Urcu Runa : esprit de la foret

Urcu Runa « L’esprit de la forêt »

 

Gilles Bordessoule, écrivain voyageur a une passion : partager ses émotions. Cette fois un chef d’une tribu d’indiens des Andes lui transmet son savoir, profondément lié à la terre.

Voilà bientôt huit mois que je vis dans la foret, où je cherche une tribu qui veuille bien m’accueillir. J’ai parcouru à pied toute l’Amazonie depuis le fief des Shuar (les Jivaros) jusqu’aux premiers contreforts andins. Partout, les indiens me reçoivent avec cette réserve qui leur est naturelle, prudence apprise aux cours de siècles de massacres, puis avec une toute relative confiance, une fois que je ne suis plus, pour eux, un simple gringo de passage. Ils ne sont pas un peuple facile.
Je suis venu recevoir l’initiation de la forêt, réapprendre à vivre comme nous le faisions au néolithique, en osmose totale avec la nature. Un voyage vers l’intérieur, une exploration redoutable. Je cherche à retrouver le sentiment d’un lien profond avec la terre. Pour les indiens, il n’est point humain sans la terre mère. Nous avons oublié cela, et c’est de cette rupture que viennent les souffrances des  Blancs. Celle qui nous accablent individuellement comme celles que notre culture inflige à la nature.

Malgré l’incroyable profondeur du gouffre culturel, peu à peu, j’ai lâché prise, me laissant couler dans l’inconnu indien. Ce n’est qu’après quelques mois d’acclimatation que je commence à « voir », à ressentir avec le corps tout entier, à humer l’air avec volupté. Les nuances des couleurs de la forêt me semblent plus lumineuses. L’ouïe, l’odorat sont plus subtils, et je me surprends à voir mieux le toucan fugitif, à prévoir les agissements d’une bande de singes. La vie en forêt m’a ouvert les yeux, me laissant une compréhension nouvelle, un respectueux amour pour le gibier que je traque. Je commence à devenir un bon chasseur, un homme capable de nourrir une famille. Et, pour la première fois depuis longtemps, je me sens pleinement heureux.
Comment suis-je arrivé là ? Le hasard. J’avais hébergé chez moi en France, des chamans venus de toute l’Amazonie rencontrer le dalaï-lama. En retour, ils m’avaient invité chez eux. Je suis parti, imaginant un monde idyllique de bons sauvages rousseauistes. J’ai tout d’abord atterri à Coca, en équateur. Je rêvais d’une Amazonie de légende, de forêt vierge. Je n’avais pas lu « Tristes Tropique », l’ouvrage du célèbre ethnologue Claude Lévi-Strauss (à lire). J’aurais du.
Coca est une ville Pétrolière. Les rues n’y sont pas recouvertes de goudron, mais d’un résidu de pétrole que les pluies incessantes lessivent dans le fleuve noir. Les indiens, que j’imaginais fiers guerriers porteurs de lances traditionnelles, errent dans la ville en haillons, mendiants déchus.Aprés une semaine de quête fiévreuse, découragé, j’abandonne tout espoir de trouver la tribu de mes rêves. Il pleut, il pleur. Le fleuve est sinistre, la forêt pleure. Je suis triste comme les tropiques. Enfin un jeune indien qui parle anglais m’offre ses services. Il est fils du chef d’un des derniers clans de « sauvage » christianisés dans les années soixante-dix, de ceux qui abattaient à coup de lance les premiers missionnaires.
Ayant trouvé un guide, je peux envisager de nomadiser dans la forêt, à la recherche d’une tribu encore parfaitement isolée du monde moderne. Nous nous rendons dans une épicerie, achetons 20 kg de riz, un peu de sucre, du café, du fil de nylon, des hameçons et des plombs pour pêcher et faire des cadeaux. J’abandonne mon réchaud à essence, ne conservant que quelques gamelles d’aluminium et ma tente. C’est avec 30 Kg sur le dos que nous nous enfonçons dans la forêt. Le sentier s’efface au bout de quelques heures. Ne subsiste alors qu’une vague trace que nous perdons parfois, puis retrouvons après avoir longuement bataillé à coups de machettes contre lianes et branchages. Souvent nous franchissons des gorges en équilibre sur un tronc moussu dégoulinant d’eau. Au soir, épuisé, nous nous affalons sous la tente, partons à la recherche d’une termitière, seul produit de la forêt susceptible de brûler, le bois mort étant plus une éponge gorgée d’eau qu’un combustible efficace. Nous pêchons. Enfin, nous essayons. Ce n’est que sur la rive des cours d’eau importants que nous ferons bombance avec une belle prise. Le plus souvent, seuls quelques gardons nous font l’honneur d’une visite.Au bout de 20 jours de marche, nous atteignons la région dans laquelle j’ai placé tous mes espoirs. Située à la frontière du Pérou, elle est l’une des plus isolée. L’accès en est théoriquement interdit. Les indiens ayant pris l’habitude de tirer des flèches sur les visiteurs. Cela constitue à mes yeux un gage d’authenticité. Mais pour atteindre l’endroit, il nous faudra franchir un immense marécage traîtreusement placé sur notre chemin. Deux journées dans la boue jusqu’à la taille. Qu’importe d’ailleurs, puisque, de toute façon, il pleut. Le romantisme de la vie en forêt commence à m’échapper. Un jour, nous trouvons des traces de pas, nous sommes proche d’un village. Sur le sentier, une marque : une brindille brisée à hauteur de vie. Le signe du danger : « n’allez pas plus loin » Alors nous suspendons à un arbre une machette, cadeau et demande d’autorisation de prendre contact. Quatre jours après, personne n’est venu accepter le présent. Poursuivre plus avant serait dangereux et inutile. J’ai trouvé ma tribu perdue. Mais elle ne veut pas de moi. Nous rebroussons chemin.

