Le cheval chez les Indiens d'Amérique du Nord (1)

Il y avait eu une emission sur France 5 en novembre 2002 sur les cavaliers du Mythes


LES NEZ PERCÉS (RÉSERVE DE LAPWAI, IDAHO, ETATS-UNIS)
 

L'épisode | Les Nez-Percés | Du cheval apaloosa au cheval nez-percé | La cérémonie des selles vides | Pour en savoir plus

 

Si les Sioux sont réputés pour leurs combats au corps à corps, les Comanches pour leurs qualités de stratèges, les Cheyennes pour leurs actes sanguinaires, l'histoire des Nez-Percés est directement liée à une race de chevaux : les appaloosas.

En 1660, à Chihuahua, au Mexique, l'armée du vice-roi de Nouvelle-Espagne écrase dans le sang la révolte des Indiens, victimes d'une cruelle exploitation.

Un grand nombre de chevaux appartenant aux Espagnols s'échappent, fuyant le carnage. Parmi eux, certains sont tachetés.

En 1710, après cinquante années d'errance, ils trouvent finalement refuge dans l'Oregon, l'Etat de Washington et l'Idaho, près de la rivière la Palouse, c'est-à-dire la terre des Nez Percés.

A cette époque, le cheval est encore inconnu des Indiens. Ils ne connaissent que les chiens qui servent à porter des charges ou à tracter le travois. Quand le cheval fait son apparition, ils le considèrent comme un chien "nouveau et plus grand".


Ce n'est qu'au XVIIIe siècle que les Nez-Percés deviennent de véritables éleveurs. Ils furent la première tribu à sélectionner les chevaux sur des critères spécifiques ? intelligence et vitesse ?, conservant les meilleurs et vendant les moins désirables, attentifs à sélectionner les chevaux tachetés, dont le camouflage naturel permet à ces guerriers de s'embusquer en forêt. Ils castrent les mâles qui ne les satisfont pas, troquent les pouliches qui leur paraissent trop faibles, pour conserver les qualités de cette race appaloosa, née de leur seule volonté.

Malheureusement, les chevaux, qui ne servaient jusqu'alors qu'à la chasse, deviennent pour les Indiens le principal outil de défense contre l'avancée des colons sur leur territoire.

Durant le XIXe siècle, le gouvernement américain met en ?uvre une répression violente contre les Indiens et donne l'ordre de tuer tous leurs chevaux.


Cette extermination se poursuit sans relâche, et pour toutes les tribus. La première offensive contre les Nez-Percés a lieu en 1876. Sous le feu des soldats, plus de cinq cents chevaux se précipitent dans un ravin.

Un an plus tard, le général Howard donne l'assaut final signifiant la défaite d'un peuple. Pour épargner les siens, Chef Joseph décide de se rendre. Les mille cent chevaux apaloosas qui restent sont abattus, confisqués ou vendus à des colons.

Le peuple, lui, est parqué dans une réserve, à Lapwai, dans l'Idaho, et les anciens guerriers deviennent de simples fermiers.

L'extermination systématique de tous les poulains appaloosas a anéanti l'âme d'un peuple qui avait vécu plus d'un siècle et demi avec eux.

Aujourd'hui, les Nez-Percés ne sont plus que trois mille et vivent toujours dans la réserve de Lapwai.



 

Livre :
PERRIOT, Françoise. Chevaux en terre indienne. - Albin Michel, 1997. - (Terre indienne).


 LE CHEVAL ET LES INDIENS
 
 LE CHEVAL ET LES INDIENS

Karine qui l'une des plus ancienne des membres de la Mailing List {Shagan-Cheval}, et qui a créé son propre site "Les Culturés", entre parenthèse vous vous devez de le visiter, n'abandonne par pour autant Shagan Le Monde Du Cheval.
Et pour preuve, la voici qui nous revient de vacances en pleine forme avec un superbe article dans sa poche ...

