LES INDIENS NAVAJOS

 

Les Indiens navajos leur vrai nom "Diné" ce qui veut dire peuple dans leur langue.

Leur spiritualité, leur savoir, leur peinture de guérison font de ce peuple méconnu une véritable légende. Les Navajos sont une des réserves les plus importantes du Nouveau Mexique, leur poterie et leur bijou en argent et turquoise font la joie des touristes.

Au commencement, le futur peuple du Dinétha vit dans des univers souterrains sous l'aspect d'animaux divers, notamment d'insectes. Par métamorphoses successives dans cinq mondes différents, les Navajos se rapprochent de la configuration humaine pour aboutir a l'émergence finale. Celle-ci se réalise dans le monde physique actuel, jusqu'ou des Entités spirituelles, telles que Femme-qui change" ou "Femme-coquillage-blanc", les ont guidés.

Les Etapes de cette genèse leur donnent les moyens de s'affranchir des comportements depuis toujours sources de conflits pour l'humanité : l'adultère et l'inceste en particulier.

Ce texte sacré, aux confins de la poésie et du fantastique, nous permet de découvrir une autre Amérique que celle de 1492, parcellaire et orientée.

TEXTE TIRE DU LIVRE DE PAUL ZOLBROD : "LE LIVRE DES INDIENS NAVAJOS"

 

La Nation Navajo (en anglais)

http://www.americanwest.com/pages/navajo2.htm

http://www.navajo.org/

 

USA: Les Navajos entre la tradition et la modernité
La réserve navajo qui compte 160 000 habitants sur 65 000 km2, à cheval sur l'Arizona, I'Utah et le Nouveau Mexique, est la plus importante et la plus riche des États-Unis en ressources minérales (charbon, pétrole, uranium et gaz naturel). Peter Mac Donald, président du Conseil tribal de 88 membres qui dirige la tribu a été "remercié'' en novembre 1982 par un vote majoritaire de la tribu en raison de sa trop grande souplesse avec les blancs. Son adversaire et successeur Peterson Zah a promis d'arrêter l'exploitation des ressources naturelles ou tout au moins de renégocier des contrats qui permettent par exemple à une société minière de payer le charbon à la tribu 15 cents la tonne pour le revendre 20 dollars. Sa tâche est difficile dans la mesure où il doit trouver un juste milieu entre les anciennes traditions navajo de respect pour la terre et la nécessité du progrès économique dans une réserve où le chômage touche 80 % de la population active et où I'alcoolisme est un fléau. La nation navajo qui a su préserver son identité culturelle (les débats du Conseil tribal se font en navajo et en anglais, le navajo s'écrit et les danses sacrées restent réservées aux initiés et interdites aux non-indiens) est un bon exemple de tous les problèmes auxquels doivent faire face les réserves indiennes aux USA dont les valeurs traditionnelles ne sont guère compatibles avec les lois du marché chères à Ronald Reagan.
http://ethnisme.ben-vautier.com/analyses/ethnies/navajos.html

 

NAVAJO NATION

http://www.crystalinks.com/navajos.html  (en anglais)


Long Walk of the Navajos
 

After centuries of conflict with other Indians, Spaniards and Mexicans, the Navajo people took on Kit Carson and other Mexicans--only to face removal from their beloved homeland to the arid Bosque Redondo
http://americanhistory.about.com/library/prm/bllongwalk2.htm

 

Les traités et la commission des réclamations Indiennes
 
On s'aperçoit qu'à bien des égards, les Amérindiens disposent d'une sorte de double nationalité : la nationalité américaine à laquelle la plupart d'entre eux sont très attachés, et la nationalité tribale, tout aussi importante à leurs yeux et qu'il ne faut pas confondre avec un quelconque régionalisme. Les gouvernements tribaux, surtout ceux des grandes tribus, ont largement plus de pouvoir que les municipalités ou les comtés, parfois presque autant que les états et c'est le cas des Navajos et de deux ou trois tribus.
Car il ne faut jamais oublier que les tribus Amérindiennes sont des nations. Elles s'administrent comme des nations, sous la tutelle du B.I.A. Mais des nations quand même, disposant d'une constitution, d'un gouvernement et de représentants élus selon un mode démocratique "conseillé" par l'Indian Act. Les traités passés au cours des trois derniers siècles entre les tribus et les gouvernements anglais puis américain, l'ont été de nation à nation. C'est un fait légal irréversible et rien n'empêcherait une tribu qui s'estimerait lésée d'en appeler à l'O.N.U contre les Etats-Unis, éventualité à prendre tout à fait au sérieux.
C'est pourquoi, considérant la masse des traités signés et violés en trois siècles par l'envahisseur blanc (près d'un millier), le gouvernement américain a estimé prudent de devancer des complications internationales en instituant, en 1946, une Commission des réclamations Indiennes (Indian claims commission). Elle a pour principale fonction de rembourser aux tribus spoliées les terres perdues qui leur avaient été garanties par traité, à un taux généralement fixé au prix de l'hectare en 1850, environ un dollar, ce qui met en jeux des centaines de millions de dollars ! Seules les tribus, non les individus, peuvent introduire des recours devant cette commission et l'on a vu les Séminoles, moins de mille individus, se faire rembourser tout l'état de Floride à un dollar l'hectare, soit des millions de dollars. Des tribus mortes depuis longtemps ressuscitent brusquement autour d'un bon avocat pour bénéficier de cette manne. D'autres, au contraire, ont toujours refusé l'argent et réclament leurs terres.
Le Hogan
 