 

Durant plusieurs semaines, orphelin et perdu, je continue à rechercher une famille indienne. Je la trouve enfin sur les premiers contreforts des Andes. Son chef, Urcu Runa, me recueille. Le lieu est idyllique, la tribu, hospitalière. Urcu Runa est reconnu comme un chaman, un grand guérisseur. Son clan a été christianisé, a bénéficié d’une certaine aisance grâce à quelques organisations non gouvernementales, puis Urcu Runa a décidé de se replier sur ses « territoires sacrées » encore inviolés.
Ayant évalué à son juste prix le matérialisme occidental, il a fini par décréter que seuls les tissus, les armes, les gamelles étaient indispensables, préférant manger du singe, du poisson, des fruits et tout ce que la forêt peut donner sans qu’il soit nécessaire de l’échanger contre de l’argent. Il compte sur sa réputation de guérisseur pour se procurer le peu dont il a besoin, sans devoir lui sacrifier l’essentiel, son âme d’ « homme de la forêt », urcu runa !
Depuis 12 ans, il tente de former son successeur, il a d’abord jeté son dévolu sur son premier fils, Yuturi. Hélas ! tout apprenti de chaman doit observer jusqu’à la fin de son initiation, qui dure plusieurs années, une stricte abstinence sexuelle, et Yuturi avait fini par fauter, après une longue lutte morale, avec sa bien aimée, Sisa. Urcu Runa l’avait maudit et avait chasé le coupable, Yuturi et Sisa s’étaient enfuis vers la capitale, ou ils étaient devenus boulangers, avaient été éduqués par une secte chrétienne adventiste, en avaient été exclus en raison de leur goût prononcé pour l’alcool de canne à sucre, breuvage moderne qu’ils avaient découvert à l’étal des échoppes. Yuturi s’était alors souvenu des talents de guérisseur que lui avait malgré tout transmis son père, avait acquis une belle coiffe de plumes et s’était intronisé « grand chaman  tout juste sorti de sa forêt » pour les touristes qui abondaient à Quito et qu’il soignait avec force  de rituels impressionnants. Leur bonne volonté et leur naïveté faisaient le reste. Ayant appris les manières des Blancs, la langue espagnole et un peu l’anglais, Yuturi, devenu assez riche, osa retourner vers son clan, où il fut reçu avec le pardon qui est du à ceux qui ramènent une bonne chasse. Il garde aujourd’hui de cet épisode les souvenirs un peu amers d’un passé d’esclave, de la puanteur de la ville, mais aussi de l’accumulation extraordinaire des richesses qu’il y  a vues.Ayant perdu son premier apprenti, Urcu Runa initie maintenant Tican, son plus jeune fils, agé de 10 ans. Celui là, il ne manquera pas : il fera de lui un « homme vrai ».

