Michelle Vignes Les indiens d’Amérique 35 années de lutte pour la souveraineté

Red Crow Westerman and Michelle Vignes

http://www.sacredrun.org/archives/BenefitConcertSF20060210.html

D’origine française, Michelle Vignes (née à Reims en 1928) Assistante d’Henri Cartier-Bresson, Michelle Vignes devient photographe indépendante dans les années 1960 et commence à collaborer avec la presse. Son intérêt pour les minorités l’amène à réaliser un reportage sur le mouvement Indiens d’Amérique (MIA) et à couvrir l’occupation de l’île d’Alacatraz (1969-1972). Adoptée par la communauté, elle est initiée à la culture indienne et aux cérémonies rituelles. Michelle Vignes pose un regard plus intimiste qu’ethnologique sur les Indiens d’Amérique du Nord. Pendant plus de trente ans, elle est aux côtés du MIA, de la révolte à Wounded Knee à la libération de Dennis Banks, cofondateur du mouvement, et se fait le témoin des actions menées par les indiens pour faire valoir leurs droits et préserver leur identité. Ses images en noir et blanc sont un témoignage à la fois émouvant (par leur humanité) et terrifiant (par leur détresse) de ces combats fondamentaux. Elles nous rappellent, chacune à leur manière, que l'Amérique a bâti sa richesse et sa suprématie sur l'exclusion du peuple indien, après qu'il fut exterminé, comme on sait, tout au long du XIXème siècle. Paru dans l'excellente collection “ Photogalerie ” dirigée par Michèle Auer, ce livre est d'autant plus indispensable aujourd'hui que les USA pratiquent, ailleurs, d'autres formes de génocide.

 Elle  vit et travaille à San Francisco depuis 1965.

 

Témoignage

 

Avant-propos

 

Alors que je n’étais qu’un jeune photoreporter récemment arrivée à Francisco, un article  paru dans un journal local attira mont attention. Il était dit que l’île d’Alcatraz avait été achetée il y a bien longtemps aux indiens pour 24 dollars et qu’aujourd’hui ils la revendiqueraient pour la même somme.
Lorsque l’il se fut occupée par un groupe d’activistes, sans hésitation je décidai d’aller sur place. Ce qui se présentait comme un simple reportage est devenu le sujet de toute une vie.
 Je me suis immédiatement passionnée pour leur cause. J’ai réalisé que nous nous trouvions à un moment crucial de leur histoire. L’enjeu n’était rien moins que la souveraineté d’un peuple et la survie d’une culture. J’ai décidé de suivre les mouvements d’action politique qui se formaient pour défendre leurs droits. C’est ainsi que j’ai photographié les membres de l’Américan Indian Mouvement.
Ce fut pour moi une longue route semée d’embûches. Pour prétendre connaitre les indiens, je compris que je devais vivre avec eux et m’immerger dans leur culture. En les photographiant jour après jour, de nombreux liens affectifs se sont créés. Que ce soit dans le nord ouest, chez les Kwakiut, ou dans le sud ouest chez les Navajos et les Hopi, dans les grandes plaines chez les Sioux, j’ai pu saisir multiples aspects de la vie quotidienne et rituelle des Indiens d’Amérique. Tous m’ont soutenue dans mon apprentissage

Merci à tous ceux qui m’ont ouvert les yeux.

Michelle Vignes
15 décembre 2002

 

 

L’American Indian Mouvement (AIM) a été créé le 28 juillet 1968, trente cinq ans plus tard, un bilan s’impose. Que s’est il passé cet été là ?

