Parc Nationnal Nahanni et les Autochtones

 

Parc Nationnal Nahanni et les Autochtones

 

Nahanni

Située dans la réserve de parc national Nahanni (Territoires du Nord-Ouest), la rivière Nahanni-Sud est le plus beau joyau de cette région sauvage de 4 766 km2 qu’Environnement Canada a mise de côté en 1972. En plus de s’insérer dans le paysage spectaculaire qu’offrent les monts Mackenzie, la Nahanni-Sud comporte de nombreuses caractéristiques naturelles d’importance nationale dont les chutes Virginia, des canyons spectaculaires, des chutes thermales, des formations géologiques complexes de nombreuses espèces fauniques menaçées d’extinction dans d’autres régions.

Accessible seulement par bateau ou par avion, la Nahanni-Sud offre une expérience en milieu sauvage unique au Canada, dans un site d’une beauté naturelle à peu près insurpassée dans le monde. En 1978, la réserve de parc national Nahanni a été ajoutée à la liste des Sites du patrimoine mondial de l’UNESCO, en raison surtout de la valeur naturelle exceptionnelle que représente le corridor de la rivière Nahanni-Sud pour le patrimoine de l’humanité.

Pour les mêmes raisons, en janvier 1987, la Commission des rivières du patrimoine canadien a désigné la section de la Nahanni-Sud qui traverse la réserve de parc national Nahanni « Rivière du patrimoine canadien ».


Histoire : Les peuplades qui à l’origine habitaient ce secteur sont les tribus indiennes “Goat” ou “Mountain” et “Kaska” connues historiquement sous le nom de “Nahannis”, un terme employé pour décrire les “gens habitant les régions éloignées”. Cette description convient particulièrement aux Escalves, ces Indiens nomades qui furent découverts dans la région quand les compagnies de fourrure quand les compagnies de fourrure du Nord-Ouest et de la Baie d’Hudson établirent leurs postes de traite sur le fleuve Mackenzie, au début du XVIIIe siècle. L’appât des gisements aurifères attira dans la région, entre 1900 et 1940, des prospecteurs itinérants tels les Patterson, Faille, McLeod et Sibbeston. Plusieurs d’entre eux moururent dans des circonstances douteuses, donnant ainsi naissance à nombre de mythes et de légendes de la Nahanni et laissant leurs noms à certains de ses affluents et à des pics qui la bordent.

http://www.chrs.ca/Rivers/SouthNahanni/SouthNahanni-F_f.htm#6


Le terme Nahanni, ou Nahani, est un mot athapaskan qui, sous diverses orthographes, a été utilisé pour désigner des groupes autochtones en Colombie-Britannique, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon. On considère que ce nom est inapproprié et incorrect pour désigner un groupe spécifique, culturel ou linguistique. Les explorateurs et les commerçants de fourrures européens commencent à employer ce terme au cours de la première partie du XIXe siècle, souvent pour faire référence à un groupe autochtone qui n'est pas en contact direct avec eux et que les autres autochtones connaissent peu.

Au XXe siècle, on remplace graduellement le terme par des désignations plus justes, bien que le gouvernement canadien l'utilise encore dans les années 70 pour désigner les langues parlées par trois groupes du Yukon dans les régions de Whitehorse et des rivières Ross et Liard. On a identifié ces gens comme étant des TUTCHONIS et des KASKAS du Sud. Selon le recensement de 1996, le Canada compte 2407 Nahannis.

http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0005583

 

livre à lire :

Le chasseur de rêve , Le chant du grand Nord T1 de Nicolas Vanier


Le chant du Grand Nord de Nicolas Vanier

Nation Kaska

 

En avril 1999, la Première nation Liard, appartenant au Conseil tribal des Kaska, comptait 913 membres inscrits, dont 471 hommes et 442 femmes. Suivant les témoignages, un peu moins de la moitié des membres de la Première nation vivraient sur les terres de la Première nation, soit sur des réserves, soit sur des terres de la Couronne. De nombreux membres vivent dans la ville de Watson Lake, tandis que d'autres vivent au Yukon ou à l'extérieur du territoire.

La langue kaska parlée par la Première nation Liard est l'une des langues athapascanes. Le peuple kaska est proche parent du peuple des Dena de Ross River. Comme les autres groupes des Premières nations au Yukon, les Kaska s'adonnaient à la chasse et à la récolte des fruits de la terre comme moyens de subsistance. Ils voyageaient en groupes de familles élargies parcourant leurs territoires ancestraux, chassant, pêchant et recueillant les fruits de la terre, selon les saisons. Les Kaska étaient organisés selon un système de mariage mixte entre les clans du Loup et du Corbeau et organisaient des potlatchs pour les occasions cérémonielles.

Les Kaska sont entrés en contact avec les traiteurs de pelleteries blancs dès les années 1820 et 1830. Le territoire des Kaska se trouvait sur la route du Klondike conduisant aux mines d'or en 1897-98. Les membres des Premières nations de la région ont été convertis par les missionnaires catholiques qui sont arrivés dans la région aux environs des années 1920. Avec la construction de la route de l'Alaska en 1942, Watson Lake et Upper Liard sont devenus des lieux de résidence plus permanents pour les Kaska.

Aujourd'hui, les Kaska s'emploient activement à faire revivre leur culture, enseignant aux enfants l'histoire, la langue et les pratiques traditionnelles de leur peuple. La Première nation soutient la mise en valeur de son héritage culturel, les classes de langue et la participation des aînés à des programmes de guérison et aux activités basées sur la terre. Un dictionnaire de la langue kaska a récemment été publié.

