Terre lointaine et ancestrale des Dogrib

Les Dénés Dogrib, également connus sous le nom Flancs-de-Chien, ont habité le Nord du Grand lac des Esclaves durant plusieurs siècles. Selon la légende, ils sont les descendants d'un homme-chien surnaturel, d'où l'origine de leur nom.
Les Dogrib se partagent le Sud des Territoires du Nord-Ouest avec trois autres groupes Dénés, soit les Chippewyans les Esclaves et les Dénés Yellowknife. Ils se définissent comme Dénés (Deh-neh) qui signifie le peuple. Leurs langues respectives, qui font partie des langues officielles des Territoires du Nord-Ouest, sont apparentées à la famille linguistique athapascane dont les descendants se trouvent en Colombie-Britannique, au Yukon, et dans plusieurs états américains dont Washington, l'Oregon, l'Arizona, le Nouveau-Mexique et l'Alaska.
Il n'y a pas de traduction pour les formules Bonjour et Au revoir, mais c'est par une poignée de main que l'on accueille le visiteur.

Voici quelques expressions :
Mahsi cho - Merci beaucoup
Sombak'e - Yellowknife (Sombak’e signifie Place où se trouve l'argent)
Tide- Grand lac des Esclaves
Ekwo - Caribou
He?e - Oui
Ile – Non
http://www.discovernorth.ca/05_French/destinationNord/explore.html#

Vue d'ensemble Générale
 
La région de Dogrib couvre le rivage nordique du grand lac Slave, atteignant presque jusqu'au lac grand bear. Rae-Edzo est la plus grande communauté dans la région de Dogrib et est également les sièges sociaux administratifs pour le conseil de services de la Communauté de Dogrib.
Le conseil de Dogrib est unique parmi des conseils de santé et de services sociaux, car il est également responsable de l'éducation. Le conseil de Dogrib se compose de douze membres avec trois représentants de chaque communauté dans la région de Dogrib.
Profil de Communities/Population
Le conseil de Dogrib fournit des services aux quatre communautés comme suit :
La Communauté Population (Recensement 1996)
Rae-Edzo 1.662
Lacs Rae 256
Wekweti (Lac Snare) 135
Ti de Wha 418
Population Totale : 2.471

 
La population des Territoires du Nord-Ouest est d'environ 65 000 habitants dont 61 % est d'origine autochtone et 39 % non autochtone. Parmi la population autochtone, on retrouve 37 % d'Inuit, 17 % de Déné et 7 % de métis. Trente-sept pour cent de la population non autochtone est anglophone, et 2 % est francophone. La loi sur les langues officielles des Territoires du Nord-Ouest est unique en son genre. Elle reconnaît 11 langues officielles dont neuf langues autochtones : le chipewyan, le cri, le Dogrib, le gwich'in, l'inuinnaqtun, l'inuktitut, l'inuvialuktun, le slavey du nord et le slavey du sud. Elle reconnaît aussi l'anglais et le français.
La majorité de la population est repartie dans 59 communautés à travers un territoire équivalent à près du tiers de la superficie du Canada. Le taux de natalité aux Territoires du Nord-Ouest est deux fois plus élevé que la moyenne nationale
Premières nations dénées : Dogrib
La Première nation des Dogrib (côte de chien) tient son nom d'une légende selon laquelle un chien serait l'ancêtre du peuple.
Les Dogrib habitaient dans les bois et près des lacs et des rivières dans des tipis faits de peaux d'animaux. L'hiver, ils construisaient des huttes rectangulaires faites de poteaux et de broussailles. Ils prisaient le bois et voyageaient rarement dans les landes dépourvues d'arbres sans une quantité importante de bois à brûler. Les Dogrib préféraient le caribou au poisson.
La plupart des hommes dénés abandonnaient leur nom à la naissance de leur premier enfant et étaient par la suite appelés le « père d'un tel et d'un tel »; cependant, il semble que les Dogrib changeaient de nom à la naissance de chaque enfant. Comme dans d'autres tribus, il était impoli pour les Dogrib de s'appeler par leur nom s'ils n'étaient pas parents; on utilisait alors des paraphrases comme « ma nièce », « mon oncle » ou d'autres liens de parenté ou « père d'un tel ».
Les Dogrib croyaient au monde surnaturel et présentaient souvent de petites offrandes aux esprits locaux qui habitaient les lacs et les rapides. Ils faisaient également confiance aux esprits qui venaient les visiter en rêve, ainsi qu'aux sorciers. À leur décès, les Dogrib étaient placés sur une plate-forme dans des lieux de sépulture. On détruisait la plupart de leurs biens et les femmes s'infligeaient des coupures comme symbole de deuil.
Les Dogrib ont toujours été reconnus pour leur joie de vivre et avaient un penchant pour les jeux et la danse. Dans l'une des danses de la paix, les hommes sont divisés en deux rangées et se font face, tenant leur arc avec la corde tournée vers leur vis-à-vis en signe d'amitié.
http://nwt-tno.inac-ainc.gc.ca/youthbuzz/dfn-dr_f.htm