Né de la violence issue des maisons de correction, des prisons, des taudis, du taux de chômage vertigineux, des brutalités policières, de la corruption gouvernementale dans les réserves indiennes et des politiques racistes pesant sur les droits des autochtones, l’AIM s’est lancé dans l’action politique pour changer les conditions de vie des indigénes.
Pour comprendre ce contexte mais aussi l’état d’esprit dan lequel nous nous trouvions alors, il faut se reporter aux politiques indiennes menées par le gouvernement fédéral et par les états ou nous résidions.
Au cours des années 1880, le Bureau of Indian Affairs (BIA) n’avait d’autre objectif que la destruction des indiens et de leur culture. L’état avait mis en place un système d’internat qui favorisait l’éclatement de la famille. Dans tous le pays, le gouvernement américain avait fait construire des établissements scolaires dont l’enseignement était dispensé par les églises chrétiennes. Les jeunes Indiens  se trouvaient ainsi fréquemment hébergés à des centaines de kilomètres de chez eux. Une fois ces enfants retirés de force de leur foyer et envoyés dans ces établissements, les doctrines chrétiennes, étaient énergiquement inculquées par les missionnaires, prêtres et religieuses. Dix à trente mille enfants au minimum ont été ainsi enlevés à leurs familles et placés dans ces internats d’état. Ils y passaient cinq à dix ans sans pouvoir rendre visite à leurs parents ni à leurs grands-parents. Durant cette « période éducative », les élèves n’avaient le droit ni de parler leur langue maternelle, ni de pratiquer leurs cérémonies traditionnelles, ni de rechercher un soutien spirituel auprès des anciens et des chamans de leur tribu.
Pour ceux qui tentaient de s’enfuir, des châtiments corporels étaient prévus : on pouvait leur raser la tête, les confiner dans leur dortoir, forcer les garçons à porter des vêtements féminins durant toute la journée ou leur infliger la « haie brûlante ». Celle ci consistait à disposer en deux lignes parallèles dix à vingt garçons munis de battes de base-ball, de planches, ou de bâtons. Les élèves punis devaient alors traverser le couloir en courant sous le feu continu des coups.
En 1849 lorsque le bureau of Indian Affairs avait été transféré du ministère de la guerre au ministère de l’intérieur, la question de la propriété du sol avait été directement traitée par l’administration de la Gestion des terres, elles même contrôlée par les industriels miniers, pétroliers et forestiers. Or ces industries exploitaient déjà les vas tes ressources des terres indiennes. Du point de vue de l’AIM, il s’agissait déjà là d’un conflit d’intérêts totalement illégal.

 

La piste des traités violés, aout-novembre 1972

 

En 1972 une fois terminé les danses d’été, certains d’entre nous se sont dirigés vers Denver (Colorado) pour participer à un meeting national d’indiens prévu pour fin septembre. En tant que directeur national de l’AIM, j’étais sans cesse sur les routes. Clyde Bellecourt était responsable du bureau de Minneapolis. J’avais rencontré Russel Means l’année précédente. Il dirigeait désormais le bureau de l’AIM de Cleveland. Ron Petit était mon adjoint et nous faisions du bon travail. Il était du Milwaukee (Wisconsin) et collaborait avec Herb Powles, un indien Oneida qui dirigeait le plus important programme de lutte contre l’alcool du haut Midwest. Le travail de Herb m’intéressait et nous nous rencontrions toutes les semaines pour parler de notre expérience et voir ce que nous pouvions faire également contre la drogue. Herb n’était pas le genre de personne que l’on trouve habituellement à la tête des programmes de désintoxication. Sa méthode reposait sur l’enseignement indigène traditionnel. Et je lui donnais totalement raison. Aujourd’hui la hutte de sudation est devenue – et peut-être l’a-t-elle toujours été – la meilleure forme de thérapie qui puisse être mise en oeuvre et ce pas seulement pour les alcooliques.
Cette année là, Petite m’avait également accompagnée en Floride ou se tenait le congrès du parti républicain. L’AIM avait dressé la liste de sujet sur lesquels nous voulions attirer l’attention du gouvernement de Richard Nixon. A l’époque, nous n’avons pas pu voir personnellement le président mais nous avons remis les documents à sa fille Trisha Nixon. Nos sujets d’inquiétude portaient sur les conditions déplorables de logement de la population autochtones
Au meeting de Denver, je constatais une participation plus nombreuse que prévu, avec notamment la présence de plusieurs tribus venues du Canada. La question de la participation de L’AIM s’était décidée à l’occasion de notre meeting à Rosebud (Dakota du Sud), lors de la danse d’été de Crowdog, mais nous avions convenu de nous retrouver à Denver pour envisager l’élargissement de la base de l’AIM tout en mettant au point une stratégie en vue d’un rassemblement national à Washington. Si aucune date précise n’avait été fixée, nous avions toutefois clairement défini notre objectif : obtenir du gouvernement le droit à l’autodétermination.
Une fois notre groupe rassemblé, nous avons rencontré d’autres leaders du mouvement et suggéré une réunion en vue d’une conférence de stratégie nationale à Washington. Tout le monde est tombé d’accord pour un meeting dans la capitale. Nous allions l’appeler la «  Piste des traités violés ». Mais quand ? Comment s’y rendre ? Qui voulait assurer la coordination ?

