Les Chiricahua

Lieu: Les Chiricahua Apache ont été situés pour la première fois dans les montagnes de Dragoon. Les Chiricahua se sont déplacés à l'ouest du Rio Grande en l'Arizona, le Mexique, et le Mexique nordique   pour augmenter leur territoire. En 1861, le Chiricahua Apache et les militaires des ETATS-UNIS ont commencé une guerre qui s'est terminée avec l'emprisonnement de la tribu étant  pendant 27 années en Floride, en Alabama, et l'Oklahoma. La tribu a été alors libérée aux  dans l'Oklahoma et dans la réserve de Mescalero au Mexique où la majorité de la tribu vie aujourd'hui.

Langue: Dans les temps l'Apachean était la langue le plus généralement parlée. Apachean fait partie de la famille d'Athabascan qui est la plus grande langue en service parmi les tribus indiennes au vingtième siècle. Aujourd'hui, les Chiricahua Apache parlent anglais aussi bien qu'Apache.

Histoire: Les Chiricahua Apache sont une section de la tribu d'Apache connue sous le nom d'Apache oriental. La tribu de Chiricahua Apache a eu environ 2.500 membres. Ce nombre a été réduit à environ 600 membres  aujourd'hui. La tribu est divisée en environ 3 bandes qui incluent entre 10-30 familles chacune. Elles sont connues pour n'avoir aucune organisation tribale centrale. Chaque bande a son propre chef qui décide ce qui est le meilleur pour la bande.

Deux des chefs tribaux les plus  connus sont Cochise et Geronimo. Cochise a mené le Chiricahua Apache dans les guerres contre les militaires des ETATS-UNIS à partir de 1861 à 1865. Ses actes contre les mouvements du gouvernement dans le sud-ouest l'ont récompensé du grand honneur de chef d'Apache jusqu'à sa reddition au gouvernement en 1872. Geronimo a également aidé dans les incursions contre les personnes envahissant le territoire de Chiricahua dans le 1800's postérieur. Il a réussi jusqu'à sa reddition en 1886. Les guerres entre le Chiricahua Apache et les ETATS-UNIS militaires ont forcé la tribu à changer son style de vie en la manière du monde nouvellement colonisé.

Vie Quotidienne: Les Chiricahua Apache étaient à l'origine une tribu agressive et nomade. Ils sont les plus agressifs de tout les Apache. Ils ont montré leur agression par leurs incursions,  dans fermes dans le secteur de montagne.  La tribu vivait de la chasse pour des cerfs communs et d'autres animaux, Ils ont vécu dans des campements qui ont été créés. Chiricahua moderne ont appris les manières de la ferme et du travail urbain. Aujourd'hui, les Chiricahua Apache sont situés la plupart du temps dans les grandes communautés.

Bornes limites: Dans Chiricahua les montagnes se situant en Arizona du sud-est est un dispositif qui montre l'unicité de la tribu. Le monument national de Chiricahua est une réunion des formations de roche volcaniques. Ces formations se situent au cœur de la terre la tribu utilisée  pour se cacher pendant la colonisation des militaires.

http://www.mnsu.edu/emuseum/cultural/northamerica/chiricahua.html

Chiricahua National Monument
Dans les terres de Cochise

Les Apaches Chiricahuas de Cochise vivaient dans cette contrée. Un regard suffit pour comprendre les difficultés des soldats américains à pister les indiens dans ces dédales.

Le Monument National de Chiricahua est un relief d'origine volcanique, où la pierre se délite en formes étranges : roches branlantes, champs de quilles grises qui s'élèvent au-dessus de la végétation, ici concentrées, ailleurs dispersées. Dans cette lave très hétérogène, l'érosion a fait un travail étonnant.