Trois années de recherches archéologiques
Sur les pistes traditionnelles dogrib  Par  Emmanuel Carcano

 
Tom Andrews, un archéologue du centre septentrional Prince de Galles, mène depuis trois ans des recherches sur les pistes traditionnelles du peuple dogrib entre le grand lac des Esclaves et le Grand lac de l'Ours. Aidé dans sa tâche par des aînés et des jeunes de Rae Lakes et de Rae, il a peu à peu reconstitué l'histoire de ces pistes, les légendes qui y sont liées et il a découvert environ 280 sites traditionnels.
Cela fait trois années maintenant que, chaque été, Tom Andrews et son équipe parcourent une piste traditionnelle utilisée par les Dogrib, la "piste des canots d'écorce de bouleau", qui relie le Grand lac des Esclaves au Grand lac de l'Ours. Pour en arriver là, il a fallu beaucoup de travail, de recherches et de patience.
"Nous avons vraiment commencé en 1982, explique Tom Andrews, l'archéologue responsable du projet, spécialisé dans les recherches en territoire déné. Je travaillais alors pour la Nation dénée et nous voulions établir une carte des anciennes pistes dénées. Je suis allé à une réunion du conseil de bande de Rae Lakes. J'ai présenté le travail que nous avions fait jusqu'à ce moment. À la fin de mon exposé, un aîné, Harry Simpson, s'est levé et nous a remerciés pour le travail que nous avions fait. Puis, il a expliqué que maintenant que les pistes avaient été répertoriées, le moment était venu de retrouver le nom et l'histoire des lieux tout au long de la piste. Malheureusement, la Nation dénée n'avait pas les moyens de financer le projet. Je suis donc retourné voir Harry Simpson et je lui ai demandé de m'enseigner les noms et l'histoire de ces lieux. Il n'a pas voulu me raconter toutes les histoires. Il m'a dit qu'il fallait attendre d'être sur place".
Il faudra du temps avant que le projet ne se précise vraiment. Mais au début de l'hiver 1990, quatre personnes - Harry Simpson, John B. Zoe (un recherchiste de Rae), un traducteur et Tom Andrews - commencent à noter, à l'aide d'une carte détaillée, le nom de chaque lieu traditionnel dogrib le long de "la piste des canots d'écorce de bouleau" : les sites sacrés, les emplacements pour camper, les tombes, en fait tout ce dont les aînés voulaient parler. Historiquement, ces pistes permettaient aux Dogrib de circuler d'un poste de traîte à l'autre, de Rae à Fort Norman. Cette piste suit les lacs, les rivières, les portages et est sans doute l'une des pistes les plus importantes dans cette région.
Premier voyage
À l'été 1991, Tom Andrews décide de remonter une partie de cette piste. "Nous avons constitué une équipe de quatre personnes : Harry Simpson, John B. Zoe, Betty Ann Betsedia et moi-même. Nous avons concentré nos recherches le long de la rivière Camsell, en aval du Grand lac de l'Ours. Nous nous sommes arrêtés à chaque lieu identifié durant l'hiver, avec l'espoir de trouver des outils en pierre, de démontrer que ces endroits avaient été fréquentés depuis des années".
L'hiver suivant, les mêmes personnes et des aînés des communautés concernées se rassemblent à nouveau pour discuter des résultats obtenus et pour fournir davantage d'informations. "Les aînés qui avaient participé au projet voulaient que nous formions les jeunes. Nous avons donc coopéré avec le centre d'amitié de Rae", poursuit Tom Andrews.
L'été 1992, l'équipe s'est étoffée. Trois personnes se sont jointes au groupe : Nick Black (un aîné de Rae), Tony Dryneck et Francis Zoe. Cette fois-ci, l'équipe restera plus au sud de la piste, en amont du Grand lac des Esclaves, le long de la rivière Marina. "Là encore, nous nous sommes arrêtés régulièrement, à la recherche de lieux dogrib. Pour les aînés, c'était également très important que nous nous arrêtions à chaque tombe dénée et que nous la restaurions si elle était en mauvais état. Ils voulaient aussi que nous voyagions de la manière la plus traditionnelle possible, c'est-à-dire en canot (25 portages) et avec peu de nourriture. Le reste, la chasse et la pêche nous le fournissaient. Ils souhaitaient par ailleurs que nous observions les rituels dogrib. Chaque soir, Harry nous racontait des histoires. En outre, les deux étudiants, Tony et Francis, ont appris avec Harry et Nick l'utilisation traditionnelle des plantes médicinales".
L'été dernier, seuls Tom Andrews et John B. Zoe sont repartis. Ils ont passé une semaine du côté de la rivière Marina pour finir leurs recherches. Au total, Tom Andrews et "son" équipe ont passé 12 semaines dans le bois durant ces trois étés et autant de temps dans les communautés l'hiver.
Trois village abandonnés
Qu'ont-ils trouvé ? "Trois cents noms de sites traditionnels, énumère Ton Andrews, 280 sites archéologiques, c'est-à-dire des endroits où il existe des preuves d'une activité passée, 150 lieux de sépulture, plusieurs petits cimetières de long de la piste (le plus important comportait 15 tombes), trois villages abandonnés, des cabanes et des "lieux sacrés" (lieux liés aux légendes où l'on laisse des offrandes, où l'on procède à certains rituels).
Pour ce qui est des objets, Tom Andrews note qu'il est rare de trouver des matériaux organiques qui peuvent êtres datés. La conservation de ces objets est très limitée, d'autant plus que le sol est très acide". Ils ont néanmoins trouvé une tasse et une assiette en écorce de bouleau, des pointes de flèche et de lance en pierre.
Tom Andrews tire beaucoup d'enseignements de cette expérience : "Ce que j'ai appris était phénoménal. D'abord ce fut un véritable honneur pour moi de partager la culture dogrib et de me rendre dans des lieux sacrés. Ensuite, je connais la piste moi aussi, les endroits pour chasser, les campements, etc. La collaboration avec les habitants des communautés fut très riche. Le Nord offre une chance incroyable aux archéologues : certains autochtones vivent encore de manière traditionnelle et conservent un rapport à la terre très particulier. Nous avons beaucoup de chance, en tant qu'archéologues, de pouvoir travailler avec ces peuples. Chaque lieu a une histoire. La terre devient ainsi un moyen de se rattacher à la culture, une sorte d'aide-mémoire". Cet hiver, Tom Andrews doit terminer son rapport. "Nous avons enregistré toutes les histoires liées à ces lieux (35 heures d'enregistrement). Toutes ces informations seront fournies aux communautés". Si "la piste des canots d'écorce de bouleau" est la plus importante, elle n'est en tout cas pas la seule. Il en reste beaucoup d'autres à redécouvrir, notamment "la piste des traîneaux à chiens", une autre piste empruntée l'hiver.


