Les Vétérans autochtones en guerre contre Ottawa

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http://archives.radio-canada.ca/IDC-0-9-1019-5712/guerres_conflits/jour_souvenir/clip3

 

 

Contexte

Près de 10 000 autochtones se sont battus sous le drapeau canadien au cours des deux conflits mondiaux et de la guerre de Corée. À leur retour, cependant, alors que les Blancs obtiennent des terres, des compensations financières, des programmes d'aide sociale, les vétérans autochtones sont exclus des programmes. Comme l'expriment ces vétérans des Premières nations dans ce reportage, ils reçoivent des décorations militaires mais se voient forcés de retourner dans leurs réserves sous la « dictature du ministère des Affaires indiennes ».

Les Indiens canadiens se sont enrôlés dans l'armée dans une proportion de un sur trois lors de la Première Guerre mondiale. De nombreux autochtones vivaient alors dans des régions éloignées et ne parlaient ni anglais ni français. Sur le champ de bataille, ils luttent d’égal à égal avec les Blancs contre l’ennemi. Exemptés de la conscription lors de la Grande Guerre, les autochtones sont soumis au service militaire obligatoire, incluant le service outre-mer, au cours du second conflit mondial. Seuls les Inuits en sont dispensés. Même si nombre de bandes indiennes s'opposent à la conscription, plusieurs centaines d'autochtones se portent volontaires.

En 1994, un rapport sénatorial recommande que le gouvernement canadien adresse ses excuses aux vétérans indiens pour la manière dont ils ont été traités à leur retour de la guerre. Le 21 juin 2002, le ministre des Anciens Combattants, Rey Pagtakhan, offre la somme de 39 millions en compensation aux quelque 1800 vétérans autochtones ou leurs conjoints survivants. Cette somme de 20 000 $ par ancien combattant représente 12 fois moins que la compensation de 125 000 $ demandée par les autochtones. Trop vieux pour attendre encore, les vétérans indiens se résignent malgré tout à accepter l'offre d'Ottawa.

Le saviez-vous ?

  • En vertu de la Loi sur les terres destinées aux anciens combattants adoptée en 1942, plus de 140 000 vétérans obtiennent des subventions et des prêts pour acheter des terres ou démarrer une entreprise.
  • Les soldats autochtones ayant le statut d'Indien reçoivent quant à eux un montant de 2320 $ mais se voient interdire l'achat d'une terre hors des réserves et sont exclus des programmes d'instruction gratuite, des emplois ou des bénéfices pour le conjoint offerts aux militaires non autochtones. Les autochtones doivent renoncer à leur statut d’Indien pour bénéficier des avantages accordés aux anciens combattants.
  • Plus de 4000 autochtones s’enrôlent sur une base volontaire lors de la Grande Guerre et au moins 3000 combattent au sein des effectifs militaires canadiens pendant la Seconde Guerre mondiale. Au cours de ces conflits, environ 500 autochtones perdent la vie.
  • Les soldats des Premières nations remportent 17 décorations pour bravoure au cours de la Seconde Guerre mondiale et participent à chaque bataille importante, notamment le raid sur Dieppe et le débarquement de Normandie.
  • La plupart des autochtones servent dans l'infanterie, principalement parce que ce service nécessite le plus grand effectif de soldats, mais aussi parce qu'il n'exige aucun niveau d'instruction particulier.
  • Sur les champs de bataille, les militaires autochtones sont reconnus pour leurs tactiques guerrières qui comprennent le camouflage, l’embuscade et la dispersion. De nombreux autochtones deviennent tireurs d’élite et éclaireurs, manœuvres qui font appel à leur style de combat traditionnel. Les Alliés utilisent également les soldats autochtones pour les communications. Ces derniers déjouent l’écoute ennemie en se transmettant des messages en langue crie.
  • Certains bataillons possèdent une forte concentration autochtone, tel que le 114e bataillon canadien d'infanterie, unité notamment composée de 50 Mohawks de Kahnawake au Québec et d’autochtones de l’ouest de l'Ontario et du Manitoba. Deux compagnies de ce bataillon envoyées en Grande-Bretagne en 1916 sont entièrement composées d'Indiens, y compris les officiers.
  • En reconnaissance de sa forte composition autochtone, le 114e bataillon adopte un emblème composé de deux tomahawks croisés au-dessous de la devise For King and Country (Pour mon roi et ma patrie).

