Être sur le terrain… à Kitcisakic

 le 21 Juin 2011

 

Pierre Trépanier, le sport et les enfants

Pierre Trépanier partage sa passion du sport avec les enfants de Kitcisakik.

Pierre Trépanier partage sa passion du sport avec les enfants de Kitcisakik.

Début quarantaine, Pierre Trépanier arrive à un tournant de sa vie. Conseiller financier et homme d'affaires, il décide de tout laisser derrière lui et de trouver un sens à sa vie. Passionné pour le baseball et tout ce qui touche le sport, il décide de mettre sur pied Fun Sport Canada.

 

est 14h30, Pierre Trépanier prend la route 117 vers Kitcisakik. Soleil brûlant, il a tout prévu: eau, grignotines, gants de baseball, balles et bâtons. Chaque jeudi, il quitte Val-d'Or pour aller retrouver des enfants de 5 à 11 ans.

La cloche de l'école Mikizicec sonne. Les enfants se retrouvent dans la cour de récréation dépourvue de modules de jeux, même un an après l'ouverture de l'école. Pierre Trépanier a déjà installé les coussins pour jouer une partie de baseball. Les enfants accourent vers les paniers remplis de balles et de gants et commencent à jouer. Pas l'idée de performance; seul le plaisir est au rendez-vous.

Les enfants des communautés autochtones

Le fondateur de Fun Sport Canada est très attaché aux enfants. «Ça nous brasse quand on va dans les communautés, mais les enfants m'en donnent plus que je leur en donne. C'est agréable de voir leur sourire. Juste lancer le ballon avec un petit gars, c'est déjà créer un lien», mentionne-t-il.

Les enfants ont joué pendant plus d'une heure avec l'entraîneur. «Je trouve ça bien parce que Pierre fait des activités avec nous chaque semaine», a exprimé Benjamin Penosway, l'un des joueurs, âgé de 7 ans.

Selon le fondateur de Fun Sport Canada, il est facile de créer et d'organiser des activités avec les communautés autochtones. «Je me plais dans le désordre. On structure tout dans les écoles. C'est une belle façon pour un enfant de bouger», indique-t-il. D'ailleurs, il offre des cours dans d'autres communautés autochtones à Pikogan à Amos et à Timiskaming First Nation à Notre-Dame-du-Nord.

Une passion devenue un travail

«Lorsque j'étais bénévole, je cherchais à faire du sport tout le temps. Maintenant, je peux vivre de ma passion», relate Pierre Trépanier.

«Juste lancer le ballon avec un petit gars, c'est déjà créer un lien» - Pierre Trépanier

En plus d'offrir des cours dans les communautés autochtones, il choisit également de réaliser des contrats avec les écoles et les ligues. «Respecter les règles d'un sport, c'est savoir respecter les règles de la vie», philosophe-t-il.

Afin d'offrir plus aux communautés, M. Trépanier fait également application sur différentes bourses afin d'acheter de l'équipement pour les enfants. «Mon travail d'entraîneur est rémunéré par des organismes comme Québec en forme, mais je sollicite différents partenaires pour m'aider à payer l'équipement de certaines communautés ou enfants dans le besoin. Quand tu es passionné, tu peux tout faire ça. Être sur le terrain, avec eux, c'est ce qui est le plus important», souligne-t-il.

 

article de Karine Lacroix   http://www.abitibiexpress.ca/Societe/2011-06-21/article-2600318/Etre-sur-le-terrain%26hellip%3B-a-Kitcisakik!/1