 

L'arrivée du grand chien
La légende de l'arrivée du cheval dans les tribus indiennes diffère
légèrement selon les peuplades. Pour les Nez-Percés, ce sont les Shoshonis
qui l'ont apporté avec eux, et eux-mêmes le tenaient des Comanches. C'est
certainement la version la plus probable puisqu'il est notoire que les
espagnols du Nouveau Mexique se faisaient régulièrement voler des chevaux par
les Comanches.
Comme les Indiens n'avaient pour la plupart jamais vu de chevaux, ils
trouvèrent qu'ils ressemblaient à un gros chien, et c'est pourquoi, dans
leurs langues, ils appelèrent cet animal "le chien bison" ou le "chien élan".

Une révolution pour les nomades
Il faut savoir que le cheval a été une révolution technologique importante
pour les Indiens, principalement parce qu'ils utilisaient le chien comme
animal de bât. Ils ont vite compris que le cheval leur permettrait de
transporter des charges plus lourdes sur des distances plus importantes. Le
cheval est donc peu à peu devenu un véritable trésor pour ces peuples nomades.

Cheval et cavalier : un couple?
D'après certaines histoires indiennes, la plus grande peur des indiens
étaient de tomber de cheval (du moins au début quand ils ne connaissaient pas
encore bien ce grand chien!)... Comme quoi les cavaliers de notre époque
n'ont pas à avoir honte de toujours ressentir cette légère torsion au creux
de l'estomac!! Dans certaines tribus, les premiers cavaliers montaient sur
leur monture armés de deux bâtons. Une fois installés, ils demandaient à un
comparse de faire avancer le cheval qui était tenu en longe et, au pas,
doucement, les cavaliers avançaient leurs bâtons au rythme de leur monture,
comme avec des cannes! En comparaison, les débutants de notre époque qui
partent bille en tête pour deux heures de balades sont bien plus
téméraires... ou inconscients! ;-)
Mais en moins de deux siècles les indiens avaient totalement intégrés le
cheval dans leur univers tant culturel que pratique (vers 1770). Leur
religion très proche de la nature entraînait même certains peuples à
considérer leur monture comme un cadeau de leur Dieu le plus puissant.
Ce respect de l'animal allié à une solide connaissance des techniques de
dressage et de monte amenèrent les Indiens à se faire connaître comme le
peuple le plus doué au niveau équestre. Encore aujourd'hui, comment ne pas
rêver devant ces peintures qui représentent un indien filant comme le vent
sur un cheval monté à cru?

Trouver une monture... pas si simple!
Au début du 19ème siècle, le nombre de chevaux sauvages était assez limité,
et il fallait beaucoup de chance pour réussir à en capturer un! Aussi, le vol
d'un cheval, considéré comme un acte de bravoure, résolvait le problème
(j'aurais dû y penser plus tôt!!)...
Mais cela ne signifie nullement que les Indiens étaient incapables de dresser
des chevaux, bien au contraire!! A l'âge de trois ans, les chevaux étaient
débourrés d'une façon qui, aujourd'hui, peut encore choquer, mais qui pour
l'époque respectait beaucoup plus la monture et l'esprit de l'animal que les
méthodes américaines basées sur un beau rodéo.
Les Sioux, par exemple, immobilisaient le cheval, le couchaient, lui
ligotaient ensemble les antérieurs et un postérieur ce qui avait pour
résultat de vite fatiguer le cheval qui essayait vainement de se relever.
Quand il cessait de se débattre, ils l'entouraient, le caressaient, lui
parlaient doucement, puis le recouvraient d'une couverture. Peu à peu, ils
lui passaient une bride et s'asseyaient sur son dos. Les chevaux Sioux
étaient par ailleurs considérés comme les mieux dressés.
Les Comanches, quand à eux, sélectionnaient un cheval dans le troupeau, le
séparaient des siens, et le faisaient longtemps galoper avant de le conduire
vers une rivière ou vers la mer. Quand il avait de l'eau jusqu'au ventre, le
cheval était encadré par deux chevaux montés et l'un des cavaliers montait
sur son dos. Ainsi, même désarçonné dans l'eau, le cheval et son cavalier ne
se blessaient que rarement. Dans l'eau, le cheval se fatiguait vite et, une
fois qu'il avait accepté le cavalier et le licol, l'Indien le menait dans une
eau moins profonde pour lui apprendre à tourner, à s'arrêter, etc... Tout en
le caressant et en lui parlant.
Pour conclure, il est utile de préciser que certaines nations indiennes
avaient adopté la selle, et parmi elles les Nez-percés et les Sioux.
 