 

photo de Gilles Bordessoule

J’ai demandé à Urcu Runa de m’accueillir pour quelques mois et de m’enseigner la foret comme il l’apprend à Tican. Je suis accepté après de longues discussions avec tout le clan, car les Indiens fonctionnent par assentiments généraux, mode de gouvernement assez délicat. Si Urcu Runa soutient ma candidature, c’est me dit il, qu’il se sent condamné. Il va mourir dans quelques années –il l’a vu au cours de l’une de ses visions- et n’est du tout sur que Tican réussira à devenir un bon chaman. Aussi me demande t il de tout regarder, de tout noter, de tout enregistrer, de tout photographier. Je me trouve doté d’une mission : devenir le conservateur de son savoir, de la Tradition, afin que ses « petits enfants se souviennent » quant tout cela aura disparu ce qui est inéluctable. J’ai gagné ma place dans le clan, je suis utile. Nous scellons notre accord en ouvrant un bidon de « trago », l’alcool que j’avais apporté spécialement à cette intention, cadeau parmi les plus appréciés des Indiens, juste après les machettes

Quelques mois de pur bonheur commencent alors. L’Amazonie n’est pas un « enfer vert », elle est le paradis vert. Tout au moins cette Amazonie-là, située à 2 000 mètres d’altitude, ou l’ai se fait un peu frais et les eaux ne stagnent pas. La Malloca, grande hutte traditionnelle, surplombe la rivière qui coule, paresseuse, en contrebas. Nous allons souvent nous y baigner. Au milieu du jour, sur une grande dalle de pierre, je me dissous entre terre et soleil, caressé par les friselis de l’onde. Parfois, la femme d’Urcu Runa avec leur fille, Panga, passe au loin, une hotte sur le dos. Elles vont cueillir des fruits sauvages à la chair horriblement acide ou bien elles vont récolter dans le « jakra »- le jardin, une clairière volée à la forêt – quelques racines de manioc, qui constituent la base de notre alimentation quotidienne, et un régime de délicieuses bananes.
Mais nous, les hommes, devons chasser. Urcu Runa m’a appris à fabriquer le curare grâce à une lente alchimie réalisée à partir du suc d’une plante et à utiliser la longue sarbacane. Une fléchette bien envoyée porte à 20 mètres ! Aujourd’hui, nous revenons avec un « parel », sorte de dinde sauvage à la chair goûteuse. Hier c’était un tatou, que nous avons surpris dans son terrier. Cet animal, doté d’une épaisse carapace de cuir, n’est pas facile à chasser, mais il est très bon à manger. Demain, nous irons pêcher. Méthode locale à la suprême efficacité : nous écrasons, dans la rivière, une racine dont la sève endort le poisson. Il ne reste plus alors qu’à  les cueillir, coincés entre deux roches, ainsi que quelques crabes d’eau douce, qui varieront l’ordinaire