Infos

Médium : Télévision
Émission : Le Point
Date de diffusion: 28 mai 1997
Ressource(s) : Raymond Saint-Pierre, Jean Sawyer
Invité(s) : Howard Anderson, Tony Côté, George Terry
Durée : 6 min 27 s

Source :
http://archives.radio-canada.ca/IDC-0-9-1019-5712/guerres_conflits/jour_souvenir/clip3

Les anciens combattants autochtones

Le 21 juin 2002, à l'occasion de la Journée nationale des autochtones, on avait confié à Cliff Chadderton, président du Conseil national des associations d'anciens combattants (CNAAC), la mission de déposer une couronne devant le Monument national érigé en l'honneur des anciens combattants autochtones et des Premières Nations, lequel est situé dans le Parc de la Confédération à Ottawa. Le lendemain, l'Association nationale d'anciens combattants autochtones, de concert avec monsieur Chadderton, a tenu une conférence de presse pour annoncer le dépôt d'une réclamation auprès du gouvernement canadien afin que ce dernier accorde une indemnité à titre gracieux aux anciens combattants autochtones. Cette indemnité devrait tenir compte des Métis, des Inuits et des Indiens sans statut légal et serait versée en guise de compensation pour les prestations de réhabilitation qui leur ont été refusées à leur retour de la Seconde Guerre mondiale ou de la guerre de Corée, et ce, en raison de la non-applicabilité de la législation selon la Charte des anciens combattants.

La réclamation du CNAAC a été déposée auprès du Comité des droits de l'homme des Nations Unies à Genève, au nom de l'Association nationale d'anciens combattants autochtones. Cette réclamation est basée sur une dénégation du code des droits de l'homme et renferme des informations remontant à l'époque de la commission Ewing, laquelle était présidée par le juge Albert Ewing de la Cour suprême de l'Alberta, qui s'est ouverte en 1933. La réclamation recommande des subventions spéciales allant jusqu'à 7 500 $ pour les années de service effectuées au Canada et 15 000 $ pour chaque année de service effectuée dans un théâtre d'opérations militaires réelles.

La question a énormément suscité l'intérêt des médias partout au pays et devrait bientôt prendre une tournure internationale, ce qui devrait lever le voile sur la discrimination dont ont été victime les anciens combattants autochtones de la part du gouvernement canadien. 

·  Historique et faits saillants

·   Communiqués

Réclamation

  • Réclamation des anciens combattants autochtones le 17 avril 2002
  • Sommaire

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Les anciens combattants autochtones
Historique et faits saillants

