Les Amérindiens du Honduras 1

Caractéristiques ethniques

. Les ethnies, qui se répartissent entre huit groupes culturels (Garífunas, Tolupáns ou Xicaques, Misquitos, Lencas, Chortís, Tawahkas, Pechs et Noirs habitant les îles), font l’objet d’une attention particulière; elles comptent 463 700 personnes, soit entre 8 % et 10 % de la population du pays.

Plus de la moitié de ces personnes sont des Garífunas, qui vivent sur la côte septentrionale du pays, tout le long de la mer des Caraïbes jusqu’à l’embouchure du Río Sico o Tinto, dans 43 villes et villages. Les Tolupans ou Xicaques sont constitués en 28 tribus qui vivent dans des lieux difficiles d’accès à Yoro, Olanchito, Victoria, Negrito, Yorito, Orica et Morazán. La plupart des Tolupans ne parlent plus leur langue. Les Misquitos vivent dans le nord-est du pays, surtout dans le département de Gracias a Dios. Les autres groupes ethniques sont les Lencas, que l’on trouve dans les départements de Lempira, d’Intibucá, de La Paz, de Comayagua et dans une partie des départements de Cortés, de Valle et de Francisco Morazán.
. Les Pechs ou Payas, qui peuplent l’est de la Mosquitia et le nord-est du département d’Olancho, forment 12 communautés; les Tawahkas ou Sumos vivent eux dans la Mosquitia et constituent 7 communautés; les Lencas et les Chortís sont devenus depuis bien longtemps des «paysans de tradition autochtone». Si les Chortís sont des Mayas, on ne connaît pas en revanche l’origine des Lencas, dont les pratiques agricoles appartiennent à la tradition culturelle méso-américaine et qui vivent à Copán et à Ocotepeque.

 En général, ces groupes de population vivent dans des régions très reculées, où les services sociaux sont difficiles d’accès, qui manquent d’infrastructures routières et où le mode de vie repose sur l’économie de subsistance. C’est pourquoi les politiques gouvernementales donnent la priorité à ces groupes dans la mise en œuvre d’actions communautaires. Il est important de souligner que les groupes en question conservent leurs langues respectives; aussi le Gouvernement s’efforce-t-il de promouvoir l’éducation bilingue.
 La langue officielle du pays est l’espagnol.

 

 

On estime que la population indigène totale au Honduras est juste sous un demi million, représentant autour 10% de la population totale. Les groupes sont: Pech (1.595), Tawahkas (500), Xicaques (10.000), Chortis (3.500), Lencas (90.000); également Misquitos (35.000) et Garífunas (300.000) qui sont classifiés comme indigène dans les études sur le sujet mais qui sont métisses d’origine Afro Des Caraïbes et qui se sont  installés dans la région après l'arrivée des l'Espagnols. (Ramón D Rivas, Pueblos Indígenas y Garífunas De Honduras, 1993).
Les groupes indigènes sont parmi plus marginalisé  dans la société du Honduras, et, des organisations de producteurs, continuent à  se batte depuis longtemps  avec le gouvernement du Honduras pour l'accès aux terres et aux ressources. Les conflits se produisent également                                                                                                                                                                              avec des propriétaires fonciers, avec des compagnies de notation nationales et multinationales, et des entreprises côtières du tourisme,
En réponse au manque d'attention du gouvernement aux problèmes  auxquels ils doivent  faire face, les groupes indigènes du Honduras ont  commencé à s'organiser en fédérations au début des années 80 sous la coupe de  la CONPAH. Les organismes principaux incluent FETRIXY (Federación de Tribus Indígenas Xicaques de Yoro, fédération des tribus indigènes de Xicaque de Yoro); OFRANEH (Organización Fraterna Negra De Honduras, organisation fraternelle des noirs du Honduras), MISKUT (représentant de  la population indigène des Moskitia), et la MESA. les fédérations indigènes     forment des alliances avec d'autres secteurs civils vis-à-vis des droits et du développement rural, et des coalitions plus permanentes, par exemple le Conseil civique des organismes populaires et indigènes (Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas) ou de la  COPIN, qui a plus de 2500 membres.
 

Les Garifunas

Le mot Garifuna proviendrait de la racine arawak karina qui se serait transformée en Callinagu, Garinagu et Karifouna. Le mot Garifuna, qui signifie «mangeur de manioc», s'écrit dans la langue originale Garifuna singulier et Garinagu au pluriel. En français, on peut écrire au pluriel Garifuna ou Garifunas (sans prononcer le -s final). Le nom Garifuna (avec une majuscule) sert normalement à désigner l’ethnie, mais il peut désigner la langue (le garifuna, avec une minuscule) et servir d’adjectif: p. ex., la langue garifuna, le peuple garifuna, etc.

