Sur la route de Manawan

Le territoire de Manawan est localisé dans celui de la MRC (Municipalité Régionale de Comté) de Matawinie. Le village se situe au bout de la route 131. N'ayant pas de voisins immédiats, on y accède par un chemin forestier reliant d'une part Saint-Michel-des-Saints qui se situe à 100 km et d'autre part, La Tuque qui se localise à 175 km. Ce sont là les seuls liens routiers possibles. Manawan est accessible nécessairement pas la voie des airs.
Cette dernière est l'une des six MRC composant le territoire de la région Administrative Lanaudière. Lanaudière, quant à elle s'inscrit dans les régions dites centrales, à proximité de Montréal

Utilisation du territoire ancestral
L'usage du territoire ancestral est foncièrement lié à l'identité culturelle Atikamkw et, en ce sens, est un enjeu du développement touristique. Or, malgré le grand intérêt du territoire et des activités qu'il rend possibles, rien n'est définitivement acquis dans le domaine. L'histoire de l'occupation et de l'utilisation du territoire a eu pour tendance parallèle le confinement de la communauté dans un espace limité et une transformation de l'environnement empêchant la perpétuation du mode de vie ancestral.

Les origines de la création de la réserve de Manawan
En 1860, les familles qui exploitent la région de Lac Manouane se séparent du groupe de Weymontachie. Ce groupe s'établit à Metabeskega et fut à l'origine de la bande de Manouane. Les hommes des familles Newashish, Nipinitéac, Kaweasiketch sont engagés pour la coupe du bois et le flottage des billots.
En 1871, Visite à ce groupe du premier missionnaire : le Père Guéguen.
En 1873, la compagnie de la Baie d'Hudson installe un magasin de l'autre coté du Lac Madon.
En 1893, le gendre de Kaweasiketch, chef du groupe de Manouane, bâtit des maisons de bois et aménage deux fermes.
En 1895, installation du premier missionnaire à Manouane.
En 1896, le chef de Manouane, Louis Newashis, écrit au superintendant-général des Affaires indiennes à Ottawa pour lui signifier le refus de sa bande de s'établir à Maniwaki, et sa volonté de voir la création d'une réserve au bord du Lac Metabeskega.
En 1904, la première chapelle est édifiée et en 1906 le chef de Manouane, Louis Newashish, se rend à Ottawa afin d'obtenir une réserve sur le bord du lac Metabeskega.

Le 29 août 1906, Manouane devient officiellement une réserve.

 

Chronologie des évènements après la création de la réserve

Date Evènement
1932-33  Epidémie de tuberculose et de fièvre typhoïde.
1940  Début des accouchements à La Tuque et à Amos.
1942  Construction de la nouvelle église. Vue intérieure de l'église.
1951 Début de la construction des premières maisons modernes
1951 Première école sur la réserve.
1951  Début de l'obligation de fréquenter l'école dans les pensionnats de Pointe-Bleue et d'Amos.
1955 Construction du premier Dispensaire.
1959 Construction de la première école secondaire.
1960 Début des voyages en avion pour hospitalisation à La Tuque.
1963 Déménagement du Magasin de la Baie sur l'actuel village.
1967 Début de L'hospitalisation à Joliette.
1973 Ouverture de la route St-Michel-Manawan.
1973 Ouverture du Centre Mère et Enfant.
1974 Restauration de l'église.
1974  Le groupe Têtes-De-Boule reprend le nom Atikamekw.
1975 Construction de l'actuelle école primaire.
1979 Manawan est relié au réseau électrique d'Hydro-Quebec.
1980 Incendie de la partie centrale et du gymnase de cette école primaire.
1980  Naissance de la radio Communautaire.
1987 Fermeture du magasin de la Baie d'Hudson.
1987  Inauguration du nouveau dispensaire moderne et fonctionnel.
1988  Création du nouveau village de Manawan.
1989 Ouverture d'une caserne de pompier.
1989  Inauguration du centre multi-services.

 


L'éducation - Chronologie de sa mise en place
Date Évènement
1928 Premiers cours d'été: institutrice, Mlle Bordeleau
1950 Première école sur la réserve: Instituteurs, Guy Rivest et Anette Billette-Bouvier
1959 Construction de l'école primaire
1975 Construction de la nouvelle école primaire
1980 Incendie qui détruit le gymnase
1982 Ouverture d'une classe de secondaire 1 dans la première école
1985 Rapatriement des élèves du secondaire 2
1990 Rapatriement des élèves du secondaire 3

Superficie
Le territoire de la réserve s'étend sur 1906 acres (près de 8 km2) et demeure sous réglementation fédérale, alors que le territoire environnant est sous juridictions provinciale (CDR Lanaudière, 1993). Le village lui-même occupe une superficie d'environ 1,2 km2 et se divise en deux parties. La plus ancienne a été construite au bord du lac Madon, à une altitude de 450 m, et prit forme actuelle au cours des années 50 avec la construction massive de maisons. Depuis 1989, un nouveau village c'est bâtit sur les hauteurs, avec des constructions à caractère résidentiel, récréatif et scolaire.