  • Au moins 4 000 autochtones canadiens se sont enrôlés sur une base volontaire lors de la Première Guerre mondiale et plus de 3 000 ont combattu au sein des effectifs militaires canadiens au cours de la Seconde Guerre mondiale. En outre, on estime à plusieurs centaines le nombre d'aborigènes qui ont contribué à l'effort de guerre en Corée. De plus, en temps de paix, les autochtones canadiens ont servi dans des zones de service spécial.
  • Plus de 500 autochtones canadiens ont perdu la vie au cours de ces conflits.
  • On ignore le nombre exact d'aborigènes qui se sont portés volontaires lors de la Première Guerre mondiale en raison du fait que les recrues autochtones n'étaient pas toutes identifiées. Étant donné que le ministère des Affaires indiennes s'intéressait principalement aux Indiens dits « visés par un traité », il tenait rarement compte du nombre d'Inuits, de Métis et d'Indiens sans statut légal. Par ailleurs, les enrôlements dans les Territoires du Nord-Ouest et à Terre-Neuve n'ont pas été enregistrés.
  • Le service militaire des autochtones a peut-être été négligé parce que ces derniers composaient un petit pourcentage de tous les effectifs canadiens. Ils ont combattu dans diverses unités, particulièrement dans l'armée. De plus, plusieurs ont servi dans la marine et la marine marchande, et quelques-uns dans la Force aérienne. Ils ont subi de nombreuses pertes et ont été sur la ligne de front de toutes les grandes batailles terrestres canadiennes.
  • La plupart des autochtones ont servi dans l'infanterie, principalement parce que c'était le service qui nécessitait le plus de soldats. Les autres branches imposaient des restrictions comme un niveau d'instruction adéquat ou alors affichaient une préférence pour les candidats de race blanche et de souche européenne. Ces restrictions ont fini par être abolies, mais certains autochtones canadiens se sont portés volontaires et ont été acceptés dans les deux services dès le début.
  • Les aborigènes ont ressenti un grave choc culturel en s'engageant dans l'armée et beaucoup d'entre eux n'avaient que très peu de contacts avec les forces armées régulières de la Grande-Bretagne et du Canada, ou avec la milice. Les perceptions et habiletés de bon nombre d'aborigènes provenaient de leur histoire et de leur culture. Ainsi, ils considéraient la mort d'une personne comme étant une perte vitale pour le groupe social entier. Par conséquent, les lourdes pertes qu'ils ont subies ont porté un coup dur aux collectivités autochtones du Canada. Par ailleurs, la furtivité et la dissimulation figuraient parmi leurs tactiques; et la dispersion, le tir d'élite et les embuscades sont devenus leur style de combat, lequel a été copié par d'autres.
  • Entre les deux guerres mondiales, les terres des réserves appartenant aux Indiens ont été vendues par décret (PC 393 du 16 février 1918) à la Commission d'établissement de soldats, et ce, pour le compte d'anciens combattants qui désiraient être fermiers. Des milliers d'acres ont été loués à bail à des fermiers blancs pour une période allant jusqu'à cinq ans afin d'augmenter la production agricole en temps de guerre. Ce programme s'est poursuivi jusqu'en 1922.
  • Quelques anciens combattants autochtones, la plupart Ontariens, ont obtenu des prêts et acheté des terres à l'extérieur des réserves sans perdre pour autant leur statut d'Indiens dits « visés par un traité ». Toutefois, en vertu de la Loi d'établissement des soldats de 1919, on n'a accordé qu'une demi-douzaine de concessions de terres gratuites à des anciens combattants autochtones ayant combattu lors de la Première Guerre mondiale et vivant dans les Prairies, hors des réserves. Parmi les quelque 25 000 soldats colons à qui des prêts ont été accordés, très peu étaient autochtones.
  • À partir des années 20, le privilège d'enterrement et les allocations de retraite du Fonds du Souvenir ont été abolis et les anciens combattants autochtones vivant sur les réserves ont été considérés uniquement comme des Indiens dits « visés par un traité ». Cette politique a par la suite été modifiée.
  • Après la Première Guerre mondiale, le ministère du Rétablissement civil des soldats a offert une formation professionnelle aux anciens combattants, y compris les autochtones handicapés en raison de la guerre. Toutefois, on aurait dû en faire davantage pour les anciens combattants aborigènes.
  • Bon nombre d'anciens combattants autochtones, ayant combattu au cours de la Première Guerre mondiale, sont revenus à leur gagne-pain d'avant la guerre, et ce, malgré une baisse de la demande pour les biens et services durant la Dépression. Cependant, le chômage était particulièrement élevé chez les travailleurs autochtones. À leur retour, les anciens combattants autochtones n'ont pas reçu les mêmes avantages que leurs compagnons d'armes non autochtones en vertu de la Loi sur les allocations aux anciens combattants. En 1932, les anciens combattants autochtones vivant sur les réserves ayant besoin d'aide ont été traités comme de simples citoyens autochtones plutôt que comme des anciens combattants. Cette politique a été modifiée en 1936.
  • Après la Seconde Guerre mondiale, les anciens combattants appelés « anciens combattants indiens » ont été pénalisés par la mise en pratique du paragraphe 39(1) de la Loi sur les terres destinées aux anciens combattants, intitulé ANCIENS COMBATTANTS INDIENS. La demande d'aide en vertu de cette loi contenait de nombreuses dispositions qui s'appliquaient uniquement aux anciens combattants autochtones. Par exemple, le paragraphe 39(2) stipulait :

« (2) L'ancien combattant indien doit fournir une preuve raisonnable établissant qu'il a les capacités requises pour exercer le métier qu'il a choisi pour assurer sa subsistance, et qu'en raison de son caractère, de ses habitudes, de ses connaissances et de son expérience, il est en mesure de remplir ses fonctions avec succès. »