L’histoire des Garifunas commence au XVIe siècle dans les Petites Antilles au moment où les Européens colonisèrent la région et y transportaient des esclaves noirs pour les faire travailler dans leurs plantations. Certaines îles furent négligées par les Espagnols, dont Saint-Vincent et la Dominique. Ce sont les Amérindiens caraïbes d’origine arawak qui y habitaient. Ils réussirent pendant longtemps à tenir tête aux Britanniques et aux Français, pour conserver leur territoire à l’abri des puissances coloniales.

 Caraïbes noirs et Caraïbes rouges

 

En 1635, des navires négriers firent naufrage au large de l’île Saint-Vincent (alors Yurumein). Plusieurs esclaves réussirent à échapper à la mort et se réfugièrent à Saint-Vincent où les Amérindiens arawaks — les Caraïbes — les accueillirent. Les Caraïbes permirent aux Africains de s’établir sur leur île. Au cours des décennies suivantes, d’autres naufragés s’y retrouvèrent également. La nouvelle s’était répandue dans les Antilles qu’une île — Yurumein — était un «paradis» pour les esclaves marrons, les rescapés de négriers naufragés et les esclaves enlevés aux Espagnols ou aux Hollandais. La plupart des réfugiés épousèrent des Caraïbes, ce qui créa un peuple, appelé en français Caraïbes noirs (en anglais: Black Karibs; en espagnol: Caribes Negros), par opposition aux Arawaks appelés traditionnellement par les Français Caraïbes rouges (par allusion aux «Peaux-Rouges du Canada); en anglais et en espagnol, les autochtones sont associés aux Asiatiques, d'où le nom de Yellow Karibs en anglais et de Caribes Amarillos (jaunes) en espagnol. Les Caraïbes noirs ou Garifunas ou se métissèrent, puis adoptèrent non seulement la langue des Caraïbes rouges, mais également leur culture et leur mode de vie.

 L’arrivée des Français

En 1660, un traité franco-anglo-caraïbe garantit aux Caraïbes l’entière propriété des îles de la Dominique et de Saint-Vincent. Mais la tension finit par monter entre Caraïbes noirs et Caraïbes rouges, au point où les deux peuples divisèrent l’île Saint-Vincent en 1700: les Noirs à l’est, les Rouges à l’ouest. En réalité, ce fut le gouverneur de la Martinique qui décréta que la moitié est de Saint-Vincent serait attribuée aux Noirs et la moitié ouest aux Rouges. Craignant sans doute la domination des Caraïbes noirs et la mainmise des Anglais, les Caraïbes rouges autorisèrent les Français à établir des colonies en 1719. Ceux-ci envoyèrent des missionnaires chez les tous les Caraïbes et finirent par établir des relations relativement pacifiques avec les deux peuples caraïbes de l’île. Décimés par les guerres et les maladies, les Caraïbes rouges finirent par disparaître, laissant les Caraïbes noirs comme les uniques héritiers de leur langue et de leur culture.

 

Une nation libre et indépendante

Puis, entre 1763 et 1783, Britanniques et Français se disputèrent le contrôle de Saint-Vincent, bien que le traité de Paris de 1763 avait reconnu les îles Saint-Vincent et la Dominique comme des îles «neutres». Les Britanniques tentèrent à plusieurs reprises d’occuper Saint-Vincent, mais les Caraïbes noirs se révélèrent de forts bons guerriers et réussirent à les repousser; ils infligèrent même une cuisante défaites aux Anglais qui durent leur reconnaître le droit d’exister comme «nation indépendante».

 

 La défaite


Mais, en 1782, le traité de Versailles accorda aux Anglais la possession de l’île Saint-Vincent; les Caraïbes ou Garifunas furent alors livrés à leurs pires ennemis. Les Britanniques fondèrent des plantations de canne à sucre et firent venir des esclaves africains pour y travailler, mais les Français encouragèrent les Garifunas à s’opposer à la colonisation britannique. En 1796, unis sous le commandement de leur chef, Joseph Chatoyer, les Garifunas repoussèrent les Britanniques le long de la côte ouest vers Kingstown. Lorsque, quelque temps après, Chatoyer fut tué dans un combat singulier par un Anglais et que les Français durent laisser tomber leurs alliés, les Garifunas furent définitivement vaincus.
Les Britanniques ne pouvaient accepter que des Noirs soient libres sur l’île vaincue et qu’ils continuent de vivre parmi eux, comme des Blancs. Comme c’était la coutume anglaise à l’époque, il fallait liquider les populations jugées indésirables. Les Anglais pourchassèrent tous les Garifunas pour les emprisonner, brûlant au passages les maisons, prenant le bétail et tuant dans la mêlées des centaines de résistants. Puis, le 15 juillet 1796, Henry Dundas, le secrétaire d’État britannique à la guerre, ordonna au major général Sir Ralph Abercromby de transporter les 4300 prisonniers Garifunas sur l’île déserte de Baliceaux dans les Grenadines, en attendant qu’une décision soit prise sur leur sort. Mais là, la moitié d'entre eux mourut de la fièvre jaune en raison des mauvaises conditions de détention et d'alimentation. Pendant ce temps, les Britanniques continuèrent la chasse et détruisirent toutes les cultures de façon à affamer les survivants.