Aujourd'hui, les Kaska de la Première nation Liard s'emploient activement à la ratification de leurs ententes sur les revendications territoriales et sur l'autonomie gouvernementale. Actuellement, la Première nation Liard n'appartient pas au Conseil des Premières nations du Yukon mais songe à s'y joindre et vise également à établir une union avec d'autres groupes Kaska dans la région.

 

Les Tutchone du Nord

 

L’HISTOIRE

Les Tutchone du Nord qui forment la première nation de Selkirk n’ont jamais été organisés en collectivité structurée occupant un territoire établi. La chronique de la région varie d’une période à l’autre, tout comme les descriptions de la taille de la première nation de Selkirk. Dans l’ancien temps, les gens se déplaçaient pendant la majeure partie de l’année en groupe d’une ou deux familles. Ils se joignaient à d’autres familles à l’occasion d’événements spéciaux, par exemple l’été, dans les camps de pêche. Il arrivait que quelques personnes changent de région, à l’occasion d’un mariage ou encore pour aller vivre avec d’autres membres de la famille ou du clan. Vers 1840, de nombreux Tutchone du Nord se sont installés près de la rivière McQuesten et, par la suite, quelques-uns d’entre eux ont à nouveau changé d’endroit et se sont installés aux alentours de Mayo. Les gens de Selkirk avaient aussi des contacts sociaux avec des gens de Fort Norman, dans les Territoires du Nord-Ouest. Il y a eu des mariages entre membres des deux groupes, et quelques personnes de Fort Norman sont venues s’établir avec les Tutchone du Nord (dont Danny Joe et Annie Joe McGinty).

Chez les Tutchone du Nord, le concept de propriété voulait dire une terre qu’on utilisait régulièrement. Ainsi, une zone de chasse donnée était considérée comme appartenant à un groupe particulier, même si ce groupe n’occupait pas les lieux pendant une bonne partie de l’année. Quelques ressources précieuses, comme les huttes de castor et les terres salines, étaient considérées comme des possessions privées, généralement celles du chef ou dän nozhi. Les propriétaires d’une terre étaient normalement responsables des personnes qui se trouvaient sur cette terre, y compris des étrangers. Si un malheur arrivait à une des ces personnes, le propriétaire était tenu de dédommager la famille de la victime, au risque de subir sa vengeance. Les Tutchone du Nord avaient une solide tradition d’hospitalité envers les étrangers et les visiteurs.

De 1890 à 1920, la première nation de Selkirk a occupé les terres entre le flanc est du chaînon Dawson jusqu’au sud-ouest de Fort Selkirk et jusqu’au fleuve Yukon au nord de Fort Selkirk. La première nation de Selkirk vivait aussi dans les terres en amont des rivières Pelly inférieure et Macmillan sud. Elle avait pour voisins entre autres les autres nations tutchone qui vivaient aux alentours du lac Tatchun, des rivières Little Salmon et Big Salmon, du lac Braeburn, du lac Hutchi, du lac Aishihik, des rivières White, Stewart et MacMillan inférieure et du lac Tatlmain.

L’utilisation du territoire ne fut plus la même après l’arrivée des Euro-Américains et les changements que supposent leurs institutions. À partir du dix-neuvième siècle, les premières nations ont commencé à se déplacer de plus en plus pour chasser les animaux à fourrure. Puis, avec l’avènement des bateaux à vapeur sur le fleuve Yukon, les autochtones se sont mis à travailler dans les camps de bûcherons le long du fleuve Yukon et de la rivière Pelly pour couper les arbres qui allaient servir de combustible aux bateaux et de bois de chauffage pour Dawson. L’interdiction des pièges à poissons décrétée par le gouvernement du Canada dans les années 1930, l’inscription obligatoire des territoires de piégeage à partir de 1952 et la construction de nouvelles routes sont autant de facteurs qui ont limité l’utilisation du territoire. À mesure que les autochtones intensifiaient leur participation à l’économie basée sur les salaires, ils passaient de moins en moins de temps sur leurs terres. De nouveaux règlements sont venus plus tard restreindre la chasse et la pêche. Néanmoins, les autochtones ont conservé de solides liens avec leurs territoires de pêche et de chasse ancestraux.

Pour les membres de la nation de Selkirk, le territoire ancestral est beaucoup plus qu’un paysage inanimé. Ruisseaux, vallées, montagnes et lacs font partie d’un pays sillonné par leurs ancêtres pendant des siècles et des siècles. Leur territoire est un lieu de souvenirs peuplé d’orignaux, de mouflons et d’ours, traversé d’un réseau de pistes et marqué par des camps de pêche, des cabanes de piégeage, des postes d’observation, des caches, des lieux de sépulture et d’autres signes d’un passé d’abondance possédant néanmoins des liens inaltérables avec le présent.

http://www.virtualmuseum.ca/Exhibitions/FortSelkirk/francais/nth/nth.html



 

 

 

Réserve de parc national du Canada Nahanni
Merveilles naturelles et trésors culturels
http://www.pc.gc.ca/pn-np/nt/nahanni/natcul/natcul1g_f.asp

 

 

 sites à ne pas manquer si vous voulez tout savoir À propos du Yukon :
Un passé d’une grande richesse

http://www.gov.yk.ca/fr/aboutyukon/language.html

 

 http://www.virtualmuseum.ca/Exhibitions/FortSelkirk/francais/sr/sr.html

http://www.fadg.ca/projets-finances/territoire-de-lyukon/northern-tutchone-tribal-council

http://travelyukon.com/fr/aboutyukonterritory/firstnations/