Démographie
La nation Atikamekw veut dire poisson blanc, ou encore corégone, un poisson de la famille des salmonidés. Il y a 3 communautés qui appartiennent à la même nation, MANAWAN (Manouane), OPITCIWAN (Obedjiwwan) et WEMOTACI (Weymontachie).
Avec plus de 4 300 membres, la nation ATIKAMEKW est la cinquième nation autochtone du Québec pour ce qui est de la population. La majorité de ses membres habitent l'une des trois communautés ATIKAMEKW.
Seulement 14 % d'entre eux vivent en dehors des communautés, dans d'autres villes du Québec comme Chicoutimi, Joliette, Roberval, Québec et La Tuque. Ils y travaillent ou y étudient.

Manawan lieu où on amasse des œufs de goélands fut crée le 29 août 1906. La population s'y élevait à 1397 sur réserves et 218 hors réserve en 1994 et a presque doublé dans les vingt-cinq dernières années. Les ménages comptent en moyenne de trois à quatre enfants ; l'agrandissement du village a permis de répondre progressivement à la forte croissance démographique.

Population de Manawan entre 1965 et 1992
Sources : données du ministère des Affaire indiennes et du Nord Canadien (MAINC)  Année Population Taux d'accroissement par rapport à 1992
1965 565 165 %
1981 1057 42 %
1986 1211 24 %
1992 1502 ------

 


Coutumes et traditions de Manawan

Religion
Des cérémonies religieuses 
Le deuil 
La Langue Atikamekw
Parler
notre langue
Écrire notre langue
L'alphabet 
Les semaines culturelles 
 Artisanat
L'écorce 
La peau d'Orignal 
Le Tikinagan 
Les mocassins
Le panier en écorce de bouleau 
Les raquettes à neige
Sucrons-nous le bec ! 
 http://collections.ic.gc.ca/manawan/framepage.html

 

Les chefs de Manawan
Jean-Pierre Moar a été chef entre 1987 et 1989.
Il est actuellement chef de Manawan depuis 1997.

http://collections.ic.gc.ca/manawan/framepage.html

L'emploi à Manawan
La population de Manawan est largement dépourvues d'emploi et vit avec des moyens financiers minimaux
L'économie Atikamekw se concentre surtout dans les secteurs public et parapublic et dans le commerce de détail. En 1994, 67,4 % des emplois des Atikamekw de Manawan se situaient dans le secteur public ou parapublic. En second lieu, le commerce de détail représentait 17,0 % des emplois de la communauté.

Il est important de mentionner ici l'existence à Manawan d'une importante économie informelle, particulièrement dans les domaines de l'artisanat, de la restauration, de l'aménagement et de la rénovation domiciliaire. Cette situation ne freine en rien cependant, la volonté des individus de travailler dans un contexte stable et formel.

Une importante proportion des travailleurs âgés de 15 à 24 ans œuvrent dans le commerce de détail, ainsi que dans les domaines des loisirs et des pourvoiries. La grande majorité des travailleurs âgés occupent un emploi dans le secteur public ou parapublic.

L'environnement institutionnel et juridique canadien restreint largement l'autonomie des Autochtones en matière d'entrepreneuriat. Voici un aperçu de ces contraintes :

Les territoires utilisés par les Autochtones sont de propriété fédérale, y compris ceux de la réserve, gérés par le conseil de bande.
Leur statut juridique n'étant pas clairement établi, les bandes ne peuvent être propriétaires de terres, ni poursuivre ou être poursuivies en justice, et elles peuvent difficilement conclure des ententes légales avec d'autres entités juridiques.
Une société détenue par un Indien n'est pas à un Indien aux yeux de la loi et ne peut bénéficier de l'exemption d'impôt accordée au Indiens.
Les biens matériels d'un Autochtone ne peuvent que difficilement être saisis.
Etc.

 

Les revendications territoriales Atikamekw
"En matière de développement forestier, minier ou hydroélectrique, il y a obligation pour les gouvernements de consulter les Autochtones et de leur faire prendre part à ce développement économique."

 

Politique de développement communautaire
Le conseil de la nation atikamekw a mis au point des politiques de développement communautaire (politique sociale et politique éducative) qui témoignent d'une prise en main bien réelle du destin des communautés. La politique sociale et la politique éducative proposent de concert la revalorisation des valeurs et de pratiques ancestrales atikamekw. Elles contribuent ainsi à préserver l'identité et la culture nationales Atikamekw et préparent le terrain à un développement touristique mettant en valeur la singularité de cette culture.

Le conseil de la nation Atikamekw axe ses efforts sur le développement et l'autonomie dans tous les secteurs, et ce, depuis 15 ans.
http://collections.ic.gc.ca/manawan/framepage.html

Historique de Manawan

http://manawan.connexion-lanaudiere.ca/framepage.html

Vidéo et photos

http://www.muvmedia.com/fr/reportage.php?rid=84

Suicides à Manawan

http://agora.qc.ca/thematiques/mort.nsf/Documents/Autochtones--Suicides_a_Manawan

Site officiel de Manawan

http://www.manawan.com/accueil.html

Renseignements

http://www.autochtonesaucanada.gc.ca/acp/community/site.nsf/fr/fn78.html

http://www.manawan.org/intro/