 

 La déportation

Afin d’empêcher toute nouvelle résistance, le gouvernement britannique décida finalement de déporter la plupart des Garifunas. Le 26 octobre 1796, il fit embarquer sur des bateaux 5080 d’entre eux et les fit larguer sur la petite île hondurienne de Roatán, après avoir chassé la garnison espagnole qui occupait l’endroit.
Mais, ce 11 avril 1797, les Anglais ne laissèrent sur l’île de Roatán que 2248 Garifunas, les autres ayant péri au cours du long voyage. Les Garifunas qui étaient restés à Saint-Vincent furent conduits dans des colonies pour travailler dans le nord de l’île (où leurs descendants demeurent toujours). Cette pratique de la déportation massive était courante à l’époque, et les Acadiens de la Nouvelle-Écosse au Canada avaient connu le même sort en 1755. En effet, Charles Lawrence, le lieutenant gouverneur de la Nouvelle-Écosse, avait justifié la déportation des Acadiens dans une lettre adressée en 1754 aux autorités britanniques:
Comme les Acadiens possèdent les plus belles et les plus grandes terres de cette province, nous ne pourrons nous y installer pour de bon tant que ce sera le cas. […] Je ne puis m'empêcher de penser qu'il serait préférable […] qu'on les chasse.
Comme les Acadiens n’étaient pas des Noirs, on peut croire que la déportation n'était justifiée politiquement pour une simple question de race, mais pour s’accaparer gratuitement des terres.
Les Garifunas ne restèrent pas plus d’une décennie sur Roatán. En bons navigateurs, ils se fabriquèrent des pirogues, puis se dispersèrent sur les côtes du Belize, du Honduras et du Nicaragua, pour devenir dorénavant non plus une nation libre, mais de petites communautés minoritaires.

 Des communautés minoritaires

Beaucoup des descendants des Garifunas vivant aujourd’hui en Amérique centrale ont conservé leur langue et leur culture, mais ceux qui, au XXe siècle, se sont réfugiés aux États-Unis (plus de 100 000) ont perdu définitivement leur langue, comme d’ailleurs les descendants des Garifunas qui étaient restés aux îles Saint-Vincent et Dominique. On estime à quelque 500 000 personnes associées culturellement aux Garifunas. On en trouve aux États-Unis (notamment New York, La Nouvelle-Orléans, Los Angeles et Miami), à Saint-Vincent, à la Dominique, en Martinique, au Mexique, au Belize, au Guatemala, au Honduras et au Nicaragua.
Seule une minorité — peut-être 150 000 locuteurs? — parlerait encore la langue ancestrale venue des Arawaks. Les plus grandes concentrations de locuteurs du garufina résident au Honduras (98 000), au Guatemala (16 000), au Belize (12 000) et au Nicaragua (1500).
La langue de ceux qu’on appelle aujourd’hui les Garifunas est restée une langue à base d’arawak, avec des mots d’origine africaine (surtout yorouba), française (env. 210 mots), anglaise (env. 50 mots) et espagnole (env. 210 mots). C’est là l’héritage linguistique des guerres qui se sont déroulées contre les différents envahisseurs européens.
De façon générale, le taux de scolarisation demeure faible chez les Garufinas. On estime qu'environ 72 % de la population est illettrée ou semi-illettrée.  Non seulement il n'existe pas assez d'écoles pour eux, mais il manque aussi des enseignants et des manuels, sans compte que les gouvernements concernés ne font pas beaucoup d»'efforts pour sauvegarder cette culture. Beaucoup d'enfants délaissent leurs études entre la troisième et la sixième année du primaire. Seulement 10 % des Garifunas qui réussissent leur primaire poursuivent au secondaire. Les Garifunas qui s'expatrient aux États-Unis adoptent l'anglais et la langue ancestrale se perd.
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/Garifuna__histoire.htm

 

Aujourd'hui

 Le futur grand projet du Honduras

 