 

J'ai trouvé dans un bouquin romancé de Y. Berger, un portrait très dur mais que je trouve surprenant de réalisme des Comanches qui pourra t'intéresser. La vie était très dure pour les tribus nomades, et il faut bien admettre qu'il n'y avait pas que du beau comme on a souvent tendance à l'imaginer, les idées reçues en prennent un coup...

 

Selon l'auteur, passionné des indiens et auteurs de plusieurs livres sur ce sujet, ils étaient les meilleurs cavaliers mais aussi un des peuple les plus archaïque d'Amérique du Nord. Il faut savoir que les comanches avaient très mauvaise réputation auprès des autres nations organisées comme les Sioux ou les Cheyennes qui les considéraient comme des voleurs de chevaux, des pillards vivant en bandes sans foi ni loi ...

 

"" Au XVIIIe ils quittent leur pays des montagnes rocheuses pour les plaines du sud...on sait peu de chose, ils n'avaient pas d'écriture, pas d'archive, même pas de ces calendriers Kiowa sommaires mais efficaces. Tous les peuples ont des légendes, les comanches non, pas de chansons...ils ne savaient rien de leurs origines, ils pensaient qu'un jour ils avaient magiquement surgi d'une copulation animale.ils révéraient dans le loup un ancêtre possible, respectaient le coyote son cousin et s'abstenaient de manger du chien. Extraordinaire symbole, les comanches justement  ressemblaient à des loups, créatures sauvages qui avaient un sens profond des responsabilités du clan et, tout en courant par bandes, se dispensaient entre eux amour et ferveur, rusés comme le coyote et comme le loup, acharnés pour vivre, à suivre la piste où ils prodiguaient la mort...

 

Des chasseurs de l'âge de la pierre en plein XVIIIe siècle, et, plus tard, des cueilleurs et fouisseurs qui n'ont jamais érigé un temple ni monté une maison, ni abattu un arbre, ni planté une graine. Ils fabriquent leurs pipes et leurs arcs selon une technique qui jusqu'à la pénétration des blancs sur leur territoire n'a pas changé...des tambours en peau, des hochets en os, des flutes en roseaux dont ils tiraient une musique monotone. Ils se peignaient le visage de couleurs, se tatouaient la poitrine, ordonnaient leur cheveux pour exprimer quelque chose aussi vieux qu'eux...

 

Ils se nomment Nermenuh qui veut dire hommes. Ils parlaient une seule et même langue, observaient le même genre de vie, avaient les mêmes tabous...des conservateurs au sens figé du mot, ils ne faisaient que conserver, n'acquéraient rien, n'inventaient jamais rien, n'innovaient en rien...peut-être le seul peuple au monde dont l'avenir était dans le passé...

 

Pas un de leur geste qui ne fut un vieux geste exactement recommencé. Quand ils tuaient un bison, ils le faisaient selon les lois qui commandent  de tout temps à la mort du bison. Quand ils mourraient de faim, leur tragédie collective répétait une tragédie déjà vécue...

