Les Ours au Canada

Comme chaque année au printemps ou à l’automne les ours font parler d’eux en s’approchant des maisons.

Actuellement plusieurs faits ont été rapportés dans la presse.

Quelques explications sur les ours au Canada

Au canada la chasse à l’ours est réglemente La capture de quatre ours noirs par piégeur est autorisée dans certains territoires où les populations importantes d’ours sont à l’origine de nombreux problèmes. Cette gestion de la récolte ne met pas en péril les populations mais permet plutôt d’en limiter l’expansion. Dans plusieurs régions du Québec, les quotas de capture ont ainsi été augmentés au cours des dernières années et les populations d’ours noirs semblent en croissance. Par ailleurs, un plan de gestion des populations d'ours est établi pour chacune des zones de chasse et fixe les modalités de récolte en prenant d'abord en considération la pérennité des populations. Au Québec, la récolte totale annuelle est de l'ordre de 4 000 à 5 000 ours. Quand on considère qu’on estimait à 60 000 la population d’ours noirs du Québec, en 1998, on ne peut pas parler ici de surexploitation.

Jusqu’en 1998, au Québec, nous avions deux saisons de chasse à l’ours, une au printemps et une autre à l’automne, ce n’est généralement plus le cas. Sauf dans certaines zones nordiques, il n’y a plus qu’au printemps que l’on pratique cette chasse. Et comme au printemps les femelles sont plus discrètes avec leurs petits, on observe qu’il y a moins de femelles récoltées à cette période qu’à l’automne, donc moins d’orphelins.

Loin d’être nuisibles à la faune, la chasse et le piégeage sont des activités qui concourent au maintien d’un équilibre que l’ensemble des activités humaines a lourdement perturbé. Grâce à ces outils régulateurs, on s’assure de ne pas permettre à une espèce de croître jusqu’à un niveau où elle mettrait en péril la survie d’autres éléments importants de son habitat ou la sécurité des citoyens. Bien entendu, cet équilibre se maintenait tout naturellement avant l’arrivée de l’homme sur ce continent. Mais maintenant que, par notre présence, nous avons grandement transformé les écosystèmes, ceux-ci n’ont plus la même capacité d’adaptation. Notre intervention est devenue nécessaire et c’est pour cette raison que nous avons mis en place un plan de gestion de l’ours noir qui s’appuie sur un suivi annuel de la récolte dans chaque zone de chasse. L’enregistrement de toutes les prises est obligatoire. La chasse et le piégeage sont maintenant des outils indispensables à une saine gestion des populations animales.

L’homme occupe de plus en plus de place sur la planète. Alors qu’il y a quelques siècles la survie de l’homme reposait sur les animaux qu’il chassait, aujourd’hui c’est la survie des animaux qui repose sur l’homme. C’est notre responsabilité d’assurer la pérennité des espèces animales et c’est pourquoi nous appliquons des règles de gestion rigoureuses en matière d’exploitation de la faune. (Info du gouvernement Québécois)

Les autochtones m’ont expliqué qu’au printemps les ours qui sortent d’hibernation n’ont pas peur de s’approcher des villes et des habitations, afin de rechercher de la nourriture. Dernièrement une jeune femme a été attaquée à son domicile par un ours, dans un village, il a fracassé la porte de sa maison et a pénétré à l’intérieur.

L’ours noir affectionne tout particulièrement les sites de camping et les dépotoirs et pour lui, Chaque chasseur a droit à un ours par année

Pour l’ours blanc Le maintien de populations prospères d'ours blancs est hautement prioritaire pour les Canadiens, mais en particulier pour deux groupes : 1) les chasseurs Inuits et amérindiens, qui comptent sur le prélèvement durable d'ours pour perpétuer leur culture et assurer leur bien-être économique, et 2) les gens qui se préoccupent du sort de l'ours blanc, qui constitue à leurs yeux le symbole par excellence de la virginité des milieux naturels de l'Arctique.

La réglementation de la chasse à l’ours blanc au Canada relève de la compétence des provinces et des territoires. Un comité technique fédéral, provincial et territorial de l’ours blanc effectue un examen annuel des limites et de la situation de chacune des populations du Canada, détermine les niveaux de prise durables et surveille le nombre d’ours tués chaque année. Des quotas de prises exécutoires sont en vigueur au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut et au Labrador.