la vie coule, lente et tranquille, dolente le plus souvent ; s’accélérant brutalement pour une partie de chasse au singe, elle peut devenir alors épuisante. Ensuite nous prenons tout le temps de nous reposer. Rien ne presse, les arbres ne pousseront pas plus vite et les cochons sauvages ne viendront pas en plus grand nombre si nous nous excitons.
Ce qui me touche le plus est le soin que met Urcu Runa à parer toutes ses actions d’une touche de beauté. Il porte la « lanchama », vêtement que nous fabriquons à partir de l’écorce d’un arbre, battue jusqu’à devenir un feutre approximatif, dans lequel il se sent mieux et, surtout, plus élégant. Il pare parfois son front d’un bandeau végétal et de quelques fleurs, quand il ne porte pas la coiffe de plumes réservée aux seuls chamans et chef de clan. Les femmes elles, ont adopté les vêtements imposés par les missionnaires chrétiens, et ma venue a été l’occasion d’un intense shopping…. Il est vrai qu’elles sont très belles dans leurs robes neuves.
Leur vie toute entière est une recherche d’harmonie, car celle-ci conditionne la survie : tout ce qui perturbe la nature menace aussi la nourriture du clan. D’où cet amour intense pour la terre mère dont ils font preuve, car celle-ci prodigue ses fruits et ses animaux dont ils se nourrissent. Elle est restée l’évidente source de vie. C’est cela que nous avons oublié, nous, Occidentaux. Nous prétendons détruire la nature sans en subir de conséquences néfastes. N’importe quel Indien sait que c’est de la folie. Lorsque nous nous réveillerons, il sera trop tard.
Urcu Runa m’a demandé d’assister aux enseignements et aux initiations qu’il dispense à Tican. Une sagesse complexe s’exprime au travers de rituels éminemment exotiques, comme recevoir le souffle de la fumée de tabac sauvage sur la tête ou bien jouer de l’arc musical devant une cascade. Ces transmissions chamaniques enseignent ce que chaque Indien vit au quotidien ; « respecte ce qui t’entoure, car tu es indissociable. Ne detruis pas, car c’est te détruire toi-même. Préserve toujours l’harmonie autour de toi, car c’est la meilleure gestion de la vie possible » cette économie sacrée, évidente, apparaît clairement lorsque Urcu Runa pratique des guérisons. « La seule chose que je fais, c’est de restaurer l’harmonie entre une personne et son âme, qui l’a quittée. C’est pour cela qu’il faut préserver la bonne entente entre nous, dans le clan. Si les relations au sein de notre clan sont malsaines, alors un ou plusieurs d’entre nous tomberont malades car les âmes fuient la laideur des conflitsLorsque je soigne un malade, en fait, je soigne tout le clan, je rétablis l’harmonie. C’est aussi pour cela qu’il faut être beau. Les âmes aiment la beauté des corps, elles y resteront solidement attachées. C’est également pour cela que vous êtes souvent malades : vos corps sont avachis, très laids, et vous vivez dans des villes laides, avec des relations violentes. »
Ce fut là le dernier enseignement qu’il me donna. Mon séjour prit fin. Il avait été un enchantement de chaque jour. Je rapportais à Paris quelques fragments de bonheur, des souvenirs précieux, les trésors de sagesse d’Urcu Runa. Et un brin de nostalgie

TEXTE ET PHOTOS GILLES BORDESSOULE
Document  relevé dans Sud Ouest Dimanche version fémina du 1er Août 2004

Pour en savoir un peu plus sur l'auteur de ce texte :

 

 

Peuples du monde 2004/08/01
 
 
 
Gilles Bordessoule, écrivain des peuples et de la terre

Du Sahara au Pérou, Gilles Bordessoule part à la rencontre des populations indigènes avec en arrière pensée une saine obsession : l'écriture, en témoignage de charmants modes de vie qui se résument en une doctrine : le respect de la nature. Imposture ou sincérité ? Comment apprécier  la véracité de mots et expériences qui ne peuvent que plaire à un public essentiellement citadin ? Les peuples indigènes ont-ils vraiment tout à gagner à transmettre avec amour leurs recettes de simplicité et d'harmonie ?

Partageant la vie des berberes du Maroc, approchant les tribus indiennes de l'Amazonie Péruvienne, Gilles Bourdessoule aime flirter avec des images ésotériques censées expliquer tous les maux de la civilisation. Outre ses récits de voyage, il a aussi publié des ouvrages d'auto-guérison intitulés "SE LIBERER DE LA SOUFFRANCE PAR LA PAROLE" ou "LE BONHEUR PAR LE CORPS ET L'EMOTION" ou encore "RETROUVER LE DIVIN EN SOI ".

