Sherman Alexie écrivain et cinéaste

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Sherman Joseph Alexie, Jr., né le 7 octobre 1966 à Wellpinit dans l'État de Washington aux États-Unis1, Amérindien né d'un père de la nation Cœur d'Alène et d'une mère de la nation Spokane, Sherman Alexie a grandi dans une réserve près de Seattle, dans l'État de Washington à l'Ouest des États-Unis Il vit aujourd'hui à Seattle

Sherman Alexie fait partie de la nouvelle génération d'écrivains amérindiens, appelée Renaissance amérindienne par le critique littéraire Kenneth Lincoln. Ses romans sont toujours partiellement autobiographiques et sont marqués par un grand réalisme, notamment sur le mode de vie actuel des Amérindiens.

Il s'est fait connaître pour son roman Indian Killer en 1997, un drame contemporain sur la légende d'un tueur amérindien. Alexie y décrit la misère contemporaine de son peuple, le dénuement matériel et spirituel des jeunes Amérindiens et les ravages causés par l'alcool et la drogue.

Il fut quatre fois gagnant du concours de poésie World Heavyweight Poetry Champion, de 1998 à 2001

Ses Œuvres

Poésie

  • The Business of Fancydancing (1991)
  • I Would Steal Horses (1992)
  • Old Shirts and New Skins (1993)
  • First Indian on the Moon (1993)
  • Seven Mourning Songs for the Cedar Flute I Have Yet to Learn to Play (1993)
  • Water Flowing Home (poetry, 1995)
  • The Summer of Black Widows (1996)
  • The Man Who Loves Salmon (1998)
  • One Stick Song (2000)
  • Dangerous Astronomy (2005)

 Un livre en français

  • Red Blues, traduit par Michel Lederer, Albin Michel (2008)

Fictions

  • Indian Blues (Reservation Blues) (roman, 1995)
  • Indian Killer (roman, 1997)
  • Phoenix, Arizona (nouvelles, 1999)
  • La vie aux trousses (The Toughest Indian in the World) (nouvelles, 2000)
  • Dix petits Indiens (Ten Little Indians) (nouvelles, 2003)
  • Flight (roman, 2007)
  • Le Premier qui pleure a perdu (The Absolutely True Diary of a Part-Time Indian) (roman jeunesse, 2008)
  • Danses de guerre (nouvelles, 2011)

Filmographie

Barking eau, écrit et réalisé par Sterlin Harjo 2009

Frankie, un homme amérindien vivant dans l'Oklahoma, a été diagnostiqué avec le cancer. Avant de mourir, il veut faire amende honorable avec sa fille et petite-fille qui vivent de l'autre côté de l'Etat. Trop faible pour voyager seul, Frankie convainc son ex-femme de l'accompagner sur le chemin qui mène à travers les communautés amérindiennes de l'Oklahoma. Le voyage leur rappelle pourquoi ils sont tombés les uns des autres, et pourquoi ils se sont finalement divisés. Barking eau en première au Sundance Film Festival 2009.

Frozen River, écrit et réalisé par Courtney Hunt, 2008

Ce film se déroule à proximité du franchissement peu connu de la frontière sur la réserve Mohawk entre l'État et du Québec à New York. Sur les rives du fleuve Saint-Laurent, l'appât du gain rapide de la contrebande constitue un défi pour ceux qui ont le  salaire minimum. Le film suit deux mères célibataires - une blanche et une Mohawk - qui succombent à cette tentation.

Clearcut, écrit par MT Kelly et Richard Forstyth, dirigé Ryszard Bugajski, 1991

Dans ce thriller surréaliste, un avocat représentant une tribu amérindienne canadienne ne parvient pas à bloquer une société d'exploitation forestière de la coupe claire sur les terres tribales et un militant de la tribu, nommé Arthur, enlève, le directeur de l'usine de l'exploitation forestière. Une fois dans la forêt, Arthur commence à torturer le gestionnaire de l'exploitation forestière, établissant des parallèles avec la façon dont ses couteaux torturent l'environnement comme l'avocat   le montre.

Little Big Man, écrit par Calder Willingham, réalisé par Arthur Penn, 1970

Avec Dustin Hoffman et Faye Dunaway, ce film suit la vie fictive de Jack Crabb, un homme blanc adopté par un chef Cheyenne pendant le 19ème siècle. Après son aventure dans l'Ouest américain et en observant les atrocités commises par les armées de George Custer, Crabb finit par inciter le Général  à sa défaite à Little Bighorn.

Atanarjuat, réalisé par Zacharias Kunuk, 2001

Basé sur légende inuite, The Fast Runner raconte l'histoire d'un mauvais esprit menaçant une communauté amérindienne dans l'Arctique oriental, et la bataille d'un guerrier pour le vaincre. Le film est le premier long métrage en langue inuktitut jamais produit. Il a remporté la Caméra d'Or au Festival de Cannes 2001 et a été nommé le meilleur long métrage canadien au Toronto International Film Festival 2001.