  

L'érosion a eu raison des strates de lave, sauf aux endroits les plus durs. (09/97)

Au pied du massif s'étend le Désert de Chihuahua, où le jaune de la terre sablonneuse apparaît partout à travers la végétation. Des pins couvrent les flancs de la montagne, et leur taille s'accroît avec l'altitude. Dans les vallons encaissés, l'ombre des versants offre une humidité suffisante pour que poussent des feuillus. Ils paraissent malingres, mais la profondeur des ravines suffit à les protéger, et il fait bon marcher dans l'ombre translucide.

  
Les formes tourmentées des colonnes émergent de la végétation (09/97)

Depuis le parking, deux pistes réservées aux piétons mènent vers de nouveaux panoramas. Comme nous, vous rencontrerez peut-être un serpent à sonnette. La robe du "Mountain Rattlesnake" n'a pas la couleur gris-rocaille de ses congénères de la Prairie : elle est d'un jaune lumineux, avec une nuance verte. L'extrémité de sa queue est noire. Avant même de l'avoir vu, sans une hésitation, vous saurez à qui vous avez à faire : la crécelle de son avertisseur ne peut être méprise. Ne le tuez pas : vous risqueriez une forte amende. Le mieux à faire en cas de rencontre est de s'immobiliser et d'attendre qu'il s'en aille : les crotales ne sont pas agressifs, mais se défendent qu’ils se sentent menacés. Ne laissez pas les enfants batifoler en-tête.

Une piste carrossable mène vers le sud à travers la montagne. Elle aboutit à un camping dédié aux Chiricahuas et à Cochise : une série de panneaux montre la vie quotidienne de ces indiens avant l'arrivée des hommes blancs. N'y allez que si vous poursuivez votre route dans cette direction : la piste est longue et l'intérêt ne justifie pas la traversée de la montagne.

Lorsqu'on circule en dehors des voies principales, ce qui étonne, c'est l'étroite proximité géographique entre montagne et désert. Selon l'altitude, l'influence d'un versant proche, de changement imperceptible en changement imperceptible, on s'aperçoit soudain qu'on n'est plus dans le même environnement. La température est plus fraîche, l'endroit plus humide... Juste avant d'arriver à Sonoita, sortant à peine du Désert de Chihuahua, on longe le nord de l'Empire Cienega, une prairie humide de plus de 200 km². Quelques centaines de mètres avant d'atteindre le village, on a soudain le sentiment d'être en montagne. Bientôt en effet, un panneau indique une station de ski, et les maisons sont construites pour la neige.

Au nord du Monument National se trouvent les ruines de Fort Bowie, un poste installé par l'armée au temps de la pacification des Apaches. De la route de terre, on voir les deux emplacements successifs du fort, à proximité de la seule source de la région. Cette route, qui franchit Apache Pass, c'est celle des diligences de la Butterfield.

Chaque bande d'Apache avait son existence propre, indépendante de celle des autres. Chacune avait son territoire, et elles ne s'alliaient que rarement pour des travaux ou des guerres. Elles ne se rassemblaient pas pour des fêtes sociales ou religieuses, à l'inverse des Sioux. Leurs principaux points communs étaient la langue et la religion.

Les Apaches, comme les Navajos, vinrent des plaines du Canada. Les Navajos occupèrent le Plateau du Colorado. A l'exception d'un groupe qui resta dans les Plaines pour vivre du bison, les Apaches s'installèrent plus au sud, dans les montagnes. La bande des Chiricahuas comportait quatre groupes, répartis au sud du Nouveau-Mexique et de l'Arizona. Cochise était le chef des Chokonens.

Cela peut paraître extraordinaire à des Européens dont les terres sont organisées depuis des siècles, mais jusqu'en 1863, l'Arizona n'existait pas : elle était inclue au territoire du Nouveau-Mexique, quasiment inexplorée, presque sans autres habitants que les Indiens.