  • À la fin de 1941, l'industrialisation rapide causée par l'effort de guerre a occasionné une grande demande de main-d'œuvre. On a mis sur pied des programmes de formation, destinés aux travailleurs, qui étaient dispensés dans des écoles et sur les lieux de travail. De plus, les femmes étaient encouragées à y participer. Les autochtones en ont bénéficié, mais seulement de façon marginale, du fait que certains d'entre eux ont reçu une formation.
  • Les familles des soldats aborigènes recevaient les mêmes allocations que celles des soldats non autochtones, mais en 1941-1942, certaines allocations ont été placées sous le contrôle de l'agent local des Indiens. À partir de ce moment, les soldats autochtones et leurs personnes à charge ont dû investir dans des fonds en fiducie indiens s'ils voulaient toucher les prestations maximales.
  • Les rapports annuels du ministère des Affaires indiennes ont noté des augmentations du nombre de recrues ainsi que du montant des dons octroyés par les collectivités vivant sur les réserves pour soutenir l'effort de guerre international. (Il s'agissait de dons pour les orphelins de guerre et autres bonnes œuvres.)
  • Les autochtones canadiens ont contribué activement à l'effort de guerre au pays en travaillant dans des usines et en augmentant la production agricole de leurs réserves. De plus, ils ont fait don de terres de leurs réserves pour servir d'aéroports, de champs de tir et de postes de défense.
  • L'apport des femmes autochtones à la guerre mérite aussi d'être souligné. Elles ont soigné les soldats malades ou blessés et ont pris part à des ligues patriotiques en plus de participer aux sociétés de la Croix-Rouge. Elle ont aussi recueilli de la nourriture, de l'argent et des vêtements pour expédition outre-mer.
  • Certains autochtones canadiens se sont enrôlés sous le drapeau américain au cours des deux guerres mondiales parce que les Américains étaient plus indulgents en matière d'exigences physiques, offraient une meilleure solde et faisaient preuve de moins de discrimination. (Les autochtones canadiens engagés par les Forces américaines qui déménageaient aux États-Unis étaient admissibles aux prestations américaines d'anciens combattants. Toutefois, les États-Unis n'offraient pas de dispositions spéciales pour les Indiens dits « visés par un traité ».)
  • L'industrialisation, l'urbanisation, l'ouverture des régions éloignées ainsi que les meilleures communications, qui ont marqué la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, n'ont pas profité aux autochtones canadiens.
  • Les soldats aborigènes ont remporté un minimum de 17 décorations pour bravoure au cours de la Seconde Guerre mondiale et ont participé à chaque bataille ou campagne importante, y compris le raid sur Dieppe et le débarquement de Normandie. De plus, 16 Autochtones et Métis ont combattu dans les forces armées de Hong Kong. Neuf d'entre eux sont décédés des suites de blessures ou de maladies contractées alors qu'ils étaient prisonniers de guerre.
  • Au cours des deux guerres mondiales, le gouvernement encourageait les autochtones à s'enrôler. Le taux de participation a été très élevé si on prend en considération le traitement qu'on leur avait infligé avant la guerre. Les anciens combattants autochtones et leurs familles étaient animés d'un patriotisme vivace malgré les sacrifices du temps de guerre. La plupart considéraient le service avec fierté en dépit de l'amertume et de la colère ressenties en raison de leur passé marqué par la négligence.
  • On a compté un grand nombre de soldats tués, blessés ou souffrant de maladies parmi les Canadiens autochtones qui avaient été si fortement encouragés à s'enrôler. Contrairement à leurs compatriotes qui ont réalisé des gains politiques et économiques importants, la situation de beaucoup d'autochtones est restée stagnante. Leurs sacrifices leur a rapporté très peu d'avantages sur les plans politiques, économiques ou sociaux dans l'après-guerre.
  • Comme nous l'avons démontré jusqu'à présent, le gouvernement canadien a échoué lamentablement dans ses tentatives de créer des lois, des règlements et des procédures tenant compte des circonstances spéciales des anciens combattants autochtones.
  • En utilisant comme base le crédit de rétablissement offert aux anciens combattants non autochtones, il serait à la fois approprié et possible pour le gouvernement du Canada d'en venir à une compensation. Le montant de celle-ci serait établie d'après les sommes disponibles en vertu de la Loi sur les indemnités de service de guerre ou des crédits de rétablissement, mais recalculé selon une formule de rendement de placement basée sur un terme allant de 1945 à 2002.
  • Ce montant, amorti sur une période de 57 ans, serait probablement suffisant pour tenir lieu de compensation si on se fie au calcul préliminaire suivant :

I. Pour les périodes de service au Canada uniquement : 7 500 $ par année, en incluant les fractions d'année;

II. Pour les périodes de services dans un théâtre de guerre (tel que défini par la Loi sur les indemnités de service de guerre ou la loi appropriée pour la Corée) : le double du montant mentionné ci-dessus.

  • Cette indemnisation devrait être versée à la veuve (telle que définie dans la Loi sur les allocations aux anciens combattants ou la Loi sur les pensions), si l'ancien combattant est décédé.

Les paiements seraient exempts d'impôt fédéral ou d'autres taxes.

Les montants seraient versés indépendamment du fait que le bénéficiaire reçoive des allocations du gouvernement fédéral ou provincial ou provenant d'autres sources.

