Pensionnats autochtones La vérité au grand jour

mardi 15 juin 2010

 

Pensionnat autochtone

Lors de ces cinq prochaines années, la Commission de témoignage et réconciliation organisera quelque sept événements d'envergure nationale dans tout le pays.

Le premier d'entre eux débute mercredi à Winnipeg, où de 7000 à 8000 participants sont attendus du 16 au 19 juin à La Fourche, lieu de rencontre historique pour les Autochtones.

Lors de ces quatre journées, des techniques de guérison traditionnelle et de méditation seront pratiquées, et les membres de la collectivité auront l'occasion de poser un geste de réconciliation.

Le programme débute mercredi par la cérémonie d'allumage du feu sacré et celle du calumet pour se terminera avec un pow-wow traditionnel, samedi.

Mandat de la commission

La commission a pour mandat de recueillir les témoignages des anciens élèves des pensionnats fédéraux pour dresser le portrait le plus complet possible de ce sombre chapitre de l'histoire canadienne. Grâce à ces témoignages, elle consignera des documents d'archives sur les événements survenus dans les pensionnats indiens avec la création d'un centre national de recherche.

La Commission espère aussi entendre le témoignage d'anciens membres du personnel, de représentants de l'Église et du gouvernement, d'experts et de citoyens canadiens qui ont été touchés par la politique sur les pensionnats indiens.

La Commission a été instaurée en juin 2008, à la suite de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens de 2007, la plus importante action de recours collectif de l'histoire du Canada à ce jour. Cette convention, conclue entre les avocats des anciens élèves, les avocats des Églises, le gouvernement du Canada et l'Assemblée des Premières Nations, a mis fin à la plupart des poursuites en justice relatives aux pensionnats indiens, moyennant un accord d'indemnisation de 1,9 milliard de dollars envers les anciens élèves de pensionnats fédéraux.

Consultez le dossier des archives de Radio-Canada : Pensionnats indiens, l'enfance déracinée

Historique

 

Un pensionnat indien (archives)

Au cours du siècle dernier, environ 150 000 enfants (Métis, Inuits et membres des Premières Nations), âgés de 5 à 16 ans, ont été arrachés à leur famille et envoyés dans des pensionnats fédéraux de 1879 à 1996. Plusieurs d'entre eux ont été victimes de sévices et d'agressions sexuelles, en plus d'avoir été privés de leur culture et de leur langue. De ce nombre, environ 80 000 sont encore vivants.

Quelque 135 pensionnats indiens ont été ouverts par le gouvernement au fil des années, dont 25 en Alberta, 18 en Saskatchewan, 17 en Colombie-Britannique, 15 au Manitoba et en Ontario, 13 au Nunavut et 10 au Québec.

Ces pensionnats étaient administrés, selon les endroits, par les Églises anglicane, catholique, presbytérienne, baptiste ou unie. Leur objectif était l'assimilation accélérée des Indiens. Les jeunes Autochtones y étaient dépouillés de leurs vêtements, rasés et habillés à l'Européenne. Ils ont été forcés à renier leur langue et leur culture.

La plupart de ces écoles ont fermé leurs portes vers le milieu des années 70. Le dernier pensionnat administré par le gouvernement fédéral a été fermé en 1996, en Saskatchewan. Ces institutions ont eu des répercussions sur les générations qui se sont succédé, et encore aujourd'hui, certains problèmes sociaux y trouvent leur origine.

Excuses

Le gouvernement canadien a présenté ses excuses le 11 juin 2008, quelques jours seulement après que la Commission de vérité et de réconciliation des pensionnats indiens eut été mise sur pied.

Dix ans plus tôt, en 1998, la ministre des Affaires indiennes, Jane Stewart, avait présenté des excuses officielles aux victimes des pensionnats autochtones, mais elles avaient été jugées insuffisantes. Parallèlement, une société à but non lucratif, la Fondation pour la guérison des autochtones, avait été mise ne place afin de gérer la subvention de 350 millions de dollars octroyée par le gouvernement fédéral.

Membres de la commission

La Commission de témoignage et réconciliation du Canada, qui a établi son siège à Winnipeg, au Manitoba, est présidée par le juge Murray Sinclair, qui a été le premier Autochtone à accéder à un poste de juge au Manitoba. Originaire de la région de Selkirk, au nord de Winnipeg, il a été nommé juge en chef adjoint de la Cour provinciale du Manitoba en mars 1988 et de la Cour d'appel du Manitoba, en janvier 2001.

Il sera assisté de deux commissaires : Marie Wilson, ex-dirigeante de CBC North, et le vice-chef de l'Assemblée des Premières Nations, Wilton Littlechild, également avocat dans la réserve Ermineskin.