Les huttes en peau de Caribou

Les huttes en peau de caribou, comme celle sur la photo, à Rae, ont constitué un genre d'habitation primaire pendant des siècles. Au début du XXe siècle, des centaines de ces huttes étaient utilisées tous les jours, mais quand les tentes en toile sont devenues un objet courant d'échange, dans les années 1920, les huttes en peau de caribou ont rapidement disparu.

 

La traite des fourrures

La traite des fourrures fournit un exemple sur la façon dont les peuples autochtones du Nord se sont adaptés à l'arrivée des Européens. Les entreprises de traite des fourrures comme la Compagnie de la Baie d'Hudson, la Compagnie du Nord-Ouest et autres commerçants indépendants sont d'abord venus dans le Nord vers la fin du dix-huitième siècle. Les Dénés* étaient d'habiles chasseurs et s'adaptaient facilement aux demandes de la traite des fourrures. De cette relation, sont nés de nouveaux postes d'influence au sein des bandes dénées, les chefs commerçants. L'un des principaux chefs commerçants était chef Bear Lake, ou Francis Yambi, comme on l'appelle dans les dossiers de l'église; c'est un Dogrib qui faisait le commerce au Vieux Fort Rae et, plus tard, à Fort Norman. Chef Bear Lake était vraiment respecté par les commerçants et les explorateurs pour sa grande connaissance de la région; c'était un très bon pourvoyeur pour son peuple. Vous pouvez en apprendre plus sur le chef Bear Lake dans la section " Chefs commerçants " de ce site. *Le mot " Déné " qui signifie peuple, est utilisé par les Autochtones des Territoires du Nord-OUest, de langues athapascanes, pour représenter leur unité politique. Le dogrib est l'une des langues dénées ou athapascanes des T.N.-O. Et fait donc partie de la Nation dénée.
Voir la vidéo

Un accord signe le 7 janvier 2000
Accord De Principe Sur La Revendication Territoriale Globale Et L'Autonomie Gouvernementale Entre La Première Nation Dogrib Telle Que Représentée Par Le Conseil Du Traité N O 11 Des Dogrib Et Le Gouvernement Des Territoires Du Nord-Ouest Et Le Gouvernement Du Canada

 

Historique des négociations dogrib
 
par Julie Plourde

 

Le peuple des Dogrib a signé le Traité 11 le 22 août 1921 à Rae. Le territoire assigné par le Traité, appelé Monfwi Gogha De Niitlee, a été décrit et délimité par le chef de l’époque, le chef Monfwi. L’Accord signé dernièrement par les Tlicho et les gouvernements des T.N.-O. Et du Canada stipule que la plupart des droits des Tlicho définis dans l’Accord s’appliqueront sur ce même territoire qui avait été accordé en 1921.

