WOUNDED KNEE 1890 – 1973

 

«  Le 29 décembre 1890, avec le massacre de Wounded Knee contre les Lakota minneconjou, l’armée des Usa fait son entrée dans le système moderne de la guerre, en employant une arme automatique (la Gatlin) contre un groupe de personnes considérés comme hostiles ; rebelles selon la terminologie actuelle de Georges Bush. Aujourd’hui l’homologue de cette arme est montée sur les hélicoptères Us, à la frontière avec le Mexique ou en Irak ». Lance Henson, poète Cheyenne, explique : « Pour moi, pour nous natives, ceci n’est pas du passé. C’est une vision occidentale de penser que le temps fonctionne ainsi ». « Les faits historiques refoulés à l’origine du massacre sont un exemple très clair d’opération occulte. Le gouvernement des Etats-Unis avait besoin d’enseigner aux natives résistants leur destin évident : c’est l’expression utilisée, aujourd’hui comme alors, par les historiens et les stratèges pour les politiques destinées à neutraliser les peules indigènes. Ce 29 décembre les lakotas minneconjou obéissaient à des ordres militaires, en se déplaçant pendant un hiver glacial pour chercher refuge auprès du fort le plus proche. Ils s’arrêtèrent pour se reposer et commencèrent la danse des spectres : c’était une cérémonie offerte par un quasi messie (c’est-à-dire un prophète indien, dont les cérémonies étaient le résultat de la contamination avec les religions des blancs) de la tribu Paiute, qui s’appelait Wovoka. La danse n’avait pas pour objectif de menacer mais de ramener les morts. Les officiers, épouvantés, décidèrent de désarmer les guerriers qui obéirent. Mais un jeune Lakota  Coyotte-Noir sourd, désorienté par ce qui arrivait, refusa de consigner son arme. Un soldat essaya de lui arracher son fusil et, dans la panique, un coup partit. Ce qui déclencha la panique générale. On donna l’ordre aux soldats de tirer contre des gens innocents et désarmés. Il y eut quasiment 300 morts, pour la plupart des femmes et des enfants. Les corps laissés sur place gelèrent en un grotesque mausolée du pouvoir. Le matin suivant seulement, les corps furent ensevelis dans une fosse commune. Le congrès décerna 20 médailles d’honneur aux soldats qui commirent ce massacre
Hommes, femmes et enfants s'enfuient en courant. Les soldats, ivres pour la plupart, tirent avec leurs mitrailleuses Hotchkiss sur les indiens désarmés. Ce carnage fait près de 300 morts selon l'estimation de l'époque. Les corps laissés sur place gelèrent en un grotesque mausolée du pouvoir. Le matin suivant seulement, les corps furent ensevelis dans une fosse commune Les victimes sont laissées sur place . Les sioux blessés, 4 hommes et 47 femmes et enfants sont emmenés à Pine Ridge. Cet acte, parmi les plus odieux de l'armée américaine, marque la fin des guerres indiennes. Trompés, décimés, épuisés, les indiens se soumettent et sont parqués comme des animaux dans des réserves où beaucoup y trouvent la mort. Les autres sont condamnés à la faim et à l'indifférence. . Treize soldats sont retrouvés morts, victimes apparemment de la nervosité de leurs camarades. Plusieurs membres du 7ème régiment de cavalerie se verront décerner la médaille d’honneur du Congrès en récompense de leur héroïsme. » (James Wilson, La Terre pleurera, une Histoire de l’Amérique indienne, pp.351-352). Les soldats américains qui ont tiré étaient chargés de conduire le chef Big Foot et ses compagnons à un rassemblement indien. « Pour les Euro-Américains, le massacre de Wounded Knee, et les images désolantes de cadavres recroquevillés et gelés dans la neige (...) symbolise de façon poignante la fin de la « frontière », d’un processus d’expansion continue qui s’est déroulé sur plus de trois siècles (...). L’ « Indien » qui avait barré la route (...) était finalement vaincu. Enfant de l’Éden ou bête sauvage vivant dans un désert, il était enfin renvoyé à son cadre naturel : le passé. » (ibid.)
 
 Treize soldats sont retrouvés morts, victimes apparemment de la nervosité de leurs camarades. Plusieurs membres du 7ème régiment de cavalerie se verront décerner la médaille d’honneur du Congrès en récompense de leur héroïsme. » (James Wilson, La Terre pleurera, une Histoire de l’Amérique indienne, pp.351-352). Les soldats américains qui ont tiré étaient chargés de conduire le chef Big Foot et ses compagnons à un rassemblement indien. « Pour les Euro-Américains, le massacre de Wounded Knee, et les images désolantes de cadavres recroquevillés et gelés dans la neige (...) symbolise de façon poignante la fin de la « frontière », d’un processus d’expansion continue qui s’est déroulé sur plus de trois siècles (...). L’ « Indien » qui avait barré la route (...) était finalement vaincu. Enfant de l’Éden ou bête sauvage vivant dans un désert, il était enfin renvoyé à son cadre naturel : le passé. » (ibid.)
 
1924            Octroi de la citoyenneté américaine à tous les Indiens.
 
1953-1954         Début du processus de termination, visant la suppression des réserves indiennes.
 
1960-1970 Début de la lutte pour la reconnaissance des droits indiens.