Bien qu'il existe des logements modernes dans la réserve, de nombreux Navajos continuent à construire les hogans traditionnels et à y vivre. Il s'agit de maisons coniques faites d'une armature de bois et recouvertes de terre, pourvues d'un trou pour la fumée au sommet et d'un passage étroit et couvert servant d'entrée.
 
NAVAJO NATION

Long Walk of the Navajos
 
After centuries of conflict with other Indians, Spaniards and Mexicans, the Navajo people took on Kit Carson and other Mexicans--only to face removal from their beloved homeland to the arid Bosque Redondo
http://americanhistory.about.com/library/prm/bllongwalk2.htm
 

Les Navajos
 
Navajo, peuple indien d'Amérique du Nord, de la famille linguistique athabascane et de la zone culturelle du sud-ouest. Les Navajos vivent aux États-Unis, dans des réserves du nord-est de l'Arizona et des régions contiguës du Nouveau-Mexique et de l'Utah. Ils sont étroitement apparentés aux Apaches. On pense qu'ils venaient du nord et se sont installés dans le sud-ouest des États-Unis au cours du XVIe siècle. Au XVIIe siècle, les Navajos étaient devenus un peuple pastoral, avec une économie fondée en grande partie sur l'élevage et la chasse.
 
 
Les Navajos entrèrent en conflit avec les colons espagnols et les Mexicains au XVIIIe et au début du XIXe siècle. Leur contact avec les Espagnols fut limité mais important ; ces derniers introduisirent les chevaux, les moutons et les chèvres, qui devinrent des éléments vitaux de l'économie navajo.
En 1846, les Navajos conclurent un premier traité avec le gouvernement des États-Unis, mais des accrochages avec les troupes américaines entraînèrent des hostilités en 1849 et des combats répétés jusqu'en 1863. Cette année-là, les forces américaines, dirigées par Kit Carson, lancèrent une vaste campagne contre les Navajos, et firent prisonniers 8 000 d'entre eux. Ces Amérindiens furent envoyés à pied dans la réserve de Fort Sumner, au Nouveau-Mexique. Cette déportation est connue dans l'histoire navajo comme la « longue marche ». Dans cette réserve, les Navajos eurent à souffrir cruellement d'épidémies et de famines dues aux mauvaises récoltes, et furent attaqués par d'autres tribus. Un nouveau traité fut signé en 1868, autorisant les survivants à rejoindre une réserve aménagée sur leur ancien territoire, et leur attribuant des moutons et des bovins. En retour, ils acceptèrent de vivre en paix avec les colons américains. En 1884, la réserve fut agrandie pour pouvoir accueillir leurs troupeaux qui se développaient.
À la fin du XIXe siècle, les Navajos prospéraient, la population avait doublé, et des terres supplémentaires furent encore annexées à la réserve. Comme il s'agissait généralement de terres pauvres, les étrangers firent peu de tentatives pour envahir la réserve. De sérieux problèmes d'érosion du sol et de pâturage intensif dus au développement considérable du cheptel poussèrent le gouvernement américain à imposer aux Navajos un plan de réduction du bétail. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, bon nombre d'entre eux quittèrent la réserve pour servir dans l'armée ou pour travailler dans les villes à des activités liées à la guerre.
 
Les Navajos se divisent en plus de cinquante groupes, et leur mode de filiation est transmis par les femmes (clans matrilinéaires). Les Navajos doivent se marier en dehors de leur propre clan. L'unité sociale de base est une famille élargie dont les membres ont une gamme complète de responsabilités. Bien qu'il existe des logements modernes dans la réserve, de nombreux Navajos continuent à construire les hogans traditionnels et à y vivre. Il s'agit de maisons coniques faites d'une armature de bois et recouvertes de terre, pourvues d'un trou pour la fumée au sommet et d'un passage étroit et couvert servant d'entrée.
La religion navajo est fondée sur le culte des vents et des cours d'eau, et fait appel à un certain nombre de dieux qui interviennent occasionnellement dans les affaires humaines. Ces dieux sont fréquemment invoqués ; des offrandes leur sont faites et des danses cérémonielles sont exécutées dans lesquelles ils sont représentés par des hommes peints et masqués. Les chansons, les incantations, les prières et les peintures de sable font aussi partie de rituels religieux complexes, et il existe une vaste mythologie.
 