 

Le plan : organiser un déplacement de masse sur la capitale.

 

Pour organiser notre bureau et coordonner les rencontres à Washington, nous avons formé une équipe organisatrice chargée de se rendre sur place, composée de Rueben Snake, Winnebago, de Bob Burnette, Sioux Rosebud et de George Mitchell, Anishinabe. Afin de réunir le plus grand nombre, nous avons proposé trois convois : l’un partant de Seattle, l’autre de San Francisco et le troisieme de Los Angeles.
Le 6 octobre, les trois convois ont quitté leurs villes respectives.
Nous devions tous nous retrouver à Minneapolis où Clyde Bellecourt et d’autres membres préparaient une rencontre à mi chemin. Lors de cette rencontre, nous avons dressé un programme en vingt points que nous avions l’intention de soumettre aux représentants du gouvernement. Pendant ce temps, Burnette, Snake et Mitchell, arrivés à Washington, nous assuraient que tout ce passait bien, confirmant que de nombreuses réunions étaient prévues avec différentes agences fédérales. L’équipe organisatrice nous a même assurée que des meetings avec de hauts fonctionnaires auraient lieu des notre arrivée à Washington. Sur place, cependant, nous avons bien été forcés de constater que les promesses faites à notre équipe étaient vaines et que les réunions n’auraient jamais lieu. Furieux, nous avons entrepris d’occuper pendant une semaine l’immeuble du Bureau of Indian Affairs et de révéler au public ce programme des « choses promises, choses non tenues ». Le convoi de la « Piste des traités violés », fort de plus de 2 000 personnes avait fait la route pour rien.
Durant l’occupation de ce bâtiment, nous avons découvert de nombreuses preuves de malversations au sein du Bureau of Indian Affairs et du ministère de l’intérieur. Considérant que la population devait être mise au courant des faits, nous avons quitté les lieux en emportant un camion entier de documents. A notre départ, le FBI s’est lancé dans la surveillance la plus étroite jamais exercée à l’égard d’un groupe d’Amérindiens, et plus précisément ceux de l’AIM. Les enquêteurs se sont mis à filer les véhicules pour retrouver les dossiers manquants et procéder à des arrestations.

 

Après la prise du Bureau Of Indien Affairs


.Ce qui s’est passé à Buffalo Gap (Dakota du Sud) a changé l’attitude de beaucoup d’entre nous.
En janvier 1973, Wesley Bad Heart Bull, un indien, Oglala, fut tué d’un coup de couteau dans le bar de la vile. Bien que quinze témoins oculaires aient témoigné par la suite que son meurtrier , un blanc avait reconnu vouloir « casser de l’indien » ce soir là, un jury composé uniquement de Blancs le déclara non coupable. Le 6 février 1973, tandis que nous protestions contre le traitement judiciaire de l’affaire, la police nous fîmes attaquer par une troupe de combat. A la suite  de cette agression de nombreux Amérindiens, dont je faisais partie, ont été brutalisés et emprisonnés.
Ce message en forme de « fin de non-recevoir » que nous adressait directement Washington ulcéra la direction de l’AIM tout autant que nos partisans. Nous étions à bout, nous nous demandions que faire, de quel coté nous tourner quand est venue l’idée d’une action à Wounded Knee.