Des blancs étaient venus : les Espagnols d'abord, portant la Croix; puis, au début du XIXème siècle, ce furent les trappeurs américains à la recherche du castor. On traversait, on ne s'arrêtait guère. Puis il y eut la ruée vers l'or en Californie ! Après quelques années, les mineurs qui avaient fait chou blanc, mais aussi appris à prospecter, cherchèrent de nouveaux territoires. L'Arizona tout proche recelait or et argent : il ne leur fallut pas longtemps pour découvrir les premiers filons. Ces premiers signes de prospérité attirèrent rapidement éleveurs, fermiers, commerçants, tenanciers et aventuriers, tous prêts à profiter d'une occasion de s'enrichir ou plus simplement de gagner leur vie. L'armée vint aussi pour maintenir un semblant d'ordre : en tout, quelques milliers d'Américains affluèrent en quelques années.

Dès 1863, l'Arizona est suffisamment peuplé pour obtenir le statut de Territoire : un gouverneur et une administration. Bientôt, un réseau de routes de terre découpe la contrée, et les diligences sillonnent le pays pour faire communiquer les villes champignons. Elles relient aussi le territoire aux Côtes Est et Ouest. Les coches de la Butterfield Overland Company passent par le territoire des Chokonens, très précisément à Apache Pass. Il y a de l'eau : la compagnie y établit un relais.

Les relations entre Blancs et Indiens sont plutôt bonnes, jusqu'au jour où, dans une ferme proche du relais, un garçon blanc fait une fugue. Immédiatement, on accuse les Chiricahuas de l'avoir enlevé. Cochise est convoqué : il n'est au courant de rien, mais un lieutenant Bascom l'accuse. Cochise nie. Bascom insiste et veut le faire arrêter : d'un coup de couteau, Cochise fend la toile de la tente et s'en va, malgré une blessure au genou infligée par un coup de baïonnette. Injustice contre injustice, les attaques des Chokonens sur les diligences de l'Overland vont faire une centaine de morts en quelques mois.

La bande des Chiricahuas Mimbreños vit au Nouveau-Mexique. Commandée par Mangus Colorado, elle se joint aux Chokonens de Cochise. Leurs expéditions communes à travers Nouveau-Mexique, Arizona et Mexique, la proie traditionnelle, combinent le pillage, qui permet de vivre, et la terreur, pour forcer les Américains hors de la région.

Au même moment, la Guerre de Sécession mobilise beaucoup d'Américains. Même si les territoires du Sud-ouest ne sont pas de grands théâtres d'opération, chaque camp essaie de s'approprier la région. L'été 1862, deux compagnies quittent Tucson pour le Rio Grande. Leur route passe par Apache Pass : Cochise et Mangus Colorado se sont embusqués sur les falaises, de chaque coté de la route. La bataille est farouche : Mangus est blessé, Cochise retraite devant les tirs d'obusiers.

A peine rétabli, Mangus Colorado est capturé par traîtrise, assassiné la nuit suivante : les Chiricahuas se déchaînent ! Les blancs quittent la région ou convergent vers les villes ! Mais dans le même temps, on découvre de nouvelles mines. L'attraction des richesses balance la peur : malgré la pénurie en hommes, le nombre des postes militaires ne cesse d'augmenter. Les civils qui sont resté n'ont qu'un cri : "Débarrassez-nous des Apaches par tous les moyens !". Pour les grands commerçants, ces clients militaires sont une aubaine : ils construisent des forts, mangent, ont parfois des permissions... Les prix atteignent des niveaux éhontés : l'impôt payé par les Etats de l'Est alimente largement les caisses de l'Arizona naissant. Il faut que la guerre contre les Apaches dure !

A la fin de la Guerre Civile, les Navajos sont dans la réserve de Fort Sumner, au Nouveau-Mexique, regroupés avec les Apaches Mescaleros. D'autres tribus, riveraines du Colorado, d'autres bandes Apaches ont accepté de vivre sur des réserves. Mais les déprédations des Chiricahuas continuent. Ni la répression militaire, ni les promesses de paix négociée n'ont le moindre effet sur eux. A cor et à cri, l'Arizona réclame le remplacement du commandant militaire, jugé mou et inefficace.