La base de leur économie de subsistance est fondée sur des troupeaux de moutons et de chèvres, quelques bovins et chevaux, et des emplois occupés dans divers secteurs, notamment le tourisme. Les Navajos fabriquent aussi de la poterie et de la vannerie et sont réputés pour leur bijoux en argent et leurs belles couvertures solides. Au milieu du XXe siècle, la production de pétrole et la découverte de riches gisements minéraux sur les terres de la réserve améliorèrent considérablement leur économie.
La population navajo s'accroît à un rythme rapide (219 198 selon le recensement de 1990) ; cette croissance risque de mettre une pression considérable sur leur économie traditionnelle. Les terres de leur réserve totalisent plus de 6 millions d'hectares, c'est la plus vaste des États-Unis. Les Navajos ont aussi le revenu le plus élevé de tous les peuples amérindiens des États-Unis. Il est estimé à environ 50 millions de dollars provenant des contrats d'exploitation du pétrole et du gaz aussi bien que des ressources minérales et forestières.

Retrouvez quelques photos sur les Navajos

 

Les traités et la commission des réclamations Indiennes
 
On s'aperçoit qu'à bien des égards, les Amérindiens disposent d'une sorte de double nationalité : la nationalité américaine à laquelle la plupart d'entre eux sont très attachés, et la nationalité tribale, tout aussi importante à leurs yeux et qu'il ne faut pas confondre avec un quelconque régionalisme. Les gouvernements tribaux, surtout ceux des grandes tribus, ont largement plus de pouvoir que les municipalités ou les comtés, parfois presque autant que les états et c'est le cas des Navajos et de deux ou trois tribus.
Car il ne faut jamais oublier que les tribus Amérindiennes sont des nations. Elles s'administrent comme des nations, sous la tutelle du B.I.A. Mais des nations quand même, disposant d'une constitution, d'un gouvernement et de représentants élus selon un mode démocratique "conseillé" par l'Indian Act. Les traités passés au cours des trois derniers siècles entre les tribus et les gouvernements anglais puis américain, l'ont été de nation à nation. C'est un fait légal irréversible et rien n'empêcherait une tribu qui s'estimerait lésée d'en appeler à l'O.N.U contre les Etats-Unis, éventualité à prendre tout à fait au sérieux.
C'est pourquoi, considérant la masse des traités signés et violés en trois siècles par l'envahisseur blanc (près d'un millier), le gouvernement américain a estimé prudent de devancer des complications internationales en instituant, en 1946, une Commission des réclamations Indiennes (Indian claims commission). Elle a pour principale fonction de rembourser aux tribus spoliées les terres perdues qui leur avaient été garanties par traité, à un taux généralement fixé au prix de l'hectare en 1850, environ un dollar, ce qui met en jeux des centaines de millions de dollars ! Seules les tribus, non les individus, peuvent introduire des recours devant cette commission et l'on a vu les Séminoles, moins de mille individus, se faire rembourser tout l'état de Floride à un dollar l'hectare, soit des millions de dollars. Des tribus mortes depuis longtemps ressuscitent brusquement autour d'un bon avocat pour bénéficier de cette manne. D'autres, au contraire, ont toujours refusé l'argent et réclament leurs terres.
 
Le Hogan
 
Bien qu'il existe des logements modernes dans la réserve, de nombreux Navajos continuent à construire les hogans traditionnels et à y vivre. Il s'agit de maisons coniques faites d'une armature de bois et recouvertes de terre, pourvues d'un trou pour la fumée au sommet et d'un passage étroit et couvert servant d'entrée.
Photograph of a hogan 
 
 
 
 

 

Monument Valley et la légende de Pish-la-ki

http://www.chez.com/farwestmagazine/product2_24.htm

Le code Navajo

http://www.apprendre-en-ligne.net/crypto/codes/navajo.html

 

La guérison chez les Navajos

http://agora.qc.ca/encyclopedie/index.nsf/Impression/Guerison--La_guerison_chez_les_Navajos_par_Oscar_Pfister

Prieres Navajo

http://perso.wanadoo.fr/yanu/HTML/peupledesert.htm

 

à lire

Thème : histoire et sciences politiques-histoire des indiens d'amérique

 

Au-delà des quatre coins du monde

Une famille navajo dans l'Amérique d'aujourd'hui
Emily Benedek

Date de dernière mise à jour : 03/04/2014