Les indiens Yamana ( Yagans) de la Terre de Feu

Les yagans (ou yámanas) sont un peuple amérindien éteint qui habitait autrefois la partie sud de la grande île de Terre de Feu ainsi que les autres îles situées plus au sud, de l'autre côté du canal Beagle, dans des territoires qui font aujourd'hui partie de l'Argentine et du Chili. C'étaient des nomades qui se déplaçaient dans les nombreux canaux de la région dans des canoés faits d'écorce de lenga, chassant les oiseaux, le loup de mer et la nutria, avec la peau desquelles ils faisaient leurs vêtements. Leur langue est appelée le yámana.
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Les indiens Yamana (Yagán)

Le Yamana, inassimilable, "retourne avec délice à sa pirogue, sa vie indépendante et errante" (Hyades).

C'était les plus petits, avec une taille de 1,44 à 1,64m, avec le tronc, les épaules et les bras très développés par rapport à leurs jambes chétives. Ils étaient si peu habitués à marcher sur la terre ferme, qu'ils se tenaient toujours sur une jambe, puis sur l'autre, ne pouvant tenir en place, gênés, gauches, marchant courbés en avant, inquiets.

Indiens de mer, il utilisaient le harpon (de plusieurs sortes, selon l'objectif), la lance et la fronde, celle-ci avec une adresse incroyable. Par contre ils ne connaissaient pas l'arc.
Lucas E.Briges nous décrit : "Pour chasser des oiseaux et pécher, les yagans utilisaient des harpons avec un pointe en os, parfois de plus de trente centimètres de long, et multi barbelée. Pour décoller les coquillages, et même pour chercher les crabes, ils utilisaient des harpons de bois à quatre pointes. Par contre pour le plus gros gibier, ils utilisaient un grand harpon, pourvu d'une énorme pique d'os, d'une quarantaine de centimètres de long, fixée dans une rainure, à l'extrémité d'une canne d'environ cinq mètres de long, bien polie et taillée en pointe. Une courroie était fermement attachée à la tige, environ au tiers de la canne, du côté de la pique, de telle sorte que quand la pique pénétrait dans le corps du phoque, et parfois d'une baleine affaiblie, l'animal se projetait en avant et la tige se détachait, et entraînée par le courant, formait un angle droit avec la direction suivie par la victime, dont la vitesse était alors bien réduite, ce qui permettait à son poursuivant d'arriver avec son canot jusqu'à l'animal exténué, et de le transpercer à coups de lance, ce qui terminait la lutte. "

"Les femmes avaient leur propre méthode de pêche. Elles utilisaient des lignes tressées avec leurs cheveux ; près de l'appât, elles attachaient une pierre parfaitement ronde, par une rainure faite exactement pour retenir la ligne. Elles abaissaient le bord du canot, solidement amarré à une brassée d'algues, quasiment au niveau de l'eau, à partir d'où elles tenaient leurs lignes. Comme appât, elles utilisaient des queues de petits poissons, puis une fois englouti par l'infortuné poisson, elles tiraient la canne sans aucune secousse. Le poisson, inconscient du danger et ne voulant pas lâcher sa nourriture, s'y accrochait, et quand il n'était plus qu'à quelques centimètres de la surface, la main agile de la pêcheuse le saisissait et le jetait dans le panier destiné à cet usage."

 lire la suite des informations sur :

http://www.limbos.org/sur/yamanfr.htm

Les nomades des mers

Un anthropologue chilien est sur la trace des derniers Yagans, une grande tribu d'Indiens de Patagonie dont il ne reste que trois survivants. Un document ethnographique exceptionnel

http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/question_actu.php?langue=fr&id_article=7263