Les travaux de la commission, dont le budget atteint les 60 millions de dollars, doivent durer jusqu'en 2014. Le prochain événement se tiendra à Inuvik, dans les Territoires de Nord-Ouest, en juin 2011.

audio-vidéo
 
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Commission de témoignage et de réconciliation

Exercice de mémoire collective

Mise à jour le mercredi 16 juin 2010 à 22 h 09

Photo: La Presse Canadienne /John Woods

Le président de la Commission de témoignage et réconciliation, Murray Sinclair, à Winnipeg

Des centaines de personnes, dont de très nombreux autochtones, ont assisté mercredi, à Winnipeg, à l'ouverture de la première rencontre de la Commission de témoignage et de réconciliation sur les pensionnats autochtones. L'événement d'une durée de quatre jours sera ponctué d'activités culturelles, de projections de films, de pièces de théâtres et d'expositions d'oeuvres d'art inuits, autochtones et métis.

Cette commission, mise sur pied par le gouvernement fédéral, sillonnera le pays au cours des cinq prochaines années pour informer les Canadiens sur ce qui s'est passé pendant 150 ans dans les pensionnats amérindiens.

La commission s'est ouverte par une cérémonie d'allumage du feu sacré et du calumet. L'événement s'est tenu au Cercle Oodena, un amphithéâtre naturel rendant hommage à la culture et aux traditions autochtones présentes depuis des millénaires à Winnipeg et dans ses environs.

Le Cercle Oodena se situe à La Fourche, à l'angle de la promenade Waterfront et de la rue Forks Market, au confluent de la rivière Assiniboine et de la rivière Rouge. Il s'agit d'un lieu hautement symbolique puisqu'il constitue un endroit de rassemblement pour les peuples autochtones depuis 6000 ans.

Cérémonies du feu et du calumet

La cérémonie du feu sacré est une très vieille tradition, qui remonte à l'époque où les premiers hommes ont découvert et maîtrisé le feu. Une fois le feu sacré allumé, des prières et offrandes lui sont offertes. Cette cérémonie, simple en apparence, revêt un caractère énergétique puissant puisqu'elle travaille en particulier sur le plan mental et spirituel. Le feu sacré est utilisé aussi pour favoriser la protection et la guérison.

Quant à la cérémonie du calumet, commune chez les Autochtones des Plaines, elle consiste à offrir le calumet aux quatre points cardinaux, qui représentent les éléments de la vie spirituelle autochtone.

Tourner une page sombre de l'histoire du Canada

Durant quatre jours, les membres de la commission vont collecter, filmer, enregistrer les témoignages de nombreux survivants des pensionnats autochtones. Il s'agit d'une mission d'envergure, un travail de mémoire devant mener à la réconciliation entre les Autochtones et le reste du Canada.

Ce qui manque à l'histoire des pensionnats indiens, c'est le coeur même de cette histoire. Ce qui manque, c'est la vérité. La vérité s'exprime dans les voix qui, dans de nombreux cas, n'ont jamais parlé de cette histoire auparavant.

— Murray Sinclair, président de la Commission de témoignage et réconciliation

« Nous avons la chance de rédiger un chapitre de l'histoire et de faire partie de celle-ci. Nous serons les témoins de quelque chose qui ne s'est jamais produit dans notre pays. Nous verrons, entendrons et ressentirons des choses qui nous étaient inconnues jusqu'ici », a-t-il ajouté.

Les Métis, Inuits et membres des Premières Nations ont le choix de la méthode de témoignage et disposent de lieux privés pour s'exprimer. Ils ont également accès à du soutien psychologique. Une tente de rassemblement leur permet de se reposer et de partager ce qu'ils ont vécu avec les leurs.

Par ailleurs, le grand public est également invité à assister à une tribune libre au Cercle de partage des commissaires. Certains survivants s'y exprimeront librement sur ce qu'ils ont vécu et sur l'impact que leur expérience dans les pensionnats autochtones a eu sur leur vie et celle de leurs descendants.

Outre ces moments forts éprouvants, le programme de ces quatre jours sera également ponctué d'expositions, de concerts et d'autres événements culturels. Une tente d'apprentissage a également été érigée afin que le public puisse en apprendre davantage sur l'histoire encore méconnue des pensionnats indiens et comprendre ce qui a entraîné leur création et leur maintien.