Au Manitoba, l’ours blanc est protégé en vertu de la Loi sur la conservation de la faune, et il n’y a pas de saison de chasse. Les ours se trouvant dans une tanière et les femelles avec des oursons sont automatiquement protégés, et le droit de tuer ces ours en vertu des droits issus des traités des peuples autochtones est supprimé. Le ministre provincial de la faune peut toutefois autoriser, par permis, le prélèvement d’individus.

En Ontario, les droits issus de traités ne permettent pas de réglementer la chasse aux ours blancs, mais une entente avec les chasseurs cris prévoit un contingent annuel admissible de prises. Les femelles avec des oursons et les ours se trouvant dans des tanières ne sont pas expressément protégés en Ontario, mais les tanières le sont, et seules les personnes détenant des droits issus de traités peuvent chasser légalement l’ours blanc.

Aucun contingent n’est actuellement en vigueur au Québec, même si les chasseurs Inuits québécois ont convenu de limiter la capture aux niveaux actuels, qui semblent être durables. Une fois que les évaluations auront été achevées pour les trois populations qui font l’objet de prélèvements et que des prises durables auront été déterminées, on s'attend à voir les Inuits du Québec signer des ententes de cogestion avec d'autres groupes d'utilisateurs qui partagent chacune des populations. Au cours des dernières années, plusieurs réserves nationales de faune, parcs nationaux et réserves de parcs naturels sous administration fédérale ont été établis dans le Nord, dont certains accordent une protection aux ours blancs dans des refuges estivaux et des aires de mise bas. La création du Polar Bear Wilderness Park, en Ontario, est un exemple de ce genre d’initiative mise en oeuvre par une province.

Autre protection ou statut

L’ours blanc figure à l’annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), ce qui signifie qu’il faut détenir un permis pour expédier des ours blancs entiers ou des parties d’ours blancs d’un pays à l’autre. L’ours blanc est également inscrit sur une des listes de l’Union mondiale pour la nature (UICN).À l’échelle internationale, la gestion et la recherche relatives à l’ours blanc sont coordonnées depuis 1976 dans le cadre de l’Accord sur la conservation des ours blancs (polaires). Aux termes de cet accord, la prise d’ours blancs est réservée aux « peuples locaux », ce qui, au Canada, est interprété comme signifiant les peuples autochtones ou les chasseurs sportifs guidés par des Autochtones.

 

Le Grizzli La Colombie-Britannique est un des rares endroits au monde où il y a encore des populations importantes d'ours noirs et de grizzlis. Cependant, à mesure que notre population augmente, nous empiétons sur l'habitat des ours, les repoussant dans un milieu sauvage de plus en plus restreint Il est notoirement difficile de dénombrer les grizzlis. En Colombie-Britannique, on estime que la population varie de 6 000 à 12 000 individus (environ la moitié de la population qui reste au Canada). Les grizzlis fréquentent régulièrement les parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers, mais la plupart sortent de ces parcs au cours de leurs déplacements annuels. En effet, ces parcs sont trop petits pour fournir un habitat suffisant à une population viable.

Pour gérer leur nombre, il est essentiel de savoir combien d'ours fréquentent cette partie du monde. Pour que les chercheurs puissent renseigner les gestionnaires de la faune, ils doivent savoir combien de temps vivent les ours, le nombre de petits qu’ils ont et quelles sont les causes de mortalité. Comme les ours vivent souvent dans des régions éloignées, accidentées et où la végétation est très dense, il est difficile de les surveiller.

Dans le but de gérer les ressources selon une approche écologique, Parcs Canada participe au Projet de recherche sur les ours des versants ouest (West Slopes Bear Reserach Project), une initiative du Columbia Basin Fish & Wildlife Compensation Program, le ministère de l'Environnement, des Terres et des Parcs (C.-B.), le ministère des Forêts (C.-B.), l'Université de l'Alberta, l'Université de la Colombie-Britannique et l'Université de Calgary, ainsi que les Amis des parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers. Les chercheurs ont recours à la radio télémesure et à des techniques d'empreintes génétiques pour évaluer les caractéristiques de la population, les habitats qu'elle fréquente et les déplacements des grizzlis et des ours noirs. Le but de la recherche est d'obtenir l'information nécessaire pour la gestion à long terme et la conservation du grizzli et de l'ours noir.

La zone d'étude est située dans la partie supérieure du Columbia, près de Golden, en Colombie-Britannique. Cette région comprend divers habitats et des réseaux de gestion dont des parcs nationaux (des Glaciers, Yoho et Kootenay), des forêts commerciales, des établissements urbains et ruraux, et des terres inondées par des aménagements hydroélectriques. En outre, la région est traversée par la Transcanadienne et par le chemin de fer du Canadien Pacifique. Il s'agit donc d'un microcosme des aménagements qui ont lieu dans plusieurs endroits du territoire de l'ours en Colombie-Britannique et ailleurs.

