Les Pygmées BAKA du Cameroun

L'Afrique compte une très grande partie de la population autochtone mondiale, qui se situe entre 300 millions et 500 millions de personnes. Des Imazighen (Berbères) vivant dans le désert du Nord aux peuples des forêts (Pygmées) de l'Afrique centrale en passant par les San (Bochimans) du Sud, les peuples autochtones d'Afrique mènent une lutte commune pour la reconnaissance et la protection de leur culture. Plusieurs pays africains ont entrepris un vrai dialogue sur les questions autochtones.

Aux Nations Unies, la représentation des Autochtones d'Afrique est égale et même supérieure à celle des autres continents, et ce, malgré qu'ils ne soient présents sur la scène des Nations Unies que depuis dix ans. Leurs efforts dans tous les domaines sont marqués par des progrès notables, comme la décision prise par la Commission africaine des droits de l'homme, il y a deux ans, d'initier des discussions sur les questions autochtones.

Les écosystèmes forestiers sont essentiels à l'équilibre écologique de la planète et de l'ensemble de sa population. Les forêts tropicales sont les plus grands réservoirs de diversité biologique et fixent le gaz carbonique en excès dans l'atmosphère.

Près de 300 millions de personnes dépendent des forêts pour leur alimentation, leur médecine ou leurs traditions culturelles.

Les forêts se dégradent du fait de la consommation trop importante de bois et de la conquête de terres agricoles, favorisant la désertification et les incenduies. Dans le Bassin du Congo, l'exploitation du pétrole, des minerais et des guerres aggravent ces phénomènes.
 

La France est le premier importateur européen de bois d'Afrique

 

 

Agonie des civilisations

Les Pygmées Baka, face à la dégradation de leur environnement, se sont réfugiés dans les dernières forêts du Cameroun, aujourd'hui menacées. D'autres ont émigré vers les villes où ils perdent toutes leurs valeurs culturelles et sont victimes de l'alcoolisme et de la pauvreté.

Disparition des ressources

Les cultures d'exportation (café, cacao) dont les prix restent faibles sur le marché mondial ont peu à peu empiété sur les forêts d'Afrique. Les aliments (fruits, noix, gibier, poisson, huile) que les pygmées échangeaient avec les bantous, petits agriculteurs sédentaires, créant un système d'échange social et économique, disparaissent avec les forêts.

Extinctiondes espèces

Des animaux en voie de disparition (singe à queue rouge, antilope...) sont vendus sur les marchés à proximité des concessions forestières.La chasse intensive et le braconnage sont facilités par l'ouverture des pistes d'abattage d'arbres.

 


La gestion durable*
              de la forêt implique de :
 

 

respecter les peuples autochtones :

Pygmées d'Afrique, Penans de Malaisie, Indiens d'Amazonie dépendent des écosystèmes forestiers pour leur survie. L'exploitation irraisonnée de la forêt les prive de leurs sources d'alimentation, de leur lieu de vie et de leurs références culturelles.

« Au Congo, les Pygmées valorisent les produits de la forêt tels que le miel, le rotin, les plantes médicinales afin d'arrêter la coupe des arbres. »
 
 

préserver les richesses de la forêt :

Les milliers de plantes et d'animaux et les importantes ressources en eau des forêts tropicales constituent un patrimoine irremplaçable pour l'humanité.

« On gagne plus d'argent à protéger les gorilles qu'à les chasser.
Les touristes sont prêts à payer pour voir ces animaux. »

Elias, animateur d'un projet d'écotourisme

Plus de 130 pays, dont la France, se sont engagés
"à ce que (...) les bois tropicaux proviennent,
d'ici à l'an 2000, de sources gérées de façon durable."

Accord international sur les bois tropicaux

 


 Le respect de cet engagement dépend de nous tous

Les Pygmées BAKA du Cameroun

 

LES BAKA 
Depuis 10 000 ans, les pygmées occupent L’espace géographique de la forêt en Afrique, et différentes sources font remonter leur habitat originel aux sources du NIL. L’histoire atteste que les « danseurs des Dieux » sont connus dans l’Antiquité chez les Égyptiens. 

 

 MYTHOLOGIE ET RITES


PRATIQUES RITUELLES 

Les fonctions rituelles sont : prédire le futur, favoriser les chasses par la propitiation des esprits, restaurer une vie normale après des troubles et maintenir la bienveillance de l'Esprit de la Forêt sur la communauté.

 

SACRALISATION DE LA FORET

L'initiation au Jengi, centrale dans la vie des BAKA, donne aux hommes, et à la communauté dans son ensemble, accès à la protection de la forêt ainsi que, pour certains vieux initiés, le pouvoir de "garder" les esprits de la famille de Jengi qui "marchent" à côté des éléphants et guident le gibier vers les chasseurs.