Une autre tente offre des oeuvres de différents artistes autochtones, dont celle du Winnipégois Leah Decter, Official Denial : trade value in progress qui retient l'attention. Son « patchwork » rassemble diverses citations et commentaires, dont une déclaration du premier ministre Stephen Harper lors du sommet du G20 en septembre 2009 : « We also have no history of colonialism » (Nous n'avons pas non plus d'histoire de colonialisme), suivie de la remarque de l'artiste : « Ok, then, maybe we have a long history of amnesia » (D'accord, alors, peut-être que nous avons une longue histoire d'amnésie).

Au cours du siècle dernier, environ 150 000 jeunes Autochtones de 5 à 16 ans ont été arrachés à leur famille et envoyés dans quelque 135 pensionnats fédéraux, dont 25 en Alberta, 18 en Saskatchewan, 17 en Colombie-Britannique, 15 au Manitoba et en Ontario, 13 au Nunavut et 10 au Québec.

Commentaire
 

Des survivants à fleur de peau

jeudi 17 juin 2010 à 23 h 00

Lors du cercle de partage mis en place à la Commission de témoignage et réconciliation, des survivants des pensionnats autochtones ont la possibilité de témoigner publiquement de ce qu'ils ont vécu.

Le jeune chef de l'Assemblée des Premières Nations, Shawn Atleo, a raconté mercredi que sa vie, tout comme celle de tous les membres de sa communauté, avait été affectée par ce qu'ont vécu les anciens pensionnaires. Il a fallu qu'il grandisse pour comprendre cette douleur et cette souffrance.

Il est aujourd'hui reconnaissant d'avoir la possibilité d'en parler. Shawn Atleo se dit également heureux d'être en vie alors qu'il a vu plusieurs de ses amis sombrer dans l'alcoolisme, tomber dans la violence ou se suicider.

Robert Joseph, chef héréditaire de la nation Kwagiulth, au nord-est de l'île de Vancouver, n'a pas parlé sa propre langue pendant longtemps.

J'ai quitté cet endroit sans aucun sens des valeurs.

— Robert Joseph, chef de la nation Kwagiulth

L'homme de 70 ans a été abusé sexuellement par deux personnes lorsqu'il était au pensionnat. « Je ne peux pas comprendre. J'essaye très fort, parce que c'est important », dit-il au bord des larmes.

Albert McLeod est homosexuel. Il en avait honte parce que les gens autour de lui avaient honte. Alors qu'il n'était qu'un enfant, il avait choisi la mort plutôt que la vie. Il raconte les intimidations et les violences subies dans les pensionnats, l'homophobie qui y régnait, dans un pays démocratique.

Aujourd'hui grand-père d'un garçon de 10 ans, il dit prendre soin de son petit-fils comme on n'a jamais pris soin de lui lorsqu'il avait son âge.

La chance de s'exprimer

« Je connais beaucoup de résidents d'école qui sont morts et qui n'ont pas eu la chance de parler de ce qu'ils ont vécu », souligne Marie Simon, présidente de la communauté inuite Tapiriit Kanatami. Dans la culture inuite, on dit que peu importe ce qui t'est arrivé dans la vie, il faut aller de l'avant, ajoute-t-elle.

Originaire du Nunavik, dans la région arctique du Québec, elle raconte qu'elle ne parlait pas un mot d'anglais lorsqu'elle s'est retrouvée dans une école fédérale.

Nous ne pouvions pas parler notre langue et si nous le faisions, alors que c'était la seule que nous connaissions, nous étions punis.

— Marie Simon, présidente de la communauté inuite Tapiriit Kanatami

C'est de cette manière qu'ils ont été introduits à l'école. « Lorsqu'on devient adulte et que l'on a des enfants, on ne sait pas comment les élever », déplore-t-elle.

Ces témoignages publics se poursuivent tout au long du rassemblement national de quatre jours. Mercredi, ce sont des personnes invitées qui sont venues s'exprimer publiquement.

Dès jeudi, le cercle a été élargi à toutes les personnes touchées par ce qu'elles ont vécu dans les pensionnats indiens. La seule directive consiste à ne pas identifier qui que ce soit par son nom, à moins que la personne ne soit décédée ou qu'elle ait été condamnée par la justice.

La consignation des témoignages se prolonge jusque samedi dans une vingtaine de lieux privés. La commission dispose de moyens humains et techniques lui permettant de recueillir quelque 600 témoignages durant les quatre jours de son passage à Winnipeg.

audio-vidéo

Le compte-rendu de Frédéric Nicoloff

http://www.radio-canada.ca/regions/manitoba/2010/06/17/001-survivants-temoignages.shtml

 

Première rencontre de la Commission de réconciliation

17 juin 2010 

Des centaines d'autochtones survivants des pensionnats ont participé hier à Winnipeg au premier rassemblement national de la Commission de témoignage et de réconciliation, examinant les sévices dont ont été victimes des milliers d'autochtones canadiens aux XIXe et XXe siècles. Durant 150 ans, aux XIXe et XXe siècles, des dizaines de milliers de jeunes autochtones ont été envoyés d'autorité dans des pensionnats gérés par des institutions religieuses, puis placés sous l'autorité du gouvernement fédéral.