 

Lire les récits des survivants

http://zaglindien.free.fr/woundedknee.htm

 


A lire en ligne
29 décembre 1890 : le jour où il n'y eut plus que de bons Indiens
… des Indiens morts

http://jccabanel.free.fr/th_wounded_knee.htm

 

 


à lire
Big Foot

http://www.medarus.org/NM/NMPersonnages/NM_10_03_Biog_Natives/nm_10_03_big_foot.htm

 

1973

Au début des années 70, le gouvernement américain entreprend de déstabiliser et neutraliser l'American Indian Movement (AIM).
De février à mai 1973, des traditionalistes indiens dont Dennis BANKS et Russell MEANS, leaders de l'AIM, occupent le hameau de Wounded Knee situé sur la réserve indienne de Pine Ridge (Dakota du Sud) afin de protester contre le régime de terreur instauré par le président tribal "progressiste" et corrompu Dick Wilson et sa milice paramilitaire privée recevant secrètement armes et munitions sophistiquées du FBI.
MATHIEW KING RACONTE :
L'occupation de Wounded Knee en 1973 était une question de survie. Nous nous sommes saisis de nos armes car c'était notre devoir d'assurer la survie de notre peuple. Nous devions survivre. Il fallait que nous fassions savoir au monde la façon dont notre peuple était peu à peu anéanti. Le gouvernement des États-Unis ne peut dissimuler ce qu'il nous a fait subir. Le monde doit savoir.
Aujourd'hui, le monde sait.
Il est de notre devoir de redevenir un peuple libre, de former une nation parmi les autres nations du monde. Nous sommes une nation au sens où l'Organisation des Nations Unies l'entend. Nous disposons d'une langue, d'une religion, d'un territoire, d'une histoire ; notre culture remonte à la nuit des temps. C'est plus que le gouvernement américain peut prétendre. Votre langue est celle d'une autre nation et votre religion a été empruntée à une autre civilisation ; vous n'avez rien créé en ce domaine, Et vos terres ont été prises à d'autres également. À nous !
Les Indiens forment un peuple magnifique épris de paix. Chacun d'entre nous est un leader né. Nous avons beaucoup à apprendre au monde, nous avons tant de choses à offrir aux autres nations. Nous voulons occuper notre place parmi elles. Vous ne pouvez nous masquer aux yeux du monde.
Nous devions mettre un terme au massacre de notre peuple. Ainsi, en 1973, nous avons repris une petite partie du territoire qui nous appartenait, ici dans la réserve de Pine Ridge, la colline sacrée de Wounded Knee. Il s'agit du lieu même où Big Foot et sa bande furent abattus en 1890.
Telle est la raison pour laquelle nous choisîmes d'occuper Wounded Knee. Nous n'avions pas l'intention de nous servir de nos armes. Les hommes du FBI nous avaient encerclés. J'étais présent avec les Anciens ; nous assumions un rôle de conciliateurs. Nos guerriers vinrent me trouver pour me demander ce qu'ils devaient faire. « La Pipe, la Pipe Sacrée, leur répondis-je. Elle est plus puissante que n'importe quel fusil, plus puissante même qu'une bombe atomique ! »
Nous avons résisté soixante et onze jours. Et les fusils n'y étaient pour rien. Le pouvoir de la Pipe nous y aida, le pouvoir surnaturel de Dieu, De cette façon, nous avons pu éviter un nouveau massacre. Il y eut des blessés, quelques morts, mais nous observâmes le précepte de Dieu. Survivre. Après l'occupation, un grand nombre de nos guerriers furent arrêtés et jetés en prison. Leonard Peltier et les autres. Accusations inventées de toutes pièces. Peu leur importait qui ils avaient capturé. Il leur fallait un Indien, attraper n'importe lequel. Telle est la justice de l'homme blanc.
Mais nous avons survécu et nous continuerons de survivre. C'est ça Wounded Knee, Survivre.
http://woglakapi.free.fr/sioux/pages/wdknee19.htm

 

Le 8 mai 1973 : fin de la révolte des Sioux à Wounded Knee
 
Les 120 indiens Sioux de la réserve de Pine Ridge dans le Dakota acceptent de quitter Wounded Knee qu'ils occupent depuis 69 jours. Les Indiens se sont révoltés contre le gouvernement américain. Ils accusent celui-ci de violer les traités et leurs droits civiques demandant l'ouverture d'une enquête sur leur situation dramatique.

Ils mettent au défi les autorités de répéter le massacre du 29 décembre 1890.

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Voir histoire détaillée
http://whitebuffalo.chez.tiscali.fr/woundedknee.html

Le site du musée de Wounded Knee  (très beau site)
http://www.woundedkneemuseum.org/main_menu.html

 

 

A lire
Sur la piste de Big Foot
de Jim Harrison, Guy Le Querrec

 

Guerres indiennes, du Mayflower à Wounded Knee. R.M. Utley et W.E. Washburn. Albin Michel collection Terre Indienne dirigée par Francis Geffard.
Les évènements sur la réserve de Pine Ridge | Wounded Knee | La terreur sur la réserve

Les évènements sur la réserve de Pine Ridge | Wounded Knee | La terreur sur la réserve
L'appel des traditionalistes | La fusillad
e | Le procès de Leonard Peltier
L'action juridique en faveur de PeltierLe soutien international | Développements récents | Nouvelle brochure du LPDC
(en anglais)

 

 

http://mumianow.free.fr/leonard/peltier.htm

 

Historique de l'affaire Peltier

AIM
http://www.aimovement.org/