 

...petits, noirs, pas du tout proportionnés, les jambes et les muscles ramassés, des montagnards et en tout, le contraire des indiens si beaux des plaines, les Assiniboines. Les hommes mesuraient 1m67 et les femmes 1m62... les cheveux noirs, les yeux enfoncés et fendus, pas de poils pas de barbe, des têtes rondes et grosses ...toute leur vie se passe à chercher la nourriture.  Ils mangeaient des lapins, des reptiles, des petits rongeurs, jamais vidés, dans leur peau.  Quand les bisons pénétraient chez eux, ils mettaient le feu à la prairie pour les affoler...

 

Ils mangeaient tout de la bête, pas seulement la viande, ils buvaient le sang chaud des bêtes et raffolaient des entrailles et des testicules qu'ils mangeaient crues et graisseux, s'assurant ainsi des vitamines  sans lesquelles ils seraient morts...

 

Ils supportaient les pires souffrances, reste que la faim et le manque d'hygiène creusaient leur rang. Ils mourraient facilement de pneumonie et souffraient très tôt de rhumatismes et de troubles intestinaux. Les Nermernuh devenaient aussi aveugles jeunes. Ils savaient panser une blessure avec de l'herbe et sucer le poison dans le sang, ils fabriquaient des cataplasmes et des ongues avec de la graisse animale. La mousse d'arbre leur servait à traiter des maux de dents, de l'écorce de saule ils tiraient des laxatifs... 

 

Les femmes accouchaient à grand peine et les infections enlevaient la plupart des nouveaux nés. Quand ils ont obtenus des chevaux, l'épouse est montée derrière le mari et le cheval a tué les fœtus en masse. A quarante ans les Nemernuh faisaient des vieillards sans pourtant que leur cheveux devinssent gris.

 

Ils étaient entre 5 et 7000 en tout, jamais plus à cette époque car ils ne pouvaient pas modifier l'environnement de façon à nourrir un plus grand peuple. Divisés en bandes de 300, leur vie oscillait entre l'orgie alimentaire quand ils tuaient un bison au désespoir immobile que donne la faim qui dure.

 

Avec le cheval ils furent les plus grands cavaliers d'Amérique. Aucun peuple ne s'est élevé plus haut dans l'art de dresser et monter les chevaux...une bande de 2000 comanches comptait 15000 chevaux...

 

La guerre était leur raison et leur plaisir de vivre et dans la guerre, dévaster le camp adverse, mutiler le corps des morts qu'ils privaient ainsi d'éternité, violer les femmes, les massacrer, voler les enfants ou les tuer d'un coup de massue ... ne les juge pas  inhumains car ils adoraient les enfants et adoptaient les orphelins sans façon.

Les bébés passaient 10 mois dans un berceau qui consistait en une planche recouverte de peau de fourrures avec un trou pour uriner. On les roulait dans la mousse, on les changeait tous les soirs, on les oignait de graisse animale...

Ils portaient des talismans qu'ils entouraient de nœuds secrets et d'herbes magiques attachés au pénis.

Ils ne pouvaient rien concevoir de lourd, ou d'élaboré, car nomades il leur fallait se déplacer sans cesse et si les vieillards ne se suicidaient pas on les supprimait. En général les vieux s'écartaient du groupe et allaient finir seuls...on abandonnait d'autant plus les incurables que les mauvais esprits fourmillent autour d'un malade. Ils exécutaient les femmes infidèles et étouffaient les jumeaux nouveaux nés...cette double naissance les remplissait de terreur.  

Le désespoir les prend quand meurt un jeune homme, ils passent alors des mois à se lamenter. Avec lui disparait la source alimentaire. Les Shoshones avaient résolu le problème de la veuve, ils l'immolaient sur la tombe du défunt. Ils accordaient au sentiment une place réduite. L'accouplement avait pour but la reproduction qui assurait l'économie et la survie de la tribu. Pas d'homosexuels, pas de polygamie bien qu'elle fut permise. Le frère ainé prêtait sa femme au puîné qui à son tour remariait avec sa femme le grand frère. Ils avaient les menstrues en horreur, les femmes se mettaient à l'écart et les hommes ne les touchaient pas jusqu'à la fin des règles. La menstruation annulait toute magie, toute médecine et renforçait la condition inférieure de la femme. La ménopause annulait tout et la femme comanche pouvait alors accéder à la condition de chamane.

