Rexforêt forme et embauche des Autochtones communautés de Kitcisakik,

Philippe Doherty
le 4 juin 2009

Un groupe d'ouvriers autochtones de Kitcisakik qui a complété sa formation l'an dernier.

Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, a annoncé le 25 mai qu'un montant de 333 000 $ est attribué à l'entreprise Rexforêt, qui réalise des mandats spéciaux du gouvernement du Québec en foresterie. Ce montant aidera à financer huit projets de formation et d'accompagnement des Autochtones.

Des projets forestiers des communautés de Kitcisakik, Lac Simon, Temiskaming First Nation (réserve située à proximité de Notre-Dame-du-Nord au Témiscamingue) et Pikogan bénéficieront de ce financement via le Programme de création d'emploi en forêt (PCEF). Chacune de ces communautés a déposé cet hiver un ou des projets reliés à la foresterie et aura droit à la formation et la supervision offerte par Rexforêt grâce au PCEF.

Cette année, 57 Autochtones prendront part à un ou l'autre de ces projets. «La majorité de nos projets reliés au PCEF vont débuter dès le mois de juin. Certains ne sont prévus qu'à partir du mois d'août. Cependant, tous ces projets seront complétés d'ici la fin 2009», indique Alexandre Paquet, directeur régional Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec de Rexforêt. La durée des projets varie de cinq à seize semaines.

Attestation

Rexforêt fournit une formation, selon les besoins des projets, en reboisement, débroussaillage ou abattage manuel. Ces formations rémunérées permettent aux candidats d'obtenir une Attestation de formation professionnelle (AFP), reconnue par le ministère de l'Éducation. L'an dernier, 62 ouvriers autochtones de la région ont reçu leur AFP après avoir complété leurs projets. «Rexforêt offre de telles opportunités de formation remunérée aux Autochtones depuis plus de cinq ans. Le but est de les former et les intégrer à l'emploi, en visant le développement de compagnies autochtones autonomes», affirme M. Paquet.

Financement des projets

Pour qu'un projet soit accepté par Rexforêt, la communauté qui le présente doit en garantir 15% du financement. «Le coût initial des huit projets dépassait le million de dollars. Cependant, d'autres instances gouvernementales, autant au provincial qu'au fédéral, et des entreprises privées investissent dans ces projets. Rexforêt n'en gère que la portion reliée au PCEF, en partenariat avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune», explique M. Paquet.

En plus de la main-d'oeuvre autochtone, Rexforêt emploie deux formateurs et un superviseur pour veiller au bon déroulement des projets.

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