Le futur grand projet touristique du Honduras exploite la beauté et la richesse culturelle des Garifunas mais en aucun cas, ne va aider cette population à sortir de la misère.
L’indecent "Micos Beach & Golf Resort"-

Ils ont appelé le futur projet touristique « Los Micos Beach & Golf Resort.» et tous les Garifunas s’émeuvent à juste titre de ce nom…« Micos signifie singe, dans la langue garifuna. Vous voyez des singes sur la plage vous ? Leurs singes ce sont nous, les Garifunas» dit un jeune Garifuna de Miami : il ajoute, « ce projet est notre ruine et en plus ils nous insultent ». Et sans vergogne, le logo reprend un beau singe sur une plage …
Entre Tornabé et Miami, la population Garifuna est a peine informée du « plus grand projet touristique jamais construit au Honduras » comme le décrit l'actuel ministre du tourisme du Honduras, M. Thierry de Pierrefeu. En gros, personne ne sait ce que la population garifuna, des afro créoles présent dans la région depuis 1880, va devenir quand cet endroit sublime abritera un golf de 25 hectares, 2000 chambres d’hôtel, 170 villas, un spa, un centre de convention, une marina, etc.
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   "Nous sommes inquiets pour l’environnement, pour les réserves d’eau en particulier. Personne ne répond à nos questions et il n’y a absolument aucune consultation de la population » exprime une habitante. EchoWay qui a également consulté le constructeur du futur golf, l’entreprise Gary Player, n’a pas obtenu de réponses au sujet de la consommation d’eau pour l’arrosage du golf. La population n’a jamais été convoquée par les promoteurs pour connaître les plans malgré les dires à la presse sur une soi-disant « consultation avec les habitants ». « Quelle consultation ? Nous ne savons même pas ce que c’est un hôtel cinq étoiles » ajoute cette autre habitante. « Nous sommes inquiets, c’est tout » dit simplement ce père de famille.      

   Il faut dire que les locaux n’ont pas vraiment confiance en leur gouvernement. Dans les années 90, quand surgit l’idée du projet, les habitants sont purement et simplement expropriés des 300 hectares de bande de plage contre quelques milliers de limpiras chacun. L’Institut du tourisme du Honduras vient de revendre cette même bande de terre 19 millions de dollars a la société qui s’est constituée pour réaliser le projet…
« Vous pensez bien que les Garifunas n’ont rien vu de cet argent alors que les habitants de Miami n’ont ni l’eau, ni l’électricité » ajoute un jeune du village. 
 
   A mesure que les investisseurs affluents – Taiwan d’abord, l’Italie depuis peu – les Garifunas s’inquiètent un peu plus. Le projet reproduit exactement les mêmes erreurs des grandes stations touristiques : aucune participation des habitants, pas de programme de formation pour les locaux et un luxe indécent qui vient se poser au milieu d’une beauté naturelle et de la pauvreté matérielle des Garifunas.
Car les promoteurs ont déjà prévu d’exploiter leur richesse culturelle et ne manquent pas sur leurs dépliants de mettre en avant la musique et la danse des Garifunas…
 
      Un luxe indécent qui vient se poser au milieu d’une beauté naturelle et de la pauvreté matérielle des Garifunas 


La plage de Miami, village garifuna.
   Le projet doit débuter fin 2005 et sera opérationnel dans sept ans. Sept ans, un bon chiffre pour changer encore les choses et soutenir les Garifunas d’une autre manière….
 

Les Chortis

 

Probablement, avant l'arrivée des Espagnols, les terres des Chortís était beaucoup plus étendu, parce que le nom Chortís pour désigner des lieux est encore employé hors des limites de l'actuelle région, à des  distances considérable. Ainsi, l'ancien territoire Chortí était la frontière du sud-est du Vieil Empire. Ils occupaient l'angle du sud-ouest de l'actuel territoire au Honduras et il était étendu, probablement, vers l'est de l'actuelle ville. Ils étaient établis sur les flancs orientaux du système montagneux du Merendón et ils étaient établis, probablement, jusqu'à la vallée de Sensenti, dans l'actuel département d'Ocotepeque. Vers l'occident au Guatemala, ils arrivaient jusqu'au bassin du Motagua et, vers le sud, au Sauveteur, jusqu’au  Lempa supérieur ; au nord, il y avait  les Choles, auxquels ils étaient étroitement liés et, à l'est,  les Lencas.
Les scientifiques partagent l'idée que les Chortís sont de la famille mayense et de la branche linguistique chol. Culturellement et linguistiquement, les Chortís sont apparentés avec les Chontales de Tabasco et avec les Choles  Chiapas (Mexique). Les Choles et les Chortís avaient été déjà séparés avant la conquête espagnole ; les premiers se sont dirigés vers le nord-ouest et les deuxièmes sont restés dans la région originale.