À l’époque, c’est le commissaire Conroy qui s’est chargé de visiter toutes les communautés vivant au nord du 60e parallèle et le long du fleuve Mackenzie et de l’océan Arctique pour leur faire signer le traité 11. Le 12 octobre 1921, il a déposé son rapport au département des Affaires indiennes. « C'est à Fort Rae qu'on trouve la bande indienne la plus importante, la population de cette dernière s'élevant à 800 personnes. Cette localité est cependant la plus inaccessible du fait qu'elle est située sur la baie en forme de bras de Grand lac des Esclaves. (…) Ces Indiens exercent leurs activités de chasse dans toutes les directions, à partir du fort, certains parcourant jusqu'à 200 milles et ne revenant au poste qu'au printemps, pour faire la traite des fourrures. Voilà pourquoi je proposerais qu'on commence désormais par visiter ce poste, au moment du versement des indemnités. »

C’est parce que le peuple des Tlicho n’a jamais mis la main sur les terres auxquelles il avait droit qu’il a entrepris des négociations avec les gouvernements concernés. Selon l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, les droits ancestraux issus de traités sont reconnus, autant ceux qui existent à l’heure actuelle que ceux en voie d’être obtenus via le processus de revendication territoriale.

Le peuple des Tlicho s’est tout d’abord joint à la revendication territoriale globale des Déné/Métis, mais a décidé de faire route seul en 1992. Les revendications touchaient la propriété, les droits de chasse et de pêche et l’accès aux ressources. Les négociations ont officiellement débuté en 1994. Deux accords provisoires ont été signés à cette époque, accordant 13 000 Km carrés de terres de la Couronne dans une région entourant les quatre communautés dogrib, soit Rae-Edzo, Gameti, Wekwekti et Wha Ti. En 1996, l’accord-cadre a été signé et le mandat des négociations a été modifié pour y inclure l’autonomie gouvernementale. Le nouveau mandat a été approuvé en avril 1997 et le document, intitulé Accord de principe des Dogrib, a été signé en 2000 à Rae.

Lors d’un processus de négociations entre une nation autochtone et les gouvernements, il existe deux types de revendications : les revendications territoriales globales et les revendications particulières, les premières concernant le maintien de droits ancestraux accordés selon les traités et les deuxièmes s’appuyant sur la non-exécution de traités. L’entente sur l’autonomie gouvernementale permet de définir comment la nation pourra gérer ses propres affaires, en partenariat avec les autres paliers de gouvernements et le secteur privé

