Kitcisakik : la nouvelle école primaire améliore le bien-être des enfants

Mise à jour le mercredi 15 février 2012 à 11 h 08
La communauté de Kitcisakik

La construction de l'école primaire à Kitcisakik a permis d'améliorer le bien-être des enfants, selon une étude réalisée par l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et la communauté algonquine.

Avant la construction de l'école primaire, les jeunes élèves de Kitcisakik quittaient leur famille à cinq ans pour étudier à Val-d'Or, à une soixantaine de kilomètres de leur communauté.

Le retour des jeunes enfants à Kitcisakik a notamment permis de renforcer le lien d'attachement avec leurs parents.

Toutefois, la chercheuse de l'UQAT, Marguerite Loiselle, mentionne que l'étude a démontré que les parents avaient certaines lacunes et ont dû réapprendre à être parents à temps complet.

« Il est là le lien d'attachement, dit Mme Loiselle, il s'agit juste de le développer. Les parents sont de plus en plus présents au niveau de l'école. Un moment donné, c'est écrit dans l'étude qu'il y a eu 100 % de participation des parents à un événement qui s'est produit à l'école. »

Les chercheurs ont d'ailleurs mis en place différentes actions pour développer les habiletés parentales. L'une d'elles vise à encourager l'aide aux devoirs.

« C'est intéressant de voir comment les parents se rapprochent de plus en plus, mais ils s'en rapprochent par le biais d'activités ludiques et aussi par le biais des travaux scolaires, explique Marguerite Loiselle. Ils ont vraiment à coeur d'avoir une bonne éducation pour leurs enfants, mais il reste encore à développer les compétences. »

Mère d'une fille de 11 ans, Marie-Anne Pennosway a participé à la recherche de l'UQAT. « On aime mieux avoir nos jeunes chez nous, à la maison, dit-elle. On suit aussi les devoirs à la maison. On est fier d'être parent. »