Les versements seraient faits directement à l'ancien combattant s'il est vivant ou alors à sa veuve.

  • Le 21 juin 2002, Rey Pagtakhan, l'honorable ministre des Anciens Combattants du Canada a offert la somme de 39 millions $ en compensation à environ 1 800 Indiens dits « visés par un traité » qui étaient retournés sur les réserves à leur retour de la guerre.
  • Le gouvernement a précisé spécifiquement que le peuple canadien ne devait considérer cette compensation comme une reconnaissance de culpabilité. Cependant, l'explication du ministre des Anciens Combattants ne pouvait être interprétée autrement que comme un aveu d'échec de la part du gouvernement. Ainsi, il aurait échoué dans ses tentatives de prendre des dispositions équitables pour une certaine catégorie d'Indiens, en regard des avantages offerts à d'autres anciens combattants, et ce, en vertu de la Loi sur les terres destinées aux anciens combattants.
  • Le 22 juin 2002, l'Association nationale des anciens combattants autochtones a approuvé le dépôt d'une soumission au gouvernement du Canada afin d'obtenir une indemnisation pour tous les anciens combattants autochtones ou leurs veuves. Cette indemnisation est basée sur la discrimination dont nous avons fait état, qui les a privé des prestations de réhabilitation qui étaient offertes aux anciens combattants non autochtones.
  • Le 12 juillet 2002, l'Association des Amputés de guerre du Canada, qui bénéficie d'un statut d'ONG (organisation non gouvernementale) auprès du Tribunal des droits de la personne des Nations Unies à Genève, a déposé une réclamation auprès du Comité des droits de la personne de l'ONU, et ce, au nom de tous les anciens combattants autochtones qui n'étaient pas admissibles aux prestations de réhabilitation à leur retour de la guerre. Cette réclamation a reçu l'appui du Conseil national des associations d'anciens combattants, dont l'Association nationale des anciens combattants autochtones est un membre constituant. Cette association agit à titre de porte-parole des Métis, des Inuits et des Indiens visés ou non par un traité.
  • La discrimination dont ont été victimes les Indiens dits « visés par un traité » comprenait la non-prestation d'avantages législatifs pour ceux qui désiraient se livrer à des activités agricoles comportant l'achat de terres. La discrimination à l'égard des autres anciens combattants autochtones, quant à elle, était due au fait qu'ils n'étaient pas admissibles au programme de rétablissement qui avait été manifestement conçu pour les anciens combattants non autochtones qui, avant leur enrôlement, avaient atteint un niveau raisonnable d'instruction et autres avantages conférés par la société soi-disant blanche.
  • Le fait qu'un ancien combattant, d'origine autochtone ou autre, puisse ou ne puisse pas bénéficier de l'un ou de plusieurs programmes de réadaptation gouvernementaux n'a aucune importance dans cette question. La question primordiale est le fait que les programmes de réadaptation étaient de toute évidence conçus à l'intention des soi-disant blancs d'origine européenne et autres anciens combattants non autochtones et que, par comparaison, ce programme représentait l'exclusion quasi totale des anciens combattants autochtones. Il s'agit là, selon le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, d'une forme de discrimination continue.

http://www.waramps.ca/communiq/autoch/faits.html

Réponse donnée  par un Amérindien

les vétérans amérindien ces vrais ce que dit le reportage. Moi j ai fait 15 ans dans les force et comme amérindien ont m’a arnaqué sur mes papier d enrôlement comme quoi j était de race blanche et c’est du non  respect dans les force armée vis avis nous  c’est  assez  de partager les problème de races ne sont pas apparent mais on le sent j ai fait 2 tour avec les Nations - Unis et je peut te dire que les problème avec les amérindiens ne sont pas comme l on été avec le gouvernement cd  canadien  mai que les amérindiens qui se sont battus au cour des trois conflits en 14 -18  et 39- 45 il non aucune reconnaissance  ce qui est le pire mai je croit que sa viendra appoint avec le temps on est coriace faut pas sans faire ca pris du temps [pour se faire comprend ca prit une crise a Oka et depuis se temps beaucoup de chose se sont régler on en viendra about le créateur se chargeras du reste ne vous en faite pas on gagnera il on fait des excuse a la colonie italienne et la colonie japonaise de les avoir enfermer dans des camps de détention en Ontario mais que voulez vous on est des amérindiens on c’est battu il était contents de nous avoir pour faire l ouvrage et je suis poli maintenant on vit avec vous

 merci

kwais

Lightfoot221121

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la Seconde Guerre mondiale