Les Tlichos dénés 
 
L’histoire du Canada est bien souvent remplie de paradoxes. Ainsi, nous pansons les plaies des grandes tragédies de notre histoire bien plus longtemps qu’il n’a fallu à celles-ci pour se dérouler. Sans doute que les plus douloureusement conscients de ce fait au Canada sont les Tlichos dénés (Dogrib) des Territoires du Nord-Ouest (T. N.-O.), eux qui ont signé l’entente de revendication territoriale des Tlichos l’été dernier.
Les Tlichos, dont la population avoisine les 3 000 habitants, vivent répartis dans les quatre communautés de Behcho Ko (Rae Edzo, la plus importante communauté dénée au Canada), Wha Ti (lac La Martre), Gameti (Rae Lakes) et Wekweeti (Snare Lake). Les anthropologues étudient depuis longtemps ces communautés autochtones parmi les plus anciennes des Territoires du Nord-Ouest.
Décimées il y a plus de cent ans par une maladie venant de l’étranger, les Tlichos sont l’une des communautés autochtones les plus menacées du Canada. En 1900, un Tlicho sur dix avait succombé à la rougeole et une épidémie de grippe en 1928 « en fit mourir un si grand nombre qu’il ne restait souvent plus personne dans les villages pour enterrer les morts. En 1940, plusieurs analystes prédisaient l’extinction des Dogrib (1). »
Une longue guérison
L’amélioration du sort des Tlichos a été difficile – s’étendant sur plusieurs décennies – mais elle a débouché sur une entente qui servira de modèle à d’autres accords similaires dans tout le pays, notamment en ce qui a trait aux principes d’autonomie gouvernementale autochtone, de gestion des ressources et de services sociaux. En fait, l’accord définit les conditions en fonction desquelles les Autochtones pourront diriger leur destinée.
L’année 1970 a marqué une première étape importante, alors que le gouvernement de Pierre Elliot Trudeau approuvait en principe ce qu’un scientifique a appelé la « plus grande aventure d’ingénierie entreprise par l’homme » : la construction du pipeline dans la vallée du Mackenzie qui devait transporter des hydrocarbures récemment découverts dans la mer de Beaufort et dans le delta du fleuve Mackenzie, vers les marchés du Sud canadien.
Le pipeline, pensait-on à l’époque, stimulerait l’exploitation pétrolière et permettrait de répondre à la demande américaine et canadienne tout en assurant l’autosuffisance énergétique du Canada.
Les conséquences à long terme
De nombreux scientifiques, Autochtones et organisations environnementales ont fait part de leurs inquiétudes face aux conséquences possibles à long terme de ce projet pour le fragile écosystème nordique.
Les T. N.-O. ont longtemps été considérés par les Canadiens du Sud comme un arrière-pays regorgeant de ressources renouvelables et non renouvelables à exploiter en vue du développement économique.
Beaucoup s’inquiétaient également des impacts sociaux possibles du projet. Le journaliste David Crane affirmait notamment que, malgré les avantages évidents découlant de l’exploitation des économies du Nord, le mégaprojet proposé serait mis de l’avant « aussitôt que possible, avant que les groupes autochtones n’aient pu s’organiser efficacement. Dans l’intervalle [...], les emplois liés à la construction du pipeline et offerts aux Autochtones diviseraient les organisations autochtones – même si les emplois offerts étaient en majorité de courte durée et qu’un projet d’une telle envergure allait saper la culture et les modes de vie traditionnels et ravager les communautés des peuples du Nord (2). »
Les terres du Nord, sauvages et inhabitées, ont très rarement été perçues comme la terre natale des Autochtones. D’ailleurs, au siècle dernier, les T. N.-O. ont été soumis à une colonisation coup-de-poing, qui bouleversa en un temps record le mode de vie des Autochtones. Le démantèlement des mécanismes traditionnels de prise de décision et l’imposition de la Loi sur les Indiens, les politiques assimilationnistes appuyées sur la fréquentation obligatoire des écoles résidentielles et la marginalisation économique découlant de l’imposition d’une économie monétarisée ont, entre autres causes, érodé l’autosuffisance des Autochtones et l’indépendance des Premières nations du Nord.
La Trinité du Nord
Mise en application par des « gardiens réfractaires » du Sud canadien, les activités de colonisation interne étaient entre les mains de la « Trinité du Nord » : la Compagnie de la Baie d’Hudson, la Gendarmerie royale du Canada et les Églises chrétiennes. Plus récemment, des sentinelles plus hésitantes ont exercé un contrôle distant à partir d’Ottawa – ce fut le cas des gouvernements fédéraux successifs – avant que ne soit établie une assemblée législative dans les T.N.-O. en 1970.
Ce n’est qu’au cours des dernières années que les Canadiens du Sud ont reconnu que des politiques et solutions à prétention universelle avaient peu de chance de succès dans un territoire comprenant neuf langues officielles et marqué par une grande diversité géographique, historique et culturelle.
La Commission royale d’enquête Berger
Cette vieille façon de penser a évolué, notamment grâce à la Commission royale d’enquête sur le projet de pipeline mise sur pied en 1975 par la Cour suprême de Colombie-Britannique et dirigée par le juge Thomas Berger.
Après quelque deux ans d’audiences tenues dans toutes les communautés qui allaient être touchées par le tracé du pipeline, le juge Berger recommanda un moratoire de dix ans sur sa construction afin de pouvoir mener à bien des études environnementales plus exhaustives pendant la période de négociation des revendications territoriales autochtones. Le juge Berger affirma que les Autochtones du Nord – Métis, Premières nations et Inuits – devaient devenir des partenaires égaux à part entière dans tout futur projet de développement et devaient regagner l’autonomie gouvernementale perdue. Ces recommandations ne sont pas restées lettre morte.