Plusieurs milliers d'entre eux avaient engagé des poursuites contre Ottawa et les églises, affirmant avoir été victimes de mauvais traitements, d'agressions sexuelles et d'avoir été coupés de leur culture pour être soumis à une assimilation forcée. Le Canada avait officiellement présenté ses excuses en juin 2008. Le ministre canadien des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strah, a profité de cet événement pour annoncer que le gouvernement avait l'intention d'abroger les dispositions de la Loi sur les Indiens donnant l'autorisation d'établir des pensionnats. Ces dispositions ne sont plus appliquées et leur suppression est surtout symbolique.

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/291068/en-bref-premiere-rencontre-de-la-commission-de-reconciliation

 

Commission de témoignage et réconciliation

Une autre image du clergé

vendredi 18 juin 2010 à 19 h 13

Photo: Presse Canadienne

Les récits se succèdent à la commission de témoignage et réconciliation sur les pensionnats autochtones.

Les récits sur les pensionnats autochtones se succèdent à la Commission de témoignage et réconciliation, mais ils ne se ressemblent pas tous.

Les anciens élèves venus partager publiquement des moments souvent pénibles sont nombreux. Toutefois, parmi tous ces témoignages où l'Église est montrée du doigt, certains viennent apporter une autre image du clergé.

Adèle Bellefleure, qui a fait le voyage depuis Natashquan, au Québec, sait combien il est difficile de quitter les siens. Elle se souvient aussi très bien avoir été déracinée, il y a plus de 40 ans, pour être emmenée dans un pensionnat autochtone.

Une vingtaine d'autres enfants ont été emmenés en même temps qu'elle au pensionnat de Sept-Îles. Malgré cet enlèvement à sa famille et ses racines, Adèle Bellefleure n'est pas amère, au contraire.

Le temps que j'ai passé au pensionnat a été, pour moi, très enrichissant, parce que c'est là que j'ai commencé à étudier, à apprendre à écrire, à fonctionner, à préparer mon avenir.

— Adèle Bellefleure

Elle estime que les nombreux récits incriminant l'Église ont fait de l'ombre aux bonnes actions.

Si l'Église a causé du tort, elle a aussi été salvatrice, estime le frère oblat Thomas Novak. Agent de liaison pour les quatre diocèses catholiques romains du Manitoba, il travaille de concert avec la Commission de témoignage et réconciliation lors des tables rondes.

En famille

Les témoignages se sont poursuivis vendredi, malgré la pluie, le vent et des températures peu clémentes. Une météo qui n'a pas refroidi les participants, de plus en plus nombreux à assister aux différentes cérémonies.

Certains anciens pensionnaires se sont même déplacés à Winnipeg avec leurs enfants, premiers héritiers du passé douloureux de leurs parents. Et certains enfants de survivants ont fait le voyage sans leurs parents, décédés.

C'est le cas de Morene Gabriel, qui a perdu ses parents récemment et qui assiste depuis le début aux travaux de la commission, pour honorer leur mémoire. Elle est venue vivre ce rassemblement comme si c'était ses parents qui étaient là. Avant de mourir, sa mère lui a raconté les sévices, le déracinement, la souffrance vécus.

Sa crainte est de rentrer chez elle, après tous ces témoignages, sans savoir quoi en faire. Cependant, elle dit avoir trouvé ici d'autres enfants comme elles, avec la même histoire familiale.

Tout comme Morene Gabriel, Marie Wilson, commissaire, en a aussi gros sur le coeur. Son mari est un ancien élève des pensionnats et il a longtemps passé sous silence sa profonde douleur.

Les séquelles de ces années de pensionnats ne peuvent pas disparaître du jour au lendemain, estime la commissaire. Et cette dernière d'énumérer les conséquences de cette souffrance : l'alcoolisme, la drogue, la colère et l'impression de ne pas avoir de sentiments.

« Nous ne nous attendons pas à ce qu'à la fin des quatre jours ici, nous nous prenions tous la main, ce n'est pas réaliste », relativise le frère Thomas Novak.

Est-ce que ces blessures se refermeront un jour, est-ce que cette peine s'atténuera avec le temps? Les enfants sont en tout cas remplis d'espérance. Il y a de l'espoir, surtout avec des rencontres comme celle-là, estime Morene Gabriel.