Pendant ce temps, à Washington, où l'on a fini de célébrer la victoire, les anciens Abolitionnistes, qui pensent avoir résolu le problème noir avec la fin de la Guerre Civile, se convertissent en Amis des Indiens. Ils n'en ont jamais vu : leurs grands-pères ont réglé pour eux ce type de problème. Ils ne sont jamais allés dans l'Ouest, et n'ont aucune idée de ces étendues arides. Ils pensent comme des gens de l'Est. Pleins de bonne volonté, ils vont aiguillonner le gouvernement, et proposer des solutions.

Le président Grant fait voter une loi déterminante : chaque tribu était jusqu'alors tenue pour une nation souveraine, apte à négocier et signer des traités. Désormais, les Indiens seront des pupilles, que les Américains devront mener vers la civilisation. Leur administration est transférée du ministère de la Guerre à celui de l'Intérieur. Chaque église, baptiste, presbytérienne, épiscopale, catholique, quaker recevra en partage une population d'Indiens, et présentera ses candidats aux postes d'agent.

En même temps, le gouvernement cède aux revendications de l'Arizona et lui envoie un nouveau commandant militaire, un qui a gagné des batailles, le général de brigade George Crook, héros de la Guerre de Sécession. Paradoxe?

 

George Crook. A sa droite, l'éclaireur Alchisay

Crook vient d'une famille modeste. Sans le système d'admission à West-Point, qui permet aux députés de proposer chaque année deux jeunes gens pauvres et méritants pour y faire gratuitement leurs études, Crook n'aurait jamais eu accès aux études supérieures. Custer et Grant sont d'ailleurs dans le même cas.

George Crook n'a ni l'impétuosité de Custer, ni la ténacité de Grant, ni l'intelligence brillante de Sherman. Mais il est solide, ne recule pas devant l'ennemi et gagne des batailles : lieutenant au début de la guerre, il est général de brigade à la fin. Cet homme du peuple est ce qu'on appellerait aujourd'hui "un bon professionnel", doué d'autonomie et d'imagination. Malgré des effectifs divisés par dix, il reste dans l'armée, avec le grade de lieutenant-colonel. Il faudra près de dix ans pour qu'il retrouve son grade : c'est précisément lorsqu'on l'envoie pacifier l'Arizona.

A Washington, l'agitation pro-indienne continue : deux mois après son entrée en fonction, Crook reçoit l'ordre de surseoir à toute action. Le gouvernement envoie Vincent Colyer, pour tenter de négocier la fin de la terreur. A peine arrivé dans l'Ouest, le messager de paix est hué, vilipendé. Il prend pourtant la peine d'écouter Américains et Apaches et propose finalement la création de quatre réserves. Mais il n'a pas rencontré Cochise, qui continue ses activités ordinaires de meurtre et de rapine. On n'en sort pas !

Grant envoie un second enquêteur, un soldat, cette fois, le général O.O.Howard. Il est si religieux que ses hommes l'ont surnommé "Cite-la-Bible" ! Howard se fait assister de Tom Jeffords, un entrepreneur local qui, pour continuer d'exercer son commerce, a risqué sa vie en s'enfonçant seul dans les montagnes pour rencontrer Cochise. Cela lui a acquis la confiance et l'estime du chef.

La rencontre entre Cochise et Howard aboutit enfin, le 14 octobre 1872, à la création d'une réserve de 5000 km², qui englobe les montagnes Dragoon et Chiricahua : Tom Jeffords sera l'agent des Chokonens. Mais Cochise est malade. Il meurt au printemps 1874. Son fils Tahza et Jeffords maintiennent la paix, mais Geronimo, un autre Chiricahua, du groupe des Bedonkohes, refuse de se soumettre. Il va devenir la nouvelle terreur des Américains, comme il était déjà celle des Mexicains.

http://www.america-dreamz.com/arizona/paysages/chiricahua_national_monument.php