Le gouvernement Trudeau accorda le moratoire, les négociations débutèrent prestement et, dans les 25 années qui suivirent, près de vingt traités et ententes de revendications territoriales furent signés dans tout le Canada.
Un exemple novateur
Le traité des Tlichos dénés (Dogrib) est l’exemple de coopération et de consultation le plus récent et sans doute le plus innovateur à avoir vu le jour entre les trois niveaux de gouvernement – fédéral, territorial et autochtone.
La demande initiale portait sur le retour de 230 000 kilomètres carrés du territoire appelé Mowhi Gogha de Nijtlee, et identifié au registre légal pour la première fois à la signature du Traité no 8 en 1921 par le chef Tlicho Moufwi. L’accord final redonne plutôt 39 000 kilomètres carrés de titres en fief simple et octroie 152 millions de dollars du gouvernement fédéral au cours des quinze prochaines années. La revendication territoriale d’une étendue sept fois supérieure à celle de l’Île-du-Prince-Édouard, comprend le territoire situé au nord de Yellowknife, entre le Grand lac des Esclaves et le Grand lac de l’Ours, en bordure du Nunavut. En vertu de l’accord, les Tlichos détiennent tous les droits liés aux ressources de surface et aux ressources souterraines, les droits de pêche et de chasse sans restrictions, de même que le contrôle des ressources renouvelables et non renouvelables.
Les Premières nations Tlichos, le gouvernement du Canada et le gouvernement des T. N.-O. En sont arrivés à un accord de principe en 2000, approuvé par 80 pour cent des 1 843 électeurs Tlichos admissibles en juin 2003 lors d’un référendum dans lequel les bulletins de vote vierges étaient compilés en tant que votes négatifs.
Cependant, le processus a été compliqué par une série de poursuites judiciaires intentées contre le gouvernement fédéral. Elles touchaient les territoires revendiqués par les Akaitchos et, plus tard, par l’Alliance métis North Slave.
En bout de ligne, ces différends ont été résolus de sorte que l’Entente de revendication territoriale des Tlichos a pu être signée l’été dernier.
Les avantages des démêlés judiciaires
Les chevauchements et les oppositions marquant les revendications autochtones n’ont pas entravé le dénouement final. Ils ont plutôt résulté en un document de travail ouvert et facilement modifiable qui a reçu l’assentiment de tous les acteurs concernés. Non exclusif, il inclut des chevauchements avec des accords qui font le pont avec d’autres groupes autochtones régionaux dans le but de trouver des solutions pratiques et spécifiques à des enjeux régionaux. L’Accord établit une multitude de comités de gestion des ressources auxquels les gouvernements fédéral et territorial servent d’arbitre. Les Wek’eezhi ou terres en cogestion sont un exemple avant-gardiste de cogestion en vertu duquel les Tlichos conservent leurs droits d’accès et de récolte traditionnels, qui seront cependant cogérés avec les organisations régionales autochtones. Autre exemple novateur de coopération : le projet conjoint entre la Première nation Tlicho, la Bande dénée Lutselk'e, les Premières nations Déné-Yellowknife et l’Alliance métis North Slave, pour la cogestion des fameuses mines de diamants Ekati, Diavik et De Beers situées sur leur territoire ancestral.
Plus récemment, les Premières nations Tlicho et Akaitcho ont lancé Kete Whii Ltée, une entreprise en cogestion de camionnage et d’approvisionnement des mines, enregistrée à Yellowknife. Cette entreprise vaut cinq millions de dollars et fournit de l’emploi et des occasions d’affaires régionales à des Autochtones. D’autres accords récents avec le gouvernement des T. N.-O. prévoient la surveillance des conditions socio-économiques des Autochtones afin d’anticiper les occasions d’emplois et les besoins en formation de la main-d’œuvre autochtone.
L’autonomie gouvernementale
Un autre aspect de l’entente mérite d’être souligné : certaines clauses accordent l’autonomie gouvernementale de même que le pouvoir de créer et de faire appliquer des lois par l’entremise du système de justice traditionnel déné. L’ancien premier ministre Jean Chrétien, qui a signé le document au nom du gouvernement du Canada à Behcho Ko le 25 août 2003, affirmait que l’accord devait servir de modèle « aux autres communautés autochtones au Canada et dans le monde », ajoutant qu’il « définit les droits et montre à la face du monde que la diversité est une force, que le partenariat est la clé du succès [...] et que l’Accord est un modèle de mise en œuvre de l’autonomie gouvernementale. »
Parmi les 700 témoins de la signature de l’Accord se trouvaient une Tlicho d’âge vénérable, Mary Ann Jermemick’ca, qui a fait la plus grande partie du trajet en provenance de Wha Ti en canot.
Elle affirma : « On nous a toujours dit ce que nous pouvions et ne pouvions faire. On pouvait exploiter une mine à proximité de nos maisons et nous ne pouvions rouspéter. Maintenant, à tout le moins, nous avons notre mot à dire en ce qui a trait aux activités qui se déroulent sur notre terre et dans nos communautés. »