...ce sont ces bandes, non pas un peuple mais des bandes, qui ont ruiné le rêve d'un empire espagnol en Amérique du nord, qui ont mis a feu et à sang la frontière mexicaine, bloqué la pénétration française dans le sud ouest , et retardé de quelque 60 ans la conquête américaine du continent nord. ""

 

Blek le Roc

 

 

Les chevaux chez les Amérindiens

·        Première  Partie

Déjà avant l’arrivée des chevaux, les Indiens des grandes plaines de l’Amérique du nord s’adonnaient à la chasse au bison .Ces indiens nomades se déplaçaient à pied et utilisait le seul animal domestique connu à savoir le chien, pour transporter leurs affaires (perches liées au dos de l’animal, traînant sur le sol et sur lesquelles on accroche du matériel).
En 1519 les chevaux vont remplacer les chiens dans les tribus du sud, grâce à Hermann  Cortes, conquérant espagnol débarquant sur le continent au Mexique. Certains chevaux s’étant échappés.

Le cheval permit aux indiens de se déplacer plus vite et plus loin, porter des charges plus lourdes (entrevois 150kgs alors que le chien ne pouvait que 35kg). Cela permis aussi de sauver des vies en transportant les personnes âgées ou les malades. Possibilité d’avoir plus de provisions des vêtements et des déplacements plus longs

Pour la chasse on emploi alors des arcs et des lances. Les chevaux sont plus rapides que les bisons mais très dangereux quand le bison chargeait. La sélection des chevaux résistants et intelligents était capitale et ils constituaient une propriété de grande valeur

Le nombre des chevaux possédés représentait le statut social d’une famille. Les familles riches pouvaient en posséder 30 à 50. On ne pouvait être chef que si l’on prêtait volontiers ses chevaux.

Les chevaux devinrent l’étalon de valeur des échanges et l’enjeu des paris. Les dons se faisaient lors des arrangements de mariage et un meurtrier pouvait parfois racheter sa peine en offrant des chevaux. On échangeait aussi un cheval pour un fusil.

 

Le cheval eut au début le nom  de « Grand Chien » puis il « Traîne des perches de bois «  et  « on monte sur son dos »

 

Mais les tribus du nord ne connaitront le cheval que dans la moitié du XVIII siècle, grâce à des échanges intertribaux.

Ce fut une révolution culturelle. Le cheval éleva ainsi l’indien des plaines au rang de cavalier. Acquis par le troc ou le vol, le cheval transforma le chasseur en farouche guerrier comme le firent Les Comanches ou les sioux.

Des tribus agricultrices comme les Crows ou les Cheyennes devinrent chasseresses à cheval. Tout ce fit sans réelle intervention des Blancs peu nombreux qu’au XIXème siècle et contrairement à l’image déformée que nous renvois les Westerns.

 

Voici un article de mon cru (publier sur de nombreux magazines et sites web) concernant les appaloosas fondation

 

APPALOOSA FONDATION

  La race appaloosa est née de la sélection minutieuse opérée par les Indiens Nez-Percés : ce peuple de chasseurs et de guerriers nomades avait besoin de chevaux robustes, rustiques, endurants, aux pieds sûrs, mais aussi courageux et rapides. Durant la guerre contre l'armée américaine, les appaloosas permirent aux Nez-Percés de tenir en échec la cavalerie américaine de nombreux mois, fuyant sur des terrains montagneux où les chevaux de l'armée américaine ne purent pas les suivre. Après la capitulation des indiens Nez-Percés et la dispersion de leurs chevaux, il fallut attendre plusieurs années avant que les éleveurs passionnés décident de recréer la race et définissent un standard.