 

Un appel de Fools Crows, chef des Oglala

 

Le 27 Février 1973, au petit matin, j’ai été réveillé par un coursier qui m’apportait un message sur cassette de Fools Crow  (chef traditionnel des Oglala) et de Russel Means. Le message était clair : « Amène des guerriers à Oglala nous allons nous battre ! »
Au cours des huit mois précédents, la réserve de Pine Ridge, dans l’ouest du Dakota du Sud, avait été secouée par des conflits internes provoqués par Dick Wilson, le nouveau président tribal. Celui ci exerçait son pouvoir comme un dictateur du tiers-monde, gouvernant comme bon lui semblait, pratiquant le népotisme et suspendant la constitution des Sioux Oglala, privant de ce fait la population des ses libertés individuelles. Outrés par ses agissements, les chefs traditionnels exigeaient sa démission. La pétition qu’ils ont remise pouvait le faire démettre de ses fonctions par le biais d’une procédure d’impeachment.
S’estimant innocent, le président continuait d’enfreindre les droits civiques sur cette réserve. Les chefs ont alors cherché de l’aide auprès de l’AIM dans leur lutte contre cet homme de paille du gouvernement et l’AIM était décidé à défendre la cause tribale. Un grand meeting a eu lieu le 27 février 1973 à 16h au sous sol d’une église catholique de Calico, non loin d’Oglala. L’objectif était de transférer la direction des opérations à l’AIM. Représentant les Oglala, les chefs Fools Crow, Bad Cob, Kills Enemy, Fills The Pipe, Young Bearet Catcher étaient réunis là. Pedro Bissonette assurait la traduction. Clyde Bellecourt, Carter Camp, Russel Means et moi-même représentions l’AIM. Etaient également présentes : Gladys Bisonette, Ellen Moves Camp et Hildegarde Catcher. 400 à 500 personnes attendaient la décision dehors.
Après de longues délibérations pour savoir comment ramener la justice sur la réserve, Folls Crow s’est tourné vers nous et a demandé si nous étions prêts à conduire les siens. Au nom de l’AIM, j ‘ai déclaré que nous étions prêts à nous engager dans une longue lutte. J’ignorais totalement combien de temps durerait cet engagement et où il nous mènerait. Folls Crow nous a alors révélé que c’est à Woulned Knee que nous allions livrer bataille.
Nous sommes donc retournés à Wounded Knee pour venger le massacre et dire au monde que les guerres contre les indiens n’étaient pas finies et nous étions toujours victimes d’injustices.
Le  siège a duré 71 jours ; du 27 février au 5 mai 1973. Plus de 300 agents du FBI, 90 policiers et des casseurs à la solde de Wilson ont participé à la plus longue fusillade des temps modernes entre indiens et forces fédérales. Lorsque ce fut terminé, deux Amérindiens avaient été tués par balle, un policier et un agent du FBI avaient été blessés. 71 jours durant, les forces fédérales ont fait feu sur notre village, tentant de nous isoler, de nous affamer ou de nous tuer.
Le siège s’est terminé sur la promesse du gouvernement d’étudier nos plaintes de corruption et  de malversations de la part du président tribal. Mais 35 ans plus tard, le gouvernement n’a toujours pas examiné nos requêtes. En fait, les leaders des forces d’opposition ont été emprisonnés à Saint-Paul (Minnesota) et des accusations émises par les fédéraux nous ont fait inculper de crimes contre la sûreté de l’Etat. Notre procès aduré de janvier à septembre 1974 alors qu’un sondage disait que 70% de la population américaine approuvait la lutte armée de Wounded Knee.
Après neuf mois de procès contre nos leaders  un juge fédéral a rejeté les charges qui pesaient sur nous et émis un blâme contre le procureur et le FBI pour fortraiture. A l’issue de l’audience, le jury a débouté le gouvernement. Finalement, le juge, le jury et la presse américaine ont été du coté des Indiens.
Si le procès intenté contre nos leaders était terminé, le gouvernement n’en poursuivait pas moins ses efforts pour détruire notre mouvement en traînant des centaines de nos partisans devant les tribunaux de moindre notoriété. Mais, tout comme dans la décision de Saint Paul, les autres cours ont, elles aussi rejeté les accusations fédérales et relaxé les accusés.
Mais qu’en est-il ressorti ? Les politiques à propos de nos terres ont-elles changé ?