L’Accord confirme la compétence des Tlichos à prélever des impôts, percevoir des redevances et réglementer plusieurs facettes de leur vie, telles que la pêche, le droit de la famille ou l’octroi de permis aux guérisseurs autochtones. Cependant, les gouvernements fédéral et territorial continuent d’administrer des programmes dans le domaine de la santé, de l’éducation, du logement et de l’aide sociale, assurant un niveau de service comparable à celui offert ailleurs dans les       T.N.-O. Bien que l’Accord soustraie les Tlichos à la Loi sur les Indiens, ils demeurent assujettis au Code criminel, à la Constitution et à la Charte des droits et libertés, textes de lois qui ne peuvent être outrepassés.
Un traité hors du commun
L’Accord des Tlichos est loin d’être un traité conventionnel. Hérités en grande partie du 19e siècle, les traités, dans l’esprit des Européens et des Euro-Canadiens, marquaient la fin des hostilités et le début d’une normalisation des relations. Ainsi, les traités numérotés conçus après la Confédération (onze en tout) sont rapidement devenus des mécanismes facilitant la colonisation et l’installation d’étrangers en territoire autochtone, et un processus permettant de légitimer les revendications territoriales des gouvernements. Cependant, de nombreuses Premières nations considéraient les traités comme des dialogues honorables entre nations, entre gouvernements égaux, de genre différent mais de même autorité. Dans cette optique, les traités avaient pour fonction de formaliser le partage des ressources et du territoire, établissant des protocoles d’aide mutuelle avec les nouveaux arrivants, et des mécanismes fondés sur des contrats de droits, d’obligations et de responsabilités.
Les Tlichos dénés ont vécu depuis des temps immémoriaux dans une région des Territoires du Nord-Ouest qui s’est scindée en deux en raison de deux traités : le Traité no 8 (1899) et le Traité no 11 (1921). De ce fait, des Autochtones ont été exclus arbitrairement des droits d’accès, d’utilisation et de contrôle de leur propre région.
Le Traité no 8 s’est concrétisé en grande partie en raison des événements entourant la ruée vers l’or de 1898, et du souhait du Canada de s’assurer que des routes terrestres se rendent aux mines d’or tout en ouvrant la voie à l’agriculture fermière dans la région. La conception du Traité no 11, qui couvre une superficie d’un million de kilomètres carrés – la région la plus vaste à avoir jamais été incluse dans un traité – et dont les Tlichos sont signataires, a suivi la découverte de champs pétrolifères à Norman Wells, dans les T. N.-O., en 1920.
Les revendications territoriales spécifiques sont devenues par la suite des instruments rappelant aux gouvernements leurs obligations découlant des traités existants et de la Loi sur les Indiens. La première revendication territoriale de ce type fut la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ) de 1975. Elle promettait de rectifier les injustices perpétrées à l’endroit des Autochtones tout en protégeant toujours plus fermement leurs droits. L’histoire démontre cependant que le texte manquait dramatiquement de vision, d’autorité et de confiance envers les Autochtones. Il ne s’agissait pas de revendications territoriales bona fide, mais plutôt d’un accord donnant « droit d’accès » aux Autochtones, enchâssant le droit de renégocier des clauses spécifiques. La CBJNQ constitue un instrument multilatéral liant cinq Premières nations et groupes inuits, les gouvernements du Québec et du Canada, ainsi que trois sociétés commerciales de développement. Près de 30 ans après la signature de l’entente, une constellation de problèmes d’interprétation et de mise en œuvre demeure tant dans le document que dans le processus qui en découle ; tous deux ont été remis en question sans issue favorable pour quelque partie que ce soit.
Une revendication territoriale globale
Le Canada est entré dans l’ère des revendications territoriales globales en 1984, avec la Convention définitive des Inuvialuit (Inuits de la région ouest de l’Arctique), suivie entre autres de la Convention définitive des Nisga’a en 1998 et de l’Accord définitif du Nunavut en 1999. Marybelle Mitchell a dit de ces accords, qui ont pour but la promotion du développement économique régional, la protection de l’identité autochtone et la protection des droits liés aux ressources renouvelables et non renouvelables, qu’ils « sont le tout dernier acte d’une saga (3) » et qu’ils sont de plus en plus reconnus par tous comme l’objectif à atteindre en vue d’une réconciliation des Autochtones et non-Autochtones du Canada.
L’Accord des Tlichos – signé 82 ans après le Traité no 11 – promet davantage que la simple récupération par les Autochtones du contrôle d’un territoire traditionnel équivalent en superficie à la Belgique. Fondamentalement, il s’agit d’une revendication territoriale globale qui prévoit et garantit l’autonomie gouvernementale – une revendication territoriale plus. Il encourage la participation des acteurs locaux dans le développement des économies traditionnelles et régionales tout en célébrant la diversité. Il restera un mécanisme d’intégration des Autochtones au Canada sans que ceux-ci n’aient à abandonner leur langue ou leur culture.
Affichant un paradoxe involontaire, l’Accord fait écho à une promesse rompue par le Traité no 11 avant de finir par l’honorer : « la terre devra demeurer telle quelle ; vous devrez continuer d’y vivre comme avant ». Après plus d’un siècle, la frontière redevient enfin une terre natale.
En signant l’Accord des Tlichos au nom du Canada, 82 ans après que son précurseur politique ait signé le Traité no 11, le premier ministre Jean Chrétien a traduit toute l’émotion et la signification de ce moment historique avec ces mots : « Voilà la gloire du Canada – nous pouvons rester nous-mêmes tout en faisant partie intégrante du Canada. »
 