Les premiers reproducteurs choisis furent appelés les "fondateurs" : Candy F320, Patchy F416, Sundance F500, Toby, Red Eagle, Simcoe's Sarcee, Chief of Fourmile, Joker B, Juaquin, Bambi E etc...

Depuis quelques années, de trop nombreux croisements avec des quarter-horse et des pur-sang ont dilué le sang appaloosa.

Néanmoins, plusieurs éleveurs américains et quelques éleveurs européens œuvrent pour la préservation de la race appaloosa pure, sélectionnant leurs chevaux à partir des lignées fondatrices.

Ces chevaux appaloosa dits fondation sont particulièrement appréciés comme chevaux d'extérieur et d'endurance de part leurs qualités innées : faculté de récupération, caractère calme, dos et ossatures forts, sabots solides.

Actuellement seuls les chevaux issus des fondateurs, avec au moins 75% d'ApHC sur 5 générations (1ère génération : Le cheval) et aucun non ApHC dans les 4 premières peuvent être inscrits à la Foundation Appaloosa Horse Registry (FAHR) et porter le nom d'appaloosa fondation.

On reconnait également un appaloosa fondation à la présence dans son pédigree d'ancêtres possédant un numéro ApHC comportant la lettre F ou un numéro inférieur à 69999.

Aujourd'hui, coexistent donc deux types d'appaloosa bien distincts :

- L'appaloosa moderne possède, à l'image du quarter horse avec lequel il a été croisé, une ossature plus légère, une arrière-main puissante, une encolure longue, des crins fournis et une petite tête. Il est particulièrement apprécié en show / compétition western. Plus élégant et rapide que l'appaloosa fondation, il a perdu en rusticité et en endurance. Il est souvent moins coloré que l'appaloosa originel.

- L’appaloosa fondation possède une morphologie avec "de l'os", une encolure moyenne, des pieds solides, des crins souvent peu fournis, une couleur en général spectaculaire. Avec sa stabilité mentale, sa rusticité et son endurance, il est particulièrement adapté à l'équitation d'extérieur. Il a hérité des qualités originelles de l'appaloosa nez-percé.

 

Alors, appaloosa moderne ou véritable appaloosa indien, à vous de choisir!

Indian Shuffle

L'héritage des nez percés.

 

Qu'est ce que ce nom barbare ? Une nouvelle couleur ? Encore une lignée inconnue ? Non rien de cela, l'Indian Shuffle est une allure, ce serait même la plus ancienne allure de l'appaloosa. C'est un des critères sur lequel se basaient les nez percés quant aux choix de leurs reproducteurs.

Ils leur faillaient des chevaux confortables, souples et infatigables. Cette allure très aérienne, de toutes beautés assure un confort incomparable au cavalier et permet au cheval des déplacements vifs, rapides et sans la moindre fatigue.

Voici une petite page d'histoire sur cette allure très prisée au XIX eme siècle et quasi disparue de nos jours.

 

Très tôt l'appaloosa fut reconnus pour sa démarche douce et agréable sous la selle, ceci permettait aux chevaux et aux cavaliers de parcourir de longues distances sans souffrir de la moindre fatigue.

Les chevaux possédant cette allure se sont souvent vus appelés "les chevaux du cent mille par jour", cela retranscrit bien la facilité et le confort que procure cette allure.

On la lie étroitement à la démarche distinctive du Paso Fino (qui partage un lien commun avec l'Appaloosa de par son appartenance à la base aux chevaux espagnols).

Pour cette allure, chaque pied frappe la terre à un temps différent, donnant au cheval une démarche de quatre battements... 1-2 -- 3-4, 1-2 -- 3-4.

Cette allure est très proche de l'amble.

L'Indian Shuffle est une démarche latérale, puisque les déplacements des membres se font par bipède latéral. Le trot d'autre part, est une démarche diagonale, puisque les déplacements des membres se font par bipède diagonal. Le trot est également une démarche de deux battements, car chaque jambe dans une paire diagonale frappe la terre en même temps... 1-2, 1-2, 1-2, 1-2, 1-2.