L'époque coloniale et ses effets entre les Chortís

Au Honduras, les Chortís sont placés principalement dans le département de Copán; la langue a disparu et ils  ont adopté la langue espagnole.

 

 Délimitation démographique

 

Géographiquement, les Chortís sont situés dans la section centrale de l'est du Guatemala, principalement dans le département de Chiquimula et, en territoire hondurien, dans le département de  Copán.
Les paysans de tradition chortí, au Honduras, sont situés dans les villages l'Encantadito, de Cedral, le Jardin, El Encantadito, Cedral, El Jardín, Potrerillos, La Unión, El Porvenir, Buenos Aires, Llanitillos, Salitre, Hacienda Grande, El Carrizal, El Calvario, El Quebracho, El Carrizalito, El Tigre, El Cordoncillo, El Corralito, El Ostumán, La Laguna, El Chilar, Agua Zarca, San Antonio, San Francisco et Minas de Piedra
Tous ces villages appartiennent au département de Copán.
Selon des données officieuses la population chortí du Guatemala, est actuellement estimée à quelque 55.000 Chortís.

 Situation du logement


Les logements Chortís sont d'une seule pièce et sont construites de bahareque et le toit  de manaca, avec des portes et des fenêtres faites en bois rustique et un étage en terre. Il y a des logements qui ont une pièce auxiliaire qui est utilisée comme cuisine. Chaque maison loge approximativement  10 personnes,  père, mère, fils, gendre, etc., en donnant lieu à l'entassement et la promiscuité. Quelques maisons possèdent de petits terrains  et sont reliés par des sentiers. Généralement, le logement principal de la famille a deux ou trois maison- dortoirs, plusieurs trojes (pour stocker maïs, légumes), une cuisine, un excusado (comme ils appellent les latrines), un trapiche avec son équipement correspondant, une maison autel. Dans les dortoirs les lits et les colonnes de bois  où se trouvent les équipements personnels ; les articles fabriqués aussi se gardent dans la chambre, dans l'attente d’être vendu. Près des portes ils sont des hamacs. Quand on ne travaille pas dans les milpas, les hommes se reposent dans  les dortoirs ou  les cours.


 Situation socio-économique et production


La production agricole est à caractère traditionnelle et pour subsister. Ils disposent d'une quantité minimale de terre qui est réduite, généralement, au potager de la maison. L'agriculture de subsistance et le peu de terre qu'ils possèdent ne leur permettent pas de produire un excédent pour améliorer leurs conditions de vie. Il y a beaucoup de paysans qui louent des terres pour cultiver dans des lieux éloignés de leurs Communautés. Toute la famille s'investie dans le travail agricole : il nettoie le terrain, l'ensemence, il maintient les domaines et rassemble les récoltes. Lorsqu’ ils disposent d'une certaine quantité de terre, la parenté détermine les mécanismes de sa distribution et de son utilisation.
à certaines époques de l'année, dans les mois de mars, avril et mai, les paysans Chortís ont besoin d'importer des aliments, puisque son secteur de culture est réduit et sa production insuffisante. Beaucoup des parcelles destinées à des cultures de subsistance se sont transformées  en plantations de café, ce qui  les oblige a acheté  leurs aliments. A Agua Caliente, Las Delicias, El Chispal, El Porvenir y El Triunfo, departament de Copán, les habitants se consacrent à la culture du café.
Malgré les différentes topographies, climat et précipitation pluviale existants entre les terres basses et hautes, et les différencies pour les ressources naturelles disponibles, le mode de vie économique ne diffère pas beaucoup de celle des paysans métis. Les plantes alimentaires et industrielles plus importantes sont produites dans les deux zones et la majorité d'elles appartiennent à une variété susceptible de se développer  dans toute altitude. Toutefois, quelques variétés de maïs et haricot peuvent seulement être cultivées à une certaine altitude et à une certaine époque de l'année. Les cultures moins importantes sont divisées par rapport à l'altitude et sont distribuées des hautes terres aux basses et vice versa, au moyen des marchés. Les importantes activités manufacturières sont pratiquées, dans un certain degré. un certain type de manufacture  sont affirmés dans des secteurs où on localise la matière première utilisée dans ses produits.
Les paysans Chortís du Honduras ne font pas de voyages prolongés dans  des lieux éloignés et sortent  rarement de leur secteur.  Les Dimanches, généralement, il vont dans leurs communes, situées à une distance de trois à vingt kilomètres. Autrefois, les voyages dans le secteur étaient facilités par la coutume qui était  de fournir lit et repas aux voyageurs. L'hôte n'attendait aucun remboursement monétaire, mais  la réciprocité au moment opportun quand il aurait  besoin. Généralement, la famille complète va le  dimanche aux marchés ; les hommes portent les charges lourdes qui sont transportées pour la vente et les femmes les articles légers et les enfants. Les principaux marchés sont ceux de Balayent et Sainte Rosée de Balayent. Les marchés commencent  un peu après l’aube et termine  aux environs  d’une heure de l'après-midi. La diversité de produits qu'ils sont offerts à la vente est variée.
Dans aucune des Communautés on a développé l'initiative patronale ; la seule chose  que l’on trouve est de petites épiceries (occupées par ses propriétaires). Le travail dont dispose ces Communautés est du type temporaire dans la coupe du café et, comme journaliers, dans les propriétés des propriétaires fonciers.