1. Northwest Territories Data Book, Outcrop, Yellowknife, 1990.
2.   Crane, David. « Canada’s Energy Crisis: A Bizarre Case of Bungling », Northern Perspectives  vol. 4 (1976), no 1, p. 1-20.
3. Mitchell, Marybelle. From Talking Chiefs to a Native Corporate Elite: The Birth of Class and Nationalism Among Canadian Inuit, McGill-Queen’s University Press, Montréal, 1996, p. 341.
 
Martin J. Whittles est professeur adjoint en anthropologie sociale au University College of the Cariboo Faculty Association de Kamloops, en Colombie-Britannique. Il a fait ses études à l’Université de Lethbridge, à la London School of Economics et au Scott Polar Research Institute de l’Université de Cambridge. Il a mené d’importants travaux de recherche sur le terrain dans le Grand Nord canadien et a publié des articles dans des revues internationales sur des sujets allant de l’ethnographie circumpolaire aux Inuvialuit (Inuits de l’Arctique de l’Ouest) en passant par l’historique des revendications territoriales des Autochtones du Canada et leur processus dans un contexte mondial.

  • 3000 autochtones forment actuellement la nation Tlicho, auparavant connue sous le nom de Dogrib.
  • Le grand chef des Tlicho est Joe Rabesca.
  • Ottawa octroie aux Tlicho le contrôle administratif d'un territoire de quelque 39 000 kilomètres carrés, entre le Grand Lac des esclaves et le Grand Lac de l'ours.
  • C'est dans cette région qu'on trouve les deux seules réserves de diamant du Canada.
  • Outre la propriété des ressources naturelles et un contrôle significatif sur leur exploitation, l'accord comprend un nouveau système d'autonomie gouvernementale pour les Tlicho
  • L'entente assure aussi les Dogrib d'une somme de 152 millions $, en 15 ans

Signature d'une entente historique, l’Accord des Tlicho des Territoires du Nord-Ouest

http://www.lessonsfromtheland.ca/WhoAreDogrib.asp?lng=French

 

Le Canada se rapproche des Tlicho

http://www.peuples.org/wpp/infos.php?info_id=42

La nationTlicho du Canada

La nation Tlicho est un cas particulier parmi les nations Amérindiènnes. Peut être parce qu’ils étaient les seuls à se laisser pousser la barbe, peut être parce que leur tente ne ressemblait à aucune autre, peut être parce qu’il s’agit des seul Amérindiens qui refusèrent de participer au commerce des fourrures, peut être aussi parce qu’elle est la première nation Amérindienne a avoir obtenu officiellement le droit de disposer de ses terres en 1995.

Le peuple Tlicho était connu jadis sous le nom de Dogrib « Flanc de chiens », qui dans leur langue se disait Thling Chadine. Une légende raconte que ce peuple est le fruit de l’union entre un chien et une femme, c’est dire le lien étroit qui unissait le loup et les hommes. C’était un peuple pacifiste et hospitalier, il avait de bons rapports avec tous les autres peuples du grand nord et nous ne leur connaissions aucun ennemi. Ce peuple eut l’intelligence de ne pas se mêler au commerce des fourrures, aux affaires des blancs, car il savait que cela engendrerait la compétition et les discordes entre les nations Amérindiennes. Aussi craignaient-il les représailles, car ce peuple pacifiste ne souhaitait pas se mettre mal avec quiconque.

La tente Dogrib était une structure conique de perches autour duquel était enroulé une toile en peau de renne, elle était si résistante qu’elle pouvait durer une centaine d’années. Autour de la paroi en peau étaient cousues des franges, et une ligne rouge ceinturait la paroi pour protéger le foyer des mauvais augures. Aujourd’hui, la nation Dogrib vit dans des maisons en bois.

Le gouvernement Canadien a accordé a la nation Tlicho le droit de disposer de ses terres le 25 août 2003, soit un territoire de 39 000 Km2 entre le lac de l’ours et le lac des esclaves. Ce territoire ce nomme Tlicho, il a son propre drapeau officiel, sa propre administration et gère son cota de chasse et de pêche. C’est le début d’une victoire pour les enfants de l’île de la tortue.

http://209.85.229.132/search?q=cache:9BoqD3QXfoEJ:odeurdelaterre.centerblog.net/rub-Peuples-premiers.html+la+nation+dogrib&cd=9&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&lr=lang_fr

 

 à lire

Les Délaissés Van Camp, Richard

Résumé :

Fort Simmer, Territoires du Nord-Ouest, Canada. Nouvelle année scolaire et nouveaux enjeux pour Larry, seize ans, un Indien dogrib. Il devient le meilleur ami de Johnny, turbulent, grande gueule, détesté ; et il fond devant Juliet Hope, la plus belle fille du lycée qui lui préfère... Johnny. Quel avenir pour cette relation triangulaire, rythmée par le heavy metal, l'alcool et la fumette ? Mais Larry n'a hélas pas que des amis : il se fait souvent tabasser par les Blancs. Certes son talent de conteur lui est d'un grand secours, mais quelle est cette histoire d'incendie, d'enfant brûlé et de brutalités qu'il aime raconter ? Réalité ou fiction ? Souvenirs ou hallucinations ? Pourquoi Larry entretient-il des rapports si tendus avec sa mère ? Et que s'est-il passé avec son père ? Un roman où la rage de vivre l'emporte sur la violence des événements. Un roman où la réconciliation, avec soi-même et les autres, s'associe aux rêves d'une vie meilleure.


A propos de l'auteur :

Né en 1971 dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada, Richard Van Camp est un Amérindien issu de la nation Dogrib. Également auteur de recueils de poèmes et de nouvelles, il publie Les délaissés en 1996. Il vit près de Vancouver.

A lire temoignage

Mon nom est Tony Liske et je suis un pur Déné Dogrib, membre de la Première nation des Dénés. Mon grand-père est Antoine Liske et ma grand-mère, Élise Liske. Mes grands-parents m'ont élevé dans les traditions et dans la culture des Dénés Dogrib. Cet important héritage fait partie de moi, personne ne peut me l'enlever. Il se transmettra jusqu'aux enfants de mes petits-enfants.

http://www.our-story.ca/french/TonyLiske.html

 

dossier  de radio canada (vidéos) de 2003 sur les accords

http://archives.radio-canada.ca/emissions/643-5657/page/1/

 

 

autre dossier avec photos

http://www.ainc-inac.gc.ca/ai/scr/nt/ntr/pubs/ptnov2002-fra.asp