Certains vous diront que l'Indian Shuffle ressemble au pas, qui est également une démarche latérale. Mais le pas est une démarche de deux battements, pas une démarche cassée de quatre battements bien typique et reconnaissable.

 

En conclusion, l'Indian Shuffle est maintenant rare, sa disparition est due aux nombreux croisements dont la race fut victime, mais aussi au fait que cette allure n'a pas été exploitée lors de l'éducation et du débourrage des chevaux.

 

Apparemment une de nos juments TOBYS QUANETTE serait titulaire de cette allure et la transmettrait à sa descendance. Ce que je prenais pour un trot " pas très académique " serait en fait le riche et rare héritage de ses ancêtres.

Cette allure commence à retrouver des adeptes qui n'hésitent pas à parcourir plusieurs milliers de kilomètres dans le seul but de trouver la perle rare capable de produire cette allure sur la selle et de l'offrir à sa progéniture.

 

 Contrairement a ce qui a pu être dit dans certains textes de provenances très douteuses, l'Indian Shuffle et bel est bien une allure ancestrale de la race, je précise que cette traduction est basée sur des textes authentiques datant pour la plupart du début XIX eme. .

Et le pédigrée de Notre jument TOBYS QUANETTE ne laisse apparaitre aucun cheval de race ambleur comme le Morgan et aucun appalosoa enregistrés ID sur les 8 générations précédentes.

 

LIGNEE TOBYS

 

HISTOIRE DE LA LIGNEE TOBY'S OU LA LEGENDE DE L'APPALOOSA

Les Indiens Nez Percé et les Ranchers blancs des vallées de la Snake River du sud-est de l'état de Washington avaient un lien en commun. C'était un respect mutuel pour des chevaux très intelligents, à l'allure athlétique, à la démarche rapide et bondissante et que l'on l'appelait des fois la " marche en courant " ou le " train indien ".

Sam Fisher, un indien de la tribu Palouse, une branche des Nez percé, possédait de tels chevaux. Il était éleveur de chevaux à taches.

Fisher vivait prés de la Snake River tout comme la dure et rude famille Lamb de la région de Centrale Ferry, et comme l'éleveur rancher Floyd Hickman, Almoto (Washington).

 

Guy Lamd possédait KNOBBY, un étalon bleu rouan avec une bande taché sur les hanches. Knobby était né en 1918, un fort, agile cheval aux sabots sûrs telle une chèvre de montagne, a la démarche souple.

Les frères Guy et Glen utilisèrent Knobby comme cheval de ranch. Il avait une aptitude naturelle avec les vaches et une très grande l'intelligence.

Un jour, Glen avait emmené Knobby sur une pente verglacée et Knobby avait simplement incliné ses jambes et s'était laissé glisser sur plusieurs mètres.

Sa longévité et ses prouesses firent de lui un reproducteur très recherché dans la région.

Ayant vécu plus de 30 ans, il engendra beaucoup d'Appaloosas rouge ou bleu rouannés dont la plupart ne furent jamais inscrits au registre.

On connaissait également Knobby sous le nom de " cheval des Lamb " et légua son endurance et sa signature bleue rouanné à sa descendance.

 

Un des fils de Knobby était Baby Patches qui, une fois croisé avec Blue Speck, une jument sans papiers, donnèrent naissance à Patches, plus tard vendu à Nona B.Sayer, Seathle (état de Washington).

Patches engendra PATCHY qui a son tour donna PATCHY Jr avec LEOPARD LADY, une fille   SUNDANCE.

Une fille avec papiers de Knobby, Bonnie devint une jument " grand champion " à la nationale de 1948 / 49.

Et George Webb Léopard, un autre fils de Knobby, apparaît dans de nombreux pédigrés.

 à suivre.........................