Organisation sociale et politique


La structure familiale est la base de toutes les relations sociales. Le groupe familial peut être du type simple ou multiple. Le  Premier est constitué par un homme, leur conjoint et les fils ; ils possèdent leur maison propre et cultivent indépendamment leurs terres. Le deuxième est composé d'un certain nombre de personnes apparentées et  d’employés et ses membres vivent ensemble ou dans le même voisinage, en constituant un groupe de coopération pour porter en avant toutes les importantes activités économiques, sociales et religieuses.
Entre les paysans Chortís il n'existe aucun type d'organisation,  pas celles à caractère traditionnel ; c'est-à-dire, patronats, religieuses principalement catholiques et une  autre organisation à caractère communale. Bien que ce groupe (au Honduras) a perdu beaucoup de ses traditions ancestrales et ils ont  intégré une vie totalement campagnarde, mais beaucoup de leurs activités sociopolitiques et culturelles sont régies par une forte tradition : au décès du chef de famille, son conjoint se transforme théoriquement en chef. La même chose arrive entre les paysans de tradition lenca. Cependant, dans la pratique, les affaires de la famille restent sous le contrôle des fils et des gendres. Au décès de celui ci, on casse le dernier lien qui maintenait uni le groupe familial et celui-ci cesse d'exister. La propriété du groupe est distribuée en parties égales entre tous les groupes des descendants unités constitutives et chacun des chefs de  ceux ci  se transforment  en chefs d'un nouveau groupe familial. Le type d'unités domestiques multiples paraît être la plus commune, mais cède du  terrain rapidement à l’unité domestique simple, parce que beaucoup de jeunes préfèrent s'éloigner de leur famille immédiatement après s'être  marié pour aller s’installer  indépendamment.
Par sa tradition les paysans chortí sont  étroitement unis à sa famille, à la terre et au voisinage où il a toujours vécu. Partie inséparable de son groupe familial  ils parle fièrement du maïs excellent qu'ils produisent, de l'hospitalité qu'ils ont envers leurs amis  et étranges, du fait qu'aucun de ses membres n’est paresseux ou qu'il y a manque de volonté pour ensemencer la milpa, de son voisin, du climat et du sol.  Il est essentiel qu’il soit rattaché à sa Famille.

 Location de  la terre et  production


Les terres des Chortís sont pour la plupart peu fertiles ou  stériles. Dans des lieux comme El Quebracho, Llanitillos, Sesesmil Premièrement  et deuxièmement à  Agua Caliente, El Triunfo, El Chispal, Las Delicias, Santa Rosita, Los Arcos, Buena Vista, Virginia, El Cordoncillo y El Salitrón, département de Copan, les paysans chortí se consacrent principalement à la production du café. En 1991, avec la baisse du prix du café, dans certaines  régions il n'a pas été récolté et plusieurs Communautés ont eu surtout des problèmes d'approvisionnement, celles les  plus éloignées. Dans d'autres zones du même département comme  Ostumán,  Carrizalón, Hacienda Grande, El Chilar, San Antonio de Tapesco, Monte de Negros et Estanzuelas les gens se sont  consacré à la culture des grains  : maïs, haricots et maicillo.
Pour les paysans chortí la terre  est ce qu’ils ont de plus précieux. Ils l'utilisent comme  richesse individuelle et familiale. Le rancho est la seule possession que les autochtones  améliore  et embellit. Il juge la richesse et la position de ses voisins suivant  l'extension des terre qu’ils  possèdent, la productivité, le nombre et les dimensions de maisons construites, les arbres fruitiers et le degré de beauté des  lieu.