 

ESPACE SOCIAL, ESPACE NATUREL ET DÉVELOPPEMENT
(PYGMÉES BAKA, SUD-EST CAMEROUN)
Peu de populations forestières ont, autant que les Pygmées BAKA, fait l’objet de projets de développement, c’est-à-dire d’actions coordonnées et souvent motivées de l’extérieur. Les initiatives sont diverses, mais les plus importantes concernent l’agriculture.


Détail de la vie des Pygmées
http://perso.club-internet.fr/joachimj/cameroun3.htm

 

 

c'est arrivé il n'y a pas si longtemps en Belgique

Le drame des pygmées
Lu sur belgium.indymedia.org - webcast news : "Les huit pygmées BAKA du Cameroun et leur village exposés dans le parc animalier à Yvoir en Belgique depuis le 1er juillet 2002 ont finalement quitté la Belgique le samedi 24 août 2002,

 

Projet en cours

Le Projet Baka voit le jour en 1990  en faveur des pygmées Baka, à savoir:
Activités agricoles
Les activités agricoles visent à apprendre aux Baka à cultiver la terre avec différents cultures comme le mais, le manioc , macabo, arachide etc.

Activités hygiénico sanitaires
Ce sont des activités qui consistent à sensibiliser les Baka sur les causes des maladies et les attitudes à adopter pour les éviter.

Activités éducatives
Ces activités ont deux volets:
la scolarisation des enfants
l'alphabétisation des adultes

Toutes les activités du projet sont financées par des bienfaiteurs. Il y a des contributions des individus et des organismes publics par voie de dons, financement d’activités spécifiques du projet ou par "l’adoption" d’un enfant Baka ou de tout d’un campement Baka.

Le Projet Baka voit le jour en 1990  en faveur des pygmées Baka, à savoir:
Activités agricoles
Les activités agricoles visent à apprendre aux Baka à cultiver la terre avec différents cultures comme le mais, le manioc , macabo, arachide etc.

Activités hygiénico sanitaires
Ce sont des activités qui consistent à sensibiliser les Baka sur les causes des maladies et les attitudes à adopter pour les éviter.

Activités éducatives
Ces activités ont deux volets:
la scolarisation des enfants
l'alphabétisation des adultes

Toutes les activités du projet sont financées par des bienfaiteurs. Il y a des contributions des individus et des organismes publics par voie de dons, financement d’activités spécifiques du projet ou par "l’adoption" d’un enfant Baka ou de tout d’un campement Baka.

 
http://baka.sitewala.net/francais/pactivi1.htm
 
Au début de l'année 2002, le Bureau de l'UNESCO à Libreville a lancé le projet "Protection des ressources culturelles des pygmées du Gabon et leur intégration dans le processus de développement
Il est important de noter que les données sur ce site ne couvrent que trois sous-groupes du peuple Pygmée: les Bakoya, les Baka et les Babongo.


Nous nous rendons compte que tous ces peuples ont un point commun survivre et défendre la planète et c'est une belle leçon  que nous recevons.

 

Peut-on préserver la nature au détriment des hommes?

 

Quand ils sont fondés sur l’expulsion des populations indigènes, entourés d’habitants hostiles, les parcs nationaux sont voués à l’échec. Heureusement, les spécialistes en ont pris conscience.

  • Une veuve Twa (un peuple pygmée du Congo) se souvient de son expulsion du Parc national Kahuzi-Biega, dans les années 1960.

Tenir compte des droits des peuples indigènes
Aux Philippines, au début des années 1970, la Banque mondiale projeta la construction de barrages sur la rivière Chico. 80 000 personnes des peuples kalinga et bontoc devaient être expulsées de leurs terres, dans le centre de l’île de Luzon

 


Les trois quarts des rhinocéros massacrés

Dans les années 1990, tout le monde a fini par prendre conscience que de nombreux parcs, créés contre la volonté de la population, n’atteindraient jamais leurs objectifs de protection de la nature.

En 1996, une coalition d'indiens manifestent à Brasilia pour le respect de leurs territoires

http://www.unesco.org/courier/2001_07/fr/planet.htm

 

A lire

http://fondaf-bipindi.solidarites.info/pygmees.php

La croissance chez les pygmées Baka

http://www.ambafrance-cm.org/france_cameroun/spip.php?article902

 

Projet Baka

http://baka.sitewala.net/francais/

 

Documentaire

http://www.audiovisuel.ird.fr/fiches_film/baka.htm

 

 

 

Les premiers habitants du Cameroun furent probablement les Baka,

http://www.toutcameroun.com/histoire_cameroun.php?PHPSESSID=929a389840cbcb4536b7cae7364998c3