Aucune mauvaise intention dans ces démarches bien sur, au contraire : ce langage simple donnant à chacun la possibilité de se guérir, par la simple utilisation de son esprit et de son coeur, est un mode d'emploi qu'effectivement, semble-t-il, la civilisation industrielle a égaré. Diffuser ces recettes à un grand public est un exercice difficile mais indéniablement humain.

Dans le Magazine Femina du Télégramme de Brest, Gilles Bordessoule nous décrit sa quête d'un apprentissage de la vie sauvage en Amazonie. Ayant rencontré, après un long périple, un shaman désireux de transmettre son savoir, Gilles Bordessoule passe plusieurs mois dans sa tribu. Il y apprend à chasser, mais avant tout à ressentir pleinement son environnement en aiguisant ses sens, renforcant ainsi sa connaissance des êtres de la foret Amazonienne. Extrait.

"Leur vie tout entière est une recherche d'harmonie, car celle-ci conditionne leur survie : tout ce qui pertube la nature menace aussi la nourriture du clan. [...] C'est cela que nous avons oublié, nous, Occidentaux"

Et, évoquant les enseignements d'Urcu Runa, le guérisseur : "La seule chose que je fais, c'est de restaurer l'harmonie entre une personne et son âme, qui l'a quittée. [...] Si les relations au sein de notre clan sont malsaines, alors un ou plusieurs d'entre nous tomberont malades car les âmes fuient la laideur des conflits. Lorsque je soigne un malade, en fait, je soigne tout le clan, je rétablis l'harmonie. C'est aussi pour cela qu'il faut être beau. Les âmes aiment la beauté des corps, elles y sont attachées. C'est également pour cela que vous êtes souvent malades : vos corps sont avachis, très laids, et vous vivez dans des villes laides, avec des relations violentes."

Ce discours, certes touchant, est-il la panacée ? Libre à chacun d'y accorder son attention, et surtout d'y puiser l'inspiration pour un respect accru des beautés de la nature et aussi de la civilisation. Car heureusement tout n'est pas encore bon à jeter dans ces joyaux d'architecture naturelle que sont nos anciennes villes et villages d'Occident.

 http://www.afrik.com/article6873.html

 http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2092610147/artvisit-f-rechlivres-21/402-8024390-2620908
 
 
http://ecolopop.free.fr/index.php?id=2,62,0,0,1,0

 

Mamallacta

La Terre mère

Un film de Lin Liao-Yi

En Équateur, dans la forêt amazonienne, réside une famille chaman quechua du nom de "Mamallacta" (la Terre mère). Autour de son père chaman Urcu Runa (homme de la montagne), vivent sa mère Animi (plante médicinale), sa sœur Panga (feuille).
Le père chaman Urcu Runa transmet à son fils ses pouvoirs de guérisseur. Il lui enseigne la survie dans la forêt amazonienne. Il lui apprend la chasse à la sarbacane. Il lui montre comment pêcher à l'aide de la racine barbasco qui endort les poissons dans le torrent. Il lui explique l'usage des plantes médicinales et l'initie aux plantes sacrées. Il le conduit auprès d'une cascade pour lui faire rencontrer l'esprit du lieu.
De son côté, Animi, la femme du chaman, toujours avec sa fille Panga, remplit pleinement son rôle de femme quechua traditionnelle. Ensemble, elles font la cuisson des armadillos et autres animaux chassés dans la forêt. Elles tissent les fibres de la plante pita pour en faire des filets de pêche. Elle cherche de l'or après avoir fait les vaisselles au bord du ruisseau. Elles font la cuisson d'Ayahuasca pendant des heures pour le chaman Urcu Runa.

Générique

Auteur-Réalisateur : Liao-Yi (Lin)
Auteur : Bordessoule (Gilles)
Production / Diffusion : EXO-Joie de ciel production
Distribution : EXO-Joie de ciel production

http://www.film-documentaire.fr/film.php?id=7863