Le cycle du travail de la terre


Pour ces Communautés, l'année sociale, religieuse et économique est entamée, généralement, avec l’arrivée des pluies fin avril ou  début  mai. Mai est considéré comme le début des pluies qui, par  contradiction,  pour les paysans chortí  est le plus important. Avant cette date, pendant plusieurs mois, on n'ensemence presque rien ; la vie sociale est considérablement réduite et ils partent dans les propriétés de café pour être placé comme coupeurs. Tout au long de ces mois, beaucoup de familles vivent précairement des restes de la dernière récolte de maïs. Conservée dans des granges (ceux qui en  ont), et de quelques tiges, de feuilles et de fruits. Fréquemment, les familles les plus pauvres terminent leur maïs en février ; désormais ils subsistent  de fruits : mangues, pacayas, jocotes (prunes) et bananes, jusqu'à ce que les premières pluies fassent pousser des légumes et des fruits sauvages en abondance. Après deux mois, la première  récolte de maïs, tant attendue  se produit.
Au mois d’octobre et novembre, les paysans chortí récoltent des haricots et, dans beaucoup de parcelles, ont des cultures de maicillo, qui restent vertes. Les terres  et les vergers sont dégagés de la végétation sauvage au début d'avril. Contrairement aux terres semées de café, qui couvrent le plus grand pourcentage des terres disponibles, dans les autres parcelles la végétation est séchée. Les broussailles fauchées s'accumulent en petites piles pour être séché ; vers le milieu du mois, ils la brûlent et les cendres sont laissées pour  servir d'engrais pour le prochain ensemencement. Quelques paysans sont conscients de l'importance de l'engrais organique.
 

 Traduit de l’espagnol

 

 

Un carte pour situer les diffèrentes communautés

 

LES LENCAS

 

La population lenca est localisée dans les départements de La Paz, d'Intibucá et de Lempira. Ils se trouvent aussi en un  nombre moindre dans les départements Sainte Barbare, Comayagua, Francisco Morazán et Vallée.
Les Lencas vivent dans plus ou moins 100 Communautés constituées par des petits  villages et hameaux.
La majorité des Communautés Lencas sont située dans les zones plus hautes du Honduras, à 1.650 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans des terres improductives, où le climat est tempéré pendant presque toute l'année. On estime la population lenca du Honduras à quelque 100.000 habitants.
Selon l'anthropologue et l'historien Anne Chapman, à l'arrivée des Espagnols, les Lencas constitués de  différents groupes, avait une population considérable : Care, Cerquín, Potón et Lenca ; ils étaient des populations qui, bien que  certaines  étaient isolées par de grandes distances, étaient unies par des liens culturels et une histoire commune. En suivant l'étude de Chapman, les Lencas étaient répartis  géographiquement de la manière suivante :

Care : Intibucá,  La Paz, le nord de Lempira et le sud de Sainte Barbare
Cerquín : centre et sud Lempira et sud d'Intibucá.
Potón : El Salvador, à l'ouest de
la rivière Lempa.
Lenc
a : département Comayagua, est de  La Paz, centre et sud de Francisco Morazán, y compris probablement la capital du Honduras (Tegucigalpa). Le
Lencas étaient aussi dans la vallée est où  les Otones d’El Salvador.
À chaque groupe correspondait un territoire bien délimité, répartis en   cacicazgos. La population sous la commande d'un cacique (personnage influent) était organisée dans des villages. Au moment de la Conquête il y avait au moins 500 villages, il existait une chaste sacerdotale et une de nobles  guerriers. Les guerres étaient fréquentes entre les différents  chefs ; mais ceux qui parlaient la même langue, à savoir, les quatre groupes principaux, faisaient des accords temporaires de paix,  dont est arrivée jusqu'à aujourd'hui la tradition du Guancasco.

avant l'arrivée des Espagnols, les Lencas et les autres groupes indigènes qui habitaient la région développaient son processus historique propre. Les histoires sur " Cuentas guerras ", laissés par les chroniqueurs coloniaux, font foi d'une effervescence politique qui tendait vers l'unification des provinces et vers la consolidation de pouvoirs hégémoniques. Les relations de production communale primitives.

Deux caractéristiques socio-économiques de base induisent à Chapman à définir comme mésoamericanos aux Lencas :

a) La stratification de la société en nobles, vassales et esclaves
b) L'agriculture de culture d'espèces qui se reproduisent par semence.
La Conquête et la Colonisation espagnole du Honduras ont consisté  à un processus de destruction violente de l'organisation económico-sociale des peuples indigènes. dans le cas concret des Lencas, les, la conquête n'a pas été facile, parce qu'ils ont résisté  plus de vingt ans.
L'action de résistance  la plus importante connu a été l: La rébellion des Lencas, dirigée par le chef Lempira durant l'année 1537. de Lempira, que signifie "Monsieur de la Montagne", a forgé l'unité de tout le peuple lenca (Cares, Cerquines, Potones et Lencas) autour d'une confédération de tribus organisées pour combattre contre les conquérants. Lempira a été nommé chef de la résistance, et avec une armée qui a été intégré d’environ deux mille combattants, il a entamé la lutte qui, selon des sources historiques, qui a duré plus de six mois.