Mlle Navajo, réalisé par Billy Luther, 2007

Ce documentaire suit 21 ans cristal Frazier, un candidat introverti dans le concours de Miss Navajo. Le titre a été décerné chaque année depuis plus de cinq décennies à une femme qui a les meilleures compétences de démonstration qui sont cruciaux pour Navajo  de la vie quotidienne, y compris le dépeçage de moutons,  tissage de tapis, et qui a des connaissances approfondies de l'histoire Navajo et des traditions disparues de la tribu

 

Indian Country: les Amérindiens dans le 20e siècle, réalisé par Chris Eyre, de la production

Directeur  de Native American Chris Eyre travaille sur un suivi encore-à-être-publié en 1995 a la série 500 nations, la chronique de l'histoire des peuples autochtones de l'Amérique jusqu'à la fin du 19ème siècle. Nouveau documentaire en quatre parties de Eyre, intitulé Indian Country: les Amérindiens dans le 20e siècle, reprendra là où 500 des Nations les avaient laissé. La Fondation Katahdin, qui produit le documentaire, écrit , "La série montrera comment la  populations Native  américaine a augmenté huit fois depuis Wounded Knee, la façon dont ils sont en train de faire revivre leurs traditions culturelles, la préservation de leurs langues, de prospérer dans de nouvelles entreprises et même parfois forcer le gouvernement américain à respecter ses traités ".

 

Vous pouvez en voir des extraits sur le site

http://billmoyers.com/content/sherman-alexies-favorite-films-about-native-americans/

 

 

source

https://www.over-blog.com/Sherman_Alexie_biographie-1095204432-art84231.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sherman_Alexie

 

Interview de Sherman Alexie (en anglais)

http://www.babelio.com/auteur/Sherman-Alexie/7950

 

Vous pouvez retrouver ses livres à la FNAC

http://www4.fnac.com/Sherman-Alexie/ia6124

 

dernier article sur lui

Sherman Alexie: le poète de la réserve

 

Blog - LITTÉRATURE • Un dieu joueur de blues, des destins brisés, mais du rêve: bienvenue dans le monde de la littérature amérindienne. Longtemps négligée aux Etats-Unis, de nombreux auteurs se sont imposés depuis les années soixante. Parmi eux, Sherman Alexie.

Céline SIDLER

Sherman Alexie n’est pas un américain comme les autres. C’est avant tout un Indien, ou plutôt Native American, des peuples Spokane et Cœur d’Alène. Né en 1966 dans l’état de Washington sur la réserve indienne de Spokane, cet auteur se révèle très prometteur dès son plus jeune âge. Grâce à son excellence académique, il réussit à obtenir une bourse lui permettant d’accéder à l’Université.

Ce n’était pourtant pas gagné d’avance. Durant son enfance, il expérimente en effet les affres de la condition des Native Americans. La plupart d’entre eux, parqués au XIXème siècle sur des bouts terres qui leur sont uniquement prêtés, souffrent de pauvreté. La famille d’Alexie est donc très pauvre et ne peut compter que sur sa mère pour subvenir à ses besoins. Difficile ainsi de sortir de la réserve et d’échapper à ses fléaux. Parmi ces derniers, l’alcoolisme fait des ravages et n’épargne ne pas Alexie. Son père alcoolique délaisse sa famille des jours entiers. Ce démon rattrape même le jeune homme durant ses études, écrasé par le devoir de réussir. Il sera sauvé par la découverte de la poésie et sa vocation d’écrivain.

Des œuvres atypiques
De cet univers contrarié, Sherman Alexie tire une personnalité flamboyante et une attitude irrévérencieuse. Sa production littéraire est à son image et ses œuvres toujours partiellement autobiographiques. Il a publié vingt-quatre ouvrages, dont Indian Blues, Dix petits indiens, et The Lone Ranger and Tonto Fistfight in Heaven. Il n’hésite pas à parler ouvertement des problèmes que rencontrent les Indiens. Pauvreté, violence, alcoolisme et désespoir constituent bien souvent le quotidien de ses personnages. Cependant, tous ces sujets sont traités avec esprit, ironie et un humour décapant. Ce style permet de dénoncer les injustices de façon frappante mais aussi de se distancer de l’histoire. Il éveille également respect et compassion chez le lecteur.

Indian Blues, son premier roman, suit Thomas Builds-The-Fire, un jeune homme à la fois conteur, marginal et musicien dans une épopée magique et empreinte de poésie. La musique fait plonger les lecteurs dans le monde triste des réserves indiennes et de ses petits bars. Puis elle les emmène à Seattle avant de les guider vers la Montagne. Comme dans tous ses livres, Sherman Alexie y pose trois questions fondamentales. «Qu’est-ce que cela signifie de vivre en tant qu’Indien à notre époque? Qu’est-ce que cela signifie d’être un Indien? Qu’est-ce que cela signifie de vivre dans une réserve indienne?» En quête perpétuelle d'une identité perdue à travers les âges de la colonisation, il évoque le dilemme de beaucoup d’Amérindiens.

A l’écran aussi!
Sherman Alexie ne se cantonne pas à la littérature. Il s’est également essayé au cinéma. Scénariste mais aussi réalisateur, il investit ce nouveau genre avec fraîcheur et intelligence. Il a ainsi créé le premier film entièrement produit par des Indiens: Smoke Signals. Ce film indépendant reprend beaucoup de personnages de l’œuvre littéraire d’Alexie. Relevons Thomas Builds-The-Fire à nouveau en tant que conteur, joué par Evan Adams, et Victor Joseph, interprété par Adam Beach. L’histoire évoque le passage à l’âge adulte de Victor, dans un voyage initiatique. Bien entendu, les thèmes chers au cœur de l’auteur imprègnent le long métrage de mélancolie mais aussi de poésie inhérente à son style

 voir la vidéo sur le site
http://www.laliberte.ch/news/sherman-alexie-le-poete-de-la-reserve-272347#.VMx6Pnt6svw