 

Première étape vers la réconciliation avec les Autochtones terminée...

Samedi 19 juin 2010 18:28
Source : Info Astral

 


La Commission de témoignage et de réconciliation sur les pensionnats autochtones, qui se déroule à Winnipeg, se termine aujourd'hui.

C'était le premier volet des 7 événements du genre qui seront organisés un peu partout au Canada.

Des milliers de personnes, dont beaucoup d'Autochtones, ont participé à l'exercice qui vise à réconcilier les membres des Premières Nations avec les Blancs.

Durant ces quatre jours, les membres de la Commission ont écouté les témoignages d'anciens élèves de pensionnats qui ont subi des sévices physiques et sexuels.

On écoute le père Guy Lavallée, un métis qui a tenu à livrer son témoignage....

 Extrait audio

En 2008, le gouvernement fédéral avait officiellement offert ses excuses aux Autochtones pour ce sombre chapitre de l'histoire canadienne.

http://www.rockdetente.com/montreal/actualites/nouvelles-locales/141464-premiere-etape-vers-la-reconciliation-avec-les-autochtones-terminee/

 

L'organisation dresse un bilan positif

dimanche 20 juin 2010 à 12 h 42

Plus de 45 000 personnes ont participé à la Commission témoignage et réconciliation

La Commission de témoignage et réconciliation s'est terminée samedi à Winnipeg. En quatre jours, plus de 45 000 personnes y ont pris part.

Le directeur général de la commission, Tom McMahon, estime que la première édition de l'événement est un succès.

Plusieurs centaines de personnes sont venues raconter les sévices qu'ils ont subis dans les écoles résidentielles, et des milliers sont venus les écouter, explique-t-il.

Certains participants ont dû parcourir de nombreux kilomètres pour participer à l'événement. C'est le cas de Percy Ballentine, un ancien élève des pensionnats, qui est parti de la réserve de Grand Rapids, à 450 km de Winnipeg. Il a tenu à souligner que sa famille et lui vivent dans la pauvreté et qu'ils ont dû débourser beaucoup d'argent pour se rendre à la commission.

Selon Tom McMahon, le prochain évènement national de la commission aura lieu en 2011 à Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest.

Lors des cinq prochaines années, c'est le gouvernement fédéral qui assurera le financement des travaux de la commission, dont les coûts sont estimés à 60 millions de dollars.

La commission prévoit se rendre dans pas moins de 150 communautés à travers le pays.

Cérémonie de clôture

Des centaines de personnes ont assisté en soirée à la cérémonie de clôture de la Commission témoignage et réconciliation, dont la gouverneure générale Michaëlle Jean.

Les survivants qui ont livré leur témoignage tout au long des quatre jours de commission étaient assis aux premiers rangs.

 

La Commission témoignage et réconciliation s'est tenue à La Fourche du 16 au 19 juin 2010.

Des membres de la commission, dont la commissaire Marie Wilson, ont pris la parole pour dire que les « efforts de guérison » ne font que commencer.

Nellie Cournoyea, des Territoires du Nord-Ouest, a par la suite lancé une invitation pour 2011 en rappelant aux participants que la commission n'en est qu'au début de ses travaux.

Après quatre jours d'activité, le feu s'est éteint doucement pendant la nuit, laissant place aux feux d'artifice.

 
 

 

http://www.radio-canada.ca/regions/manitoba/2010/06/20/001-Commission_bilan_positif.shtml

 

voir aussi dans le dossier Histoire :" Commission de Témoignage et  de réconcilliation "

 

 et sur le forum

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4134 morts dans les pensionnats autochtones au Canada

Nombre de morts dans les pensionnats autochtones au Canada

Alberta : 901
Colombie-Britannique : 747
Manitoba : 499
Territoires du Nord-Ouest : 246
Nouvelle-Écosse : 16
Nunavut : 21
Ontario : 769
Québec : 35
Saskatchewan : 844
Yukon : 56

Total : 4134
 
voir détail  sur le site
Période : 1950 - 2004

Pensionnats indiens : l'enfance déracinée

L'héritage douloureux des pensionnats indiens pèse sur des générations d'autochtones éduqués dans ces écoles dont le but avoué était l'assimilation. Cette sombre page de l'histoire du pays demeurée méconnue de la plupart des Canadiens refait surface alors que des milliers d'autochtones réclament excuses et dédommagements. Ils demandent à guérir de leur enfance volée.

 

à lire et à voir sur

ARCHIVES DE RADIO-CANADA

http://archives.radio-canada.ca/societe/education/dossiers/711/

Date de dernière mise à jour : 02/06/2015