 

Etant donné que la population américaine soutenait massivement le peuple Indien, bien des politiques fédérales vis-à-vis des Indiens ont changé :
• Les lois foncières sont maintenant favorables aux Indiens ;
• La préservation de nos langues est soutenue et financée par le gouvernement ;
• Des programmes de préservation de notre culture sont financés sur les deniers de l’Etat ;
• Les tribunaux fédéraux favorisent les intérêts des Indiens pour la pêche et la chasse sur leurs terres ;
• Le président Carter a signé une loi sur la liberté de culte des amérindiens ;
• Le président Clinton a appelé à un meeting des Nations Premières à la Maison-Blanche ;
• Une loi sur les tombes indiennes et sur les réparations a été votée ;
• Le congrès a voté une loi sur les maisons de jeux permettant aux tribus indigénes de posséder des casinos.


Mais si ce type de décision politique débouche sur des actions favorables, de nombreux points noirs subsistent :
- depuis 26 ans Léonard Peltier est toujours en prison ;
- nous avons toujours besoin de la protection de l’Etat pour nos sites sacrés ;
- Une loi protégeant nos forêts doit être votée.

 

Il y a encore tant à faire :
- nous devons nous efforcer de préserver notre mode de vie
- nous devons toujours être sur nos gardes en ce qui concerne la drogue et l’alcool qui nous volent notre jeunesse ;
- nous devons dire NON à la mauvaise situation sanitaire et aux mauvaises habitudes alimentaires qui nous volent notre longévité ;
- nous devons prendre garde aux bandes organisées qui se forment dan nos quartiers et pervertissent nos jeunes ;
- nous devons saluer le retour de la hutte de sudation, les cérémonies du calumet de la paix et des danses d’été, nous devons pratiquer plus souvent le jeune, observer les saisons et interpréter leur signification ;
- nous devons toujours veiller à notre place dans la société et au rôle de nos femmes. Ce sont nos femmes qui ont été choisies par le Grand Esprit pour détenir les secrets de la vie, ce sont elles qui gardent la vie de nos enfants, elles qui leur prodiguent aide et protection.

 

Enfin ................
- Il est temps de montrer du respect aux Anciens, car se sont eux les gardiens de la sagesse, eux qui portent en eux les mêmes vérités que les arbres, le vent, le soleil et la Terre ;
- Les animaux à quatre pattes, les tortues et les poissons font tous partie de notre fratrie. Chaque jour, nous devons veiller sur eux ;
- Nous devons faire une offrande de tabac pour ce chemin que nous parcourons, car ce sera le seul qu’il nous sera donné de voir.

                                               
                                      "L'aigle est toujours un aigle
                   Tel qu'il était il y a des dizaines de milliers d'années,
               Suivant toujours la voie de ses ancêtres depuis longtemps disparus.
                                   Et il en va de même pour nous.
               Nous devons transmettre aux générations futures les mêmes chants,
                     Les mêmes prières, le même langage et la même spiritualité
                                     Qui nous ont donné notre force.
                 Et nous ne devons jamais négliger les enseignements de nos aïeux.
                                     Nous sommes de cette terre
                                   Et nous devons le rester à Jamais."

 

                            Je suis un Anishinabe, mon nom est Nowa Cumig.


Michelle Vignes 15 Décembre 2002

 

Photos de Michelle Vignes

                                            

Lakota woman,
Ka-Mook Nichols,
Yolo Country California, 1982.
( Michelle Vignes)

 

 
http://www.sightphoto.com/sightphoto/vignes/native09.html

 

www.pbs.org/.../ occupation.html.

à lire :

 

INDIENS D'AMERIQUE

de :
Michelle Vignes :

Editeur(s) : LEO SCHEER

Date de Parution : 11/02/2003

 

 

OAKLAND BLUES
de :
Michelle Vignes

Editeur(s) : Marval
Genre : DANSE - MUSIQUE
Date de Parution : 01/03/1990