Les Lencas  se sont battu dans le secteur qui comprend aujourd'hui la rivière Cucuyagua et la rivière Ulúa. La force indigène s'est centrée les rochers Congolón, Coyucutena, Piedra Parada, Cerro del Broquel et Cerquín, dans l'actuel département de Lempira. Cerquín, selon les preuves historiques, a été  le centre des opérations de la résistance lenca. Les chroniqueurs espagnols indiquent que "toute la terre avait été soulevée et s’était rebellée".

Les Lencas représentent actuellement une population Autochtone qui tend à disparaître : la perte de sa langue et  perte d'une grande partie de ses caractéristiques culturelles.

DÉLIMITATION GÉOGRAPHIQUE Et DÉMOGRAPHIQUE religieux- CULTURELLE

toute la région qu'il a été historiquement occupé par les Lencas est aujourd'hui proprement lenca.
On a limité  une bonne partie de la population lenca dans les  villages et hameaux suivant :
Département du Lempira
: La Iguala (avec 14 villages et 56 hameaux) ; Bethléem (avec 2 villages et 76hameaux) ; La Campa (avec 7 villages et 69 hameaux) ; San Manuel Colohete (avec 8 villages et 89hameaux) ; Sainte Croix (avec 5 villages et 53hameaux) ; Erandique (avec 14 villages et 120hameaux) ; San Andres (avec 7 villages et 121hameaux) ; et Gualcince (avec 11 villages et 73hameaux).
Département d'Intibucá
: Yamaranguila (avec 22 villages et 62hameaux) ; les villages Azacualpa et Chiligatoro, de Togopala, Quebrada Honda, Monquecagua, Manazapa, Río Grande, Malguara y Ologos ; San Marcos de la Sierra (3 villages y 38hameaux); et les villages de San Nicolás y Río Blanco en el dans le nord du département
Département  de La Paz: Marcala (principalement dans 2 villages et 55 hameaux) ; Yarula (avec 3 villages et 31 hameaux) ; Santa Elena (avec 5 villages et 82 hameaux) ; Chinacla (5 villages et 24hameaux) ; Guajiquiro (avec 13 villages et 111hameaux) et Opatoro (avec 2 villages et 23 hameaux).

Bien que la population Lenca soit officiellement dans ces trois départements, il existe aussi des populations dans les départements Santa Bárbara, Comayagua, Francisco Morazán et Valle.

L'UNIVERS RELIGIEUX DES LENCAS

L'Univers religieux des paysans de tradition lenca est le fruit du mélange  du catholicisme espagnol colonial et les croyances préhispaniques. Les caractéristiques de base de l'univers religieux moitié américain qui confirme la thèse de la filiation mi-américaine des Lencas, dont les traits de base caractéristiques sont :
a) Vision animiste de la réalité.
b) Structuration hiérarchique des organismes spirituels.
c) Réalisation de discours complexes, de rites offrande, paiement, amendement, etc.
d) Nahualisme.
et Shamanisme très réduit.

Pour les Lencas, la religion est le corps totalisateur de sa culture.
Le culte, les Bâtons ou les "Majestés" sont le symbole fondamental de son unité. Les personnes qui possèdent des charges, constituent le corps d'autorité qui est étendu à toute la commune. Cette autorité est politique et culturelle, ce pourquoi la vie de la Communauté  se repose de  ces charges ; les responsables organisent les festivités religieuses (célébration  du Guancasco, la récolte du maïs, collectes d'aumônes), veillent aux titres de terres et, en général, à l'utilisation et au respect de la tradition. Le Guancasco  représentait autrefois  la rencontre festive  entre deux peuples disposés à  un accord de paix. C'est maintenant la rencontre de deux peuples, un reçoit l'autre dans le cadre de festivités patronales. Arrivé le jour de la visite, ils saluent les autorités religieuses en marchant et en portant à travers les  collines l'image de leur Saint Patron, accompagnés  de musiciens qui jouent du tambours et de la flûte  et qui portent aussi un drapeau. Un des musiciens a un masque de bois appelé grancejo. Ils avancent en exécutant de la musique et le peuple hôte  les reçoit. En arrivant au village. ils vont à l'église, où ils saluent  l'image fêtée et ensuite les hôtes rajoutent leur image propre, celles ci resteront en ce lieu  pendant les jours de fête.

à suivre.............................