Les chercheurs capturent les ours et leur mettent un collier émetteur, lequel est essentiel parce que le terrain accidenté permet difficilement de suivre et de situer les ours. Ils suivent chaque semaine environ 25 ours munis de colliers émetteurs, surtout en volant à basse altitude, mais également au sol, pour voir quelle sorte d'habitat ils utilisent. On détermine ensuite les territoires et les déplacements.

Les êtres humains et les grizzlis

Rien ne représente mieux les efforts en cours pour garder une partie du monde sauvage et naturel que les enjeux liés aux grizzlis. Les mortalités et les pertes d'habitat causées par les êtres humains ont entraîné la disparition des grizzlis dans presque tout l'Ouest de l'Amérique du Nord. Leur besoin de vastes espaces vierges va à l'encontre de notre utilisation illimitée des ressources naturelles. Notre façon de gérer les grizzlis est une indication du sort qui attend les grands carnivores.

Dans cette partie de la Colombie-Britannique, le réseau de chemins de fer, de routes et de chemins d'exploitation forestière a considérablement augmenté au cours des trente dernières années. Les routes et les voies ferrées peuvent stresser les populations de grizzlis de plusieurs façons. Ils peuvent être tués directement dans une collision avec une auto, un camion ou un train, ou indirectement, en raison d'un plus grand accès menant au braconnage et à la mise à mort légale, et d'autres activités humaines. Il arrive aussi que les ours se tiennent à l'écart du bruit et de la circulation des routes achalandées. On craint qu'avec le temps, certaines routes pourraient couper les territoires des ours et faire diminuer la possibilité qu'à long terme, les grizzlis restent dans la région.

Il n'y a que la nourriture qui fait que les grizzlis cessent d'éviter les humains. Les ours sont attirés par ce que nous laissons derrière : déchets, arbres fruitiers renversés par le vent, intestins des animaux de chasse tués et paniers à pique-nique. Les agents de conservation et d'autres personnes tuent de nombreux grizzlis chaque année parce que nous ne les tolérons pas à proximité des agglomérations, pour des raisons de sécurité ou par crainte de dommage à nos propriétés. Cependant, au cours des dernières années, un programme de sensibilisation organisé par des particuliers a grandement contribué à réduire le taux de mortalité chez les ours de la région.

Les résultats préliminaires du Projet de recherche sur les ours des versants ouest indiquent qu'on a trouvé quelques ours morts sur des routes situées à proximité des agglomérations; on présume qu'il s'agit de mises à mort directes ou du fait de déplacements. Cette situation porte à croire que sans une action concertée, les grizzlis pourraient être relégués uniquement aux aires inaccessibles. Ce problème va probablement empirer dans les Kootenays, où les peuplements humains et les routes ne cessent d'augmenter.

La région qui entoure les parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers est à proximité du territoire toujours plus petit des grizzlis en Amérique du Nord. Si nous ne prenons pas les mesures qui s'imposent, la diminution graduelle du territoire du grizzli va se poursuivre

(Info : http://www.pc.gc.ca/fra/pn-np/bc/revelstoke/natcul/natcul6.aspx)

A lire aussi :

L’OURS NOIR ET VOUS!

où Comment éviter les problèmes avec les ours noirs

http://www.voyagerultraleger.com/Documents/LoursNoirEtVous.pdf

Conseils donnés aux citoyens

http://www.villedemont-tremblant.qc.ca/servicesMunicipaux.php?section=290

Des ours noirs dans la ville

http://archives.radio-canada.ca/societe/faits_divers/clips/17160/

http://archives.radio-canada.ca/societe/faits_divers/clips/17160/

 

http://www.radio-canada.ca/regions/abitibi/2010/10/05/003-ours_noir_Rouyn-Noranda.shtml

 

 

http://www.radio-canada.ca/emissions/desautels/2009-2010/chronique.asp?idChronique=92466

 

Un ourson voyage dans un train par accident pendant 12h

http://www.zigonet.com/ours/un-ourson-voyage-dans-un-train-par-accident-pendant-12h_art16058.html

 

http://matin.branchez-vous.com/nouvelles/2010/10/baie-comeau-ours-affame-dans-ville.html

 

Shamattawa

Un ours en ville  (ours blanc)

http://www.radio-canada.ca/regions/manitoba/2010/08/30/003-ours-polaire.shtml