Jeux olympiques de Vancouver : un échec du gouvernement libéral
Le porte-parole du Parti Québécois en matière de langue se désole de la motion qui a finalement été adoptée. D'abord, il déplore que la ministre St-Pierre soit si mièvre concernant le rapport accablant du commissaire aux langues officielles. Par ailleurs, il note qu'elle est contrainte de présenter une motion pour demander que le français soit sur le même pied que l'anglais aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010.
« C'est, d'une certaine façon, un aveu d'échec de l'émissaire du gouvernement québécois qui tente de négocier depuis plusieurs semaines pour que l'affichage soit disponible et la diffusion accessible en français. Le gouvernement Charest a versé 10 millions de dollars, en bonne partie pour soutenir nos athlètes mais également pour s'assurer que des outils de francisation soient utilisés. Pour que la ministre réitère cette demande aujourd'hui dans une motion, c'est inquiétant », a conclu Pierre Curzi
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Mars2010 Le français a la cote Une récente étude révèle que les jeunes francophones de l'Ontario, de la Saskatchewan et du Manitoba, préfèrent parler le français à l'anglais.»

2010 Population de langue française : En Amérique du Nord, le Québec recense plus de 6,8 millions de francophones, soit 83,1 % de sa population, sur près de 9,2 millions pour l'ensemble du Canada où le nombre de locuteurs de français est en augmentation

SOURCES
L'essentiel de l'information contenue dans ce dossier provient d'une brochure qui était sortie pour les 400 ans du Québec. Information qui proviennent elles même de Plourde, Michel, Hélène Duval et Pierre Georgeault (sous la direction de) le Français du Québec, 400 ans d'histoire et de vie. Editions Fides et Publications du Québec 2000

De nombreux ouvrages ont été consultés.