Portrait d'Édith Cloutier.

Fierté et reconnaissance

septembre 2013

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Mue par une passion profonde et dotée d’un leadership inspirant, elle a consacré le dernier quart de siècle à défendre les intérêts des autochtones en milieu urbain et à promouvoir leur culture. Elle y a mis tant de cœur et de passion qu’elle recevra l’Ordre du Canada pour sa contribution exceptionnelle à la cause. Rencontre avec une figure de proue du monde autochtone : Édith Cloutier.

C’est étrangement parce que son père n’était pas autochtone qu’Édith Cloutier a été sensibilisée très jeune à la défense des droits autochtones. Parce qu’elle avait épousé un Québécois, sa mère algonquine avait perdu son statut et tous ses droits d’Indienne, comme le voulait la Loi sur les Indiens. À l’époque, cette injustice a motivé les membres de la famille d’Édith à militer activement contre la discrimination fondée sur le sexe entre hommes et femmes autochtones et pour l’amendement de la fameuse loi (survenu en 1985). Rien d’étonnant donc à ce que ce bain prolongé de militantisme et de légitime indignation ait forgé la détermination d’Édith Cloutier à améliorer le sort des siens. D’autant plus qu’elle dit avoir été exposée très jeune aux « effets de la différence et du regard de l’autre. Il y avait beaucoup de discrimination et de racisme à Val-d’Or dans les années 70 », précise-t-elle.

 

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